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	<title>A LA UNE Archives - Globe Infos</title>
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	<description>INFORMER SANS DÉFORMER</description>
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	<title>A LA UNE Archives - Globe Infos</title>
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		<title>France-Afrique : douze voix plaident pour passer de l’égalité des partenaires à la puissance des partenariats</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Oct 2026 11:07:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>DÉCRYPTAGE/ Libreville le 05 octobre 2026. Dans une tribune collective, élus, anciens responsables publics, diplomates, acteurs associatifs et représentants des diasporas défendent une nouvelle grammaire de la relation entre la France et les pays africains. Moins d’aide conçue comme une fin en soi, davantage d’investissement, de compétences, d’innovation et de projets capables de créer de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>DÉCRYPTAGE/ Libreville le 05 octobre 2026. Dans une tribune collective, élus, anciens responsables publics, diplomates, acteurs associatifs et représentants des diasporas défendent une nouvelle grammaire de la relation entre la France et les pays africains. Moins d’aide conçue comme une fin en soi, davantage d’investissement, de compétences, d’innovation et de projets capables de créer de la valeur sur les deux rives. Une orientation qui trouve un écho particulier dans la dynamique engagée avec Africa Forward à Nairobi.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par Thomas René pour Globe Infos<span style="color: #ff0000;"><em> « le monde décrypté depuis le Gabon »</em></span> <img class="alignnone size-medium wp-image-23160"  alt="" width="300" height="159" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261005-114943-300x159.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261005-114943-300x159.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261005-114943-1024x543.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261005-114943-768x407.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261005-114943-792x420.jpg 792w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261005-114943-696x369.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261005-114943-1068x566.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261005-114943-600x318.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261005-114943.jpg 1079w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il y a des moments où le changement d’une relation commence par un changement de vocabulaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant longtemps, la relation entre la France et l’Afrique a été racontée à travers l’aide, la coopération, les sommets et les accords bilatéraux. Ces instruments restent utiles. Mais ils ne suffisent plus à décrire les attentes d’un continent dont les économies, les ambitions et les partenariats se transforment rapidement.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est précisément le déplacement proposé par une tribune intitulée <strong>« Dialogue entre la France et les Pays Africains : de l’égalité des partenaires à la puissance des partenariats »</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Douze signataires, issus d’horizons institutionnels, diplomatiques, associatifs et économiques différents, y défendent une idée qui mérite d’être regardée au-delà des formules diplomatiques : <strong>la relation franco-africaine doit désormais produire davantage de capacités, de projets et de valeur commune.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La question qu’ils posent est finalement très concrète : que peuvent construire ensemble la France et les pays africains que chacun ne pourrait pas réaliser avec la même efficacité de son côté ?</p>
<p style="text-align: justify;">La réponse ne tient pas dans un nouveau slogan. Elle suppose de changer progressivement la manière de concevoir le partenariat.</p>
<h2 style="text-align: justify;">De la coopération à la capacité d’agir</h2>
<p style="text-align: justify;">C’est le cœur de la tribune.</p>
<p style="text-align: justify;">Les relations franco-africaines ne devraient plus être évaluées seulement au nombre d’accords signés ou de programmes lancés. Elles doivent aussi se mesurer à ce qu’elles permettent de faire naître : des entreprises, des infrastructures, des centres de recherche, des compétences, des chaînes de valeur et des emplois.</p>
<p style="text-align: justify;">Le déplacement est important.</p>
<p style="text-align: justify;">Coopérer, c’est travailler ensemble. Construire des capacités, c’est permettre à chacun de disposer des moyens de poursuivre, d’adapter et d’amplifier ce qui a été entrepris.</p>
<p style="text-align: justify;">Une technologie transférée n’aura pas le même impact si elle reste dépendante d’une expertise extérieure que si elle peut être maîtrisée, adaptée et progressivement produite localement.</p>
<p style="text-align: justify;">Une formation ne prend pas tout son sens au moment où un diplôme est remis. Elle devient réellement stratégique lorsqu’elle permet à un jeune diplômé d’intégrer une entreprise, de créer son activité, d’innover ou de transmettre à son tour ses compétences.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est cette logique que les auteurs appliquent à des secteurs aussi différents que la santé, l’énergie, l’agriculture, la pharmacie, le numérique, l’intelligence artificielle ou les services financiers.</p>
<p style="text-align: justify;">Le message est donc moins celui d’un retrait de la coopération que celui de sa transformation.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il ne s’agit plus seulement de financer des besoins. Il s’agit de renforcer les capacités qui permettront d’y répondre durablement.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify;">Les territoires, là où le partenariat devient concret</h2>
<p style="text-align: justify;">Cette évolution ne peut pas rester cantonnée aux capitales.</p>
<p style="text-align: justify;">L’eau, l’assainissement, les transports, les déchets, l’urbanisation, l’énergie ou encore l’accès aux services publics sont des réalités quotidiennes. Elles se vivent dans les villes, les communes et les régions.</p>
<p style="text-align: justify;">La tribune propose donc de donner davantage de place à la coopération décentralisée.</p>
<p style="text-align: justify;">L’idée mérite attention : passer du jumelage principalement symbolique au <strong>jumelage de projets</strong>. Faire de deux collectivités partenaires non plus seulement des interlocuteurs institutionnels, mais des acteurs capables de travailler ensemble sur un problème identifié et d’en mesurer les résultats.</p>
<p style="text-align: justify;">Une collectivité française pourrait ainsi accompagner une ville africaine dans la modernisation de ses services publics. Une autre pourrait travailler sur la gestion des déchets, l&rsquo;eau, la mobilité, l&rsquo;aménagement urbain ou la formation des agents.</p>
<p style="text-align: justify;">Le partenariat prend alors une autre dimension.</p>
<p style="text-align: justify;">Il quitte les salles de réunion pour entrer dans la vie quotidienne.</p>
<p style="text-align: justify;">La composition du collectif donne d’ailleurs du poids à cette proposition. Parmi les signataires figure <strong>Boubakar Ngouwa Guingo Mayaki</strong>, quatrième maire-adjoint de Port-Gentil chargé des relations internationales et de la coopération décentralisée. <strong>Tatiana Niamayoua</strong>, conseillère du 7e arrondissement de Lyon, apporte également une expérience territoriale.</p>
<p style="text-align: justify;">À leurs côtés figurent d’anciens responsables publics, des diplomates, des acteurs associatifs et des représentants des diasporas.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette diversité est importante. Elle montre que la relation franco-africaine ne peut plus être pensée uniquement comme une affaire entre présidents, ministres et administrations centrales.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Les diasporas, un capital encore sous-exploité</h2>
<p style="text-align: justify;">Il existe entre la France et l’Afrique une infrastructure humaine que les politiques publiques ne mesurent pas toujours à sa juste valeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Des entrepreneurs connaissent les deux marchés. Des médecins exercent sur les deux rives. Des chercheurs collaborent avec plusieurs universités. Des ingénieurs, des cadres et des étudiants circulent entre les deux espaces.</p>
<p style="text-align: justify;">Les diasporas constituent ainsi des passerelles naturelles.</p>
<p style="text-align: justify;">La tribune invite à aller plus loin en facilitant la mobilité des compétences, la reconnaissance des qualifications, la création d’incubateurs communs ou encore la mise en place de mécanismes de co-investissement.</p>
<p style="text-align: justify;">La proposition est particulièrement intéressante pour la jeunesse et les PME.</p>
<p style="text-align: justify;">Car la prochaine étape de la relation franco-africaine ne se jouera pas uniquement autour des grands groupes et des États. Elle se jouera aussi dans les start-up, les laboratoires, les universités, les PME et les réseaux d&rsquo;entrepreneurs.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est à ce niveau que les liens humains peuvent devenir un véritable avantage économique.</p>
<h2 style="text-align: justify;">La France devra convaincre par la valeur de son offre</h2>
<p style="text-align: justify;">La tribune ne cherche pas à restaurer un quelconque tête-à-tête exclusif.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle reconnaît au contraire une réalité devenue incontournable : les pays africains diversifient leurs partenaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Europe, Asie, Amériques, monde arabe et pays du Golfe proposent aujourd’hui des financements, des technologies, des infrastructures et des marchés. Cette diversification traduit aussi une volonté croissante des États africains de choisir leurs partenariats en fonction de leurs intérêts.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la France, ce nouvel environnement peut être vu comme une contrainte.</p>
<p style="text-align: justify;">Il peut aussi devenir une opportunité.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle conserve des atouts importants : proximité historique et humaine, universités, centres de recherche, entreprises, réseaux culturels et espace linguistique partagé. Mais ces avantages ne peuvent plus être considérés comme acquis.</p>
<p style="text-align: justify;">Le partenariat doit être compétitif.</p>
<p style="text-align: justify;">Les auteurs le formulent avec une certaine franchise : <strong>l’histoire ne garantit pas un contrat, la langue ne garantit aucune préférence et l’amitié ne dispense pas de faire ses preuves.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est probablement l’une des idées les plus saines de la tribune.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle reconnaît aux partenaires africains une liberté de choix tout en invitant la France à améliorer son offre. La relation devient alors moins dépendante de l’héritage et davantage fondée sur la pertinence des projets.</p>
<p style="text-align: justify;">Un pays africain plus autonome n’est pas nécessairement un pays plus éloigné de la France.</p>
<p style="text-align: justify;">Il peut au contraire devenir un partenaire plus solide lorsqu’il dispose d’universités performantes, d’entreprises compétitives, d’ingénieurs qualifiés, d’une capacité industrielle et de moyens financiers pour investir.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’autonomie ne détruit pas le partenariat. Elle peut lui donner des bases plus équilibrées.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify;">Nairobi : le discours commence à rencontrer une nouvelle réalité</h2>
<p style="text-align: justify;">La démarche défendue par les douze signataires intervient dans un contexte où la France cherche elle aussi à faire évoluer son approche du continent.</p>
<p style="text-align: justify;">Les 11 et 12 mai 2026, la France et le Kenya ont coorganisé à Nairobi le sommet <strong>Africa Forward</strong>, consacré notamment à l’innovation, à la croissance et aux investissements. Le choix du Kenya n’est pas anodin : il inscrit cette initiative dans un dialogue qui dépasse l’espace traditionnellement francophone.</p>
<p style="text-align: justify;">Les annonces financières donnent une mesure de l’ambition affichée. <strong>23 milliards d’euros d’investissements en Afrique</strong> ont été annoncés, dont 14 milliards d’investissements français et 9 milliards africains. Le forum économique organisé autour du sommet a réuni plus de 1 500 chefs d’entreprise, entrepreneurs et investisseurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces chiffres ne suffisent évidemment pas à mesurer les résultats d’une politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ils témoignent d’une évolution intéressante du discours : l’investissement, l’innovation, l’entrepreneuriat et la création de valeur occupent désormais une place centrale dans le dialogue.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est précisément ce que défend la tribune.</p>
<p style="text-align: justify;">Les deux démarches ne sont pas identiques. Elles se situent toutefois sur un terrain commun : celui d’une relation qui cherche davantage à produire qu’à simplement promettre.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le plus difficile commence maintenant</h2>
<p style="text-align: justify;">C’est ici que la prudence journalistique s’impose.</p>
<p style="text-align: justify;">Une tribune peut ouvrir une voie. Un sommet peut annoncer des milliards. Un accord peut fixer un cadre.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais rien de tout cela ne remplace l’exécution.</p>
