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	<title>A LA UNE Archives - Globe Infos</title>
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	<description>INFORMER SANS DÉFORMER</description>
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	<title>A LA UNE Archives - Globe Infos</title>
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	<item>
		<title>[GABON]Transformation du manganèse : devant les députés, Sosthène Nguema Nguema déroule la feuille de route gouvernementale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 09:42:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par la rédaction de Globe infos  Interpellé le 2 juin à l’Assemblée nationale sur l’interdiction des exportations de manganèse brut, le ministre des Mines, Sosthène Nguema Nguema, a détaillé la stratégie de transformation locale portée par les autorités gabonaises. Face aux députés, il a défendu une réforme présentée comme un levier de souveraineté économique, d’industrialisation [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Par la rédaction de Globe infos </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Interpellé le 2 juin à l’Assemblée nationale sur l’interdiction des exportations de manganèse brut, le ministre des Mines, Sosthène Nguema Nguema, a détaillé la stratégie de transformation locale portée par les autorités gabonaises. Face aux députés, il a défendu une réforme présentée comme un levier de souveraineté économique, d’industrialisation et de création d’emplois.<img class="alignnone size-medium wp-image-21972"  alt="" width="245" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260521-180915-245x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260521-180915-245x300.jpg 245w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260521-180915-836x1024.jpg 836w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260521-180915-768x940.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260521-180915-343x420.jpg 343w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260521-180915-696x852.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260521-180915-1068x1307.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260521-180915-600x735.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260521-180915.jpg 1075w" sizes="auto, (max-width: 245px) 100vw, 245px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une réforme inscrite dans la stratégie nationale</p>
<p style="text-align: justify;">L’exercice était attendu. À l’Assemblée nationale, le ministre des Mines et des Ressources géologiques, Sosthène Nguema Nguema, répondait à une question orale de l’honorable Alexandre Gilbert Awassi, député du deuxième siège de la commune de Moanda.</p>
<p style="text-align: justify;">Au centre des échanges figurait la décision gouvernementale d’interdire l’exportation du manganèse à l’état brut. Adoptée en Conseil des ministres le 30 mai 2025, cette mesure constitue l’un des piliers de la nouvelle politique minière du Gabon.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès l’entame de son intervention, le ministre a replacé cette décision dans le cadre des orientations définies par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Selon lui, cette réforme répond à plusieurs objectifs stratégiques. Elle vise notamment à renforcer la transformation locale des ressources, à développer les compétences nationales et à accroître la valeur ajoutée produite sur le territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, le membre du gouvernement a rappelé que cette orientation s’inscrit pleinement dans les dispositions du Code minier ainsi que dans le Plan national de croissance et de développement (PNCD).</p>
<p style="text-align: justify;">Passer de l’extraction à la création de valeur</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le gouvernement, l’enjeu dépasse largement le seul secteur minier. Il s’agit avant tout d’opérer un changement de modèle économique.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, le Gabon figure parmi les principaux producteurs mondiaux de manganèse. En 2025, la production nationale a atteint près de neuf millions de tonnes. Pourtant, seule une faible part de cette ressource est transformée localement.</p>
<p style="text-align: justify;">Le ministre a ainsi souligné que moins de 5 % de la production bénéficie actuellement d’une transformation industrielle sur place. L’ambition affichée est donc de porter ce taux à 100 % d’ici à 2029.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette évolution doit permettre de produire davantage de silicomanganèse, de ferromanganèse et de sulfate de manganèse. Ces matériaux sont utilisés dans la fabrication de l’acier, des batteries et de nombreux équipements industriels.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, la transformation locale devrait générer davantage de revenus, tout en renforçant la compétitivité du pays dans les chaînes de valeur mondiales.</p>
<p style="text-align: justify;">Des défis structurels encore à relever</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, cette ambition industrielle s’accompagne de plusieurs défis.</p>
<p style="text-align: justify;">Le premier concerne l’énergie. La transformation du manganèse nécessite des capacités électriques importantes. Selon les données présentées devant les députés, la puissance installée du pays devrait passer de 758 mégawatts actuellement à 1 130 mégawatts d’ici 2030.</p>
<p style="text-align: justify;">Le deuxième défi est logistique. Le gouvernement prévoit notamment la poursuite de la réhabilitation du Transgabonais. De nouvelles infrastructures ferroviaires et portuaires figurent également parmi les priorités.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, la question du capital humain occupe une place centrale dans cette stratégie. Le ministre a insisté sur la nécessité de former davantage d’ingénieurs, de techniciens et de spécialistes du secteur minier.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette perspective, l’École des Mines et de la Métallurgie de Moanda est appelée à jouer un rôle majeur. De plus, des programmes de formation à l’international sont déjà mis en œuvre avec l’appui de la Société Équatoriale des Mines.</p>
<p style="text-align: justify;">Un cadre réglementaire en préparation</p>
<p style="text-align: justify;">Afin d’accompagner cette transformation, plusieurs instruments sont en cours d’élaboration.</p>
<p style="text-align: justify;">Le ministre a annoncé la finalisation prochaine d’un décret encadrant la transformation locale des minerais. Ce texte devrait notamment instaurer un mécanisme de coordination interministérielle et fixer de nouvelles obligations aux opérateurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les mesures envisagées figurent la constitution de stocks stratégiques, la vente prioritaire du minerai aux usines locales et la contractualisation entre producteurs et transformateurs.</p>
<p style="text-align: justify;">En outre, un Fonds stratégique pour la transformation des minerais de manganèse est actuellement en préparation. Piloté par le Fonds Gabonais d’Investissements Stratégiques, il devrait bénéficier d’une dotation initiale d’un milliard de francs CFA.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon le gouvernement, cet outil aura pour mission de soutenir les investissements industriels, l’innovation technologique et la formation professionnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Une audition maîtrisée sur un dossier sensible</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des annonces, cette séance parlementaire a permis au ministre d’exposer de manière détaillée la vision gouvernementale pour le secteur minier.</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant plusieurs dizaines de minutes, Sosthène Nguema Nguema a répondu point par point aux interrogations soulevées par la représentation nationale. Son argumentation s’est appuyée sur des données de production, des projections industrielles et un calendrier précis de mise en œuvre.</p>
<p style="text-align: justify;">Néanmoins, la réussite de cette stratégie dépendra de nombreux facteurs. Le financement des infrastructures, la disponibilité énergétique, la mobilisation des investisseurs et l’évolution des marchés internationaux seront déterminants.</p>
<p style="text-align: justify;">Une chose apparaît cependant certaine : avec l’objectif de transformer localement l’ensemble de sa production de manganèse d’ici 2029, le Gabon engage une mutation majeure de son modèle minier. Reste désormais à mesurer, dans les années à venir, la capacité de cette ambition à se traduire en résultats économiques durables pour le pays.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Dette sénégalaise : Ladji Samassi soutient Diomaye Faye et plaide pour le respect de l&#8217;ordre institutionnel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jun 2026 20:34:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre rupture politique et impératif de stabilité, un débat qui traverse le pouvoir sénégalais DAKAR – Au Sénégal, le débat sur la gestion de la dette publique, les relations avec les partenaires financiers internationaux et l&#8217;exercice du pouvoir continue d&#8217;alimenter les discussions. Cette fois, c&#8217;est l&#8217;analyste et éditorialiste ivoirien Ladji Samassi qui s&#8217;invite dans le [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Entre rupture politique et impératif de stabilité, un débat qui traverse le pouvoir sénégalais<img class="alignnone size-medium wp-image-22072"  alt="" width="300" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605270339099621-300x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605270339099621-300x300.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605270339099621-150x150.jpg 150w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605270339099621-422x420.jpg 422w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605270339099621-100x100.jpg 100w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605270339099621.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>DAKAR – Au Sénégal, le débat sur la gestion de la dette publique, les relations avec les partenaires financiers internationaux et l&rsquo;exercice du pouvoir continue d&rsquo;alimenter les discussions. Cette fois, c&rsquo;est l&rsquo;analyste et éditorialiste ivoirien Ladji Samassi qui s&rsquo;invite dans le débat en affichant publiquement son soutien à l&rsquo;approche du président Bassirou Diomaye Faye, tout en formulant des critiques à l&rsquo;égard de la posture politique d&rsquo;Ousmane Sonko.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À travers une longue prise de position relayée sur les réseaux sociaux, l&rsquo;observateur ivoirien estime que le chef de l&rsquo;État sénégalais semble aujourd&rsquo;hui privilégier le réalisme économique et la stabilité institutionnelle face à une situation budgétaire jugée préoccupante. Une lecture qui suscite déjà de vives réactions parmi les militants de Pastef et les soutiens du Premier ministre Ousmane Sonko.</p>
<p style="text-align: justify;">Une crise de la dette qui impose des choix difficiles</p>
<p style="text-align: justify;">Le Sénégal fait face à un contexte économique particulièrement sensible. Entre la nécessité de préserver la confiance des marchés, les besoins de financement de l&rsquo;État et les engagements contractés auprès des partenaires internationaux, la marge de manœuvre du gouvernement reste étroite.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, Ladji Samassi considère que le président Bassirou Diomaye Faye aurait choisi une ligne davantage axée sur le pragmatisme que sur la confrontation.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon lui, la reddition des comptes promise aux Sénégalais demeure légitime. Toutefois, il estime qu&rsquo;elle ne peut constituer l&rsquo;unique horizon de l&rsquo;action publique. Gouverner implique également de garantir la continuité des services publics, de sécuriser les investissements et de préserver les équilibres macroéconomiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette analyse rejoint d&rsquo;ailleurs une préoccupation régulièrement exprimée par plusieurs économistes africains : la nécessité pour les nouveaux pouvoirs issus de mouvements de rupture de concilier leurs promesses politiques avec les contraintes réelles de la gestion de l&rsquo;État.</p>
<p style="text-align: justify;">Diomaye Faye face à l&rsquo;épreuve du pouvoir</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis son arrivée au pouvoir, Bassirou Diomaye Faye évolue sur une ligne de crête délicate.</p>
<p style="text-align: justify;">D&rsquo;un côté, il porte les aspirations d&rsquo;un électorat qui a massivement voté pour le changement. De l&rsquo;autre, il doit rassurer les bailleurs internationaux, les investisseurs et les partenaires économiques du Sénégal.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Ladji Samassi, cette réalité expliquerait la posture plus mesurée adoptée par le chef de l&rsquo;État sur plusieurs dossiers stratégiques. L&rsquo;analyste estime que dialoguer avec les institutions financières internationales ou rechercher des solutions de restructuration de la dette ne constituerait pas un abandon de souveraineté.</p>
<p style="text-align: justify;">Au contraire, cette démarche relèverait d&rsquo;une logique de responsabilité gouvernementale visant à éviter une dégradation de la situation économique nationale.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette vision met en lumière un débat central dans de nombreuses démocraties africaines : comment concilier les ambitions de transformation politique avec les exigences de stabilité financière ?</p>
<p style="text-align: justify;">Ousmane Sonko au cœur des critiques</p>
<p style="text-align: justify;">La partie la plus commentée de l&rsquo;intervention de Ladji Samassi concerne toutefois Ousmane Sonko.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;éditorialiste ivoirien estime que l&rsquo;ancien opposant continuerait d&rsquo;adopter un discours de contestation alors même que son parti exerce désormais le pouvoir. Une attitude qu&rsquo;il juge paradoxale.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon lui, la conquête du pouvoir implique un changement de posture. La critique permanente devrait progressivement céder la place à la proposition, à l&rsquo;arbitrage et à la prise de décision.</p>
<p style="text-align: justify;">« La responsabilité impose de proposer des solutions et de gouverner dans l&rsquo;intérêt de la nation », soutient-il en substance.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette analyse reflète un questionnement plus large qui traverse aujourd&rsquo;hui une partie de l&rsquo;opinion publique sénégalaise : quelle doit être la répartition des rôles entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko dans l&rsquo;exercice du pouvoir ?</p>
