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Gabon/le Groupe Castel (Sobraga) rassure sa clientèle après un Fake news sur la production d’eau minérale.

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Libreville le 17 juin 2022 Globe INFOS. Soucieux d’éclairer l’opinion publique sur un Fake news qui fait les choux gras des réseaux sociaux et relayées par certains médias mal informés, la Société des Brasseries du Gabon (SOBRAGA) filiale du groupe Castel a, dans un communiqué dont notre rédaction a reçu copie apporté un démenti sur sa supposée arrêt de production d’eau minérale. Il n’en est rien.

La production d’eau minérale ici Andza toujours opérationnelle . La Société des Brasserie du Gabon (SOBRAGA), vient d’apporter un démenti sur les informations parues ces derniers jours sur les réseaux sociaux et autres médias, faisant état de l’arrêt de production d’eau minérale par le groupe Castel.

Suite à ces allégations mensongères, le groupe Castel confirme par ce communiqué la poursuite de la production des eaux minérales certifiées Andza, Akewa, Aning’Eau et Vitale avec la ferme ambition d’innover pour mieux répondre aux attentes des consommateurs.

Cette campagne de désinformation interpelle plus d’un Observateurs qui voient en celle-ci une volonté manifeste de porter atteinte à l’image de cette entreprise. Mieux ceux-ci n’ont pas manqué d’établir un lien avec la cessassion de contrat vieux de 30 ans qui liait the Coca Cola Company et le groupe Castel. Ils voient en celle-ci Un divorce qui aurait été certainement mal digéré par l’une des parties.

AVO à Brazzaville : salué en Afrique centrale, la reconnaissance régionale d’un champion gabonais contraste avec les inégalités persistantes du marché local

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À Brazzaville, la vitrine d’une ambition gabonaise

Par la rédaction de Globe infos 

Dans les allées du Salon de la Tech et de l’Innovation d’Afrique Centrale (OSIANE), à Brazzaville, les visiteurs découvrent des solutions numériques venues de plusieurs pays du continent. Au milieu des démonstrations technologiques et des échanges entre experts, une entreprise gabonaise attire l’attention : AVO.

Venue représenter le Gabon lors de cette grand-messe régionale de l’innovation, la société spécialisée dans la transformation numérique du secteur de la santé est venue avec un message clair : l’avenir des systèmes de santé africains se jouera aussi sur le terrain du numérique.

Cette présence n’a rien d’anodin. Elle intervient à un moment où la question de la souveraineté technologique africaine prend une place croissante dans les débats sur le développement du continent.

À Brazzaville, AVO ne se contente pas d’exposer ses solutions. L’entreprise entend démontrer que l’innovation conçue en Afrique centrale peut prétendre à une place de premier plan dans la modernisation des services publics essentiels.

Une innovation pensée pour rapprocher le patient du système de santé

L’un des temps forts de cette participation est la présentation, en avant-première, d’une nouvelle application mobile destinée aux patients.

L’objectif affiché est simple : faciliter les interactions entre les citoyens et les structures de santé grâce à un accès plus direct aux services médicaux.

Derrière cette innovation se dessine une tendance observée dans de nombreux pays. Longtemps centrés sur les établissements hospitaliers eux-mêmes, les projets de transformation numérique accordent désormais une place plus importante aux usagers.

La santé numérique ne consiste plus uniquement à équiper les hôpitaux d’outils informatiques. Elle vise également à simplifier le parcours du patient, à fluidifier l’accès à l’information médicale et à réduire certaines contraintes administratives qui ralentissent encore la prise en charge.

Pour AVO, cette nouvelle application s’inscrit dans une stratégie plus globale portée par son Système d’Information Hospitalier, une solution de gestion intégrée également présentée durant le salon.

Quand les systèmes de santé ne se parlent pas

Au-delà de ses démonstrations technologiques, l’entreprise gabonaise a surtout porté un plaidoyer qui résonne dans de nombreux pays africains : la nécessité de bâtir un écosystème de santé numérique interopérable.

Le constat est largement partagé par les professionnels du secteur. Dans plusieurs États de la région, les données médicales restent fragmentées entre différents établissements et plateformes qui communiquent peu entre elles.

Résultat : les informations circulent difficilement, les procédures s’allongent et la continuité des soins peut s’en trouver affectée.

Pour les spécialistes de la e-santé, la question n’est donc plus seulement de numériser les services, mais de permettre aux différents systèmes de fonctionner ensemble.

« Des systèmes qui se parlent », selon l’expression mise en avant par AVO à Brazzaville.

Derrière cette formule se cache l’un des défis majeurs des prochaines années pour les politiques sanitaires africaines.

Une reconnaissance régionale qui interroge

La participation d’AVO à OSIANE met également en lumière une réalité souvent évoquée dans les milieux de l’innovation africaine.

Nombre d’entreprises locales affirment devoir livrer un combat permanent pour exister face à des acteurs étrangers disposant de moyens financiers plus importants, d’une ancienneté plus marquée ou d’une présence déjà solidement établie dans les marchés publics.

Le phénomène ne concerne pas uniquement le secteur de la santé. Il traverse l’ensemble de l’écosystème technologique africain.

Dans ce contexte, le parcours d’AVO apparaît révélateur d’un paradoxe fréquemment observé sur le continent : certaines entreprises parviennent à gagner en visibilité lors d’événements internationaux avant de bénéficier d’une reconnaissance équivalente sur leur propre marché.

À Brazzaville, l’entreprise gabonaise présente son expertise devant des décideurs, des investisseurs et des professionnels venus de plusieurs pays. Une exposition régionale qui contraste avec les difficultés que rencontrent parfois certaines innovations locales pour s’imposer dans leur environnement immédiat.

Le défi de la confiance

Pour les acteurs de la santé numérique, la bataille ne se joue pas uniquement sur le terrain de la technologie.

Elle se joue aussi sur celui de la confiance.

Les établissements de santé, les administrations et les patients attendent des solutions fiables, sécurisées et capables de s’inscrire dans la durée.

Cette exigence explique en partie la forte concurrence qui caractérise aujourd’hui le marché de la e-santé en Afrique.

Face à des groupes internationaux déjà implantés, les entreprises africaines doivent démontrer leur capacité à répondre aux mêmes standards tout en proposant des solutions adaptées aux réalités locales.

C’est précisément sur ce terrain qu’AVO cherche à se positionner.

L’entreprise défend l’idée qu’une innovation conçue au plus près des besoins des systèmes de santé africains peut constituer un avantage stratégique plutôt qu’une faiblesse.