<p style="text-align: justify;">Un investissement annoncé doit devenir un projet financé. Un projet financé doit devenir une infrastructure, une entreprise ou un service opérationnel. Une formation doit déboucher sur des compétences réellement utilisables. Une coopération universitaire doit produire des chercheurs, des innovations ou des entreprises.</p>
<p style="text-align: justify;">Le défi est donc moins de convaincre sur le principe que de démontrer dans les faits.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur ce terrain, plusieurs conditions seront déterminantes : la qualité du financement, la sécurité juridique, la capacité des administrations à conduire les projets, l’accès aux marchés, la formation technique et la possibilité pour les entreprises africaines de prendre une place réelle dans les chaînes de valeur.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est précisément pourquoi la démarche défendue par la tribune mérite d’être encouragée sans être sanctuarisée.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle propose un cap pertinent. Le débat doit désormais porter sur les moyens de le rendre opérationnel.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Faire de l’égalité une capacité commune</h2>
<p style="text-align: justify;">Le mérite principal de cette initiative est finalement de déplacer le regard.</p>
<p style="text-align: justify;">La question n’est plus seulement : <strong>que peut faire la France pour l’Afrique ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Elle devient : <strong>que peuvent faire ensemble des partenaires africains et français qui disposent chacun de leurs propres intérêts, de leurs compétences et de leurs ambitions ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La nuance est considérable.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle suppose une Afrique capable de choisir, de négocier et d’investir. Elle suppose aussi une France qui accepte de convaincre par la qualité de ses projets plutôt que par le seul poids de son histoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle invite surtout à regarder la relation franco-africaine comme une relation économique, scientifique, technologique, territoriale et humaine, et plus seulement comme une relation diplomatique.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est peut-être là que la référence à Senghor prend tout son relief.</p>
<p style="text-align: justify;">La langue commune peut faciliter le dialogue. Elle peut aussi devenir un outil de circulation des savoirs, des talents, des capitaux et des innovations.</p>
<p style="text-align: justify;">À condition de la faire vivre.</p>
<p style="text-align: justify;">L’égalité des partenaires ne prendra véritablement corps que lorsqu’elle produira des capacités communes à agir, à investir et à créer.</p>
<p style="text-align: justify;">Les signataires ont posé une direction. La dynamique engagée entre la France et les pays africains montre que cette réflexion trouve déjà des prolongements dans l’agenda économique et diplomatique.</p>
<p style="text-align: justify;">Le prochain rendez-vous sera celui du réel.</p>
<p style="text-align: justify;">Une ville modernisée. Une PME financée. Une technologie maîtrisée. Un laboratoire partagé. Un jeune formé et employé. Une chaîne de valeur créée sur le continent.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est à cette échelle que se mesurera la réussite du nouveau partenariat.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Après l’égalité des partenaires, la puissance de l’action commune reste à construire. Mais, cette fois, le chantier semble clairement identifié.</strong></p>
<h3 style="text-align: justify;">Les signataires de la tribune</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Gérard Andrialemirovason</strong> — Ancien directeur général de la Présidence de la République de Madagascar.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Yaye Awa Mbacké</strong> — Ancienne vice-consule du Sénégal à Paris ; ancienne ministre-conseillère auprès du président de la République Macky Sall.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pierre-Emanuel Kentouri Bonod</strong> — Vice-président chargé des diasporas, United Nations Federation (UNF).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Betty Niangi Bikuidi</strong> — Chargée des alliances au sein de la cellule diplomatique du ministère délégué à la Francophonie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Boubakar Ngouwa Guingo Mayaki</strong> — Quatrième maire-adjoint de Port-Gentil, chargé des relations internationales et de la coopération décentralisée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tatiana Niamayoua</strong> — Conseillère du 7e arrondissement de Lyon ; chevalière de l’Ordre du Mérite du Congo.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Théo Thibaut-Pinon</strong> — Secrétaire général de la délégation du Royaume Sanwi en Europe.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Amel Ayari</strong> — Présidente de l’Association française pour les échanges scientifiques, culturels et économiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Amar Dib</strong> — Juge-médiateur international et écrivain ; chevalier de la Légion d’honneur.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nora Beni</strong> — Directrice de production.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Johnley Israël</strong> — Responsable de la cellule coopération de l’ambassade de la République d’Haïti près la République française.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Fatiha Chantal</strong> — Conférencière et journaliste.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Globe Infos présente les qualités des signataires telles qu’elles figurent dans la tribune consultée.</em></p>
<p>Globe Infos, <em><span style="color: #ff0000;">« le monde décrypté depuis le Gabon » </span></em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tribune libre  De la pêche nocturne à l’omniprésence médiatique : mutation de la communication présidentielle au Gabon à l’ère d’Oligui Nguéma</title>
		<link>https://leglobeinfo.com/tribune-libre-de-la-peche-nocturne-a-lomnipresence-mediatique-mutation-de-la-communication-presidentielle-au-gabon-a-lere-doligui-nguema/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 13:43:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du modèle institutionnel au président connecté : le rôle de Chamberland Moukouama dans la reconfiguration de la relation pouvoir, médias et opinion Introduction : quand la communication présidentielle change de visage La communication politique contemporaine connaît une transformation qui dépasse largement la simple apparition des réseaux sociaux. Ce qui évolue désormais, c’est la relation entre [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Du modèle institutionnel au président connecté : le rôle de Chamberland Moukouama dans la reconfiguration de la relation pouvoir, médias et opinion<img class="alignnone size-medium wp-image-23145"  alt="" width="300" height="292" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_202610010935044169-300x292.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_202610010935044169-300x292.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_202610010935044169-431x420.jpg 431w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_202610010935044169.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Introduction : quand la communication présidentielle change de visage</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La communication politique contemporaine connaît une transformation qui dépasse largement la simple apparition des réseaux sociaux. Ce qui évolue désormais, c’est la relation entre le dirigeant politique, le journaliste, le média et le citoyen.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pendant longtemps, la communication présidentielle reposait principalement sur des dispositifs institutionnels : discours officiels, communiqués, conférences de presse, interviews organisées, déplacements couverts par les médias et intervention de la presse présidentielle. Ces formes n’ont pas disparu. Elles coexistent désormais avec des communications beaucoup plus directes, personnalisées, mobiles et numériques.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dominique Wolton rappelle que la communication politique est avant tout une relation entre acteurs et publics. Andrew Chadwick, avec la notion de « système médiatique hybride », montre pour sa part que les anciens et les nouveaux médias ne se substituent pas nécessairement : ils peuvent s’articuler et se renforcer mutuellement.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Gabon constitue aujourd’hui un terrain particulièrement intéressant pour observer cette transformation.</p>
<p style="text-align: justify;">De la communication institutionnelle à la communication de proximité</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis l’arrivée au pouvoir de Brice Clotaire Oligui Nguéma, plusieurs formes de communication présidentielle se développent parallèlement. Aux cérémonies officielles, discours et déplacements, s’ajoutent des séquences de proximité, davantage personnalisées et adaptées aux codes des médias numériques.</p>
<p style="text-align: justify;">La séquence de Mayumba, le 28 mai 2026, au cours d’une partie de pêche nocturne avec Chamberland Moukouama, les descentes inopinées sur les chantiers de construction à Libreville sous le regard de Chamberland Moukouama, la participation à un match de volley-ball avec ses anciens camarades de lycée à Port-Gentil en présence de Chamberland Moukouama, constituent à cet égard des scènes particulièrement révélatrices. Le président n’est plus placé derrière un pupitre ou dans un décor protocolaire. Il échange dans des environnements ordinaires, de nuit à bord d’une embarcation et, le jour, les pieds dans la boue et les crevasses, et toujours avec un interlocuteur qui pose des questions directes. Le décor devient alors lui-même un élément du message.</p>
<p style="text-align: justify;">La question n’est donc plus seulement : que dit le président ?</p>
<p style="text-align: justify;">Elle devient aussi : où parle-t-il, avec qui, devant quelle caméra, selon quel format et pour quel public ?</p>
<p style="text-align: justify;">Chamberland Moukouama : une nouvelle médiation présidentielle</p>
<p style="text-align: justify;">La présence de Chamberland Moukouama dans plusieurs séquences de communication présidentielle mérite dès lors d’être étudiée comme un phénomène de concentration politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Le format « CASH » repose sur une apparente proximité avec le citoyen : questions directes, langage moins protocolaire, environnement non institutionnel et diffusion numérique. Plusieurs analyses gabonaises ont interprété cette pratique comme une évolution importante des codes de la communication présidentielle. Mais cette proximité ne signifie pas disparition de la médiation. Elle produit au contraire une nouvelle médiation. Celui qui filme, interroge, sélectionne, monte et diffuse participe nécessairement à la construction du récit présidentiel.</p>
<p style="text-align: justify;">John B. Thompson avait montré que la médiatisation transforme profondément les conditions de la visibilité politique. Le pouvoir ne se contente plus d’être présent dans les institutions : il doit aussi être visible dans des espaces médiatiques multiples.</p>
<p style="text-align: justify;">La pêche nocturne, les visites risquées des chantiers et la partie de hand-ball peuvent ainsi être considérées comme des objets d’étude particulièrement révélateurs : elles associent présidentialité, proximité, mise en scène, journalisme et réseaux sociaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Trump : trois séquences révélatrices d’une même transformation</p>
<p style="text-align: justify;">L’expérience américaine offre trois exemples particulièrement éclairants.</p>
<p style="text-align: justify;">Le premier est celui de Donald Trump répondant aux questions de Jake Tapper de CNN par messages texte, le 4 octobre 2025. Il ne s’agit plus d’une interview classique en studio ou en face à face. Le téléphone devient directement le support de l’entretien. CNN a ensuite présenté à l’antenne la chaîne des messages échangés.</p>
<p style="text-align: justify;">Le deuxième épisode est encore plus direct : le 8 juin 2026, Elina Shirazi, correspondante du Daily Mail, adresse une question par SMS à Donald Trump et reçoit directement sa réponse. Le journaliste n’a donc plus nécessairement besoin d’attendre une conférence de presse ou une interview formelle pour solliciter la parole présidentielle.</p>
<p style="text-align: justify;">Le troisième cas est de nature différente, mais particulièrement instructif. En mars 2025, Jeffrey Goldberg, rédacteur en chef de The Atlantic, fut accidentellement ajouté à un groupe Signal, réunissant de hauts responsables de l’administration Trump. Des échanges sur une opération militaire américaine contre les Houthis au Yémen furent ainsi accessibles à un journaliste. Les informations furent ensuite publiées et largement commentées.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces trois situations ne doivent évidemment pas être mises sur le même plan. La première relève d’une interview présidentielle par messagerie, la deuxième d’une interaction directe entre président et journaliste, tandis que la troisième constitue un incident de sécurité et de communication gouvernementale.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ensemble, elles révèlent quelque chose d’essentiel : la messagerie numérique est devenue un espace dans lequel peuvent désormais circuler la parole politique, l’interrogation journalistique, l’information gouvernementale et même des informations hautement sensibles. La frontière entre communication officielle, communication médiatique et communication interpersonnelle devient plus poreuse.</p>