<p style="text-align: justify;">Si les deux hommes demeurent politiquement liés, leurs responsabilités institutionnelles respectives les placent désormais face à des impératifs différents.</p>
<p style="text-align: justify;">Institutions contre personnalisation du pouvoir</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des personnalités, Ladji Samassi développe une réflexion plus globale sur la gouvernance africaine.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;analyste affirme que les institutions doivent primer sur les individus. Pour lui, la stabilité politique et le développement économique durable reposent avant tout sur la solidité des mécanismes institutionnels.</p>
<p style="text-align: justify;">S&rsquo;appuyant sur l&rsquo;exemple ivoirien, il rappelle que la continuité de l&rsquo;État constitue un facteur déterminant pour attirer les investissements et soutenir la croissance économique.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette approche s&rsquo;inscrit dans une école de pensée qui considère que les démocraties africaines gagneraient à renforcer davantage leurs institutions qu&rsquo;à concentrer le débat public autour des figures politiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Le message s&rsquo;adresse particulièrement aux jeunes générations, invitées à défendre des principes plutôt que des personnalités.</p>
<p style="text-align: justify;">Un débat révélateur des défis du nouveau Sénégal</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;intervention de Ladji Samassi intervient à un moment charnière pour le Sénégal.</p>
<p style="text-align: justify;">Après l&rsquo;alternance historique de 2024, les attentes populaires demeurent considérables. La population attend à la fois davantage de transparence, une amélioration des conditions de vie et une gestion rigoureuse des finances publiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le même temps, le pays doit préserver sa crédibilité auprès de ses partenaires économiques et maintenir un climat favorable aux investissements.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette double exigence oblige les nouvelles autorités à trouver un équilibre complexe entre transformation politique et stabilité économique.</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est précisément sur cette ligne de tension que se situe aujourd&rsquo;hui le débat entre les partisans d&rsquo;une rupture plus radicale et ceux qui privilégient une approche graduelle des réformes.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelle trajectoire pour le Sénégal de demain ?</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de la polémique suscitée par les déclarations de Ladji Samassi, une question fondamentale demeure : le Sénégal peut-il réussir sa promesse de changement tout en préservant les équilibres économiques indispensables à sa stabilité ?</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;avenir du pays dépendra probablement de sa capacité à conjuguer transparence, réformes institutionnelles et pragmatisme économique. Car dans un contexte mondial marqué par les tensions financières et les incertitudes géopolitiques, les États qui réussissent sont souvent ceux qui parviennent à transformer leurs ambitions politiques en politiques publiques durables.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Bassirou Diomaye Faye comme pour Ousmane Sonko, le véritable défi commence désormais : celui de démontrer que l&rsquo;exercice du pouvoir peut être à la hauteur des espoirs suscités par l&rsquo;alternance.</p>
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			</item>
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		<title>[Exclusif ! Sénégal] Duel au sommet de l&#8217;État : Le jour où la rupture a brisé le couple de la rupture</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 02:54:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Dakar, le divorce fracassant entre le président Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, désormais propulsé au perchoir de l’Assemblée nationale, sonne le glas des illusions romantiques de 2024. Confronté au mur des réalités financières du pays, le pouvoir sénégalais se déchire entre l&#8217;impératif de la Realpolitik et l&#8217;intransigeance du dogme idéologique. Décryptage d&#8217;un duel [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>À Dakar, le divorce fracassant entre le président Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, désormais propulsé au perchoir de l’Assemblée nationale, sonne le glas des illusions romantiques de 2024. Confronté au mur des réalités financières du pays, le pouvoir sénégalais se déchire entre l&rsquo;impératif de la Realpolitik et l&rsquo;intransigeance du dogme idéologique. Décryptage d&rsquo;un duel fratricide qui pourrait sauver la démocratie par les contre-pouvoirs, ou consumer l&rsquo;État.<img class="alignnone size-medium wp-image-22075"  alt="" width="300" height="282" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260527-034901-300x282.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260527-034901-300x282.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260527-034901-1024x963.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260527-034901-768x722.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260527-034901-446x420.jpg 446w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260527-034901-696x655.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260527-034901-1068x1005.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260527-034901-600x564.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260527-034901.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par Thomas René pour Globe infos</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, seulement deux ans après leur victoire historique de 2024, le tandem formé par Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko semble avoir atteint son point de rupture. Le limogeage spectaculaire de Sonko de la Primature, suivi de son ascension fulgurante à la tête de l’Assemblée nationale, ouvre une nouvelle séquence politique au Sénégal. Derrière les rivalités supposées se cache une question plus profonde : le pays peut-il réellement appliquer la promesse de rupture portée en 2024, alors que les finances publiques imposent des arbitrages douloureux ? Entre morale politique, contraintes économiques et ambitions présidentielles, Dakar entre dans une zone de turbulence dont l’issue pourrait redessiner l’avenir démocratique sénégalais.</p>
<p style="text-align: justify;">Le choc politique qui bouleverse Dakar</p>
<p style="text-align: justify;">À Dakar, la fracture entre Diomaye Faye et Ousmane Sonko domine désormais toutes les conversations. Dans les quartiers populaires comme dans les milieux d’affaires, une même interrogation revient : le projet Pastef peut-il survivre à la séparation de ses deux figures centrales ?</p>
<p style="text-align: justify;">Le choc est immense. Car le duo incarnait bien davantage qu’une alliance électorale. Il représentait une promesse historique de rupture avec les pratiques politiques traditionnelles. Pendant des années, Sonko avait porté le discours de souveraineté économique, de lutte contre la corruption et de réhabilitation de la dignité africaine. Diomaye, lui, apparaissait comme l’homme de synthèse capable de rassurer l’appareil d’État et les partenaires internationaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, deux ans seulement après leur arrivée au pouvoir, l’édifice vacille.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur les réseaux sociaux, la polarisation atteint un niveau rarement observé dans l’histoire politique récente du Sénégal. D’un côté, les partisans de Sonko dénoncent un “abandon de la révolution citoyenne”. De l’autre, les soutiens du président défendent une ligne plus pragmatique et institutionnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette confrontation dépasse désormais les individus. Elle oppose deux visions du pouvoir.</p>
<p style="text-align: justify;">Gouverner n’est pas militer : la dure réalité des finances publiques</p>
<p style="text-align: justify;">L’une des principales fractures entre les deux hommes semble résider dans la gestion du réel économique.<img class="alignnone size-medium wp-image-22070"  alt="" width="300" height="219" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605270339100292-300x219.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605270339100292-300x219.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605270339100292-324x235.jpg 324w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605270339100292.jpg 444w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Durant l’opposition, le discours du Pastef promettait une transformation rapide : souveraineté monétaire, révision des accords stratégiques, réforme profonde des institutions et redistribution plus équitable des richesses. Cependant, une fois au pouvoir, le gouvernement s’est heurté à une réalité brutale : l’état des finances publiques sénégalaises.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Sénégal fait face à plusieurs contraintes majeures :</p>
<p style="text-align: justify;">une dette publique élevée ;</p>
<p style="text-align: justify;">une forte pression sociale liée au chômage des jeunes ;</p>
<p style="text-align: justify;">une dépendance persistante aux financements extérieurs ;</p>
<p style="text-align: justify;">des engagements budgétaires lourds ;</p>
<p style="text-align: justify;">des attentes populaires immenses après les sacrifices politiques de 2021 à 2024.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, appliquer immédiatement toute l’idéologie de rupture devenait presque impossible.</p>
<p style="text-align: justify;">Les marges de manœuvre budgétaires demeurent limitées. Chaque décision économique est scrutée par les marchés financiers, les bailleurs internationaux et les agences de notation. Le pouvoir découvre ainsi ce que beaucoup de mouvements panafricanistes affrontent une fois aux commandes : la souveraineté politique ne garantit pas automatiquement la souveraineté économique.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est probablement ici que la divergence entre Diomaye et Sonko devient structurelle.<img class="alignnone size-medium wp-image-22072"  alt="" width="300" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605270339099621-300x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605270339099621-300x300.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605270339099621-150x150.jpg 150w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605270339099621-422x420.jpg 422w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605270339099621-100x100.jpg 100w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605270339099621.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Diomaye Faye : le choix du pragmatisme institutionnel</p>
<p style="text-align: justify;">Bassirou Diomaye Faye semble progressivement adopter une posture de chef d’État classique. Son objectif paraît clair : préserver la stabilité institutionnelle, rassurer les partenaires économiques et éviter une rupture brutale susceptible de fragiliser le pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette stratégie repose sur plusieurs piliers :</p>
<p style="text-align: justify;">Consolider l’État avant la rupture</p>
<p style="text-align: justify;">Le président semble considérer que les institutions sénégalaises doivent être renforcées avant toute transformation radicale. Dans cette logique, la stabilité devient une priorité.</p>
<p style="text-align: justify;">Préserver les équilibres diplomatiques</p>
<p style="text-align: justify;">Le Sénégal reste profondément inséré dans les réseaux économiques internationaux. Une rupture frontale avec certains partenaires pourrait provoquer des tensions financières importantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Éviter la défiance des investisseurs</p>
<p style="text-align: justify;">Le pays mise fortement sur les perspectives liées au gaz et au pétrole. Toute instabilité politique pourrait ralentir les investissements stratégiques attendus dans ces secteurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette ligne pragmatique séduit une partie des élites économiques et administratives. Toutefois, elle nourrit également une frustration croissante chez certains militants qui espéraient une rupture plus rapide.<img class="alignnone size-medium wp-image-22071"  alt="" width="300" height="239" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605270339098180-300x239.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605270339098180-300x239.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605270339098180-527x420.jpg 527w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605270339098180.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Ousmane Sonko et la morale du pouvoir</p>
<p style="text-align: justify;">Face à cette approche institutionnelle, Ousmane Sonko continue de défendre un discours centré sur la morale politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Son intervention après son départ de la Primature a profondément marqué l’opinion. En mobilisant Aristote, Saint-Augustin et Mahmoud Dia, Sonko a cherché à replacer le débat sur le terrain éthique plutôt que personnel.</p>
<p style="text-align: justify;">Son message repose sur une idée centrale : un État peut survivre à la pauvreté matérielle, mais rarement à l’effondrement de sa morale publique.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette rhétorique touche une partie importante de la jeunesse sénégalaise. Beaucoup voient encore en lui le symbole d’une rupture authentique avec les anciennes pratiques politiques.<img class="alignnone size-medium wp-image-22071"  alt="" width="300" height="239" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605270339098180-300x239.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605270339098180-300x239.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605270339098180-527x420.jpg 527w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605270339098180.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Sonko insiste notamment sur plusieurs points :</p>
<p style="text-align: justify;">la fidélité aux sacrifices consentis avant 2024 ;</p>
<p style="text-align: justify;">le refus d’une simple permutation d’élites ;</p>
<p style="text-align: justify;">la nécessité d’une gouvernance exemplaire ;</p>
<p style="text-align: justify;">la restauration de la confiance entre citoyens et institutions.</p>
<p style="text-align: justify;">En devenant président de l’Assemblée nationale quelques jours seulement après son limogeage, il conserve une position stratégique majeure. Ce repositionnement lui permet de rester au cœur du pouvoir sans porter directement le poids quotidien des difficultés économiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Une rupture réelle ou une stratégie pour 2029 ?</p>