Une bataille qui dépasse le cas d’AVO

Au fond, l’enjeu soulevé à Brazzaville dépasse largement le parcours d’une seule entreprise.

Il pose une question centrale pour l’avenir économique du continent : quelle place les pays africains souhaitent-ils accorder à leurs propres champions technologiques dans les secteurs stratégiques ?

La réponse concerne la santé, mais également l’éducation, les télécommunications, les services financiers ou encore l’administration publique.

Car derrière chaque solution numérique développée localement se joue aussi une partie de la souveraineté technologique africaine.

Les prochaines années diront si les écosystèmes nationaux sont capables de créer les conditions nécessaires à l’émergence de leaders régionaux durables.

Brazzaville comme symbole

À OSIANE, AVO est venue présenter une application mobile, un système d’information hospitalier et une vision de la santé connectée.

Mais sa présence raconte également une autre histoire.

Celle d’une entreprise gabonaise qui cherche à se faire une place dans un secteur stratégique en pleine mutation. Celle d’une innovation africaine qui tente de s’imposer dans un marché mondialisé. Et celle d’un continent qui aspire de plus en plus à produire ses propres solutions plutôt qu’à les importer.

Dans les couloirs du salon de Brazzaville, cette ambition n’a rien d’abstrait. Elle prend la forme de plateformes, d’applications, de données et de projets concrets.

Reste désormais à savoir si cette reconnaissance régionale se traduira, à terme, par une dynamique similaire sur les marchés où ces innovations sont appelées à transformer le quotidien des citoyens.

[GABON]Transformation du manganèse : devant les députés, Sosthène Nguema Nguema déroule la feuille de route gouvernementale

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Par la rédaction de Globe infos 

Interpellé le 2 juin à l’Assemblée nationale sur l’interdiction des exportations de manganèse brut, le ministre des Mines, Sosthène Nguema Nguema, a détaillé la stratégie de transformation locale portée par les autorités gabonaises. Face aux députés, il a défendu une réforme présentée comme un levier de souveraineté économique, d’industrialisation et de création d’emplois.

Une réforme inscrite dans la stratégie nationale

L’exercice était attendu. À l’Assemblée nationale, le ministre des Mines et des Ressources géologiques, Sosthène Nguema Nguema, répondait à une question orale de l’honorable Alexandre Gilbert Awassi, député du deuxième siège de la commune de Moanda.

Au centre des échanges figurait la décision gouvernementale d’interdire l’exportation du manganèse à l’état brut. Adoptée en Conseil des ministres le 30 mai 2025, cette mesure constitue l’un des piliers de la nouvelle politique minière du Gabon.

Dès l’entame de son intervention, le ministre a replacé cette décision dans le cadre des orientations définies par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Selon lui, cette réforme répond à plusieurs objectifs stratégiques. Elle vise notamment à renforcer la transformation locale des ressources, à développer les compétences nationales et à accroître la valeur ajoutée produite sur le territoire.

Par ailleurs, le membre du gouvernement a rappelé que cette orientation s’inscrit pleinement dans les dispositions du Code minier ainsi que dans le Plan national de croissance et de développement (PNCD).

Passer de l’extraction à la création de valeur

Pour le gouvernement, l’enjeu dépasse largement le seul secteur minier. Il s’agit avant tout d’opérer un changement de modèle économique.

Aujourd’hui, le Gabon figure parmi les principaux producteurs mondiaux de manganèse. En 2025, la production nationale a atteint près de neuf millions de tonnes. Pourtant, seule une faible part de cette ressource est transformée localement.

Le ministre a ainsi souligné que moins de 5 % de la production bénéficie actuellement d’une transformation industrielle sur place. L’ambition affichée est donc de porter ce taux à 100 % d’ici à 2029.

Cette évolution doit permettre de produire davantage de silicomanganèse, de ferromanganèse et de sulfate de manganèse. Ces matériaux sont utilisés dans la fabrication de l’acier, des batteries et de nombreux équipements industriels.

Ainsi, la transformation locale devrait générer davantage de revenus, tout en renforçant la compétitivité du pays dans les chaînes de valeur mondiales.

Des défis structurels encore à relever

Toutefois, cette ambition industrielle s’accompagne de plusieurs défis.

Le premier concerne l’énergie. La transformation du manganèse nécessite des capacités électriques importantes. Selon les données présentées devant les députés, la puissance installée du pays devrait passer de 758 mégawatts actuellement à 1 130 mégawatts d’ici 2030.

Le deuxième défi est logistique. Le gouvernement prévoit notamment la poursuite de la réhabilitation du Transgabonais. De nouvelles infrastructures ferroviaires et portuaires figurent également parmi les priorités.

Par ailleurs, la question du capital humain occupe une place centrale dans cette stratégie. Le ministre a insisté sur la nécessité de former davantage d’ingénieurs, de techniciens et de spécialistes du secteur minier.

Dans cette perspective, l’École des Mines et de la Métallurgie de Moanda est appelée à jouer un rôle majeur. De plus, des programmes de formation à l’international sont déjà mis en œuvre avec l’appui de la Société Équatoriale des Mines.

Un cadre réglementaire en préparation

Afin d’accompagner cette transformation, plusieurs instruments sont en cours d’élaboration.

Le ministre a annoncé la finalisation prochaine d’un décret encadrant la transformation locale des minerais. Ce texte devrait notamment instaurer un mécanisme de coordination interministérielle et fixer de nouvelles obligations aux opérateurs.

Parmi les mesures envisagées figurent la constitution de stocks stratégiques, la vente prioritaire du minerai aux usines locales et la contractualisation entre producteurs et transformateurs.

En outre, un Fonds stratégique pour la transformation des minerais de manganèse est actuellement en préparation. Piloté par le Fonds Gabonais d’Investissements Stratégiques, il devrait bénéficier d’une dotation initiale d’un milliard de francs CFA.

Selon le gouvernement, cet outil aura pour mission de soutenir les investissements industriels, l’innovation technologique et la formation professionnelle.

Une audition maîtrisée sur un dossier sensible

Au-delà des annonces, cette séance parlementaire a permis au ministre d’exposer de manière détaillée la vision gouvernementale pour le secteur minier.

Pendant plusieurs dizaines de minutes, Sosthène Nguema Nguema a répondu point par point aux interrogations soulevées par la représentation nationale. Son argumentation s’est appuyée sur des données de production, des projections industrielles et un calendrier précis de mise en œuvre.