<p style="text-align: justify;">Du Gabon aux États-Unis : la fin du monopole des formats traditionnels</p>
<p style="text-align: justify;">La comparaison entre les États-Unis et le Gabon doit rester naturellement prudente. Les systèmes politiques, les institutions médiatiques et les cultures professionnelles ne sont pas identiques. Elle permet néanmoins d’observer une évolution commune : la parole politique peut désormais emprunter des chemins qui contournent ou complètent les dispositifs journalistiques traditionnels.</p>
<p style="text-align: justify;">Manuel Castells a largement étudié cette transformation des rapports entre pouvoir et communication dans la société en réseaux. Zizi Papacharissi, quant à elle, montre comment les espaces numériques permettent l’émergence de nouvelles formes d’expression et de participation politique. Le phénomène gabonais s’inscrit donc dans une transformation internationale, mais avec ses propres caractéristiques.</p>
<p style="text-align: justify;">L’hybridation du modèle gabonais</p>
<p style="text-align: justify;">Le plus intéressant, au Gabon, est que la communication numérique de proximité ne semble pas avoir supprimé la communication institutionnelle. Elle s’y ajoute.</p>
<p style="text-align: justify;">La communication présidentielle conserve ses formes officielles : déplacements, cérémonies, discours, comptes rendus, médias publics et presse présidentielle. Dans le même temps apparaissent ou se développent des formats plus personnels, plus courts, plus conversationnels et davantage adaptés aux plateformes numériques. C’est précisément ce que permet de comprendre la notion de système médiatique hybride développée par Andrew Chadwick.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Gabon ne passerait donc pas simplement d’un ancien modèle à un nouveau modèle. Il serait plutôt en train de construire un modèle hybride dans lequel coexistent :</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; la communication institutionnelle ;<br />
&#8211; la presse présidentielle ;<br />
&#8211; les médias publics ;<br />
&#8211; les médias privés ;<br />
&#8211; les journalistes traditionnels ;<br />
&#8211; les réseaux sociaux ;<br />
&#8211; les vidéos numériques ;<br />
&#8211; et de nouveaux médiateurs comme Chamberland Moukouama.</p>
<p style="text-align: justify;">Les travaux de Wisdom Tettey sur les médias africains et ceux de Raison Banda sur les médias, la démocratie et les transformations numériques africaines permettent ici de replacer le phénomène dans son contexte continental.</p>
<p style="text-align: justify;">Conclusion &#8211; Du président institutionnel au président médiatisé</p>
<p style="text-align: justify;">La véritable évolution de la communication présidentielle gabonaise ne réside donc peut-être pas uniquement dans les nouveaux outils utilisés. Elle réside dans la recomposition de la relation entre le pouvoir, les médias et les citoyens.</p>
<p style="text-align: justify;">La pêche nocturne de Mayumba, les visites de chantiers de construction du pays et la partie de volley-ball apparaissent dans cette perspective comme davantage que des séquences originales. Elles deviennent des révélateurs d’une transformation plus large : la parole présidentielle peut désormais quitter périodiquement les lieux traditionnels du pouvoir pour investir la conversation, le terrain, la vidéo et les réseaux numériques.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais cette nouvelle proximité ne signifie pas la disparition de l’ancien système. La communication institutionnelle, la presse présidentielle et les médias publics demeurent présents. C’est précisément cette coexistence qui mérite l’attention du chercheur en sciences de l’information et de la communication.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Gabon semble ainsi passer non pas d’une communication ancienne à une communication nouvelle, mais d’un modèle principalement institutionnel à un modèle hybride, dans lequel le président peut être simultanément chef de l’État, acteur médiatique, interlocuteur numérique et personnage de proximité.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #666699;"><strong>De la pêche nocturne, des visites de chantiers, de la partie de volley-ball aux échanges par téléphone, de la presse présidentielle aux réseaux sociaux, une même question demeure : comment la transformation des dispositifs médiatiques transforme-t-elle, à son tour, la manière dont le pouvoir politique se donne à voir, à entendre et à comprendre ?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #666699;"><strong>C’est probablement là que se situe l’un des enjeux majeurs de la communication politique gabonaise contemporaine.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #666699;"><strong><em>Docteur Emmanuel Thierry Koumba</em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #666699;"><strong>Universitaire en Sciences de l’information et de la communication</strong></span><br />
<span style="color: #666699;"><strong>Enseignant à l’UOB et à EM-Gabon Université</strong></span><br />
<span style="color: #666699;"><strong>Acteur engagé de la vie publique gabonaise.</strong></span></p>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 12:56:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Libreville, le 30 septembre 2026. Après plus de six décennies d’attente, le président Brice Clotaire Oligui Nguema veut faire entrer Bélinga dans une nouvelle séquence : celle de l’exécution. Face à Fortescue, le 29 septembre à Libreville, le chef de l’État n’a pas seulement rappelé l’importance stratégique du projet. Il en a fixé les priorités [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Libreville, le 30 septembre 2026. Après plus de six décennies d’attente, le président Brice Clotaire Oligui Nguema veut faire entrer Bélinga dans une nouvelle séquence : celle de l’exécution. Face à Fortescue, le 29 septembre à Libreville, le chef de l’État n’a pas seulement rappelé l’importance stratégique du projet. Il en a fixé les priorités : faire avancer simultanément la mine, le chemin de fer, le port et l’énergie, tout en plaçant la formation, l’emploi des Gabonais et le développement des entreprises nationales au cœur de l’équation.<img class="alignnone size-medium wp-image-23137"  alt="" width="300" height="191" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130127-300x191.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130127-300x191.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130127-1024x650.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130127-768x488.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130127-661x420.jpg 661w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130127-696x442.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130127-1068x678.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130127-600x381.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130127.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il y a, dans le message présidentiel du 29 septembre, une phrase qui résume toute l’ambition : <strong>« le temps est désormais à l’exécution ».</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Elle mérite qu’on s’y arrête.</p>
<p style="text-align: justify;">Car Bélinga n’est pas un projet comme les autres. Découvert en 1955, le gisement de fer de l’Ogooué-Ivindo a traversé les décennies, les gouvernements et les cycles économiques sans jamais perdre son statut de promesse industrielle majeure. Fortescue, partenaire du projet, poursuit aujourd’hui ses travaux d’exploration et d’évaluation en vue de déterminer les conditions d’un développement à grande échelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le président gabonais veut manifestement changer de registre.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne s’agit plus seulement de rappeler le potentiel de Bélinga. Il faut désormais organiser sa concrétisation.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Un président qui fixe une feuille de route</h2>
<p style="text-align: justify;">La rencontre avec le dirigeant de Fortescue et les différents acteurs du projet aurait pu rester une présentation supplémentaire des ambitions du groupe.</p>
<p style="text-align: justify;">Le chef de l’État lui a donné une autre portée.</p>
<p style="text-align: justify;">Devant ses interlocuteurs, il a posé une exigence : les différentes composantes du projet doivent avancer ensemble.</p>
<p style="text-align: justify;">La mine, d’abord.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais aussi le chemin de fer minéralier, les infrastructures portuaires et la production énergétique.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette approche traduit une vision précise. Bélinga ne doit pas devenir une simple exploitation de minerai reliée à l’extérieur du pays. Le projet doit former un ensemble industriel cohérent, capable de soutenir durablement l’économie gabonaise.</p>
<p style="text-align: justify;">Le message présidentiel est donc moins celui d’une nouvelle annonce que celui d’une méthode : <strong>penser Bélinga comme une chaîne complète et faire progresser chacune de ses composantes au même rythme.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est là que se situe le véritable changement de perspective.<img class="alignnone size-medium wp-image-23139"  alt="" width="300" height="191" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130106-300x191.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130106-300x191.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130106-1024x652.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130106-768x489.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130106-659x420.jpg 659w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130106-696x443.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130106-1068x680.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130106-600x382.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130106.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<h2 style="text-align: justify;">L’attente présidentielle dépasse le minerai</h2>
<p style="text-align: justify;">Oligui Nguema ne limite pas l’enjeu à la production de fer.</p>
<p style="text-align: justify;">Il place le capital humain au même niveau stratégique que les infrastructures.</p>
<p style="text-align: justify;">Le programme de formation de jeunes Gabonais en Australie, mis en œuvre par Fortescue, a ainsi été salué par le chef de l’État. Mais derrière cette initiative se dessine une attente plus large : que les compétences gabonaises prennent progressivement leur place dans les postes techniques, opérationnels et d’encadrement créés par le projet.</p>
<p style="text-align: justify;">La question est fondamentale.</p>
<p style="text-align: justify;">Car la réussite d’un investissement minier ne se mesure pas uniquement à la quantité de minerai extraite. Elle se mesure également à la capacité d’un pays à transformer cette activité en compétences, en emplois et en opportunités économiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Bélinga doit donc former des Gabonais.</p>
<p style="text-align: justify;">Il doit employer des Gabonais.</p>
<p style="text-align: justify;">Il doit aussi faire travailler les entreprises gabonaises.</p>
<p style="text-align: justify;">Le développement de la sous-traitance et l’émergence de nouvelles activités économiques dans les territoires concernés figurent clairement parmi les attentes exprimées par le président de la République.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Du projet minier au projet de transformation</h2>
<p style="text-align: justify;">C’est probablement ici que se trouve l’ambition la plus structurante.</p>
<p style="text-align: justify;">Bélinga doit contribuer au désenclavement des territoires, soutenir la construction d’infrastructures et favoriser l’apparition de nouveaux pôles de développement.</p>
<p style="text-align: justify;">Autrement dit, le projet ne doit pas seulement déplacer du minerai.</p>
<p style="text-align: justify;">Il doit aussi déplacer les lignes de l’économie gabonaise.</p>
<p style="text-align: justify;">Un chemin de fer peut transporter du fer. Il peut également désenclaver des territoires.</p>
<p style="text-align: justify;">Un port peut servir à exporter une ressource. Il peut aussi devenir une infrastructure logistique structurante.</p>
<p style="text-align: justify;">Une infrastructure énergétique peut alimenter une activité minière. Elle peut également créer les conditions d’autres activités économiques.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est cette logique d’entraînement que le chef de l’État semble vouloir inscrire au cœur de Bélinga.</p>
<p style="text-align: justify;">Le pari est donc plus large que l’exploitation d’un gisement.</p>
<p style="text-align: justify;">Il touche à l’industrialisation du Gabon.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le premier acte concret est posé</h2>
<p style="text-align: justify;">Dans cette nouvelle séquence, la remise officielle du titre foncier destiné à la construction du siège de Fortescue constitue un acte concret.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle doit permettre au groupe et à Ivindo Iron de renforcer leur ancrage opérationnel dans le pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais elle n’est qu’un commencement.</p>
<p style="text-align: justify;">Le siège donnera une adresse au projet. Les infrastructures lui donneront une réalité économique.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est désormais sur ce terrain que les attentes présidentielles seront jugées.</p>