<p style="text-align: justify;">À Dakar, trois grandes hypothèses dominent désormais les discussions politiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Le scénario du duel présidentiel</p>
<p style="text-align: justify;">Selon cette lecture, la rupture est authentique. Diomaye Faye chercherait à s’émanciper politiquement d’un allié devenu trop dominant dans l’imaginaire populaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Le président voudrait alors construire sa propre légitimité avant l’échéance présidentielle de 2029.</p>
<p style="text-align: justify;">Le scénario du fusible politique</p>
<p style="text-align: justify;">D’autres analystes estiment qu’Ousmane Sonko a volontairement quitté la Primature pour préserver son capital politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Le poste de Premier ministre expose directement à la colère sociale. Inflation, chômage et coût de la vie usent rapidement les figures gouvernementales. En rejoignant l’Assemblée nationale, Sonko évite de devenir le visage principal des frustrations économiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Le scénario du partage stratégique des rôles</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, certains observateurs évoquent une stratégie coordonnée. Diomaye assumerait la gestion difficile de l’État tandis que Sonko préserverait l’âme militante du projet Pastef.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette hypothèse reste difficile à confirmer. Toutefois, elle traduit une réalité : dans l’opinion publique, beaucoup peinent encore à croire à une rupture totalement irréversible entre les deux hommes.</p>
<p style="text-align: justify;">Le risque majeur : la fatigue morale du peuple sénégalais</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des calculs politiques, la crise actuelle révèle une inquiétude plus profonde.</p>
<p style="text-align: justify;">Le peuple sénégalais avait massivement soutenu le projet de 2024 parce qu’il portait un espoir moral autant qu’économique. Des milliers de jeunes avaient vu dans cette alternance une possibilité de réconciliation entre politique et dignité publique.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, les attentes restent immenses :</p>
<p style="text-align: justify;">amélioration du pouvoir d’achat ;</p>
<p style="text-align: justify;">création d’emplois ;</p>
<p style="text-align: justify;">baisse du coût de la vie ;</p>
<p style="text-align: justify;">justice sociale ;</p>
<p style="text-align: justify;">lutte contre la corruption.</p>
<p style="text-align: justify;">Si les querelles internes prennent le dessus sur les résultats concrets, le risque d’une désillusion collective devient réel.</p>
<p style="text-align: justify;">L’histoire politique africaine regorge de mouvements de rupture qui ont fini absorbés par les contraintes du pouvoir. C’est précisément ce spectre qui hante aujourd’hui une partie de la population sénégalaise.</p>
<p style="text-align: justify;">Les réseaux sociaux, nouveaux tribunaux politiques</p>
<p style="text-align: justify;">La crise Diomaye–Sonko illustre également la transformation du débat démocratique africain.</p>
<p style="text-align: justify;">Facebook, TikTok, X et WhatsApp jouent désormais un rôle central dans la fabrication des perceptions politiques. Chaque déclaration devient virale. Chaque geste est interprété comme un signe de trahison ou de loyauté.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette hyper connexion produit deux conséquences majeures :</p>
<p style="text-align: justify;">Une émotion politique permanente</p>
<p style="text-align: justify;">Les réactions deviennent instantanées. Les positions se radicalisent rapidement.</p>
<p style="text-align: justify;">Une personnalisation extrême du pouvoir</p>
<p style="text-align: justify;">Le débat public se concentre davantage sur les figures politiques que sur les politiques publiques elles-mêmes.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette évolution fragilise parfois l’analyse rationnelle des enjeux économiques réels auxquels le Sénégal fait face.<img class="alignnone size-medium wp-image-22070"  alt="" width="300" height="219" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605270339100292-300x219.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605270339100292-300x219.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605270339100292-324x235.jpg 324w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605270339100292.jpg 444w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le Sénégal à l’épreuve de sa maturité politique</p>
<p style="text-align: justify;">Le véritable défi dépasse aujourd’hui les ambitions personnelles de Diomaye Faye et d’Ousmane Sonko.</p>
<p style="text-align: justify;">La question centrale est désormais la suivante : comment transformer un idéal de rupture en politique publique viable dans un contexte économique contraint ?</p>
<p style="text-align: justify;">Le Sénégal se trouve à un moment charnière de son histoire démocratique. Le pays conserve des institutions relativement solides comparées à plusieurs États de la région. Cependant, cette stabilité reste fragile.</p>
<p style="text-align: justify;">Si la rivalité actuelle dégénère en guerre politique ouverte, elle pourrait ralentir les réformes, fragiliser la confiance des investisseurs et accentuer les tensions sociales.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’inverse, si cette séparation permet une clarification des responsabilités et une meilleure articulation entre idéalisme et pragmatisme, elle pourrait paradoxalement renforcer l’État sénégalais.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre révolution et réalité : que faire ?</p>
<p style="text-align: justify;">La rupture entre Diomaye Faye et Ousmane Sonko révèle une vérité souvent brutale de l’exercice du pouvoir : conquérir l’État est une chose, transformer durablement une nation en est une autre.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Sénégal entre désormais dans une phase décisive. Les promesses de souveraineté, de justice sociale et de moralisation de la vie publique seront jugées non plus sur les discours, mais sur leur capacité à produire des résultats tangibles.</p>
<p style="text-align: justify;">L’avenir du pays dépendra donc d’un équilibre délicat : préserver l’espérance populaire sans provoquer une instabilité politique ou économique majeure.</p>
<p style="text-align: justify;">Car au fond, la question qui traverse aujourd’hui Dakar est simple et redoutable : le pouvoir issu de la révolution citoyenne de 2024 saura-t-il transformer la colère populaire en gouvernance durable, ou finira-t-il par être englouti par les contradictions mêmes qu’il dénonçait hier ?</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Sénégal : de l’alliance sacrée à la rupture ouverte, pourquoi Bassirou Diomaye Faye a limogé Ousmane Sonko</title>
		<link>https://leglobeinfo.com/senegal-de-lalliance-sacree-a-la-rupture-ouverte-pourquoi-bassirou-diomaye-faye-a-limoge-ousmane-sonko/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 May 2026 11:39:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>PAR Thomas René pour la rédaction de Globe infos  Au Sénégal, une page politique majeure vient de se tourner. Vendredi 22 mai 2026, le président Bassirou Diomaye Faye a brutalement mis fin aux fonctions de son Premier ministre Ousmane Sonko, scellant ainsi l’éclatement du tandem qui avait incarné l’alternance historique de 2024. L’annonce, lue à [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>PAR Thomas René pour la rédaction de Globe infos </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Au Sénégal, une page politique majeure vient de se tourner. Vendredi 22 mai 2026, le président Bassirou Diomaye Faye a brutalement mis fin aux fonctions de son Premier ministre Ousmane Sonko, scellant ainsi l’éclatement du tandem qui avait incarné l’alternance historique de 2024.<img class="alignnone size-medium wp-image-22009"  alt="" width="300" height="253" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_202605231231176048-300x253.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_202605231231176048-300x253.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_202605231231176048-498x420.jpg 498w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_202605231231176048.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’annonce, lue à la télévision nationale par Oumar Samba Ba, ministre secrétaire général de la Présidence, a eu l’effet d’un séisme politique à Dakar. En quelques phrases, l’exécutif sénégalais a enterré le slogan devenu mythique : « Diomaye moy Sonko, Sonko moy Diomaye ». Derrière cette formule se trouvait bien plus qu’une alliance électorale. Elle symbolisait une fraternité politique née dans l’opposition au régime de Macky Sall et consolidée dans l’épreuve, entre prison, interdictions politiques et mobilisation populaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Une rupture qui couvait depuis plusieurs mois</p>
<p style="text-align: justify;">Officiellement, le palais présidentiel n’a avancé aucune explication détaillée. Pourtant, à Dakar, peu d’observateurs ont été surpris. Depuis plusieurs mois, les signaux de tension s’accumulaient entre les deux hommes.</p>
<p style="text-align: justify;">Le malaise est apparu au grand jour quelques heures avant le limogeage. Auditionné à l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko avait affirmé ne pas être « un Premier ministre qui exécute aveuglément ». Cette phrase, prononcée devant les députés, a résonné comme un défi direct à l’autorité présidentielle. Certes, Sonko avait tenté d’atténuer la portée de ses propos en reconnaissant des divergences « normales » au sommet de l’État. Cependant, le mal était déjà fait.</p>
<p style="text-align: justify;">En réalité, la cohabitation entre les deux dirigeants était devenue politiquement fragile. D’un côté, Bassirou Diomaye Faye cherchait progressivement à affirmer sa propre stature présidentielle. De l’autre, Ousmane Sonko demeurait la figure centrale du projet politique porté par le Pastef. Pour une partie des Sénégalais, le véritable moteur du pouvoir restait Sonko, malgré son empêchement lors de la présidentielle de 2024.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette ambiguïté institutionnelle a fini par produire une rivalité silencieuse. Car au-delà des fonctions officielles, les deux hommes disposaient chacun de leurs réseaux, de leurs relais militants et de leurs ambitions.</p>
<p style="text-align: justify;">Le poids politique d’Ousmane Sonko</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant des années, Ousmane Sonko a incarné l’opposition radicale au système sénégalais. Son discours souverainiste, anti-corruption et panafricaniste a séduit une jeunesse urbaine lassée des élites traditionnelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu’il renonce à briguer la présidence en 2024 pour soutenir Bassirou Diomaye Faye, beaucoup y voient un sacrifice stratégique destiné à préserver l’unité du camp contestataire. Le calcul s’avère gagnant. L’opposition conquiert le pouvoir et ouvre une nouvelle séquence politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais cette victoire contenait déjà les germes de la crise actuelle. Sonko restait le leader charismatique du mouvement. Diomaye Faye, lui, occupait la magistrature suprême. Très vite, la question du véritable centre de décision s’est imposée dans le débat public sénégalais.</p>
<p style="text-align: justify;">Le président semblait de plus en plus déterminé à sortir de l’ombre de son ancien mentor. D’ailleurs, il avait récemment averti qu’il se séparerait de son Premier ministre s’il perdait confiance en lui. Cette déclaration prenait désormais des allures de prélude politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Une recomposition politique à haut risque</p>
<p style="text-align: justify;">Le départ d’Ousmane Sonko ouvre une période d’incertitude pour le Sénégal. Certes, le pays conserve des institutions solides et une tradition démocratique relativement stable en Afrique de l’Ouest. Toutefois, la rupture entre les deux hommes pourrait profondément reconfigurer le paysage politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Déjà, les camps se structurent. Les fidèles de Sonko dénoncent une éviction politique destinée à neutraliser leur leader. À l’inverse, les proches du président défendent une décision visant à restaurer l’autorité de l’État et la cohérence gouvernementale.</p>
<p style="text-align: justify;">En outre, les prochaines élections locales de 2027 apparaissent désormais comme un premier test grandeur nature. Elles pourraient servir de référendum populaire entre les deux anciens alliés. Plus loin encore, la présidentielle de 2029 se profile déjà comme l’horizon d’un affrontement majeur.</p>
<p style="text-align: justify;">La réaction de Sonko, publiée sur Facebook — « Ce soir, je dormirai le cœur léger à la cité Keur Gorgui » — traduit d’ailleurs une volonté claire : transformer son éviction en capital politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Sénégal face à un tournant décisif</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà du choc personnel entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, cette rupture révèle les difficultés classiques des transitions politiques portées par des figures révolutionnaires. Une fois le pouvoir conquis, les solidarités militantes se heurtent souvent aux réalités institutionnelles et aux luttes d’influence.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Sénégal entre ainsi dans une nouvelle phase. Moins fusionnelle, plus conflictuelle aussi. Et si le duo avait réussi à conquérir le pouvoir ensemble, rien ne garantit désormais qu’il survivra politiquement à sa propre victoire.</p>
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		<title>20 mai à Libreville : comment le Cameroun et le Gabon redessinent discrètement l’équilibre stratégique de l’Afrique centrale</title>