Néanmoins, la réussite de cette stratégie dépendra de nombreux facteurs. Le financement des infrastructures, la disponibilité énergétique, la mobilisation des investisseurs et l’évolution des marchés internationaux seront déterminants.

Une chose apparaît cependant certaine : avec l’objectif de transformer localement l’ensemble de sa production de manganèse d’ici 2029, le Gabon engage une mutation majeure de son modèle minier. Reste désormais à mesurer, dans les années à venir, la capacité de cette ambition à se traduire en résultats économiques durables pour le pays.

Gabon : l’énigme de l’usine pharmaceutique de Nkok et les questions qu’elle soulève pour la politique de santé publique

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Entre inquiétudes citoyennes et nécessité de transparence.

Par la rédaction de Globe infos 

Au Gabo, une interpellation publique suscite depuis plusieurs jours de nombreuses réactions autour de la situation présumée d’une unité de production pharmaceutique implantée dans la Zone Économique Spéciale de Nkok. À l’origine de cette prise de parole, Papa Koumba Mboula, figure traditionaliste connue pour ses interventions sur les questions d’intérêt national.

Dans un message largement relayé sur les réseaux sociaux, celui qui se présente comme une « vigie du peuple » exprime son étonnement face à ce qu’il considère comme un paradoxe préoccupant : l’existence d’une infrastructure pharmaceutique dans un pays où l’accès à certains médicaments demeure difficile pour une partie de la population.

Au-delà de l’émotion suscitée par ses propos, cette sortie remet au centre du débat une question fondamentale : comment renforcer la souveraineté sanitaire du Gabon dans un contexte marqué par des défis persistants d’approvisionnement et de couverture médicale ?

Nkok, symbole des ambitions industrielles du Gabon

Depuis sa création, la Zone Économique Spéciale de Nkok constitue l’un des piliers de la stratégie de diversification économique engagée par les autorités gabonaises. L’objectif affiché est clair : développer une industrie locale capable de réduire la dépendance du pays aux importations et de créer davantage de valeur ajoutée sur le territoire national.

Dans cette perspective, l’implantation d’unités de production pharmaceutique représente un enjeu stratégique majeur. En effet, la fabrication locale de médicaments pourrait contribuer à sécuriser les approvisionnements, réduire certains coûts logistiques et améliorer la disponibilité des produits essentiels dans les établissements de santé.

Cependant, les interrogations soulevées autour du fonctionnement effectif de certaines infrastructures alimentent aujourd’hui un débat plus large sur la rentabilité, l’exploitation et l’impact réel de ces investissements industriels.

L’accès aux médicaments, un défi toujours d’actualité

Si le Gabon dispose d’indicateurs sanitaires relativement favorables comparativement à plusieurs pays de la sous-région, l’accès régulier aux médicaments demeure un sujet sensible pour de nombreux patients.

Dans plusieurs localités éloignées des grands centres urbains, les ruptures de stocks, les difficultés logistiques ou encore le coût de certains traitements continuent d’être signalés par les populations.

Dès lors, toute information laissant entendre que des stocks pharmaceutiques pourraient être sous-utilisés ou menacés de péremption suscite naturellement une vive émotion dans l’opinion publique.

Pour de nombreux observateurs, la question dépasse d’ailleurs le seul cadre de Nkok. Elle renvoie à l’efficacité globale de la chaîne de distribution des médicaments, depuis la production jusqu’au patient final.

Transparence et redevabilité : des attentes croissantes

L’une des principales revendications formulées par Papa Koumba Mboula concerne la nécessité d’un éclaircissement public sur la situation réelle de l’usine évoquée.

Cette demande de transparence rejoint une préoccupation de plus en plus présente au sein des sociétés africaines : celle de la redevabilité dans la gestion des infrastructures financées ou soutenues par la puissance publique.

Ainsi, plusieurs voix appellent à la publication d’informations précises concernant les capacités de production, les volumes effectivement fabriqués, les stocks disponibles ainsi que les éventuelles contraintes opérationnelles rencontrées.

Une telle démarche permettrait non seulement d’éclairer le débat, mais également d’éviter que les spéculations ne prennent le pas sur les faits vérifiés.

La souveraineté sanitaire au cœur des enjeux

Au-delà de la polémique, cette affaire met en lumière une problématique devenue centrale depuis la pandémie de Covid-19 : celle de la souveraineté sanitaire des États africains.

Partout sur le continent, les gouvernements cherchent désormais à renforcer leurs capacités locales de production de médicaments, de vaccins et d’équipements médicaux. L’objectif est de réduire la dépendance aux marchés extérieurs et de mieux répondre aux besoins nationaux en période de crise.

Dans ce contexte, chaque infrastructure pharmaceutique représente un actif stratégique dont l’exploitation optimale constitue un impératif de santé publique.

Les experts s’accordent ainsi sur un point : lorsqu’un pays investit dans des capacités de production médicale, celles-ci doivent être pleinement intégrées aux politiques nationales de santé afin de produire un impact concret sur la vie des populations.

Un débat qui interpelle l’ensemble des acteurs

L’intervention de Papa Koumba Mboula dépasse finalement la simple dénonciation. Elle pose une question essentielle aux pouvoirs publics, aux responsables sanitaires, aux industriels ainsi qu’à la société civile : comment faire en sorte que les investissements réalisés dans le secteur de la santé bénéficient effectivement aux citoyens ?

À ce stade, les allégations évoquées dans son message nécessitent naturellement des vérifications et des données officielles pour être confirmées ou infirmées.

Néanmoins, le débat qu’elles ont déclenché révèle une attente profonde de la population : celle de voir les infrastructures stratégiques fonctionner pleinement au service du développement humain.

Car au-delà des chiffres, des équipements et des investissements, c’est bien la capacité d’un système de santé à répondre aux besoins des patients qui demeure le véritable indicateur de sa performance. Pour de nombreux Gabonais, la question est désormais simple : comment transformer les ambitions industrielles en résultats tangibles pour les populations ?

Dette sénégalaise : Ladji Samassi soutient Diomaye Faye et plaide pour le respect de l’ordre institutionnel

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Entre rupture politique et impératif de stabilité, un débat qui traverse le pouvoir sénégalais

DAKAR – Au Sénégal, le débat sur la gestion de la dette publique, les relations avec les partenaires financiers internationaux et l’exercice du pouvoir continue d’alimenter les discussions. Cette fois, c’est l’analyste et éditorialiste ivoirien Ladji Samassi qui s’invite dans le débat en affichant publiquement son soutien à l’approche du président Bassirou Diomaye Faye, tout en formulant des critiques à l’égard de la posture politique d’Ousmane Sonko.

