Gabon Mines : Comment le géant marocain Managem accélère sur l’or d’Étéke dans la Ngounié

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Par la rédaction de Globe infos

Libreville passe à l’offensive aurifère. Trois mois après la signature d’un accord historique, le géant marocain Managem Gabon accélère le déploiement industriel du gisement d’Étéke dans la Ngounié. Entre désenclavement logistique et exigences ESG, découvrez comment ce projet stratégique sort de l’ombre pour transformer le paysage minier gabonais

Le géant minier marocain Managem passe à l’offensive dans la Ngounié. Reçue ce 30 mars 2026 par le ministre des Mines, la filiale gabonaise du groupe confirme le démarrage imminent des travaux. Entre enjeux logistiques et diplomatie économique, décryptage d’un projet qui doit replacer Libreville sur la carte aurifère continentale.

Un tournant stratégique pour le champion marocain

L’heure est à l’action pour Managem au Gabon. Ce lundi, les dirigeants de la filiale locale ont rencontré Sosthène Nguema Nguema, ministre des Mines et de l’Industrie géologique. Cette audience marque une étape cruciale pour le projet aurifère d’Étéke. En effet, trois mois seulement après la signature de la convention minière de fin 2025, le groupe accélère la cadence.

Pour le groupe contrôlé par la holding royale Al Mada, Étéke représente plus qu’une simple mine. C’est un actif central pour sa croissance en Afrique centrale. « Notre objectif est une mise en production rapide », a martelé Bama Barro, Directeur des opérations. Cette célérité démontre l’ambition du Maroc de consolider son ancrage industriel au sud du Sahara.

Le défi de l’enclavement et des infrastructures

Cependant, le gisement de l’Ogoulou présente des défis de taille. Situé dans une zone particulièrement isolée, le site nécessite des investissements lourds. Par conséquent, Managem a choisi de prioriser les infrastructures de transport. Le minier lance ainsi la réhabilitation de 30 kilomètres de routes en collaboration avec les autorités locales.

Dans le secteur extractif africain, la logistique détermine souvent la rentabilité. En sécurisant ces corridors dès maintenant, l’opérateur protège ses futurs flux de production. Par ailleurs, ces travaux routiers favorisent le désenclavement des populations environnantes. C’est un argument de poids pour garantir l’acceptabilité sociale du projet.

Une ingénierie de pointe pour un calendrier serré

Sur le plan technique, les équipes s’activent également. Les études d’ingénierie détaillée sont désormais en cours de finalisation. Elles visent à définir le dimensionnement exact de l’unité de traitement. Cette phase est essentielle pour sélectionner les équipements adaptés au potentiel du gisement identifié entre 2010 et 2018.

Grâce à cette approche intégrée, Managem espère réduire les délais de construction. L’entreprise mise sur une exécution fluide pour passer rapidement de la phase de conception à l’exploitation effective. Ce dynamisme industriel répond aux attentes du gouvernement gabonais, impatient de voir le secteur minier porter la croissance nationale.

Vers un modèle minier durable et responsable

Enfin, la question environnementale reste au cœur des discussions. Managem procède actuellement à une révision complète de son étude d’impact environnemental et social (EIES). Cette mise à jour est indispensable pour aligner le projet sur les standards internationaux les plus exigeants.

Effectivement, le respect des critères ESG (Environnement, Social, Gouvernance) est devenu une condition de succès. Pour Libreville, ce partenariat doit être un modèle « gagnant-gagnant ». Il s’agit de créer de la valeur locale tout en garantissant une transparence totale. À terme, Étéke pourrait bien devenir le moteur de la relance aurifère du pays.

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