		<link>https://leglobeinfo.com/20-mai-a-libreville-comment-le-cameroun-et-le-gabon-redessinent-discretement-lequilibre-strategique-de-lafrique-centrale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 08:50:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://leglobeinfo.com/?p=22003</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le 20 mai 2026, le Beach Club de la Sablière à Libreville a accueilli la célébration du 54e anniversaire de l’unité nationale camerounaise. Derrière les sourires protocolaires et les toasts fraternels, Yaoundé et Libreville ont affiché une convergence stratégique inédite, redessinant les équilibres d&#8217;une Afrique centrale en quête de stabilité. Par Thomas René pour Globe [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Le 20 mai 2026, le Beach Club de la Sablière à Libreville a accueilli la célébration du 54e anniversaire de l’unité nationale camerounaise. Derrière les sourires protocolaires et les toasts fraternels, Yaoundé et Libreville ont affiché une convergence stratégique inédite, redessinant les équilibres d&rsquo;une Afrique centrale en quête de stabilité.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par Thomas René pour Globe Infos<img class="alignnone size-medium wp-image-21980"  alt="" width="300" height="297" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073141-300x297.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073141-300x297.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073141-1024x1015.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073141-150x150.jpg 150w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073141-768x762.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073141-424x420.jpg 424w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073141-696x690.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073141-1068x1059.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073141-600x595.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073141-100x100.jpg 100w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073141.jpg 1078w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, la célébration du 54e anniversaire de l’unité nationale camerounaise a dépassé le simple cadre protocolaire. Entre diplomatie, sécurité, économie numérique et coopération régionale, Yaoundé et Libreville affichent désormais une convergence stratégique qui pourrait peser durablement sur l’avenir de l’Afrique centrale.</p>
<p style="text-align: justify;">À Libreville, une fête nationale devenue vitrine diplomatique</p>
<p style="text-align: justify;">Le long du littoral de la Sablière, les drapeaux camerounais et gabonais flottaient côte à côte sous les lumières du Beach Club. À première vue, la soirée ressemblait à une classique réception diplomatique. Pourtant, derrière les accolades officielles et les échanges feutrés, un autre message se dessinait.<img class="alignnone size-medium wp-image-21999"  alt="" width="300" height="291" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093806-300x291.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093806-300x291.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093806-1024x992.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093806-768x744.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093806-434x420.jpg 434w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093806-696x674.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093806-1068x1034.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093806-600x581.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093806.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Ce 20 mai 2026, le Cameroun ne célébrait pas uniquement son unité nationale à Libreville. Yaoundé exposait aussi sa vision politique pour l’Afrique centrale : stabilité institutionnelle, intégration régionale et consolidation des alliances stratégiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les jardins du complexe, diplomates, hauts fonctionnaires, officiers supérieurs, chefs d’entreprise et représentants de la diaspora camerounaise partageaient le même constat. Les relations entre le Cameroun et le Gabon entrent désormais dans une nouvelle phase.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus dense. Plus politique. Et surtout plus stratégique.</p>
<p style="text-align: justify;">Au centre de cette séquence diplomatique, une personnalité a dominé la soirée : son Excellence Ngaeto Zam Edith Félicité Noëlle épouse Ondoua Haut-Commissaire du Cameroun près la République gabonaise et Sao Tomé-et-Principe</p>
<p style="text-align: justify;">Face à une assistance attentive, la diplomate camerounaise a immédiatement replacé la célébration dans sa profondeur historique.<img class="alignnone size-medium wp-image-21981"  alt="" width="300" height="292" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073244-300x292.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073244-300x292.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073244-1024x996.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073244-768x747.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073244-432x420.jpg 432w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073244-696x677.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073244-1068x1038.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073244-600x583.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073244.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p style="text-align: justify;">« En 1972, notre peuple a choisi l’unité », a-t-elle rappelé, en évoquant le référendum ayant consacré l’État unitaire camerounais.</p>
<p style="text-align: justify;">Une référence loin d’être anodine. Dans une Afrique centrale traversée par les crises sécuritaires, les tensions identitaires et les fragilités institutionnelles, le thème de l’unité nationale reste hautement politique.</p>
<p style="text-align: justify;">L’unité nationale comme doctrine de stabilité</p>
<p style="text-align: justify;">Cette année, le Cameroun a placé sa fête nationale sous le signe de la nation comme « vivier de défense et socle du développement ».</p>
<p style="text-align: justify;">À travers ce thème, Yaoundé défend une ligne claire : sans cohésion nationale, il ne peut y avoir ni sécurité durable ni croissance économique solide.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, dans son allocution, la Haut-Commissaire a insisté sur les politiques sociales engagées dans le cadre du nouveau mandat présidentiel. Le discours s’est particulièrement concentré sur la jeunesse et l’autonomisation des femmes.<img class="alignnone size-medium wp-image-22000"  alt="" width="193" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093727-193x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093727-193x300.jpg 193w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093727-660x1024.jpg 660w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093727-768x1191.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093727-990x1536.jpg 990w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093727-271x420.jpg 271w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093727-696x1079.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093727-1068x1656.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093727-600x931.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093727.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 193px) 100vw, 193px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs dispositifs ont été mis en avant :</p>
<p style="text-align: justify;">un fonds spécial de 50 milliards de FCFA destiné à l’autonomisation économique des femmes ;</p>
<p style="text-align: justify;">plus de 17 milliards de FCFA consacrés aux programmes d’emploi des jeunes ;</p>
<p style="text-align: justify;">ainsi qu’un vaste programme d’inclusion économique évalué à près de 146 milliards de FCFA entre 2025 et 2028.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces annonces répondent à une réalité régionale préoccupante. En Afrique centrale, le chômage des jeunes demeure l’un des principaux facteurs de fragilité sociale.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès lors, le Cameroun tente de projeter l’image d’un État qui mise sur l’inclusion économique pour préserver sa stabilité politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Yaoundé et Libreville renforcent un axe régional majeur</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, l’un des moments les plus significatifs du discours concernait directement la relation bilatérale entre le Cameroun et le Gabon.</p>
<p style="text-align: justify;">« Le Cameroun et le Gabon ne sont pas simplement des pays voisins. Ce sont des frères », a déclaré la diplomate camerounaise.</p>
<p style="text-align: justify;">Derrière cette formule diplomatique se cache une réalité géopolitique plus profonde.<img class="alignnone size-full wp-image-21994"  alt="" width="270" height="266" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605220835402690-1.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605220835402690-1.jpg 270w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605220835402690-1-100x100.jpg 100w" sizes="auto, (max-width: 270px) 100vw, 270px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis plusieurs années, Libreville et Yaoundé renforcent progressivement leur coopération dans des secteurs devenus stratégiques :</p>
<p style="text-align: justify;">les infrastructures ;</p>
<p style="text-align: justify;">les télécommunications ;</p>
<p style="text-align: justify;">la sécurité régionale ;</p>
<p style="text-align: justify;">la protection du bassin du Congo ;</p>
<p style="text-align: justify;">ainsi que l’intégration économique au sein de la Communauté économique et monétaire de l&rsquo;Afrique centrale.</p>
<p style="text-align: justify;">Les échanges commerciaux entre les deux pays auraient désormais dépassé les 180 milliards de FCFA sur l’année écoulée.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette dynamique, le corridor Douala–Libreville prend une importance croissante. Cet axe devient progressivement l’un des principaux leviers économiques de la sous-région.</p>
<p style="text-align: justify;">Le numérique devient un nouvel outil d’intégration</p>
<p style="text-align: justify;">Cette coopération ne se limite plus aux échanges traditionnels.</p>
<p style="text-align: justify;">En août 2025, les autorités de régulation des télécommunications des deux pays ont signé un accord visant à améliorer la coordination des fréquences radioélectriques dans les zones frontalières.</p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif est double : réduire les interférences et améliorer la qualité des communications.<img class="alignnone size-medium wp-image-22005"  alt="" width="175" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093744-175x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093744-175x300.jpg 175w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093744-596x1024.jpg 596w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093744-768x1320.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093744-894x1536.jpg 894w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093744-244x420.jpg 244w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093744-696x1196.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093744-1068x1836.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093744-600x1031.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093744.jpg 1074w" sizes="auto, (max-width: 175px) 100vw, 175px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Ce dossier technique illustre une évolution plus large. Désormais, le numérique apparaît comme un nouvel instrument d’intégration régionale en Afrique centrale.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un espace communautaire souvent confronté aux lenteurs administratives et aux déficits d’infrastructures, la coopération technologique devient un enjeu de souveraineté.</p>
<p style="text-align: justify;">Une coopération sécuritaire discrète mais stratégique</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de l’économie, le partenariat entre Libreville et Yaoundé repose aussi sur une coopération sécuritaire de plus en plus active.</p>
<p style="text-align: justify;">Les deux États multiplient les échanges dans les domaines militaires, administratifs et judiciaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette stratégie répond aux défis auxquels fait face la sous-région : trafics transfrontaliers, criminalité organisée, pressions migratoires et vulnérabilités institutionnelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce cadre, la formation administrative constitue un levier majeur d’influence.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus de 150 Gabonais ont déjà été formés dans des établissements camerounais, notamment à École nationale d&rsquo;administration et de magistrature.<img class="alignnone size-medium wp-image-21982"  alt="" width="300" height="298" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073359-300x298.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073359-300x298.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073359-1024x1015.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073359-150x150.jpg 150w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073359-768x762.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073359-424x420.jpg 424w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073359-696x690.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073359-1068x1059.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073359-600x595.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073359-100x100.jpg 100w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073359.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Administration publique, finances, magistrature : plusieurs anciens étudiants occupent aujourd’hui des postes importants au sein de l’appareil étatique gabonais.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette coopération académique produit un effet discret mais durable. Elle favorise l’émergence de réseaux administratifs communs entre les deux pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Cameroun soutient la stabilité politique du Gabon</p>
<p style="text-align: justify;">Au fil du discours, un autre message est apparu plus nettement : le soutien politique du Cameroun aux autorités gabonaises actuelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Yaoundé a salué les efforts engagés dans la refondation institutionnelle du Gabon ainsi que les initiatives de relance économique.</p>
<p style="text-align: justify;">La présence récente d’un représentant du président camerounais lors de l’inauguration du nouveau Palais des Congrès de Libreville a été présentée comme un symbole fort de cette proximité.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Cameroun a également rendu hommage au professionnalisme des forces de sécurité gabonaises lors de la dernière présidentielle.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une région encore marquée par les transitions politiques et les incertitudes institutionnelles, cette convergence entre Libreville et Yaoundé traduit une volonté commune : privilégier la stabilité régionale.</p>
<p style="text-align: justify;">La diaspora, acteur discret du rapprochement</p>