À travers une longue prise de position relayée sur les réseaux sociaux, l’observateur ivoirien estime que le chef de l’État sénégalais semble aujourd’hui privilégier le réalisme économique et la stabilité institutionnelle face à une situation budgétaire jugée préoccupante. Une lecture qui suscite déjà de vives réactions parmi les militants de Pastef et les soutiens du Premier ministre Ousmane Sonko.

Une crise de la dette qui impose des choix difficiles

Le Sénégal fait face à un contexte économique particulièrement sensible. Entre la nécessité de préserver la confiance des marchés, les besoins de financement de l’État et les engagements contractés auprès des partenaires internationaux, la marge de manœuvre du gouvernement reste étroite.

Dans ce contexte, Ladji Samassi considère que le président Bassirou Diomaye Faye aurait choisi une ligne davantage axée sur le pragmatisme que sur la confrontation.

Selon lui, la reddition des comptes promise aux Sénégalais demeure légitime. Toutefois, il estime qu’elle ne peut constituer l’unique horizon de l’action publique. Gouverner implique également de garantir la continuité des services publics, de sécuriser les investissements et de préserver les équilibres macroéconomiques.

Cette analyse rejoint d’ailleurs une préoccupation régulièrement exprimée par plusieurs économistes africains : la nécessité pour les nouveaux pouvoirs issus de mouvements de rupture de concilier leurs promesses politiques avec les contraintes réelles de la gestion de l’État.

Diomaye Faye face à l’épreuve du pouvoir

Depuis son arrivée au pouvoir, Bassirou Diomaye Faye évolue sur une ligne de crête délicate.

D’un côté, il porte les aspirations d’un électorat qui a massivement voté pour le changement. De l’autre, il doit rassurer les bailleurs internationaux, les investisseurs et les partenaires économiques du Sénégal.

Pour Ladji Samassi, cette réalité expliquerait la posture plus mesurée adoptée par le chef de l’État sur plusieurs dossiers stratégiques. L’analyste estime que dialoguer avec les institutions financières internationales ou rechercher des solutions de restructuration de la dette ne constituerait pas un abandon de souveraineté.

Au contraire, cette démarche relèverait d’une logique de responsabilité gouvernementale visant à éviter une dégradation de la situation économique nationale.

Cette vision met en lumière un débat central dans de nombreuses démocraties africaines : comment concilier les ambitions de transformation politique avec les exigences de stabilité financière ?

Ousmane Sonko au cœur des critiques

La partie la plus commentée de l’intervention de Ladji Samassi concerne toutefois Ousmane Sonko.

L’éditorialiste ivoirien estime que l’ancien opposant continuerait d’adopter un discours de contestation alors même que son parti exerce désormais le pouvoir. Une attitude qu’il juge paradoxale.

Selon lui, la conquête du pouvoir implique un changement de posture. La critique permanente devrait progressivement céder la place à la proposition, à l’arbitrage et à la prise de décision.

« La responsabilité impose de proposer des solutions et de gouverner dans l’intérêt de la nation », soutient-il en substance.

Cette analyse reflète un questionnement plus large qui traverse aujourd’hui une partie de l’opinion publique sénégalaise : quelle doit être la répartition des rôles entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko dans l’exercice du pouvoir ?

Si les deux hommes demeurent politiquement liés, leurs responsabilités institutionnelles respectives les placent désormais face à des impératifs différents.

Institutions contre personnalisation du pouvoir

Au-delà des personnalités, Ladji Samassi développe une réflexion plus globale sur la gouvernance africaine.

L’analyste affirme que les institutions doivent primer sur les individus. Pour lui, la stabilité politique et le développement économique durable reposent avant tout sur la solidité des mécanismes institutionnels.

S’appuyant sur l’exemple ivoirien, il rappelle que la continuité de l’État constitue un facteur déterminant pour attirer les investissements et soutenir la croissance économique.

Cette approche s’inscrit dans une école de pensée qui considère que les démocraties africaines gagneraient à renforcer davantage leurs institutions qu’à concentrer le débat public autour des figures politiques.

Le message s’adresse particulièrement aux jeunes générations, invitées à défendre des principes plutôt que des personnalités.

Un débat révélateur des défis du nouveau Sénégal

L’intervention de Ladji Samassi intervient à un moment charnière pour le Sénégal.

Après l’alternance historique de 2024, les attentes populaires demeurent considérables. La population attend à la fois davantage de transparence, une amélioration des conditions de vie et une gestion rigoureuse des finances publiques.

Dans le même temps, le pays doit préserver sa crédibilité auprès de ses partenaires économiques et maintenir un climat favorable aux investissements.

Cette double exigence oblige les nouvelles autorités à trouver un équilibre complexe entre transformation politique et stabilité économique.

C’est précisément sur cette ligne de tension que se situe aujourd’hui le débat entre les partisans d’une rupture plus radicale et ceux qui privilégient une approche graduelle des réformes.

Quelle trajectoire pour le Sénégal de demain ?

Au-delà de la polémique suscitée par les déclarations de Ladji Samassi, une question fondamentale demeure : le Sénégal peut-il réussir sa promesse de changement tout en préservant les équilibres économiques indispensables à sa stabilité ?

L’avenir du pays dépendra probablement de sa capacité à conjuguer transparence, réformes institutionnelles et pragmatisme économique. Car dans un contexte mondial marqué par les tensions financières et les incertitudes géopolitiques, les États qui réussissent sont souvent ceux qui parviennent à transformer leurs ambitions politiques en politiques publiques durables.

Pour Bassirou Diomaye Faye comme pour Ousmane Sonko, le véritable défi commence désormais : celui de démontrer que l’exercice du pouvoir peut être à la hauteur des espoirs suscités par l’alternance.

[Environnement]« Recycler et innover » : Comment la jeunesse du Bassin du Congo transforme la crise des déchets en or agricole

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Par la rédaction de Globe infos 

Libreville, le 01 juin 2026. Ce n’est plus seulement le deuxième poumon vert de la planète ; le Bassin du Congo s’impose désormais comme le laboratoire vivant de l’économie circulaire africaine. Ce lundi, le Mémorial de Brazzaville a prêté son cadre historique à la cérémonie d’ouverture officielle des premières Journées francophones de l’innovation environnementale en action.

​Portée par le thème puissant : « Recycler et innover : la jeunesse francophone au service d’une agriculture durable », cette rencontre de haut niveau marque un tournant décisif en prélude à la Journée mondiale de l’environnement du 5 juin.