<p style="text-align: justify;">Le chef de l’État demande des réalisations dans le respect des engagements et des délais annoncés. Fortescue et ses partenaires devront donc progressivement transformer les plans en ouvrages, les engagements en investissements et les investissements en résultats.</p>
<p style="text-align: justify;">Le défi est considérable.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais il est désormais clairement formulé.<img class="alignnone size-medium wp-image-23136"  alt="" width="300" height="192" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-125755-300x192.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-125755-300x192.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-125755-1024x655.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-125755-768x491.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-125755-657x420.jpg 657w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-125755-696x445.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-125755-1068x683.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-125755-600x384.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-125755.jpg 1079w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<h2 style="text-align: justify;">Bélinga, l’épreuve du passage à l’acte</h2>
<p style="text-align: justify;">Le communiqué présidentiel du 29 septembre porte finalement une ambition simple à énoncer, mais difficile à réaliser : faire de Bélinga un levier de transformation durable.</p>
<p style="text-align: justify;">Après plus de soixante ans d’attente, le Gabon ne manque pas de discours sur le potentiel du gisement.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui compte désormais, ce sont les preuves.</p>
<p style="text-align: justify;">Des infrastructures qui avancent.</p>
<p style="text-align: justify;">Des jeunes qui se forment.</p>
<p style="text-align: justify;">Des emplois qui se créent.</p>
<p style="text-align: justify;">Des entreprises gabonaises qui intègrent la chaîne de valeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Des territoires qui se développent.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est à cette aune que le projet prendra tout son sens.</p>
<p style="text-align: justify;">Oligui Nguema a fixé le cap. Il a rappelé les priorités et précisé ce qu’il attend de cette nouvelle étape : une réalisation intégrée, coordonnée et utile au pays.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bélinga n’est donc plus seulement une promesse minière. Dans la vision désormais affichée par le chef de l’État, il doit devenir un projet industriel au service de la transformation du Gabon.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le président a donné l’orientation.</p>
<p style="text-align: justify;">À Fortescue et à l’ensemble des partenaires revient maintenant une responsabilité décisive : <strong>faire en sorte que, cette fois, l’histoire de Bélinga s’écrive moins dans les annonces que sur le terrain.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>STR pour Globe Infos</strong><br />
<em><span style="color: #ff0000;">Le monde décrypté depuis le Gabon</span></em></p>
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		<item>
		<title>Fonction publique gabonaise : quand l’État découvre ses propres absents</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 06:22:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Libreville, le 24 septembre 2026. 1 473 radiations sur 1 762 dossiers examinés, près de 11 milliards de FCFA d’économies annuelles attendues : derrière l’assainissement du fichier solde, une question dépasse les chiffres, celle de la capacité de l’État à savoir en permanence qui il emploie, où ses agents travaillent et pourquoi il les rémunère. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: justify;"><strong>Libreville, le 24 septembre 2026. 1 473 radiations sur 1 762 dossiers examinés, près de 11 milliards de FCFA d’économies annuelles attendues : derrière l’assainissement du fichier solde, une question dépasse les chiffres, celle de la capacité de l’État à savoir en permanence qui il emploie, où ses agents travaillent et pourquoi il les rémunère.<img class="alignnone size-medium wp-image-23099"  alt="" width="300" height="212" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609240714254612-300x212.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609240714254612-300x212.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609240714254612.jpg 537w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Il y a des chiffres que l’on lit avant de passer à autre chose.</p>
<p style="text-align: justify;">Et puis il y a ceux qui obligent à s’arrêter.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>1 473 radiations. 1 762 dossiers examinés. Près de 11 milliards de FCFA d’économies annuelles attendues.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À eux seuls, ces trois chiffres donnent la mesure de l’opération. Mais ils ne racontent pas toute l’histoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Derrière les matricules, les affectations, les lignes du fichier solde et les décisions administratives, une question beaucoup plus simple s’impose : <strong>l’État sait-il réellement qui travaille pour lui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le recensement biométrique et administratif engagé au sein de la Fonction publique gabonaise visait précisément à remettre les données administratives en concordance avec la réalité du terrain. Après plusieurs mois de vérifications, les conclusions de la Commission exceptionnelle chargée d’examiner les situations litigieuses ont été adoptées en Conseil des ministres le 18 septembre, avant leur présentation publique à Libreville le 22 septembre.</p>
<p style="text-align: justify;">L’opération devait fiabiliser les effectifs, assainir le fichier solde et contribuer à une meilleure maîtrise de la masse salariale.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais son résultat pose une question qui dépasse largement le nombre de radiations.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Lorsqu’un État doit engager une opération de plusieurs mois pour vérifier la réalité de ses propres effectifs, ce n’est pas seulement la situation de certains agents qu’il faut regarder. C’est aussi la mécanique administrative qui permet à ces situations de perdurer.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify;">1 473 radiations : derrière le chiffre, des situations différentes</h2>
<p style="text-align: justify;">Le premier piège serait de transformer les <strong>1 473 radiations</strong> en une seule histoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce serait une erreur.</p>
<p style="text-align: justify;">Les dossiers examinés ne correspondent pas tous à la même situation administrative. Les communications officielles font apparaître plusieurs catégories : abandons de poste avec ou sans maintien des droits à pension, situations liées à la main-d’œuvre non permanente, présalaires, anciens membres de cabinet, mises à la retraite d’office, ruptures de contrat ou encore décès.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette diversité change profondément la lecture du chiffre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Radié ne signifie pas automatiquement fraudeur.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une décision de radiation peut traduire des réalités administratives très différentes. Certaines relèvent d’un abandon de poste. D’autres correspondent à une rupture contractuelle, à un départ à la retraite, à un décès ou à une situation qui n’avait pas été correctement actualisée dans les fichiers.</p>
<p style="text-align: justify;">La nuance est essentielle.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle protège le principe selon lequel chaque situation doit être appréciée à partir de faits établis et d’une procédure appropriée.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais elle conduit aussi à une interrogation plus large : <strong>comment ces situations ont-elles pu rester suffisamment longtemps dans les fichiers pour nécessiter une opération exceptionnelle de vérification ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est ici que le sujet cesse d’être une simple affaire de personnes.</p>
<p style="text-align: justify;">Il devient une question d’organisation.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Quand les fichiers cessent de raconter exactement la réalité</h2>
<p style="text-align: justify;">Un agent change d’affectation.</p>
<p style="text-align: justify;">Un contrat arrive à son terme.</p>
<p style="text-align: justify;">Un fonctionnaire part à la retraite.</p>
<p style="text-align: justify;">Un agent abandonne son poste.</p>
<p style="text-align: justify;">Un décès survient.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une administration correctement organisée, chacun de ces événements devrait produire une conséquence identifiable dans les systèmes concernés.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;information doit circuler.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle doit être enregistrée.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle doit être vérifiée.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis elle doit produire ses effets sur les différents fichiers administratifs et, lorsque cela est nécessaire, sur la solde.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque cette chaîne fonctionne mal, le décalage s’installe.</p>
<p style="text-align: justify;">La Fonction publique peut détenir une information. La solde peut en conserver une autre. Une administration déconcentrée peut connaître une situation qui n’a pas encore été répercutée au niveau central.</p>
<p style="text-align: justify;">Au fil du temps, les fichiers peuvent alors finir par ne plus correspondre exactement à la réalité.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est probablement l’un des enseignements les plus importants du recensement.</p>
<p style="text-align: justify;">La question n’est donc plus seulement :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Qui était absent ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Elle devient :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pourquoi cette absence n’a-t-elle pas été détectée plus tôt ?</strong></p>
<h2 style="text-align: justify;">« L’État paie le service »</h2>
<p style="text-align: justify;">La ministre de la Fonction publique, Laurence Ndong, a résumé la philosophie de l’opération par une formule directe : <strong>« L’État paie le service. Quelqu’un qui n’a pas travaillé ne peut pas avoir de salaire. »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La phrase renvoie à un principe simple.</p>
<p style="text-align: justify;">Le salaire public correspond à un emploi, à une mission et à un service rendu à la collectivité.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu’une situation administrative ne correspond plus à la réalité mais continue de produire des effets sur la solde, le problème devient budgétaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais il devient aussi organisationnel.</p>
<p style="text-align: justify;">Et parfois très concret.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une école, l’absence prolongée d’un enseignant peut reporter sa charge sur ses collègues. Dans un centre de santé, elle peut déséquilibrer une équipe déjà réduite. Dans une administration, elle peut ralentir le traitement des dossiers.</p>
<p style="text-align: justify;">Au bout de cette chaîne, il y a l’usager.</p>
<p style="text-align: justify;">Celui qui attend un document.</p>
<p style="text-align: justify;">Une décision.</p>
<p style="text-align: justify;">Un soin.</p>
<p style="text-align: justify;">Une réponse.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le fichier solde paraît abstrait. Ses conséquences, elles, ne le sont pas toujours.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify;">La vraie question n’est donc pas seulement celle des absents</h2>
<p style="text-align: justify;">Le réflexe est naturel : où étaient les agents concernés ?</p>
<p style="text-align: justify;">La question est légitime.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais elle ne suffit pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut également regarder l’autre bout de la chaîne.</p>
<p style="text-align: justify;">Qui devait signaler les changements ?</p>
<p style="text-align: justify;">Qui devait actualiser les affectations ?</p>
<p style="text-align: justify;">Qui devait constater un abandon de poste ?</p>
<p style="text-align: justify;">Qui devait enregistrer un décès ?</p>
<p style="text-align: justify;">Qui devait faire remonter un départ à la retraite ?</p>
<p style="text-align: justify;">Qui devait rapprocher ces informations avec celles de la solde ?</p>
<p style="text-align: justify;">Ces interrogations ne permettent pas, à elles seules, d’attribuer une faute à une personne ou à un service.</p>
<p style="text-align: justify;">Elles permettent en revanche d’évaluer la robustesse du système.</p>
<p style="text-align: justify;">Un État moderne ne peut pas dépendre uniquement d’opérations exceptionnelles pour découvrir des anomalies qui devraient être détectées dans le fonctionnement quotidien de son administration.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le recensement peut révéler le problème. Il ne doit pas devenir le mécanisme permanent chargé de le découvrir.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify;">Près de 11 milliards de FCFA : une économie qui devra se vérifier</h2>
<p style="text-align: justify;">L’autre chiffre appelle la même exigence de précision.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon les autorités, la régularisation des situations devrait permettre à l’État de réaliser <strong>près de 11 milliards de FCFA d’économies chaque année</strong> sur la masse salariale.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne s’agit pas de 11 milliards de recettes nouvelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Il s’agit d’une <strong>économie annuelle attendue</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">La nuance compte.</p>