<p style="text-align: justify;">Face aux membres de la communauté camerounaise installée au Gabon, la Haut-Commissaire a aussi délivré un message de responsabilité.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle a appelé ses compatriotes à respecter les lois gabonaises et à adopter une conduite exemplaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce passage du discours revêt une importance particulière. En Afrique centrale, les questions de mobilité et de libre circulation restent sensibles.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, commerçants, étudiants, entrepreneurs et cadres participent chaque jour au rapprochement humain entre les deux pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Les diasporas deviennent ainsi des acteurs essentiels de l’intégration régionale.<img class="alignnone size-medium wp-image-21983"  alt="" width="300" height="296" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073209-300x296.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073209-300x296.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073209-1024x1011.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073209-768x758.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073209-426x420.jpg 426w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073209-696x687.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073209-1068x1054.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073209-600x592.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073209-100x100.jpg 100w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073209.jpg 1078w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Une soirée entre diplomatie et fraternité africaine</p>
<p style="text-align: justify;">Après les discours officiels, la soirée a progressivement changé de ton.</p>
<p style="text-align: justify;">Les groupes socioculturels, humoristes et artistes invités ont pris le relais dans une ambiance plus détendue. Les échanges se sont prolongés tard dans la nuit entre responsables politiques, diplomates et représentants des communautés africaines présentes.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des déclarations institutionnelles, cette célébration a surtout rappelé une réalité fondamentale : l’intégration régionale ne repose pas uniquement sur les accords politiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle se construit aussi à travers les liens humains, les échanges culturels et les mémoires partagées.</p>
<p style="text-align: justify;">Une alliance appelée à compter en Afrique centrale</p>
<p style="text-align: justify;">À travers cette célébration du 20 mai organisée à Libreville, le Cameroun a envoyé un double signal diplomatique.</p>
<p style="text-align: justify;">D’une part, Yaoundé réaffirme que l’unité nationale demeure le socle central de son projet politique.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autre part, le pays affiche clairement sa volonté de consolider son partenariat stratégique avec le Gabon.</p>
<p style="text-align: justify;">Économie, sécurité, numérique, formation, gouvernance : les deux capitales cherchent désormais à bâtir une coopération plus dense et plus structurée.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une Afrique centrale confrontée aux recompositions géopolitiques, cette alliance pourrait progressivement devenir l’un des principaux pôles de stabilité de la sous-région.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>20 mai à Libreville : comment le Cameroun et le Gabon redessinent discrètement l’équilibre stratégique de la CEMAC</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 08:03:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://leglobeinfo.com/?p=21993</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le 20 mai 2026, le Beach Club de la Sablière à Libreville a accueilli la célébration du 54e anniversaire de l’unité nationale camerounaise. Derrière les sourires protocolaires et les toasts fraternels, Yaoundé et Libreville ont affiché une convergence stratégique inédite, redessinant les équilibres d&#8217;une Afrique centrale en quête de stabilité. Par Thomas René pour Globe [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Le 20 mai 2026, le Beach Club de la Sablière à Libreville a accueilli la célébration du 54e anniversaire de l’unité nationale camerounaise. Derrière les sourires protocolaires et les toasts fraternels, Yaoundé et Libreville ont affiché une convergence stratégique inédite, redessinant les équilibres d&rsquo;une Afrique centrale en quête de stabilité.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par Thomas René pour Globe Infos<img class="alignnone size-medium wp-image-21980"  alt="" width="300" height="297" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073141-300x297.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073141-300x297.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073141-1024x1015.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073141-150x150.jpg 150w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073141-768x762.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073141-424x420.jpg 424w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073141-696x690.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073141-1068x1059.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073141-600x595.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073141-100x100.jpg 100w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073141.jpg 1078w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, la célébration du 54e anniversaire de l’unité nationale camerounaise a dépassé le simple cadre protocolaire. Entre diplomatie, sécurité, économie numérique et coopération régionale, Yaoundé et Libreville affichent désormais une convergence stratégique qui pourrait peser durablement sur l’avenir de l’Afrique centrale.</p>
<p style="text-align: justify;">À Libreville, une fête nationale devenue vitrine diplomatique</p>
<p style="text-align: justify;">Le long du littoral de la Sablière, les drapeaux camerounais et gabonais flottaient côte à côte sous les lumières du Beach Club. À première vue, la soirée ressemblait à une classique réception diplomatique. Pourtant, derrière les accolades officielles et les échanges feutrés, un autre message se dessinait.<img class="alignnone size-medium wp-image-21999"  alt="" width="300" height="291" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093806-300x291.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093806-300x291.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093806-1024x992.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093806-768x744.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093806-434x420.jpg 434w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093806-696x674.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093806-1068x1034.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093806-600x581.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093806.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Ce 20 mai 2026, le Cameroun ne célébrait pas uniquement son unité nationale à Libreville. Yaoundé exposait aussi sa vision politique pour l’Afrique centrale : stabilité institutionnelle, intégration régionale et consolidation des alliances stratégiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les jardins du complexe, diplomates, hauts fonctionnaires, officiers supérieurs, chefs d’entreprise et représentants de la diaspora camerounaise partageaient le même constat. Les relations entre le Cameroun et le Gabon entrent désormais dans une nouvelle phase.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus dense. Plus politique. Et surtout plus stratégique.</p>
<p style="text-align: justify;">Au centre de cette séquence diplomatique, une personnalité a dominé la soirée : son Excellence Ngaeto Zam Edith Félicité Noëlle épouse Ondoua Haut-Commissaire du Cameroun près la République gabonaise et Sao Tomé-et-Principe</p>
<p style="text-align: justify;">Face à une assistance attentive, la diplomate camerounaise a immédiatement replacé la célébration dans sa profondeur historique.<img class="alignnone size-medium wp-image-21981"  alt="" width="300" height="292" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073244-300x292.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073244-300x292.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073244-1024x996.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073244-768x747.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073244-432x420.jpg 432w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073244-696x677.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073244-1068x1038.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073244-600x583.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073244.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p style="text-align: justify;">« En 1972, notre peuple a choisi l’unité », a-t-elle rappelé, en évoquant le référendum ayant consacré l’État unitaire camerounais.</p>
<p style="text-align: justify;">Une référence loin d’être anodine. Dans une Afrique centrale traversée par les crises sécuritaires, les tensions identitaires et les fragilités institutionnelles, le thème de l’unité nationale reste hautement politique.</p>
<p style="text-align: justify;">L’unité nationale comme doctrine de stabilité</p>
<p style="text-align: justify;">Cette année, le Cameroun a placé sa fête nationale sous le signe de la nation comme « vivier de défense et socle du développement ».</p>
<p style="text-align: justify;">À travers ce thème, Yaoundé défend une ligne claire : sans cohésion nationale, il ne peut y avoir ni sécurité durable ni croissance économique solide.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, dans son allocution, la Haut-Commissaire a insisté sur les politiques sociales engagées dans le cadre du nouveau mandat présidentiel. Le discours s’est particulièrement concentré sur la jeunesse et l’autonomisation des femmes.<img class="alignnone size-medium wp-image-22000"  alt="" width="193" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093727-193x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093727-193x300.jpg 193w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093727-660x1024.jpg 660w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093727-768x1191.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093727-990x1536.jpg 990w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093727-271x420.jpg 271w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093727-696x1079.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093727-1068x1656.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093727-600x931.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-093727.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 193px) 100vw, 193px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs dispositifs ont été mis en avant :</p>
<p style="text-align: justify;">un fonds spécial de 50 milliards de FCFA destiné à l’autonomisation économique des femmes ;</p>
<p style="text-align: justify;">plus de 17 milliards de FCFA consacrés aux programmes d’emploi des jeunes ;</p>
<p style="text-align: justify;">ainsi qu’un vaste programme d’inclusion économique évalué à près de 146 milliards de FCFA entre 2025 et 2028.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces annonces répondent à une réalité régionale préoccupante. En Afrique centrale, le chômage des jeunes demeure l’un des principaux facteurs de fragilité sociale.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès lors, le Cameroun tente de projeter l’image d’un État qui mise sur l’inclusion économique pour préserver sa stabilité politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Yaoundé et Libreville renforcent un axe régional majeur</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, l’un des moments les plus significatifs du discours concernait directement la relation bilatérale entre le Cameroun et le Gabon.</p>
<p style="text-align: justify;">« Le Cameroun et le Gabon ne sont pas simplement des pays voisins. Ce sont des frères », a déclaré la diplomate camerounaise.</p>
<p style="text-align: justify;">Derrière cette formule diplomatique se cache une réalité géopolitique plus profonde.<img class="alignnone size-full wp-image-21994"  alt="" width="270" height="266" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605220835402690-1.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605220835402690-1.jpg 270w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605220835402690-1-100x100.jpg 100w" sizes="auto, (max-width: 270px) 100vw, 270px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis plusieurs années, Libreville et Yaoundé renforcent progressivement leur coopération dans des secteurs devenus stratégiques :</p>
<p style="text-align: justify;">les infrastructures ;</p>
<p style="text-align: justify;">les télécommunications ;</p>
<p style="text-align: justify;">la sécurité régionale ;</p>
<p style="text-align: justify;">la protection du bassin du Congo ;</p>
<p style="text-align: justify;">ainsi que l’intégration économique au sein de la Communauté économique et monétaire de l&rsquo;Afrique centrale.</p>
<p style="text-align: justify;">Les échanges commerciaux entre les deux pays auraient désormais dépassé les 180 milliards de FCFA sur l’année écoulée.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette dynamique, le corridor Douala–Libreville prend une importance croissante. Cet axe devient progressivement l’un des principaux leviers économiques de la sous-région.</p>
<p style="text-align: justify;">Le numérique devient un nouvel outil d’intégration</p>
<p style="text-align: justify;">Cette coopération ne se limite plus aux échanges traditionnels.</p>
<p style="text-align: justify;">En août 2025, les autorités de régulation des télécommunications des deux pays ont signé un accord visant à améliorer la coordination des fréquences radioélectriques dans les zones frontalières.</p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif est double : réduire les interférences et améliorer la qualité des communications.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce dossier technique illustre une évolution plus large. Désormais, le numérique apparaît comme un nouvel instrument d’intégration régionale en Afrique centrale.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un espace communautaire souvent confronté aux lenteurs administratives et aux déficits d’infrastructures, la coopération technologique devient un enjeu de souveraineté.</p>
<p style="text-align: justify;">Une coopération sécuritaire discrète mais stratégique</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de l’économie, le partenariat entre Libreville et Yaoundé repose aussi sur une coopération sécuritaire de plus en plus active.</p>