​Prenant la parole au nom de la Secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, le Représentant régional de l’OIF pour l’Afrique Centrale (REPAC), Alphonse Waguena, a délivré un plaidoyer vibrant en faveur d’une écologie de terrain, portée par l’ingéniosité des jeunes de la sous-région.

​Si le Bassin du Congo impressionne par ses chiffres – 3,6 millions de kilomètres carrés de forêts et de tourbières stockant près de 29 milliards de tonnes de carbone, Alphonse Waguena a tenu à rappeler une vérité essentielle :

<<réduire le Bassin du Congo à sa seule dimension écologique serait une appréciation restrictive et voire une erreur. Le Bassin du Congo est d’abord et avant tout, un territoire de vie>>.

​Un territoire confronté à l’urbanisation rapide, au chômage des jeunes et à une gestion des déchets en milieu urbain qui représente près de 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Mais là où certains voient une fatalité, l’OIF et les autorités locales font le pari de l’audace.

​Le diplomate a chaleureusement salué le leadership du Président congolais, Denis Sassou Nguesso, à la tête de la Commission Climat du Bassin du Congo, ainsi que l’engagement infatigable de la ministre de l’Environnement, Arlette Soudan-Nonault.

Un engagement matérialisé par le succès de la table ronde du 26 mai dernier, visant à mobiliser 5,32 milliards de dollars américains pour le premier volet prioritaire du Fonds Bleu.

​Cette ambition globale s’articule directement avec le Projet 19 (P19) de l’OIF, déployé depuis 2024 dans six pays d’Afrique centrale : le Gabon, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, la RD Congo et la Guinée équatoriale.

​Loin d’être de simples bénéficiaires passifs, les jeunes y sont propulsés comme de véritables offreurs de solutions économiques et environnementales. Grâce à ce programme, plus d’une centaine d’innovations locales sont déjà passées du stade de l’idée à celui du prototype dans les domaines des technologies vertes, de la valorisation des déchets et de la résilience agricole.


​Durant cinq jours, la capitale congolaise va se transformer en un écosystème d’expérimentation à grande échelle. Six équipes nationales vont descendre sur le terrain, à la rencontre des communautés locales, pour concevoir et tester des solutions adaptées aux réalités de l’Afrique centrale.

​« L’innovation durable ne s’impose pas. Elle se co-construite », a martelé le Représentant régional de l’OIF.

​En s’appuyant sur des partenariats dynamiques, notamment avec Kosala Africa PME, l’ambition de l’OIF est de faire de Brazzaville une vitrine technologique et écologique, dont les réussites pourront être dupliquées à Libreville et dans toutes les capitales de la sous-région.

Urgence Climat : L’OIF et la Commission du Bassin du Congo scellent un pacte d’avenir pour l’Afrique centrale

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Par la rédaction de Globe infos 

Libreville, le 01 juin 2026. Ce n’est plus seulement le deuxième poumon vert de la planète ; le Bassin du Congo s’impose désormais comme le laboratoire vivant de l’économie circulaire africaine. Ce lundi, le Mémorial de Brazzaville a prêté son cadre historique à la cérémonie d’ouverture officielle des premières Journées francophones de l’innovation environnementale en action.

​Portée par le thème puissant : « Recycler et innover : la jeunesse francophone au service d’une agriculture durable », cette rencontre de haut niveau marque un tournant décisif en prélude à la Journée mondiale de l’environnement du 5 juin.

​Prenant la parole au nom de la Secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, le Représentant régional de l’OIF pour l’Afrique Centrale (REPAC), Alphonse Waguena, a délivré un plaidoyer vibrant en faveur d’une écologie de terrain, portée par l’ingéniosité des jeunes de la sous-région.

​Si le Bassin du Congo impressionne par ses chiffres – 3,6 millions de kilomètres carrés de forêts et de tourbières stockant près de 29 milliards de tonnes de carbone, Alphonse Waguena a tenu à rappeler une vérité essentielle :
​« Réduire le Bassin du Congo à sa seule dimension écologique serait une erreur. C’est d’abord et avant tout un territoire de vie ».

​Un territoire confronté à l’urbanisation rapide, au chômage des jeunes et à une gestion des déchets en milieu urbain qui représente près de 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Mais là où certains voient une fatalité, l’OIF et les autorités locales font le pari de l’audace.

​Le diplomate a chaleureusement salué le leadership du Président congolais, Denis Sassou Nguesso, à la tête de la Commission Climat du Bassin du Congo, ainsi que l’engagement infatigable de la ministre de l’Environnement, Arlette Soudan-Nonault.

Un engagement matérialisé par le succès de la table ronde du 26 mai dernier, visant à mobiliser 5,32 milliards de dollars américains pour le premier volet prioritaire du Fonds Bleu.

​Cette ambition globale s’articule directement avec le Projet 19 (P19) de l’OIF, déployé depuis 2024 dans six pays d’Afrique centrale : le Gabon, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, la RD Congo et la Guinée équatoriale.

​Loin d’être de simples bénéficiaires passifs, les jeunes y sont propulsés comme de véritables offreurs de solutions économiques et environnementales. Grâce à ce programme, plus d’une centaine d’innovations locales sont déjà passées du stade de l’idée à celui du prototype dans les domaines des technologies vertes, de la valorisation des déchets et de la résilience agricole.


​Durant cinq jours, la capitale congolaise va se transformer en un écosystème d’expérimentation à grande échelle. Six équipes nationales vont descendre sur le terrain, à la rencontre des communautés locales, pour concevoir et tester des solutions adaptées aux réalités de l’Afrique centrale.

​« L’innovation durable ne s’impose pas. Elle se co-construite », a martelé le Représentant régional de l’OIF.

​En s’appuyant sur des partenariats dynamiques, notamment avec Kosala Africa PME, l’ambition de l’OIF est de faire de Brazzaville une vitrine technologique et écologique, dont les réussites pourront être dupliquées à Libreville et dans toutes les capitales de la sous-région.

[Gabon]Akanda : le Lycée d’Avorbam s’engage contre la pollution avec le projet Eco Track Plastique

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Une jeunesse mobilisée au cœur de la transition écologique

Par la rédaction de Globe infos 

Le 29 mai 2026 restera comme une date symbolique pour la promotion de l’éducation environnementale dans la commune d’Akanda. Ce jour-là, le Lycée Public d’Avorbam a accueilli la phase pilote de sensibilisation du projet « Eco Track Plastique », une initiative portée par l’ONG Gabon Environnement avec l’appui de plusieurs partenaires techniques et institutionnels.