<p style="text-align: justify;">La réussite de l’opération ne se mesurera donc pas seulement au nombre de décisions prises. Elle devra aussi se vérifier dans l’exécution budgétaire et dans la capacité de l’administration à empêcher la reconstitution des mêmes anomalies.</p>
<p style="text-align: justify;">Une économie annoncée doit pouvoir être suivie.</p>
<p style="text-align: justify;">Une réforme administrative doit pouvoir être évaluée.</p>
<p style="text-align: justify;">Et un fichier assaini doit pouvoir rester fiable dans le temps.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est à cette condition que les milliards annoncés prendront une réalité au-delà du chiffre.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Assainir sans confondre contrôle et sanction</h2>
<p style="text-align: justify;">Il existe une autre exigence, moins visible mais essentielle : <strong>la protection des droits des agents concernés.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’État doit protéger les deniers publics.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais il doit également s’assurer que chaque situation soit examinée avec suffisamment de précision.</p>
<p style="text-align: justify;">Un abandon de poste ne se confond pas avec une affectation mal enregistrée.</p>
<p style="text-align: justify;">Une rupture de contrat ne se confond pas avec un dossier qui n’a pas été actualisé.</p>
<p style="text-align: justify;">Un décès ne relève évidemment pas de la même réalité qu’une absence injustifiée.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette distinction impose une administration rigoureuse dans ses contrôles comme dans ses décisions.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La fermeté administrative n’exige pas la précipitation.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au contraire : plus une décision produit des conséquences importantes pour un agent et sa famille, plus la vérification doit être solide.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;objectif d’un recensement n’est donc pas de radier pour radier.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est de remettre chaque situation administrative en conformité avec la réalité.<img class="alignnone size-medium wp-image-23100"  alt="" width="300" height="164" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609240714254101-300x164.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609240714254101-300x164.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609240714254101.jpg 539w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<h2 style="text-align: justify;">Le véritable chantier commence maintenant</h2>
<p style="text-align: justify;">Le risque serait de considérer l’opération comme achevée avec la publication de ses résultats.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle ne fait, en réalité, que changer de nature.</p>
<p style="text-align: justify;">Après le recensement vient le temps de la prévention.</p>
<p style="text-align: justify;">Les données de la Fonction publique et de la solde devront être régulièrement rapprochées. Les changements d’affectation devront être enregistrés dans des délais raisonnables. Les départs, les retraites, les ruptures de contrat et les décès devront produire leurs effets administratifs sans attendre une nouvelle opération générale.</p>
<p style="text-align: justify;">La biométrie peut identifier.</p>
<p style="text-align: justify;">Les bases de données peuvent croiser.</p>
<p style="text-align: justify;">Les outils numériques peuvent accélérer.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais aucun logiciel ne remplacera durablement la responsabilité humaine.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un fichier fiable n’est pas seulement une affaire d’informatique. C’est une affaire de discipline administrative.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il faut savoir qui saisit l’information, qui la vérifie, qui la valide et qui répond de son absence ou de son retard.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est cette chaîne qu’il faut désormais consolider.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Derrière les matricules, des femmes et des hommes</h2>
<p style="text-align: justify;">Il reste enfin ce que les tableaux administratifs montrent rarement.</p>
<p style="text-align: justify;">Les agents qui sont effectivement à leur poste.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceux qui ouvrent les salles de classe le matin.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceux qui prennent leur garde dans un centre de santé.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceux qui instruisent les dossiers, accueillent les usagers, rendent les décisions administratives ou font fonctionner les services publics avec les moyens dont ils disposent.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour eux, la question n’est pas seulement financière.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle touche aussi à la valeur accordée au travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque l’administration distingue clairement celui qui exerce effectivement sa mission de celui dont la situation n’est plus conforme à la réalité, elle rétablit une forme d’équité entre les agents.</p>
<p style="text-align: justify;">Le contrôle devient alors autre chose qu’un instrument budgétaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Il devient aussi un moyen de restaurer la crédibilité du service public.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le Gabon ne doit pas seulement nettoyer son fichier. Il doit apprendre à le tenir propre.</h2>
<p style="text-align: justify;">C’est probablement là que se trouve la véritable portée de l’opération.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>1 473 radiations. 1 762 dossiers examinés. Près de 11 milliards de FCFA d’économies annuelles attendues.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ces chiffres donnent la mesure du chantier.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ils n’en constituent pas l’aboutissement.</p>
<p style="text-align: justify;">La véritable réforme commencera lorsque l’administration n’aura plus besoin d’attendre une opération exceptionnelle pour découvrir qu’une situation individuelle ne correspond plus à ses propres données.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle commencera lorsque le décès d’un agent, son départ à la retraite, une rupture de contrat, un changement d’affectation ou un abandon de poste seront rapidement intégrés dans l’ensemble de la chaîne administrative.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle commencera lorsque les fichiers parleront le même langage.</p>
<p style="text-align: justify;">Et surtout lorsque chacun, dans cette chaîne, saura qu’il lui revient de faire remonter l’information et qu’il devra répondre de son absence ou de son retard.</p>
<p style="text-align: justify;">Le recensement aura alors cessé d’être une opération de nettoyage.</p>
<p style="text-align: justify;">Il sera devenu le point de départ d’une nouvelle discipline administrative.</p>
<p style="text-align: justify;">Car le véritable enjeu n’est pas seulement de faire disparaître les absents du fichier solde.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C’est de faire en sorte que, demain, l’État sache immédiatement lorsqu’un présent devient absent.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Thomas René pour Globe Infos</strong><br />
<span style="color: #ff0000;"><em>Le monde décrypté depuis le Gabon</em></span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Port-Gentil : quand l’action publique quitte les bureaux pour se confronter au réel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2026 06:13:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Libreville, le 23 septembre 2026. De la justice aux infrastructures, de l’industrie à l’énergie, le séjour présidentiel dans la capitale économique dessine une même ambition : transformer les décisions publiques en réalisations concrètes au service des populations. Par Thomas René pour Globe Infos « Le monde décrypté depuis le Gabon » De la justice à l’industrie, des [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Libreville, le 23 septembre 2026. De la justice aux infrastructures, de l’industrie à l’énergie, le séjour présidentiel dans la capitale économique dessine une même ambition : transformer les décisions publiques en réalisations concrètes au service des populations.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Par Thomas René pour Globe Infos</em><span style="color: #0000ff;"><em> « Le monde décrypté depuis le Gabon »</em></span> <img class="alignnone size-medium wp-image-23092"  alt="" width="300" height="200" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609230702294830-300x200.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609230702294830-300x200.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609230702294830.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>De la justice à l’industrie, des infrastructures à l’énergie, le séjour de Brice Clotaire Oligui Nguema dans l’Ogooué-Maritime aura surtout mis en lumière une méthode : regarder les chantiers, écouter les populations et tenter de relier les décisions publiques aux réalités du terrain.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Il y a des déplacements présidentiels qui se résument à quelques images officielles, une succession de poignées de main et des discours soigneusement calibrés. Et puis il y a ceux qui racontent autre chose : une ville, ses attentes, ses difficultés, ses chantiers et, surtout, la manière dont l’État entend y répondre.</p>
<p style="text-align: justify;">À Port-Gentil, la séquence de septembre 2026 appartient clairement à cette seconde catégorie.</p>
<p style="text-align: justify;">En quelques jours, le chef de l’État aura placé la capitale économique au centre de plusieurs dossiers qui touchent directement à la transformation du pays : infrastructures, santé, éducation, logement, mobilité, énergie, justice, industrie, emploi et relance économique.</p>
<p style="text-align: justify;">Pris séparément, chacun de ces sujets pourrait constituer une actualité. Pris ensemble, ils racontent une même préoccupation : <strong>faire en sorte que l’action publique soit davantage confrontée au réel</strong>.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Regarder les chantiers plutôt que les plans</h2>
<p style="text-align: justify;">Le 15 septembre, Brice Clotaire Oligui Nguema entreprend une vaste tournée d’inspection de projets structurants.</p>
<p style="text-align: justify;">Hôpital général, hôpital psychiatrique, centre de réinsertion professionnelle, Lycée d’Excellence du Prytanée Militaire, Université polytechnique, logements, immeubles, centre commercial, infrastructures hôtelières, caserne des sapeurs-pompiers, brigade de police : le périmètre est large.</p>
<p style="text-align: justify;">À cela s&rsquo;ajoutent les infrastructures destinées à améliorer la mobilité, notamment le futur péage et le projet de voie de contournement reliant Port-Gentil, l’aéroport, le bord de mer et Ntchengué.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui mérite attention dans cette démarche n’est pas seulement la quantité de sites visités. C’est la logique affichée : constater l’état d’avancement, interroger les techniciens et, lorsque cela apparaît nécessaire, demander des ajustements.</p>
<p style="text-align: justify;">Autrement dit, l’infrastructure n’est pas considérée uniquement comme un ouvrage à livrer. Elle doit aussi répondre à un usage.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette exigence est importante dans un pays où l’enjeu n’est plus seulement de lancer des projets, mais de s’assurer qu’ils deviennent effectivement des équipements fonctionnels, entretenables et utiles aux populations.</p>
<p style="text-align: justify;">La Présidence a d’ailleurs placé cette logique au cœur de la séquence port-gentillaise : qualité des ouvrages, respect des orientations et livraison dans des conditions permettant leur pleine utilisation.<img class="alignnone size-medium wp-image-23093"  alt="" width="300" height="197" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609230702300841-300x197.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609230702300841-300x197.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609230702300841.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<h2 style="text-align: justify;">Une justice qui descend aussi de son piédestal institutionnel</h2>
<p style="text-align: justify;">Le lendemain, Port-Gentil accueille une autre première : une session délocalisée du Conseil supérieur de la magistrature.</p>
<p style="text-align: justify;">L’image est forte.</p>
<p style="text-align: justify;">La capitale économique ne devient pas seulement le décor d’une tournée consacrée aux routes, aux bâtiments ou aux équipements. Elle accueille également une institution centrale dans la gouvernance du corps judiciaire.</p>
<p style="text-align: justify;">La session du 16 septembre a notamment porté sur la carrière des magistrats, les nominations et les affectations. Mais le message institutionnel dépasse ces questions administratives.</p>