<p style="text-align: justify;">Les deux États multiplient les échanges dans les domaines militaires, administratifs et judiciaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette stratégie répond aux défis auxquels fait face la sous-région : trafics transfrontaliers, criminalité organisée, pressions migratoires et vulnérabilités institutionnelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce cadre, la formation administrative constitue un levier majeur d’influence.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus de 150 Gabonais ont déjà été formés dans des établissements camerounais, notamment à École nationale d&rsquo;administration et de magistrature.<img class="alignnone size-medium wp-image-21982"  alt="" width="300" height="298" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073359-300x298.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073359-300x298.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073359-1024x1015.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073359-150x150.jpg 150w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073359-768x762.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073359-424x420.jpg 424w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073359-696x690.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073359-1068x1059.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073359-600x595.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073359-100x100.jpg 100w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073359.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Administration publique, finances, magistrature : plusieurs anciens étudiants occupent aujourd’hui des postes importants au sein de l’appareil étatique gabonais.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette coopération académique produit un effet discret mais durable. Elle favorise l’émergence de réseaux administratifs communs entre les deux pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Cameroun soutient la stabilité politique du Gabon</p>
<p style="text-align: justify;">Au fil du discours, un autre message est apparu plus nettement : le soutien politique du Cameroun aux autorités gabonaises actuelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Yaoundé a salué les efforts engagés dans la refondation institutionnelle du Gabon ainsi que les initiatives de relance économique.</p>
<p style="text-align: justify;">La présence récente d’un représentant du président camerounais lors de l’inauguration du nouveau Palais des Congrès de Libreville a été présentée comme un symbole fort de cette proximité.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Cameroun a également rendu hommage au professionnalisme des forces de sécurité gabonaises lors de la dernière présidentielle.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une région encore marquée par les transitions politiques et les incertitudes institutionnelles, cette convergence entre Libreville et Yaoundé traduit une volonté commune : privilégier la stabilité régionale.</p>
<p style="text-align: justify;">La diaspora, acteur discret du rapprochement</p>
<p style="text-align: justify;">Face aux membres de la communauté camerounaise installée au Gabon, la Haut-Commissaire a aussi délivré un message de responsabilité.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle a appelé ses compatriotes à respecter les lois gabonaises et à adopter une conduite exemplaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce passage du discours revêt une importance particulière. En Afrique centrale, les questions de mobilité et de libre circulation restent sensibles.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, commerçants, étudiants, entrepreneurs et cadres participent chaque jour au rapprochement humain entre les deux pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Les diasporas deviennent ainsi des acteurs essentiels de l’intégration régionale.<img class="alignnone size-medium wp-image-21983"  alt="" width="300" height="296" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073209-300x296.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073209-300x296.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073209-1024x1011.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073209-768x758.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073209-426x420.jpg 426w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073209-696x687.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073209-1068x1054.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073209-600x592.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073209-100x100.jpg 100w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260522-073209.jpg 1078w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Une soirée entre diplomatie et fraternité africaine</p>
<p style="text-align: justify;">Après les discours officiels, la soirée a progressivement changé de ton.</p>
<p style="text-align: justify;">Les groupes socioculturels, humoristes et artistes invités ont pris le relais dans une ambiance plus détendue. Les échanges se sont prolongés tard dans la nuit entre responsables politiques, diplomates et représentants des communautés africaines présentes.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des déclarations institutionnelles, cette célébration a surtout rappelé une réalité fondamentale : l’intégration régionale ne repose pas uniquement sur les accords politiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle se construit aussi à travers les liens humains, les échanges culturels et les mémoires partagées.</p>
<p style="text-align: justify;">Une alliance appelée à compter en Afrique centrale</p>
<p style="text-align: justify;">À travers cette célébration du 20 mai organisée à Libreville, le Cameroun a envoyé un double signal diplomatique.</p>
<p style="text-align: justify;">D’une part, Yaoundé réaffirme que l’unité nationale demeure le socle central de son projet politique.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autre part, le pays affiche clairement sa volonté de consolider son partenariat stratégique avec le Gabon.</p>
<p style="text-align: justify;">Économie, sécurité, numérique, formation, gouvernance : les deux capitales cherchent désormais à bâtir une coopération plus dense et plus structurée.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une Afrique centrale confrontée aux recompositions géopolitiques, cette alliance pourrait progressivement devenir l’un des principaux pôles de stabilité de la sous-région.</p>
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		<title>« Les dividendes sont une moquerie » : à Kigali, Brice Clotaire Oligui Nguema a annoncé le tournant industriel du Gabon</title>
		<link>https://leglobeinfo.com/les-dividendes-sont-une-moquerie-a-kigali-brice-clotaire-oligui-nguema-annonce-le-tournant-industriel-du-gabon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 18:05:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://leglobeinfo.com/?p=21974</guid>

					<description><![CDATA[<p>Libreville, le 21 Mai 2026. Au Rwanda, devant un parterre d’investisseurs et de décideurs économiques réunis à Kigali, le président de la République gabonaise, chef de l’État et chef du gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, a livré l’un de ses discours les plus offensifs sur l’avenir du secteur minier gabonais. Dénonçant un modèle extractif où [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Libreville, le 21 Mai 2026. Au Rwanda, devant un parterre d’investisseurs et de décideurs économiques réunis à Kigali, le président de la République gabonaise, chef de l’État et chef du gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, a livré l’un de ses discours les plus offensifs sur l’avenir du secteur minier gabonais. Dénonçant un modèle extractif où « les dividendes sont une moquerie », le chef de l’État a défendu une nouvelle doctrine économique fondée sur la transformation locale du manganèse, l’industrialisation et la souveraineté économique. À travers cette sortie remarquée, Libreville affiche désormais sa volonté de reprendre le contrôle de la valeur générée par ses ressources naturelles et d’imposer un nouveau rapport de force aux multinationales minières.<img class="alignnone size-medium wp-image-21975"  alt="" width="300" height="212" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605211859253231-300x212.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605211859253231-300x212.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605211859253231-100x70.jpg 100w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605211859253231.jpg 539w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Kigali, théâtre d’un discours de rupture économique</p>
<p style="text-align: justify;">C’est loin de Libreville, dans la capitale rwandaise, que Brice Clotaire Oligui Nguema a choisi de porter ce message fort devant des décideurs économiques africains et internationaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à un auditoire composé d’hommes d’affaires, d’investisseurs et d’acteurs du secteur économique, le chef de l’État gabonais a dénoncé avec une rare franchise le modèle historique d’exploitation des ressources naturelles africaines, particulièrement celui du manganèse gabonais.</p>
<p style="text-align: justify;">« Cela fait 60 ans que nous produisons le manganèse. Jamais on ne l’a transformé chez nous », a-t-il déclaré, résumant en une phrase le sentiment de frustration qui traverse aujourd’hui une partie des dirigeants africains face aux modèles extractifs hérités des décennies passées.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans son intervention, le président gabonais a directement remis en cause le fonctionnement des partenariats miniers traditionnels, estimant que le Gabon ne bénéficie pas suffisamment des richesses tirées de son sous-sol.</p>
<p style="text-align: justify;">« Les dividendes sont une moquerie »</p>
<p style="text-align: justify;">Le passage le plus marquant de son allocution reste sans doute sa critique frontale des dividendes versés à l’État par certaines entreprises minières.</p>
<p style="text-align: justify;">« Les dividendes sont une moquerie », a lancé Brice Clotaire Oligui Nguema devant l’assistance, dénonçant un système dans lequel les États producteurs restent souvent éloignés des véritables mécanismes de création de valeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Le président gabonais a regretté le manque de transparence entourant les revenus tirés de l’exploitation minière.</p>
<p style="text-align: justify;">« On vous donne un chèque en fin d’année, mais vous ne savez pas ce qui a été vendu, ni à quelle valeur », a-t-il affirmé, tout en soulignant que le Gabon ne dispose pas toujours d’une présence décisionnelle suffisante au sein des structures stratégiques des sociétés exploitantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de la formule choc, cette déclaration traduit une volonté politique claire : remettre en question les rapports économiques jugés déséquilibrés entre États africains et multinationales extractives.</p>
<p style="text-align: justify;">Le manganèse au cœur de la nouvelle doctrine gabonaise</p>
<p style="text-align: justify;">Le Gabon figure parmi les principaux producteurs mondiaux de manganèse, minerai essentiel à l’industrie sidérurgique et de plus en plus stratégique dans les chaînes de production liées aux batteries et à la transition énergétique.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Libreville, continuer à exporter cette ressource à l’état brut revient à abandonner une partie essentielle de la richesse nationale.</p>
<p style="text-align: justify;">Le président gabonais veut désormais faire de la transformation locale une condition centrale de la politique minière nationale.</p>
<p style="text-align: justify;">« Nous partons vers la transformation. Et pour nous, c’est sans recul », a-t-il insisté devant les investisseurs présents à Kigali.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette stratégie vise plusieurs objectifs :</p>
<p style="text-align: justify;">créer davantage d’emplois industriels au Gabon ;</p>
<p style="text-align: justify;">développer une chaîne de valeur locale ;</p>
<p style="text-align: justify;">accroître les recettes fiscales ;</p>
<p style="text-align: justify;">renforcer les capacités industrielles nationales ;</p>
<p style="text-align: justify;">et réduire la dépendance du pays aux simples revenus d’exportation.</p>
<p style="text-align: justify;">Une échéance fixée à 2029</p>
<p style="text-align: justify;">Le chef de l’État gabonais a également adressé un avertissement clair aux opérateurs miniers déjà implantés dans le pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon lui, une échéance a été fixée pour engager concrètement la transformation locale du manganèse. Faute de résultats d’ici 2029, d’autres investisseurs pourraient être sollicités.</p>
<p style="text-align: justify;">« Si elle n’arrive pas à transformer en 2029, il y a d’autres ici présents qui peuvent venir transformer », a-t-il déclaré, dans une phrase qui a particulièrement retenu l’attention du public.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce message traduit un changement de paradigme profond : l’accès aux ressources gabonaises pourrait désormais être davantage conditionné à des engagements industriels concrets plutôt qu’à une simple logique d’extraction.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre ambition souverainiste et défis industriels</p>
<p style="text-align: justify;">La vision portée par Brice Clotaire Oligui Nguema s’inscrit dans une dynamique plus large observée dans plusieurs pays africains, où les questions de souveraineté économique et de transformation locale des matières premières prennent une importance croissante.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais cette ambition implique aussi des défis considérables.</p>
<p style="text-align: justify;">Transformer localement le manganèse nécessite des investissements lourds dans :</p>
<p style="text-align: justify;">l’énergie ;</p>
<p style="text-align: justify;">les infrastructures logistiques ;</p>
<p style="text-align: justify;">les capacités industrielles ;</p>
<p style="text-align: justify;">la formation technique ;</p>
<p style="text-align: justify;">et l’environnement des affaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Gabon devra également rassurer les investisseurs sur la stabilité réglementaire et la rentabilité des projets industriels à long terme.</p>
<p style="text-align: justify;">À Kigali, devant un parterre d’hommes d’affaires internationaux, des potentiels partenaires, Brice Clotaire Oligui Nguema n’a pas simplement défendu une réforme minière. Il a exposé une vision économique et politique : celle d’un Gabon qui refuse désormais d’être cantonné au rôle de fournisseur de matières premières.</p>
<p style="text-align: justify;">Reste maintenant à savoir si cette volonté politique pourra se traduire, dans les prochaines années, par une véritable transformation industrielle capable de redéfinir la place du Gabon dans l’économie africaine et mondiale.</p>
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		<title>Gabon : la convention minière de Milingui ouvre la nouvelle ère industrielle voulue par Brice Clotaire Oligui Nguema</title>