Dans une ambiance à la fois studieuse et engagée, responsables associatifs, autorités éducatives, partenaires et élèves se sont réunis autour d’un même objectif : faire de la jeunesse gabonaise un acteur central de la lutte contre la pollution plastique.

À travers cette rencontre, les organisateurs ont voulu sensibiliser les apprenants aux conséquences de la prolifération des déchets plastiques tout en leur présentant des solutions concrètes fondées sur la technologie, le recyclage et la citoyenneté environnementale.

Une cérémonie placée sous le signe de l’engagement citoyen

Dès les premières heures de la matinée, les participants ont pris place dans l’enceinte de l’établissement pour assister à une cérémonie soigneusement orchestrée.

Après l’accueil des invités, le proviseur du Lycée Public d’Avorbam, Noël-Ange Mouroumby, a ouvert les travaux par une allocution de bienvenue. Dans son intervention, il a rappelé l’ampleur des défis environnementaux auxquels le Gabon est confronté, notamment la pollution causée par les bouteilles plastiques PET.

Face à cette menace grandissante, le responsable de l’établissement a insisté sur la nécessité de sensibiliser les jeunes générations afin qu’elles adoptent des comportements responsables et deviennent de véritables ambassadeurs de la protection de l’environnement.

Selon lui, l’éducation constitue l’un des leviers les plus efficaces pour construire une société plus respectueuse de la nature et des ressources naturelles.

Eco Track Plastique, une réponse innovante à un défi environnemental majeur

Prenant ensuite la parole, le Secrétaire général de l’ONG Gabon Environnement, Eric Tchoba Pah, a présenté les fondements du projet Eco Track Plastique.

Devant une assistance attentive, il a dressé un constat préoccupant de la situation environnementale dans plusieurs localités du pays, où les déchets plastiques continuent d’envahir les espaces publics, les caniveaux, les cours d’eau et les zones côtières.

À Akanda, particulièrement exposée en raison de sa proximité avec le littoral et les écosystèmes sensibles, cette pollution représente un danger réel pour la biodiversité marine ainsi que pour la qualité du cadre de vie des populations.

Pour répondre à cette problématique, le projet Eco Track Plastique s’appuie sur quatre piliers complémentaires.

Le premier repose sur l’utilisation de la technologie grâce à un système innovant de traçabilité numérique des déchets.

Le deuxième concerne la structuration de réseaux de collecte destinés à améliorer la récupération des bouteilles plastiques.

Le troisième met l’accent sur le recyclage afin de transformer les déchets en ressources valorisables.

Enfin, le quatrième pilier est consacré à la sensibilisation des populations, notamment des jeunes, considérés comme les principaux vecteurs du changement durable.

Sensibiliser pour transformer les comportements

L’un des temps forts de cette rencontre a été l’intervention de Denis Collienne, coordonnateur général chargé des projets au sein de l’ONG Gabon Environnement.

À travers une présentation pédagogique, il a expliqué aux élèves les conséquences directes de la pollution plastique sur les écosystèmes, la santé humaine et l’économie locale.

Il a également mis en avant les gestes simples que chacun peut adopter au quotidien pour réduire son impact environnemental : éviter les abandons sauvages de déchets, favoriser le tri sélectif, participer aux opérations de collecte et promouvoir les pratiques de recyclage.

Au-delà des explications techniques, l’objectif était surtout de susciter une prise de conscience durable auprès des élèves et de les encourager à devenir des acteurs de terrain dans leurs quartiers et leurs familles.

Des échanges enrichissants avec les élèves

La séance de questions-réponses a ensuite permis aux apprenants d’interagir directement avec les responsables du projet.

Curieux et impliqués, les élèves ont multiplié les interrogations sur les mécanismes du recyclage, les possibilités de valorisation des déchets plastiques et les opportunités professionnelles liées aux métiers verts.

Ces échanges ont démontré un réel intérêt de la jeunesse pour les enjeux environnementaux contemporains.

Ils ont également confirmé la pertinence de cette approche participative qui place les jeunes au centre du processus de transformation écologique.

Le lancement symbolique du Club Environnement Eco-Avorbam

Moment particulièrement attendu de la journée, la cérémonie a été marquée par le lancement symbolique du Club Environnement « Eco-Avorbam ».

Cette structure aura pour mission de promouvoir au sein du lycée les bonnes pratiques environnementales, d’organiser des activités de sensibilisation et de favoriser l’implication des élèves dans des actions concrètes de préservation de la nature.

La lecture du message d’engagement des élèves a donné une dimension solennelle à cet instant. Devant leurs enseignants et les partenaires présents, plusieurs apprenants ont réaffirmé leur volonté de contribuer activement à la protection de leur environnement et à la réduction de la pollution plastique.

Une ambition portée par des partenaires engagés

Les responsables de l’ONG Gabon Environnement ont profité de cette rencontre pour saluer l’accompagnement du Fonds de Préservation de la Biodiversité au Gabon (FPBG) ainsi que celui des différents partenaires techniques et institutionnels associés au projet.

Selon eux, ce soutien est essentiel pour bâtir une filière locale capable de créer des emplois verts tout en apportant des solutions concrètes aux défis environnementaux actuels.

Cette vision s’inscrit dans une dynamique plus large visant à concilier protection de l’environnement, innovation technologique et développement économique durable.

Une clôture tournée vers l’avenir

La cérémonie s’est achevée par les remerciements du Secrétaire général de l’ONG Gabon Environnement, suivis de la traditionnelle photo de famille réunissant élèves, enseignants, partenaires et membres de l’organisation.

Mais au-delà de cette étape symbolique, les organisateurs ont surtout lancé un appel à la mobilisation collective. Car pour eux, la réussite du projet Eco Track Plastique dépendra avant tout de l’engagement quotidien des citoyens, en particulier des jeunes générations.

Dans cette dynamique, une annonce majeure a été faite à l’issue de la rencontre : après l’expérience initiée au Lycée Public d’Avorbam, plusieurs établissements scolaires ayant pris part au programme devraient prochainement mettre en place leurs propres clubs environnement.

Une initiative qui vise à créer, au sein des écoles et lycées, un réseau d’ambassadeurs écologiques capables de porter durablement les valeurs de protection de la nature, de gestion responsable des déchets et de développement durable à travers toute la commune d’Akanda et, à terme, dans l’ensemble du Gabon.