<p style="text-align: justify;">Le chef de l’État y a réaffirmé l’importance d’une justice équitable, accessible, impartiale et respectueuse des droits des citoyens. La Présidence inscrit cette orientation dans le pilier consacré à la justice dans le projet de transformation du Gabon.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a là une articulation intéressante : <strong>transformer un pays ne consiste pas uniquement à construire davantage ; il faut également renforcer les institutions chargées de garantir les règles du jeu</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les citoyens comme pour les investisseurs, la qualité d’une justice se mesure finalement moins aux discours qu’à sa capacité à traiter les affaires dans des délais raisonnables, à garantir l’accès au droit et à produire des décisions dans un cadre professionnel et prévisible.</p>
<p style="text-align: justify;">La véritable évaluation de cette ambition se fera donc dans la durée, devant les juridictions et auprès des justiciables.</p>
<h2 style="text-align: justify;">De la ferraille à l’acier : produire plutôt qu’importer</h2>
<p style="text-align: justify;">Le 17 septembre apporte une autre image particulièrement symbolique.</p>
<p style="text-align: justify;">À Port-Gentil, les Aciéries du Gabon lancent leur première production, portée par FOBERD.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette fois, le sujet n’est plus seulement celui d’un chantier. Il s’agit d’une activité industrielle qui transforme localement des rebuts ferreux en produits sidérurgiques, notamment des barres d’acier destinées au secteur de la construction.</p>
<p style="text-align: justify;">Le détail n’est pas anodin.</p>
<p style="text-align: justify;">Des ferrailles collectées et triées aux opérations de transformation, puis au transport, à la maintenance, au stockage et à la distribution, une industrie crée rarement de la valeur autour de son seul portail d’entrée. Elle entraîne avec elle une chaîne de métiers et de services.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est précisément ce que les autorités mettent en avant.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Conseil des ministres du 18 septembre évoque, pour cette unité, <strong>200 emplois directs et 300 emplois indirects attendus</strong>. Il présente également l’investissement comme un signal adressé aux investisseurs et comme une illustration des possibilités de partenariats Sud-Sud.</p>
<p style="text-align: justify;">La question fondamentale sera désormais celle de la montée en puissance.</p>
<p style="text-align: justify;">Une usine ne transforme durablement une économie que si elle produit de manière compétitive, sécurise ses approvisionnements, développe des compétences locales, respecte ses engagements environnementaux et trouve durablement ses marchés.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le changement de nature est déjà intéressant : la ferraille devient matière première, la matière première devient produit industriel et le produit industriel peut devenir un maillon supplémentaire de la construction nationale.<img class="alignnone size-medium wp-image-23094"  alt="" width="300" height="187" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609230702306484-300x187.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609230702306484-300x187.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609230702306484.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<h2 style="text-align: justify;">Port-Gentil ne demande pas seulement des bâtiments</h2>
<p style="text-align: justify;">La semaine port-gentillaise révèle surtout que les attentes de la ville dépassent largement la question des infrastructures.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 18 septembre, lors du Conseil des ministres tenu dans la capitale économique, le gouvernement a dressé un état des lieux beaucoup moins institutionnel : chômage des jeunes, recul de l’attractivité de Port-Gentil, difficultés de certaines entreprises, entretien urbain, accès à l’eau et à l’électricité, environnement des affaires.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est probablement là que se situe le véritable enjeu de la séquence.</p>
<p style="text-align: justify;">Construire un hôpital ne suffit pas si son fonctionnement reste fragile. Construire une université ne suffit pas si elle ne débouche pas sur des compétences employables. Construire une route ne suffit pas si son entretien n’est pas assuré. Installer une usine ne suffit pas si elle ne crée pas progressivement une véritable chaîne de valeur.</p>
<p style="text-align: justify;">L’État semble donc chercher à passer d&rsquo;une logique de projets isolés à une logique d’écosystème.</p>
<p style="text-align: justify;">Les annonces du Conseil des ministres vont dans ce sens : réhabilitation des voiries, modernisation urbaine, renforcement de l’eau et de l’électricité, marchés, infrastructures sanitaires, logements, réhabilitation de la Foire, construction de l’Université Pierre-Louis Agondjo Okawé.</p>
<p style="text-align: justify;">Le concours global annoncé pour ces projets doit atteindre <strong>30 milliards de francs CFA</strong>, tandis que leur mise en œuvre pourrait, selon la Présidence, générer environ <strong>7 000 emplois directs et indirects</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces chiffres devront évidemment être confrontés à l’exécution réelle des projets. C’est là que commence le travail le plus difficile.</p>
<h2 style="text-align: justify;">L’énergie, nerf de la relance</h2>
<p style="text-align: justify;">Un autre dossier vient compléter ce tableau : celui de l’électricité.</p>
<p style="text-align: justify;">La modernisation de la centrale thermique de la SEEG à Port-Gentil fait partie des infrastructures suivies directement par le chef de l’État. Le projet vise à renforcer progressivement les capacités de production et à améliorer la régularité de l’alimentation électrique.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce dossier peut sembler technique. Il est pourtant au cœur de tout le reste.</p>
<p style="text-align: justify;">Pas d’industrie durable sans énergie fiable. Pas de services publics performants sans électricité. Pas d’activité commerciale stable sans alimentation régulière. Pas même de transformation numérique crédible sans infrastructures énergétiques solides.</p>
<p style="text-align: justify;">L’électricité est souvent invisible lorsqu’elle fonctionne et immédiatement centrale lorsqu’elle manque.</p>
<p style="text-align: justify;">À Port-Gentil, elle constitue donc l’un des tests les plus concrets de la transformation annoncée.<img class="alignnone size-medium wp-image-23095"  alt="" width="300" height="199" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609230702302512-300x199.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609230702302512-300x199.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609230702302512.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<h2 style="text-align: justify;">Le changement se mesurera après les caméras</h2>
<p style="text-align: justify;">C’est finalement la principale leçon de cette semaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Le président de la République a voulu montrer des chantiers. Il a réuni les institutions. Il a accompagné une mise en production industrielle. Il a rencontré les forces vives de l’Ogooué-Maritime. Il a entendu les préoccupations de la jeunesse, des populations autochtones et des représentants locaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais une tournée présidentielle, aussi dense soit-elle, ne constitue jamais à elle seule un bilan.</p>
<p style="text-align: justify;">Le véritable bilan viendra après.</p>
<p style="text-align: justify;">Il se mesurera lorsque les infrastructures seront livrées. Lorsque les équipements fonctionneront. Lorsque les emplois annoncés existeront réellement. Lorsque les entreprises retrouveront des perspectives. Lorsque les jeunes formés accéderont au marché du travail. Lorsque l’usine produira durablement. Lorsque l’électricité sera plus régulière. Lorsque le justiciable constatera, au quotidien, que la justice lui est effectivement plus accessible.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est précisément pourquoi la séquence de Port-Gentil mérite d’être regardée moins comme une collection de communiqués que comme <strong>un contrat d’exécution</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le discours politique fixe une ambition. Les visites de terrain permettent de vérifier les réalités. Les décisions administratives organisent l’action. Les investissements donnent aux projets leurs moyens. Mais, au bout de la chaîne, un seul juge demeure véritablement souverain : le résultat.</p>
<p style="text-align: justify;">Port-Gentil a donc été, durant cette semaine de septembre, bien davantage qu’une étape présidentielle.</p>
<p style="text-align: justify;">La ville est devenue un laboratoire à ciel ouvert d’une question qui dépasse ses frontières : <strong>comment transformer les ambitions publiques en réalisations visibles, utiles et durables ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’acier qui sort désormais de l’usine, les infrastructures inspectées, la justice réunie hors de Libreville, les projets énergétiques, les annonces économiques et le dialogue avec les populations appartiennent à des univers différents.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ils convergent vers une même exigence : que l’État ne soit pas seulement présent dans les textes et les discours, mais qu’il puisse être reconnu dans les services, les équipements, les emplois et les opportunités qu’il contribue à faire naître.</p>
<p style="text-align: justify;">À Port-Gentil, la promesse est désormais posée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Reste le plus important : la transformer en résultats.</strong></p>
<p><strong>Thomas René pour Globe Infos<span style="color: #ff0000;"><em> « le monde décrypté depuis le Gabon » </em></span></strong></p>
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		<title>Sahel : derrière le terrorisme, la bataille des récits qui manipulent l&#8217;opinion</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 08:56:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tribune/ De Ouagadougou à Niamey, les crises sahéliennes ne peuvent plus être réduites à des complots étrangers ou à des explications religieuses. Entre terrorisme, fractures militaires, influences extérieures et silences officiels, l’urgence consiste désormais à rétablir les faits et à interpeller les pouvoirs sur leur responsabilité dans la bataille de l’information. Par Thomas René pour [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: justify;"><strong>Tribune/ De Ouagadougou à Niamey, les crises sahéliennes ne peuvent plus être réduites à des complots étrangers ou à des explications religieuses. Entre terrorisme, fractures militaires, influences extérieures et silences officiels, l’urgence consiste désormais à rétablir les faits et à interpeller les pouvoirs sur leur responsabilité dans la bataille de l’information.</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Par Thomas René pour Globe Infos</strong></em> <span style="color: #ff0000;"><em><strong>« Le monde décrypté depuis le Gabon » <img class="alignnone size-medium wp-image-23075"  alt="" width="300" height="217" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609220935353052-300x217.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609220935353052-300x217.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609220935353052.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></em></span></p>
<p style="text-align: justify;">Il existe, dans le Sahel d’aujourd’hui, une guerre que l’on voit moins que celle menée dans les zones rurales, autour des bases militaires ou au cœur des territoires frappés par les groupes armés : <strong>la guerre des récits</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette bataille se joue principalement sur les réseaux sociaux. Elle se nourrit de vidéos virales, de déclarations politiques, de comptes anonymes et de commentaires qui transforment chaque crise en démonstration d’une théorie déjà établie.</p>
<p style="text-align: justify;">À chaque événement correspond alors un coupable désigné.</p>
<p style="text-align: justify;">Une attaque terroriste ? La France.</p>
<p style="text-align: justify;">Une mutinerie ? Une puissance étrangère.</p>
<p style="text-align: justify;">Une arrestation ? Une tentative de déstabilisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Une opération militaire ? La preuve d’un complot.</p>
<p style="text-align: justify;">Le mécanisme paraît efficace parce qu’il offre une explication immédiate à des phénomènes extraordinairement complexes. Pourtant, une explication facile ne constitue pas nécessairement une explication juste.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C’est précisément là que le débat sahélien devient dangereux.</strong> Lorsque la propagande prend la place de l’analyse, elle ne trompe pas seulement l’opinion publique. Elle prive également les États de la possibilité de comprendre leurs propres crises.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Ibrahim Traoré : une réalité religieuse qu’il serait irresponsable de nier</h2>
<p style="text-align: justify;">Le président burkinabè Ibrahim Traoré a lui-même posé une partie du problème dans une déclaration particulièrement directe.</p>
<p style="text-align: justify;">« Vous ne pouvez pas détruire une base terroriste sans trouver des livres coraniques », a-t-il déclaré, expliquant que certains combattants rencontrés sur le terrain se considèrent engagés dans un combat religieux et que des prédicateurs peuvent contribuer à leur endoctrinement. Il a également appelé les responsables religieux à construire un « discours alternatif » contre l’extrémisme.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette déclaration mérite mieux que les caricatures auxquelles elle a donné lieu.</p>