		<link>https://leglobeinfo.com/gabon-la-convention-miniere-de-milingui-ouvre-la-nouvelle-ere-industrielle-voulue-par-brice-clotaire-oligui-nguema/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 May 2026 07:59:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au ministère des Mines, une signature à forte portée stratégique Par la rédaction de Globe infos Vendredi 15 mai, dans la salle de réunion du 9e étage du ministère des Mines à Libreville, le gouvernement gabonais a franchi une étape majeure dans la transformation de son secteur extractif en procédant à la signature de la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Au ministère des Mines, une signature à forte portée stratégique</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par la rédaction de Globe infos <img class="alignnone size-medium wp-image-21929"  alt="" width="300" height="194" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605160842150233-300x194.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605160842150233-300x194.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605160842150233.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vendredi 15 mai, dans la salle de réunion du 9e étage du ministère des Mines à Libreville, le gouvernement gabonais a franchi une étape majeure dans la transformation de son secteur extractif en procédant à la signature de la convention minière du projet de fer de Milingui avec Havila Mining Gabon. Portée par le ministre des Mines, Sosthène Nguema Nguema, cette avancée stratégique concrétise la vision du président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema de faire du secteur minier un levier central d’industrialisation, de souveraineté économique et de création d’emplois. Après près de neuf années d’exploration, le projet entre désormais dans sa phase opérationnelle avec, en ligne de mire, l’exploitation de 35 millions de tonnes de minerai à haute teneur (DSO) et l’ambition de repositionner durablement le Gabon parmi les futurs acteurs majeurs du fer en Afrique centrale.<img class="alignnone size-medium wp-image-21931"  alt="" width="300" height="287" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605160842141870-300x287.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605160842141870-300x287.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605160842141870-440x420.jpg 440w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605160842141870.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, la cérémonie, organisée en présence de plusieurs membres du gouvernement, marque un tournant décisif pour le secteur extractif national. Au-delà d’un simple acte administratif, cette signature traduit surtout la volonté des plus hautes autorités gabonaises de faire du secteur minier un pilier stratégique de la diversification économique et de la souveraineté industrielle du pays.</p>
<p style="text-align: justify;">« Un vendredi particulier pour le secteur minier gabonais »</p>
<p style="text-align: justify;">Prenant la parole devant la presse, le ministre des Mines, Sosthène Nguema Nguema, a insisté sur la portée historique de cette signature.</p>
<p style="text-align: justify;">« C’est un vendredi assez particulier, non seulement pour le secteur minier gabonais, mais également pour l’événement que nous avons eu aujourd’hui, celui de procéder à la signature de la première convention de fer qui va entrer en exploitation », a déclaré le membre du gouvernement.</p>
<p style="text-align: justify;">Le ministre a rappelé que cette convention concerne le projet d’exploitation du gisement de fer de Milingui par Havila Mining Gabon. Selon lui, cette avancée est l’aboutissement d’un long processus technique et administratif conduit en étroite collaboration avec les autorités gabonaises.</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant près de neuf années, l’entreprise a mené des travaux d’exploration et de recherche afin de circonscrire le potentiel minier du site. Une phase décisive avant le passage à l’exploitation industrielle.</p>
<p style="text-align: justify;">« Le ministère a accompagné cet opérateur pendant pratiquement neuf ans pour aboutir à ce projet », a précisé Sosthène Nguema Nguema.</p>
<p style="text-align: justify;">Après l’octroi du permis d’exploitation et la signature du décret instituant officiellement le projet de Milingui, la convention minière constituait donc l’ultime étape juridique avant le démarrage opérationnel des activités.</p>
<p style="text-align: justify;">Havila Mining annonce un gisement estimé à 500 millions de tonnes<img class="alignnone size-medium wp-image-21930"  alt="" width="300" height="245" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605160842151104-300x245.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605160842151104-300x245.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605160842151104-514x420.jpg 514w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605160842151104.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p style="text-align: justify;">De son côté, le directeur général de Havila Mining Gabon, le Dr Kamga Gabriel, a présenté les grandes lignes techniques du projet ainsi que les ambitions industrielles de l’entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon lui, les campagnes d’exploration menées durant près d’une décennie ont permis d’estimer le potentiel du gisement à environ 500 millions de tonnes de fer.</p>
<p style="text-align: justify;">« Nous avons passé presque neuf ans dans les études et les travaux d’exploration pour développer la mine de Milingui. Cela n’a pas été très facile », a-t-il expliqué.</p>
<p style="text-align: justify;">Le responsable de Havila Mining Gabon a également indiqué qu’une première phase d’exploitation concernera environ 35 millions de tonnes de minerai à haute teneur, connu dans l’industrie minière sous l’appellation DSO (Direct Shipping Ore).</p>
<p style="text-align: justify;">Cette catégorie de minerai présente l’avantage de pouvoir être exportée et commercialisée avec peu de transformation préalable, ce qui permet généralement une mise en exploitation plus rapide.<img class="alignnone size-medium wp-image-21932"  alt="" width="300" height="204" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605160842148421-300x204.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605160842148421-300x204.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605160842148421.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, l’entreprise prévoit d’inaugurer son usine d’exploitation dès le mois de novembre prochain, conformément au calendrier présenté aux autorités gabonaises.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus de 1 500 emplois annoncés dans la première phase</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des enjeux industriels, le projet Milingui cristallise également de fortes attentes sur le plan social et économique.</p>
<p style="text-align: justify;">Interrogé sur la question de l’employabilité des Gabonais, le directeur général de Havila Mining Gabon a annoncé la création progressive de plusieurs centaines d’emplois directs et indirects.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une première phase, le projet devrait générer environ 530 emplois directs ainsi que près de 1 000 emplois indirects.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, après deux à trois années d’exploitation, les effectifs pourraient atteindre près de 830 emplois directs et environ 2 000 emplois indirects.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces annonces interviennent alors que les autorités gabonaises multiplient les appels en faveur d’un contenu local plus renforcé dans les grands projets miniers et industriels.</p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif affiché par Libreville consiste désormais à faire émerger une véritable expertise nationale capable d’accompagner durablement l’industrialisation du secteur extractif.</p>
<p style="text-align: justify;">Le fer, nouveau levier de la stratégie économique gabonaise</p>
<p style="text-align: justify;">À travers le projet Milingui, le Gabon confirme sa volonté de repositionner le secteur minier comme un moteur central de croissance économique.</p>
<p style="text-align: justify;">Longtemps dominé par l’exploitation du manganèse, le paysage extractif gabonais connaît aujourd’hui une phase de diversification stratégique portée par le développement du fer.<img class="alignnone size-medium wp-image-21929"  alt="" width="300" height="194" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605160842150233-300x194.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605160842150233-300x194.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605160842150233.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les autorités gabonaises souhaitent désormais transformer localement une partie plus importante des ressources minières, renforcer la création de valeur sur le territoire national et réduire progressivement la dépendance aux exportations brutes.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette orientation s’inscrit dans une vision plus globale de souveraineté minière défendue par les plus hautes autorités du pays.</p>
<p style="text-align: justify;">À travers cette politique, Libreville ambitionne de bâtir une industrie minière plus intégrée, créatrice d’emplois, d’infrastructures et de revenus durables pour l’économie nationale.</p>
<p style="text-align: justify;">Milingui ouvre une nouvelle séquence pour le secteur extractif</p>
<p style="text-align: justify;">Avec la signature officielle de cette convention minière, le projet Milingui entre désormais dans sa phase opérationnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le gouvernement comme pour l’opérateur, cette avancée symbolise l’ouverture d’une nouvelle séquence pour l’industrie extractive gabonaise.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les mois à venir, les regards resteront tournés vers le démarrage effectif des activités, la concrétisation des engagements industriels ainsi que les retombées économiques promises pour les populations.<img class="alignnone size-medium wp-image-21933"  alt="" width="300" height="199" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260516-084005-300x199.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260516-084005-300x199.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260516-084005-1024x681.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260516-084005-768x511.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260516-084005-632x420.jpg 632w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260516-084005-696x463.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260516-084005-1068x710.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260516-084005-600x399.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260516-084005.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Car au-delà des annonces et des projections, le véritable défi sera désormais de transformer le potentiel minier du Gabon en richesse durable, en emplois qualifiés et en levier concret de développement national.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un contexte international marqué par une forte demande en minerais stratégiques, Libreville entend désormais accélérer la mise en valeur de son potentiel ferrifère tout en renforçant les retombées économiques locales.</p>
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		<title>Gabon : de Kigali à Libreville, Brice Clotaire Oligui Nguema orchestre une offensive diplomatique, économique et culturelle</title>
		<link>https://leglobeinfo.com/gabon-de-kigali-a-libreville-brice-clotaire-oligui-nguema-orchestre-une-offensive-diplomatique-economique-et-culturelle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2026 20:32:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De Kigali à Libreville, une séquence présidentielle sous le signe du repositionnement du Gabon Par Thomas René pour Globe infos  Un marathon diplomatique à Kigali, une offensive économique devant les géants du business, et un retour aux sources coloré à Libreville. Ce vendredi 15 mai 2026, le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a dicté [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>De Kigali à Libreville, une séquence présidentielle sous le signe du repositionnement du Gabon<img class="alignnone size-medium wp-image-21920"  alt="" width="300" height="189" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605152122179774-300x189.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605152122179774-300x189.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605152122179774-534x338.jpg 534w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605152122179774.jpg 536w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par Thomas René pour Globe infos </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un marathon diplomatique à Kigali, une offensive économique devant les géants du business, et un retour aux sources coloré à Libreville. Ce vendredi 15 mai 2026, le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a dicté un tempo d’enfer. Entre la séduction des investisseurs au Africa CEO Forum et le lancement historique du « pagne obligatoire » dans l&rsquo;administration, récit d&rsquo;une journée charnière où le Gabon a affirmé sa souveraineté économique et culturelle.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">De Kigali à Libreville, une séquence présidentielle sous le signe du repositionnement du Gabon</p>
<p style="text-align: justify;">Après plusieurs jours d’une tournée diplomatique africaine dense, le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a conclu ce 15 mai 2026 une journée à forte portée politique, économique et symbolique.<br />
Entre plaidoyer économique au Rwanda et cérémonie républicaine à Libreville, le chef de l’État a multiplié les séquences destinées à conforter la nouvelle trajectoire diplomatique et stratégique du Gabon.</p>
<p style="text-align: justify;">D’abord à Kigali, dans le cadre de l’édition 2026 de Africa CEO Forum 2026, le président gabonais s’est adressé aux investisseurs internationaux. Ensuite, quelques heures plus tard, il a regagné Libreville où il a présidé la cérémonie solennelle de descente des couleurs au Pavillon d’Honneur de l’aéroport international Léon-Mba.<img class="alignnone size-medium wp-image-21921"  alt="" width="300" height="199" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605152122176250-300x199.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605152122176250-300x199.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605152122176250.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p style="text-align: justify;">À travers ces deux temps forts, l’exécutif gabonais a voulu projeter une image cohérente : celle d’un État engagé dans la transformation économique, mais également attaché à la valorisation de son identité culturelle.</p>
