Riziculture : des experts japonais en visite au Gabon

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Les coopératives agricoles plus que jamais déterminées à produire du riz

Libreville, le 25 Mai 2026. L’Agence Japonaise de Coopération Internationale, Japan International Cooperation Agency (JICA), a récemment séjourné au Gabon afin d’évaluer plusieurs sites de riziculture développés par des coopératives agricoles locales. Cette mission technique visait notamment à apprécier les efforts des producteurs et à renforcer les capacités autour du Système de Riziculture Intensive (SRI).

Une visite axée sur le transfert d’expertise

Au cours de leur séjour, les experts japonais ont visité plusieurs sites agricoles, notamment ceux de « Ça m’étonne », AKOK et Evine-Ayong. Sur le terrain, ils ont échangé avec les producteurs locaux et partagé différentes méthodes destinées à améliorer les rendements rizicoles.

Pour le Dr SOKE, expert de la JICA, l’engagement des coopératives agricoles reste particulièrement encourageant.

« Nous sommes satisfaits par l’envie exprimée par ces futurs producteurs de riz. S’ils réussissent à fournir de tels efforts sans matériels adéquats, imaginez ce qu’ils sont capables de faire s’ils sont soutenus sur le plan matériel. »

Selon les experts japonais, la maîtrise du Système de Riziculture Intensive pourrait permettre d’augmenter significativement la production nationale. En outre, cette approche favoriserait une meilleure gestion des surfaces cultivées et des ressources en eau.

Le défi du matériel agricole

Malgré leur motivation, les coopératives agricoles soulignent plusieurs difficultés logistiques. Si la formation technique est jugée indispensable, les producteurs estiment toutefois qu’elle doit être accompagnée d’un appui matériel concret.

Hermann, producteur sur le site de « Ça m’étonne », a insisté sur cette réalité :

« Les experts japonais viennent de complimenter notre formation à travers le travail observé sur le terrain. Notre grande difficulté reste le matériel. »

Ainsi, le manque d’équipements agricoles demeure un frein important au développement de la filière rizicole locale. Les producteurs espèrent donc bénéficier d’un accompagnement plus soutenu afin d’accroître leurs capacités de production.

Réduire les importations de riz d’ici 2030

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie portée par le Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique (CENAREST), à travers le PNSAV-PS, ainsi que par le ministère gabonais de l’Agriculture. L’objectif affiché consiste à réduire de 50 % les importations de riz d’ici 2030.

Malgré les contraintes observées sur le terrain, les experts japonais estiment que cette ambition reste atteignable. Toutefois, sa concrétisation dépendra fortement des investissements en équipements, en encadrement technique et en infrastructures agricoles.

Marielle EKOME

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