Gabon : Raymond Ndong Sima rempile à la tête de l’Alliance Patriotique, cap sur 2030 !

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Par la rédaction de Globe infos.

Libreville, le 30 mai 2026. L’Alliance Patriotique passe à la vitesse supérieure. Réunis en congrès ordinaire ce samedi à leur quartier général de Nzeng-Ayong, dans le 6ème arrondissement de Libreville, les lieutenants et militants du parti ont choisi le renouvellement par la stabilité. Au terme d’un scrutin interne inédit et disputé, le Premier ministre Raymond Ndong Sima a été reconduit à la présidence. L’ambition est désormais claire : structurer la machine politique pour quadriller le pays avant le grand rendez-vous de 2030.

Duel démocratique et ferveur militante à Nzeng-Ayong

L’ambiance des grands jours flottait ce samedi sur le complexe de Nzeng-Ayong. Dès l’aube, des centaines de militants venus des quatre coins de la capitale, drapeaux et chants en tête, ont donné des couleurs à ce rendez-vous crucial. Après les accolades des retrouvailles et l’installation des cadres, le Secrétaire Général a donné le ton dans un discours d’ouverture sans langue de bois.

Le président fondateur a ensuite pris brièvement la parole pour lancer les travaux en commissions, appelant chacun à s’investir pleinement. Mais le véritable clou du spectacle restait l’élection à la présidence de la formation. Loin des plébiscites monolithiques traditionnels, Raymond Ndong Sima faisait cette fois face à deux concurrents déterminés. C’est donc à la régulière, après un vote transparent et de longs débats, que le chef du gouvernement a obtenu la confiance renouvelée de sa base.

Le grand inventaire de l’après-transition

Ce congrès ne doit rien au hasard du calendrier. En effet, la transition politique au Gabon s’est officiellement refermée le 5 mai 2025 avec la mise en place des institutions républicaines définitives. Pour l’état-major de l’Alliance Patriotique, ce retour complet à l’ordre constitutionnel exigeait un inventaire lucide du chemin parcouru.

Entre le Dialogue National Inclusif, la bataille pour la nouvelle Constitution et les joutes électorales, le parti a pesé de tout son poids durant la transition. Pourtant, les résultats en demi-teinte des législatives et locales du 27 septembre 2025 ont servi d’avertissement. Face aux militants, la direction n’a pas caché qu’il fallait digérer les leçons du passé pour ne plus trébucher et transformer les essais manqués en victoires futures.

Un coup de jeune pour les textes et une boulimie territoriale

Pour exister durablement sur l’échiquier politique gabonais, le parti devait aussi se plier aux nouvelles exigences de la loi, qui accordait un an aux formations pour se mettre en conformité. Les congressistes ont donc profité de l’occasion pour dépoussiérer les statuts de fond en comble. Les règles du jeu concernant les adhésions, les démissions et surtout le choix des candidats aux élections ont été totalement verrouillées et clarifiées.
Créée en 2018 et officiellement reconnue par l’obtention de son récépissé en 2023, la jeune formation politique montre une sacrée ambition

pour sa croissance. Forte de ses 3 822 adhérents actuels, l’Alliance Patriotique ne compte plus se limiter à ses bastions actuels répartis sur 6 des 9 provinces du Gabon. La feuille de route adoptée ce samedi prévoit une campagne d’enrôlement agressive pour implanter des cellules opérationnelles dans l’ensemble des 52 communes et 48 départements du pays.

Objectif 2030 : la reconstruction est lancée

« Le monde change, les aspirations du peuple évoluent, et notre Parti doit s’adapter pour vaincre », a rappelé avec insistance le Secrétaire Général face à des militants survoltés.

En remuant les fondations de sa maison ce samedi, l’Alliance Patriotique refuse de jouer les simples figurants ou les forces d’appoint. En replaçant Raymond Ndong Sima au centre du jeu, les congressistes font le pari de l’expérience d’un homme d’État au sommet de l’appareil gouvernemental pour porter leurs idéaux. Désormais en règle avec la loi, modernisée et pacifiée en interne, la formation se projette officiellement vers l’horizon 2030. La conquête du terrain ne fait que commencer.

Gabon : Brice Clotaire Oligui Nguéma agite la menace d’un remaniement et met la pression sur son entourage

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Le président gabonais promet des résultats et prévient les membres du gouvernement en perte de vitesse

Par Thierry Mocktar 

Le ton s’est voulu direct, sans détour et particulièrement révélateur de l’état d’esprit qui anime actuellement le sommet de l’État gabonais. En déplacement à Mayumba, dans le département de la Banio, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma, a adressé un message clair à ceux qui, au sein de son gouvernement, de son entourage ou de l’administration publique, peinent à suivre le rythme des réformes engagées depuis son accession au pouvoir.

Alors que l’émission « Les 100 jours du Gouvernement », diffusée sur la télévision publique, se poursuit avec le passage progressif des différents ministres venus défendre leur bilan, le chef de l’État a choisi de prendre les devants. Lors d’un échange à bâtons rompus avec l’activiste Chamberlain Moukouama, il a laissé entendre que des changements importants pourraient intervenir dans les prochains jours au sein de l’exécutif.

Une impatience croissante face aux lenteurs administratives

Depuis plusieurs mois, une partie de l’opinion publique exprime son mécontentement face à ce qu’elle considère comme une faible réactivité de certains services administratifs et une mise en œuvre parfois laborieuse des orientations présidentielles. Entre promesses de modernisation, accélération des projets structurants et attentes sociales croissantes, la pression s’est accentuée sur les responsables chargés de traduire la vision présidentielle en actions concrètes.

C’est dans ce contexte que les déclarations du président Oligui Nguéma prennent tout leur sens. Derrière les mots, beaucoup y voient une critique à peine voilée de certains collaborateurs jugés peu performants ou insuffisamment engagés dans la dynamique de transformation du pays.

L’ombre de la célèbre mise en garde d’Antoine de Padoue Mboumbou Miyakou

Le déplacement présidentiel dans la Banio a également ravivé le souvenir d’une réflexion devenue virale sur les réseaux sociaux. Celle du regretté Antoine de Padoue Mboumbou Miyakou, figure politique respectée et fils illustre de cette région du sud du Gabon.

Dans une vidéo largement relayée ces derniers jours, l’ancien homme d’État rappelait qu’« un chef d’État n’a pas d’amis, il n’a que des collaborateurs » et que lorsque ces derniers ne sont plus en phase avec sa vision, il devient nécessaire de les remplacer.