<p style="text-align: justify;">À Kigali, le Gabon déroule son offensive économique</p>
<p style="text-align: justify;">Face à un parterre de dirigeants d’entreprises, de bailleurs et de décideurs africains réunis à Kigali, Brice Clotaire Oligui Nguema a défendu la stratégie économique du Gabon lors de la session spéciale intitulée « Invest in Gabon ».</p>
<p style="text-align: justify;">Le chef de l’État a présenté les réformes engagées depuis plusieurs mois pour améliorer l’attractivité du pays. Il a notamment insisté sur la révision des codes minier, forestier et pétrolier. Par ailleurs, il a mis en avant la modernisation du dispositif fiscal et douanier.<img class="alignnone size-medium wp-image-21922"  alt="" width="300" height="196" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605152122178192-300x196.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605152122178192-300x196.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605152122178192-534x351.jpg 534w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605152122178192.jpg 536w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Dans le même esprit, la digitalisation progressive de l’administration a été présentée comme un levier majeur de compétitivité. Désormais, selon les autorités gabonaises, la création d’entreprise peut être effectuée en ligne en moins de 48 heures.</p>
<p style="text-align: justify;">Le président gabonais a également réaffirmé sa volonté d’accélérer la transformation locale des matières premières. Cette orientation constitue l’un des piliers du Programme national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, Libreville entend réduire sa dépendance aux exportations brutes et favoriser l’émergence d’une économie davantage industrialisée.</p>
<p style="text-align: justify;">Le projet Belinga au cœur du discours présidentiel</p>
<p style="text-align: justify;">Au cours de son intervention, le président de la République a particulièrement insisté sur le projet d’exploitation du gisement de fer de Belinga, considéré comme l’un des projets structurants les plus ambitieux du Gabon.</p>
<p style="text-align: justify;">Le chantier prévoit notamment la construction d’une ligne ferroviaire d’environ 450 kilomètres, d’un port en eau profonde ainsi que de barrages hydroélectriques destinés à accompagner la transformation du minerai sur le territoire national.</p>
<p style="text-align: justify;">À Kigali, ce dossier a été présenté comme un futur moteur de croissance régionale. Le Gabon cherche désormais à attirer des partenaires capables de financer et d’accompagner cette infrastructure stratégique.<img class="alignnone size-medium wp-image-21923"  alt="" width="300" height="192" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605152122179023-300x192.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605152122179023-300x192.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605152122179023.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà du secteur minier, plusieurs domaines prioritaires ont été ouverts aux investisseurs internationaux. Il s’agit notamment de l’énergie, des infrastructures, du logement social, de l’agriculture, de l’eau et de l’assainissement, mais aussi des infrastructures sanitaires et scolaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette offensive économique traduit une volonté claire : repositionner le Gabon comme une plateforme d’investissement crédible en Afrique centrale.</p>
<p style="text-align: justify;">Retour à Libreville dans une ambiance de solennité républicaine</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques heures après cette séquence économique à Kigali, Brice Clotaire Oligui Nguema a regagné Libreville à l’issue de sa tournée diplomatique qui l’a conduit en Angola, à Djibouti, au Kenya, en Ouganda et au Rwanda.</p>
<p style="text-align: justify;">À son arrivée, le chef de l’État a présidé la cérémonie solennelle de descente des couleurs au Pavillon d’Honneur de l’aéroport international Léon-Mba.<br />
Autour de lui se trouvaient les présidents d’institutions, plusieurs membres du gouvernement ainsi que de nombreuses autorités administratives et militaires.</p>
<p style="text-align: justify;">L’atmosphère était marquée par une forte symbolique nationale. En effet, cette cérémonie intervenait au moment de l’entrée en vigueur du port obligatoire du pagne dans l’administration publique chaque vendredi, conformément au décret présidentiel du 6 mai 2026 relatif à la promotion de la tenue africaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les rangs des officiels comme parmi les agents présents, les tissus aux couleurs africaines donnaient à la cérémonie une tonalité inhabituelle, mêlant protocole républicain et affirmation<img class="alignnone size-medium wp-image-21924"  alt="" width="300" height="204" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260515-212020-300x204.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260515-212020-300x204.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260515-212020-1024x696.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260515-212020-768x522.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260515-212020-618x420.jpg 618w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260515-212020-696x473.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260515-212020-1068x726.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260515-212020-600x408.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260515-212020.jpg 1079w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /> culturelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Le pagne comme instrument de souveraineté culturelle</p>
<p style="text-align: justify;">Prenant la parole au cours de cette cérémonie, le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, Paul Ulrich Kessany, a défendu la portée symbolique de cette mesure gouvernementale.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon lui, cette initiative vise à valoriser le patrimoine culturel national, mais également à renforcer le sentiment d’appartenance collective.<br />
Le ministre a aussi insisté sur la nécessité de promouvoir une identité gabonaise assumée à travers les codes vestimentaires africains.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, il a évoqué l’idée d’une relance industrielle inspirée de l’ancienne SOTEGA. Cette perspective pourrait permettre, selon lui, de soutenir la souveraineté culturelle tout en stimulant l’économie nationale.</p>
<p style="text-align: justify;">À terme, les autorités espèrent également que cette dynamique favorisera la création d’emplois, notamment pour les jeunes.</p>
<p style="text-align: justify;">Une même ligne politique entre diplomatie et identité nationale</p>
<p style="text-align: justify;">Cette journée du 15 mai 2026 aura finalement condensé les principaux axes de la stratégie portée par Brice Clotaire Oligui Nguema : renforcer l’influence diplomatique du Gabon, attirer les capitaux étrangers et consolider l’identité nationale.</p>
<p style="text-align: justify;">D’un côté, Kigali a servi de vitrine économique pour convaincre investisseurs et partenaires internationaux. De l’autre, Libreville a offert une scène plus symbolique, centrée sur la cohésion nationale et la valorisation culturelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre diplomatie économique et affirmation identitaire, le pouvoir gabonais tente désormais de construire un récit politique articulé autour de la souveraineté, du développement et du rayonnement continental du pays.</p>
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		<title>Gabon–Eramet : Libreville accélère sa doctrine de souveraineté minière</title>
		<link>https://leglobeinfo.com/gabon-eramet-libreville-accelere-sa-doctrine-de-souverainete-miniere/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 21:43:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour la rédaction de Globe infos Thomas René À Africa Forward, Oligui Nguema fixe le cap d’un nouveau modèle extractif fondé sur la transformation locale et la montée en puissance industrielle du Gabon À travers les salons feutrés du sommet Africa Forward, la rencontre avait tout d’un échange diplomatique classique. Pourtant, derrière les images protocolaires [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Pour la rédaction de Globe infos Thomas René<img class="alignnone size-medium wp-image-21912"  alt="" width="272" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260513-221441-272x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260513-221441-272x300.jpg 272w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260513-221441-928x1024.jpg 928w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260513-221441-768x848.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260513-221441-381x420.jpg 381w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260513-221441-696x768.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260513-221441-1068x1179.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260513-221441-600x662.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/Screenshot_20260513-221441.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 272px) 100vw, 272px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>À Africa Forward, Oligui Nguema fixe le cap d’un nouveau modèle extractif fondé sur la transformation locale et la montée en puissance industrielle du Gabon</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À travers les salons feutrés du sommet Africa Forward, la rencontre avait tout d’un échange diplomatique classique. Pourtant, derrière les images protocolaires entre le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, et la directrice générale du groupe Eramet, Christel Bories, se dessinait une orientation économique bien plus profonde : celle d’un Gabon déterminé à reprendre progressivement la maîtrise stratégique de ses ressources minières.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le discours des autorités gabonaises, le mot revient désormais avec insistance : souveraineté. Souveraineté industrielle, souveraineté économique, mais surtout souveraineté minière. Un concept devenu central dans la vision portée par Libreville depuis plusieurs mois.</p>
<p style="text-align: justify;">Le manganèse au cœur du repositionnement gabonais</p>
<p style="text-align: justify;">Premier producteur mondial de manganèse à haute teneur, le Gabon entend désormais dépasser le simple rôle de fournisseur de matières premières. À Libreville, l’idée fait son chemin : exporter du minerai brut ne suffit plus à soutenir les ambitions économiques du pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Le chef de l’État gabonais souhaite ainsi orienter progressivement le secteur vers davantage de transformation locale. En filigrane, une conviction : la richesse minière nationale doit produire plus de valeur sur le territoire gabonais, créer des emplois qualifiés et soutenir l’émergence d’un véritable tissu industriel.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de cette audience stratégique, Brice Clotaire Oligui Nguema a réaffirmé cette doctrine devant les dirigeants d’Eramet, acteur historique de l’exploitation du manganèse au Gabon. Le groupe français est appelé à accompagner cette évolution progressive du modèle minier gabonais.</p>
<p style="text-align: justify;">Une nouvelle relation entre l’État et les groupes extractifs</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les cercles économiques gabonais, beaucoup voient dans cette séquence un changement de ton significatif. Le pouvoir ne parle plus uniquement d’exploitation minière. Il évoque désormais chaîne de valeur, industrialisation locale et gouvernance stratégique des ressources.</p>
<p style="text-align: justify;">Le message adressé aux partenaires étrangers est donc précis : le Gabon veut construire une relation davantage orientée vers la transformation et l’investissement industriel de long terme.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour autant, la rencontre entre Libreville et Eramet ne s’est pas traduite par la signature d’un accord formel. Elle a surtout permis d’approfondir une vision commune autour des perspectives d’évolution du secteur minier gabonais.</p>
<p style="text-align: justify;">Les discussions ont notamment porté sur le développement d’un écosystème industriel local, la montée en compétence des ressources humaines nationales ainsi que la modernisation du Transgabonais, infrastructure clé pour le transport des minerais.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Transgabonais, colonne vertébrale du projet industriel</p>
<p style="text-align: justify;">Derrière les enjeux miniers, c’est aussi la question des infrastructures qui se joue. Long de plus de 600 kilomètres, le Transgabonais reste l’artère logistique majeure du pays. Chaque année, des millions de tonnes de manganèse y transitent entre les sites d’extraction et le port d’Owendo.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Libreville, la modernisation de cette ligne ferroviaire devient indispensable si le pays veut accompagner sa montée en puissance industrielle. Là encore, l’État souhaite inscrire les opérateurs miniers dans une logique de partenariat structurel plutôt que dans une simple relation d’exploitation.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette approche s’inscrit dans une tendance plus large observée sur le continent africain. Du Sénégal à la Guinée, plusieurs États cherchent aujourd’hui à mieux valoriser leurs ressources naturelles afin d’accroître les retombées locales.</p>
<p style="text-align: justify;">Libreville veut transformer son sous-sol en puissance économique</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà du manganèse, le Gabon tente désormais de redéfinir sa place dans les équilibres économiques africains. Le pays veut attirer des investissements industriels capables de transformer localement ses matières premières et de réduire sa dépendance aux exportations brutes.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette ambition suppose cependant des investissements lourds, une stabilité réglementaire et des infrastructures adaptées. Elle exige aussi un dialogue constant entre l’État et les grands groupes internationaux présents dans le secteur extractif.</p>
<p style="text-align: justify;">À travers cette rencontre avec Christel Bories, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a surtout voulu afficher une direction politique claire : celle d’un Gabon qui entend désormais faire de ses ressources minières un levier direct de transformation économique nationale.</p>
<p style="text-align: justify;">À Libreville, le cap est désormais assumé. Celui d’un pays qui ne veut plus seulement extraire ses richesses, mais construire autour d’elles une véritable puissance industrielle.</p>
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