<p style="text-align: justify;">D’abord, la présence d’un Coran dans une base terroriste ne signifie évidemment pas que l’islam serait responsable du terrorisme. Des millions de musulmans vivent leur foi sans violence et sans jamais adhérer à l’idéologie djihadiste.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’inverse, nier la dimension idéologique des organisations djihadistes serait tout aussi dangereux. Ces groupes revendiquent une lecture radicalisée de références religieuses pour recruter, endoctriner leurs membres et légitimer la violence.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La question pertinente se situe donc ailleurs.</strong> Comment certains acteurs utilisent-ils la religion pour transformer un conflit politique ou social en prétendue guerre sacrée ?</p>
<p style="text-align: justify;">Cette interrogation mérite une réponse sérieuse. Elle ne justifie toutefois ni l’amalgame entre islam et terrorisme, ni la suspicion généralisée envers les musulmans.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Kindo : quand le silence officiel nourrit la spéculation</h2>
<p style="text-align: justify;">L’affaire de l’imam Mohammad Ishaq Kindo illustre précisément cette difficulté.</p>
<p style="text-align: justify;">Le prédicateur sunnite a été interpellé le 26 mai 2026 à Ouagadougou, deux jours après avoir publiquement critiqué un projet de loi sur les libertés religieuses. Au moment de son arrestation, la Fédération des associations islamiques du Burkina indiquait que les autorités ne lui avaient pas officiellement communiqué les motifs de l’interpellation.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut ici rester rigoureux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Rien ne permet de présenter cette arrestation comme la preuve que Kindo serait un terroriste ou qu’il aurait été arrêté pour appartenance à une organisation terroriste.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cette précision n’empêche nullement de poser des questions au pouvoir burkinabè.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi l’a-t-on arrêté ? Sur quelle base juridique ? Quels faits précis lui reproche-t-on ? Une procédure judiciaire a-t-elle été engagée ? Si oui, où en est-elle ?</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà les questions auxquelles un gouvernement qui prétend combattre la désinformation devrait répondre.</p>
<p style="text-align: justify;">Car, lorsque l’État laisse un vide informationnel, d’autres acteurs s’empressent de le remplir.</p>
<p style="text-align: justify;">Les uns parlent alors de répression religieuse. D’autres évoquent une infiltration islamiste. Certains vont encore plus loin et fabriquent des images ou recyclent d’anciennes vidéos pour leur faire raconter l’événement présent.</p>
<p style="text-align: justify;">Des vérifications réalisées au Burkina Faso ont d’ailleurs identifié plusieurs contenus trompeurs ou générés par intelligence artificielle autour de l’affaire Kindo.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le silence officiel devient ainsi, même involontairement, un accélérateur de désinformation.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify;">Monsieur le Président, communiquez utile</h2>
<p style="text-align: justify;">C’est ici que les autorités burkinabè doivent être directement interpellées.</p>
<p style="text-align: justify;">Communiquer ne signifie pas révéler des informations confidentielles lorsqu’une procédure judiciaire est en cours. De la même manière, la transparence n’oblige pas un gouvernement à dévoiler des informations opérationnelles susceptibles de mettre des vies en danger.</p>
<p style="text-align: justify;">En revanche, communiquer signifie au minimum <strong>présenter les faits que la loi permet de rendre publics</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Une arrestation importante sans explication nourrit la rumeur. Une accusation sans éléments accessibles nourrit le soupçon. À l’inverse, une communication factuelle permet au citoyen de distinguer l’information officielle de la spéculation.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une guerre où l’information constitue désormais une arme, le gouvernement burkinabè ne peut donc pas abandonner le terrain informationnel aux influenceurs, aux comptes anonymes et aux producteurs de contenus trompeurs.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La souveraineté informationnelle ne consiste pas à imposer un récit officiel. Elle consiste à fournir suffisamment de faits pour permettre aux citoyens de distinguer le vrai du faux.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Voilà ce que signifie communiquer utile.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Et si la France n’était pas l’explication à tout ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Un autre récit mérite également d’être interrogé : celui qui attribue à la France ou à l’Occident la responsabilité essentielle, voire exclusive, du terrorisme au Sahel.</p>
<p style="text-align: justify;">L’histoire impose évidemment de ne pas évacuer la question occidentale. La colonisation, les interventions militaires étrangères, les rivalités géopolitiques, les intérêts économiques et les choix diplomatiques occidentaux appartiennent à l’histoire contemporaine de la région.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, passer de cette réalité historique à l’affirmation selon laquelle <strong>l’Occident aurait fabriqué à lui seul le terrorisme sahélien</strong> constitue un raccourci que les faits disponibles ne suffisent pas à démontrer.</p>
<p style="text-align: justify;">Les groupes djihadistes disposent de leurs propres idéologies, de réseaux de recrutement, de bases sociales, d’économies clandestines et de stratégies locales.</p>
<p style="text-align: justify;">Surtout, ces organisations exploitent des frustrations bien réelles : conflits fonciers, pauvreté, absence de services publics, faiblesse de la justice, violences intercommunautaires, corruption, chômage des jeunes ou sentiment d’abandon de certaines populations.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, le terrorisme ne disparaît pas simplement parce qu’une puissance étrangère quitte le théâtre sahélien.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un facteur extérieur peut peser lourdement sur une crise sans constituer pour autant son unique cause.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cette nuance demeure essentielle.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Niger : le putsch manqué que l’on ne peut pas expliquer uniquement par l’étranger</h2>
<p style="text-align: justify;">Le Niger vient d’en fournir une illustration spectaculaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la nuit du 28 au 29 août 2026, de jeunes officiers des forces spéciales ont attaqué simultanément le palais présidentiel et la base aérienne 101 de Niamey. Ils ont également tenté de prendre le contrôle de la télévision publique.</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant plusieurs heures, le rapport de force est demeuré incertain au sein de l’armée.</p>
<p style="text-align: justify;">Le putsch a finalement échoué, avec une intervention décisive de militaires russes de l’Africa Corps présents au Niger. Pourtant, l’essentiel se trouve ailleurs : <strong>l’événement a révélé une fracture interne de l’appareil militaire nigérien.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Selon des informations rapportées par <em>Le Monde</em>, certains jeunes officiers engagés sur le front subissaient une forte pression opérationnelle tandis que les forces nigériennes encaissaient de lourdes pertes face aux groupes djihadistes. Des tensions autour du commandement et de la loyauté des différentes unités auraient également contribué au climat de défiance.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis, le général Abdourahamane Tiani a remplacé le chef d’état-major des armées et procédé à l’arrestation d’au moins 200 militaires, selon des informations publiées en septembre.</p>
<p style="text-align: justify;">Peut-on réduire l’ensemble de cette séquence à une manipulation française ? Les éléments disponibles ne permettent pas de l’affirmer.</p>
<p style="text-align: justify;">Peut-on, à l’inverse, exclure par principe toute influence étrangère ? Pas davantage.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La seule position sérieuse consiste à distinguer ce qui est établi, ce qui reste plausible et ce qui doit encore être démontré.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est précisément cette discipline que les récits de propagande abandonnent.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le Sahel n’a pas besoin de nouveaux boucs émissaires</h2>
<p style="text-align: justify;">Une autre dérive mérite la même vigilance : transformer les tensions militaires en explication ethnique.</p>
<p style="text-align: justify;">Les équilibres entre communautés, la représentation des Zarma dans certaines structures, les rivalités de carrière, les rapports entre générations d’officiers, l’héritage politique de Mahamadou Issoufou et les influences extérieures méritent d’être étudiés.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, aucune de ces variables ne peut, à elle seule, expliquer une crise aussi complexe.</p>
<p style="text-align: justify;">Dire « c’est la France » devient alors simpliste.</p>
<p style="text-align: justify;">Dire « c’est l’islam » l’est tout autant.</p>
<p style="text-align: justify;">Accuser « les Zarma » ou « les Russes » ne permet pas davantage de comprendre l’ensemble du problème.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les crises sahéliennes sont multifactorielles.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Par conséquent, vouloir les enfermer dans une seule explication revient finalement à refuser de les comprendre.<img class="alignnone size-medium wp-image-23076"  alt="" width="300" height="220" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609220935351861-300x220.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609220935351861-300x220.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609220935351861-80x60.jpg 80w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609220935351861.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<h2 style="text-align: justify;">Le véritable danger : une opinion publique enfermée dans des récits fabriqués</h2>
<p style="text-align: justify;">Le problème le plus préoccupant ne réside donc pas uniquement dans la circulation de fausses informations.</p>
<p style="text-align: justify;">Il réside aussi dans la fabrication progressive d’une opinion publique incapable d’accepter la complexité.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu’une population entend constamment que tous ses malheurs viennent de l’étranger, elle risque de ne plus interroger ses propres institutions.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu’on lui explique que toute critique religieuse représente une menace, elle risque de confondre foi, conservatisme religieux et extrémisme violent.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu’une mutinerie est systématiquement présentée comme un complot extérieur, les frustrations internes de l’armée disparaissent du débat.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C’est ainsi que les récits fabriqués deviennent politiquement dangereux.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ils permettent de contourner les questions difficiles et de déplacer constamment la responsabilité vers un ennemi extérieur.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, les questions essentielles demeurent.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi certaines zones échappent-elles durablement à l’État ?</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi certains jeunes rejoignent-ils les groupes armés ?</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi des militaires engagés au front finissent-ils par se retourner contre leur hiérarchie ?</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi l’État communique-t-il parfois si tard sur des événements susceptibles de bouleverser la stabilité nationale ?</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà les interrogations auxquelles les sociétés sahéliennes attendent des réponses.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le Burkina Faso doit aussi gagner la bataille de la crédibilité</h2>
<p style="text-align: justify;">Le président Ibrahim Traoré a raison de considérer que l’idéologie extrémiste constitue un problème que l’État ne peut ignorer.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, une politique de lutte contre l’extrémisme religieux doit s’accompagner d’une exigence tout aussi forte de transparence, de distinction et de droit.</p>
<p style="text-align: justify;">Un imam radical n’est pas automatiquement un terroriste.</p>
<p style="text-align: justify;">Un critique du gouvernement n’est pas automatiquement un ennemi de la nation.</p>
<p style="text-align: justify;">Un musulman pratiquant n’est pas un djihadiste.</p>
<p style="text-align: justify;">De la même manière, un gouvernement qui dénonce la désinformation doit accepter que les citoyens lui demandent des preuves.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C’est là que se joue désormais une partie essentielle de la bataille.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le Burkina Faso ne doit pas seulement reconquérir son territoire. Il doit également reconquérir la confiance de son opinion publique.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour y parvenir, Ouagadougou doit communiquer davantage sur les faits, expliquer les procédures, documenter les accusations et reconnaître publiquement ce qui demeure inconnu.</p>
<p style="text-align: justify;">Parce que, dans une guerre de l’information, le silence n’est jamais neutre.</p>
<p style="text-align: justify;">Il laisse la place aux autres.</p>