Une philosophie de gouvernance qui semble trouver un écho particulier dans le discours actuel du président gabonais, confronté à la nécessité d’accélérer l’exécution de ses engagements et de répondre aux attentes d’une population désireuse de voir des résultats tangibles.

« Avec Oligui, on ne mange pas, on travaille »

Fidèle à son style direct, Brice Clotaire Oligui Nguéma n’a pas cherché à édulcorer son propos.

« Changer l’entourage, ce n’est pas ce qui est difficile. L’entourage, on peut le changer à chaque fois. Ce qui compte, ce sont les résultats. C’est ce que le peuple attend », a-t-il déclaré.

Avant d’ajouter une formule qui résonne déjà dans le débat public gabonais :

« Avec Oligui, on ne mange pas, on travaille. On ne vient pas au gouvernement pour manger. Celui qui vient pour manger, il va sortir. »

À travers cette sortie, le chef de l’État réaffirme sa volonté d’installer une culture de performance au sein des institutions et de placer l’efficacité de l’action publique au cœur de son mandat.

Vers un vaste remaniement gouvernemental ?

Ces déclarations alimentent désormais les spéculations autour d’un possible remaniement ministériel. Dans les cercles politiques de Libreville, plusieurs observateurs évoquent la possibilité d’un réajustement de l’équipe gouvernementale destiné à insuffler une nouvelle dynamique à l’action publique.

Selon diverses sources proches du pouvoir, le président disposerait déjà de plusieurs évaluations concernant les performances de certains membres de l’exécutif. Toutefois, aucune annonce officielle n’a été faite à ce stade et seul le chef de l’État détient la prérogative constitutionnelle de nommer ou de relever de leurs fonctions les membres du gouvernement.

Un tournant politique attendu

À peine plus d’un an après son arrivée à la tête du pays, Brice Clotaire Oligui Nguéma semble vouloir envoyer un signal fort à l’ensemble de l’appareil d’État : les résultats devront désormais primer sur les considérations personnelles ou les positions acquises.

Dans un contexte marqué par de fortes attentes en matière de développement, d’emploi, d’infrastructures et de modernisation de l’administration, les prochaines semaines pourraient s’avérer décisives pour l’avenir de plusieurs responsables politiques.

Une chose paraît néanmoins certaine : le président gabonais entend maintenir la pression sur ses collaborateurs et rappeler que, dans sa vision de la gouvernance, seule l’efficacité est susceptible de garantir la pérennité des responsabilités.

Économie/Souveraineté minière du Gabon : Murielle Minkoue propulsée au Conseil d’administration du groupe Éramet

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Murielle Minkoué, le visage gabonais qui entre au cœur des décisions d’Eramet

Par Thierry Mocktar 

L’histoire de la transformation locale du manganèse gabonais retiendra sans doute ce moment comme un jalon important. Pour la première fois, une Gabonaise accède au Conseil d’administration du groupe français Eramet, maison mère de la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog), acteur majeur de l’exploitation du manganèse au Gabon.

La nomination de Murielle Minkoué a été entérinée lors du Conseil d’administration tenu le 27 mai dernier à Paris, pour un mandat de trois ans. Au-delà de la portée symbolique de cette désignation, celle-ci traduit une évolution profonde des rapports entre les pays producteurs de matières premières et les grands groupes industriels internationaux.

Désormais, les États entendent non seulement exploiter leurs ressources naturelles, mais également participer aux instances où se prennent les décisions stratégiques. Une nouvelle approche de la souveraineté économique qui vise à permettre aux pays producteurs de capter une part plus importante de la valeur créée à partir de leurs richesses naturelles.

Magistrate de l’ordre financier et figure reconnue de la vie publique gabonaise, Murielle Minkoué dispose d’un parcours qui force le respect. Après l’obtention de son baccalauréat série B au Lycée national Léon Mba en 1989, elle poursuit des études en sciences économiques à l’Université Omar Bongo de Libreville, où elle décroche une maîtrise en 1996.

Formée à l’École nationale de la magistrature, elle prête serment devant la Cour des comptes en octobre 1998. Commence alors une carrière marquée par une ascension constante au sein des institutions de contrôle des finances publiques. Son expertise et sa rigueur lui vaudront d’être promue présidente de chambre à la Cour des comptes en octobre 2018.

Son expérience administrative prend une nouvelle dimension lorsqu’elle rejoint le gouvernement de la Transition le 9 septembre 2023. Elle se voit alors confier plusieurs missions d’envergure nationale, notamment l’organisation du Dialogue national inclusif (DNI), tenu à Libreville du 2 au 30 avril 2024. Elle assure également la coordination du Comité constitutionnel national, chargé d’élaborer les travaux ayant conduit à la rédaction de la nouvelle Constitution.

Son entrée au Conseil d’administration d’Eramet intervient dans un contexte stratégique pour le Gabon. Le pays devrait prochainement renforcer sa présence au sein du capital du groupe français à hauteur d’environ 5 %, dans le cadre d’une augmentation de capital estimée à 500 millions d’euros.

Pour Libreville, l’enjeu dépasse largement la représentation institutionnelle. Les autorités gabonaises souhaitent accélérer la transformation locale du manganèse afin de mettre progressivement fin à l’exportation du minerai brut à l’horizon 2029. Cette orientation s’inscrit dans une politique plus globale de création de valeur sur le territoire national, de développement industriel et de création d’emplois.

Le gouvernement entend également accompagner cette ambition par la modernisation d’infrastructures stratégiques, notamment le Transgabonais, véritable colonne vertébrale logistique de l’industrie minière nationale.

Dans cette perspective, les autorités gabonaises et le groupe Eramet ont récemment signé un protocole d’accord destiné à renforcer leur coopération autour de la transformation locale du manganèse. Une démarche qui traduit la volonté du Gabon de jouer un rôle plus actif dans la chaîne de valeur minière et de faire de ses ressources naturelles un levier de développement économique durable.

Cette nomination de Murielle Minkoué apparaît ainsi comme bien plus qu’une promotion individuelle. Elle symbolise l’affirmation progressive d’une souveraineté minière et économique revendiquée par le Gabon, sous l’impulsion du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a fait de la transformation locale des matières premières l’un des axes majeurs de sa stratégie de développement.

À travers cette présence au sein de l’instance dirigeante d’Eramet, le Gabon franchit une nouvelle étape dans sa volonté d’être non seulement un pays producteur de manganèse, mais aussi un acteur influent des décisions qui façonnent l’avenir de cette filière stratégique.