<p style="text-align: justify;">Et lorsque ceux qui occupent cet espace sont les propagandistes, les complotistes et les fabricants de fausses nouvelles, ce ne sont plus seulement les faits qui disparaissent.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C’est la capacité d’une société à penser par elle-même qui recule.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le Sahel mérite mieux que cela.</p>
<p style="text-align: justify;">Il mérite des gouvernements capables de dire ce qu’ils savent, de reconnaître ce qu’ils ignorent encore et de démontrer ce qu’ils affirment.</p>
<p style="text-align: justify;">Il mérite également des citoyens auxquels on ne demande pas de croire aveuglément.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mais de comprendre.</strong></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>Thomas René pour Globe Infos<strong><span style="color: #ff0000;"> « Le monde décrypté depuis le Gabon » </span></strong></em></span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Gabon : Dr Obono Essono Pureté Joly, présidente de l’ONG ASSAME et chef de département de la HART-CSG, réunit le Dédé et le Bouanga pour la paix</title>
		<link>https://leglobeinfo.com/obono-essono-purete-joly-presidente-de-long-assame-et-chef-de-departement-de-la-hart-csg-reunit-le-dede-et-le-bouanga-pour-la-paix/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2026 14:36:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Okala, la promotrice de la veillée a fait converger les traditions Dédé et Bouanga autour d’un même élan spirituel, entre prières, chants, danses et invocation des ancêtres pour la paix au Gabon. Par Thomas René pour Globe Infos « Le monde décrypté depuis le Gabon » À Okala, dans la commune d’Akanda, une veillée spirituelle portée [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://leglobeinfo.com/obono-essono-purete-joly-presidente-de-long-assame-et-chef-de-departement-de-la-hart-csg-reunit-le-dede-et-le-bouanga-pour-la-paix/">Gabon : Dr Obono Essono Pureté Joly, présidente de l’ONG ASSAME et chef de département de la HART-CSG, réunit le Dédé et le Bouanga pour la paix</a> appeared first on <a href="https://leglobeinfo.com">Globe Infos</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: justify;"><strong>À Okala, la promotrice de la veillée a fait converger les traditions Dédé et Bouanga autour d’un même élan spirituel, entre prières, chants, danses et invocation des ancêtres pour la paix au Gabon.</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par Thomas René pour Globe Infos « Le monde décrypté depuis le Gabon » <img class="alignnone size-medium wp-image-23052"  alt="" width="183" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339358213-183x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339358213-183x300.jpg 183w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339358213-257x420.jpg 257w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339358213.jpg 510w" sizes="auto, (max-width: 183px) 100vw, 183px" /></strong></p>
<h3 style="text-align: justify;">À Okala, dans la commune d’Akanda, une veillée spirituelle portée par Dr h.c. Obono Essono Pureté Joly a réuni, dans la nuit du 19 au 20 septembre 2026, les rites Dédé et Bouanga autour d’une même prière pour la paix et le bien du Gabon.</h3>
<h2 style="text-align: justify;">À Okala, une nuit pas comme les autres</h2>
<p style="text-align: justify;">Samedi soir, il est un peu plus de 22 heures lorsque les premiers tambours commencent à résonner à Okala.</p>
<p style="text-align: justify;">La nuit est déjà bien installée. Autour du feu, les torches dessinent des silhouettes dans l’obscurité. Peu à peu, les participants se rapprochent. Les voix s’élèvent. Les instruments donnent le ton.<img class="alignnone size-medium wp-image-23051"  alt="" width="201" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339356320-201x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339356320-201x300.jpg 201w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339356320-281x420.jpg 281w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339356320.jpg 430w" sizes="auto, (max-width: 201px) 100vw, 201px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Une veillée commence.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais celle-ci porte une dimension particulière. À l’initiative de <strong>Dr h.c. Obono Essono Pureté Joly</strong>, présidente de l’ONG ASSAME, chef de département de la HART-CSG et dépositaire du rite Dédé, plusieurs expressions spirituelles se retrouvent autour d’une même préoccupation : la paix au Gabon.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ONG ASSAME rassemble en son sein plusieurs rites. Cette nuit-là, le Dédé et le Bouanga vont successivement occuper l’espace, chacun avec son identité, ses chants, ses danses et ses pratiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Le site qui accueille la cérémonie est celui de Me Nkoulou Menié Théophile. C’est lui qui ouvre la veillée devant les participants.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans son propos, il évoque ce qu’il perçoit spirituellement comme un « nuage sombre » au-dessus du Gabon.</p>
<p style="text-align: justify;">« Ma sœur et moi-même avions constaté spirituellement qu’il y a un nuage sombre qui sillonne le ciel gabonais », déclare-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">La réponse à cette inquiétude est celle de la prière et de la mobilisation spirituelle.</p>
<p style="text-align: justify;">« Que le Gabon soit illuminé et les malades guéris », lance-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis la cérémonie entre véritablement dans sa première phase.<img class="alignnone size-medium wp-image-23050"  alt="" width="300" height="185" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339359004-300x185.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339359004-300x185.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339359004.jpg 537w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<h2 style="text-align: justify;">Le Dédé ouvre la marche</h2>
<p style="text-align: justify;">Sous la conduite de Dr h.c. Obono Essono Pureté Joly, les initiés du Dédé prennent place.</p>
<p style="text-align: justify;">La première prière est adressée à Dieu, présenté par les participants comme le maître des temps et des circonstances.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis les chants commencent.</p>
<p style="text-align: justify;">Les tambours donnent leur cadence. Le balafon apporte ses sonorités. Les sifflets et la trompette viennent compléter l’ensemble. Les corps suivent le rythme et les danses s’installent autour du feu.</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant près de deux heures, la nuit est ainsi rythmée par les chants, les prières et les mouvements des initiés.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a dans cette scène quelque chose de profondément humain : des femmes et des hommes réunis dans la nuit, certains venus participer à la cérémonie, d’autres chercher une prière, une parole, une consultation ou simplement un moment de communion.</p>
<p style="text-align: justify;">Au fil des heures, les consultations commencent également.</p>
<p style="text-align: justify;">Des participants viennent avec leurs préoccupations, leurs interrogations et leurs attentes. Dans le cadre de la tradition, des prières et des consultations leur sont proposées.</p>
<p style="text-align: justify;">La veillée prend alors toute sa dimension : elle est à la fois moment de prière, expression culturelle, transmission d’un héritage et rencontre entre des personnes venues chercher du sens auprès de leurs traditions.</p>
<h2 style="text-align: justify;">« Deux rites sœurs » pour le Gabon</h2>
<p style="text-align: justify;">Pour Obono Essono Pureté Joly, cette nuit ne doit cependant pas être réduite à une succession de séquences rituelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle porte un message.</p>
<p style="text-align: justify;">« Le plus important est que ce sont deux rites sœurs qui s’unissent pour la cause Gabon », explique-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques mots qui résument l’esprit de son initiative.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Dédé et le Bouanga ont leurs particularités. Ils ont leurs rythmes, leurs pratiques et leurs manières propres d’exprimer la spiritualité.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ces différences n’empêchent pas la rencontre.</p>
<p style="text-align: justify;">Au contraire.</p>
<p style="text-align: justify;">Elles peuvent devenir, selon la vision défendue par la présidente de l’ONG ASSAME, autant de chemins différents vers une même préoccupation.</p>
<p style="text-align: justify;">« La veillée de cette nuit prouve tout simplement que les ancêtres de notre pays sont un et indivisible quelque soit le rite », poursuit-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Le propos prend alors une dimension qui dépasse le cercle des initiés.</p>
<p style="text-align: justify;">« Je profite d’ailleurs de cette tribune pour exhorter toutes les spécialités de notre pays à penser d’abord Gabon au-delà de nos différences », ajoute-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">La phrase résonne dans la nuit comme une invitation à regarder au-delà des appartenances.</p>
<p style="text-align: justify;">Le message est simple : les différences existent, mais elles ne doivent pas empêcher de se retrouver autour de ce qui rassemble.<img class="alignnone size-medium wp-image-23053"  alt="" width="300" height="129" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339357612-300x129.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339357612-300x129.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339357612.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<h2 style="text-align: justify;">Le Bouanga prend le relais</h2>
<p style="text-align: justify;">Vers une heure du matin, le relais est passé au Bouanga.</p>
<p style="text-align: justify;">Une nouvelle séquence commence.</p>
<p style="text-align: justify;">Les chants reprennent. Les prières se poursuivent. Les instruments traditionnels donnent une nouvelle couleur à la nuit.</p>
<p style="text-align: justify;">Le feu est toujours là.</p>
<p style="text-align: justify;">Les torches éclairent les participants tandis que les sonorités du Bouanga emplissent progressivement l’espace.</p>
<p style="text-align: justify;">La cérémonie change de rythme, mais pas de direction.</p>
<p style="text-align: justify;">Après le Dédé, le Bouanga entre à son tour dans cette démarche spirituelle placée sous le signe de la paix et du bien du Gabon.</p>
<p style="text-align: justify;">Les consultations se poursuivent également. Des participants viennent solliciter des prières, des réponses et un accompagnement spirituel.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les personnes présentes, la nuit est loin d’être une simple représentation.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle est vécue.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle se chante. Elle se danse. Elle se prie.</p>
<p style="text-align: justify;">Et surtout, elle se partage.</p>
<h2 style="text-align: justify;">La spiritualité comme héritage</h2>
<p style="text-align: justify;">À travers cette veillée, c’est aussi la question de la transmission qui apparaît.</p>
<p style="text-align: justify;">Les rites et les coutumes ne sont pas seulement des gestes appartenant au passé. Ils vivent à travers celles et ceux qui les pratiquent, les transmettent et leur donnent un sens.</p>
<p style="text-align: justify;">Les chants, les danses, les instruments, les prières et les consultations participent à cette transmission.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils racontent une relation particulière à la spiritualité, à la mémoire et aux ancêtres.</p>
<p style="text-align: justify;">En tant que présidente de l’ONG ASSAME, Obono Essono Pureté Joly place cette diversité au cœur de son initiative.</p>
<p style="text-align: justify;">L’association de plusieurs rites au sein d’une même organisation ouvre ainsi un espace où les traditions peuvent se rencontrer sans perdre leur identité.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est ce qui donne à la nuit d’Okala sa dimension particulière.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Dédé ne disparaît pas dans le Bouanga.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Bouanga ne se confond pas avec le Dédé.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais les deux peuvent prier pour la même cause.<img class="alignnone size-medium wp-image-23054"  alt="" width="300" height="156" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339356991-300x156.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339356991-300x156.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339356991.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<h2 style="text-align: justify;">Une même prière au bout de la nuit</h2>
<p style="text-align: justify;">Les heures passent.</p>
<p style="text-align: justify;">La fatigue commence à se lire sur les visages. Les chants ont traversé une grande partie de la nuit. Le feu continue pourtant de brûler.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis le jour commence doucement à poindre.</p>
<p style="text-align: justify;">La veillée touche à sa fin.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui restera de cette nuit d’Okala dépasse les seules images du feu, des tambours et des danses.</p>
<p style="text-align: justify;">Il restera surtout une volonté : celle de faire converger des traditions différentes autour d’un même pays.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’initiative de Dr h.c. Obono Essono Pureté Joly, le Dédé et le Bouanga ont ainsi partagé une même nuit de prière.</p>
<p style="text-align: justify;">Une démarche qui repose sur une conviction : <strong>l’unité n’exige pas que les différences disparaissent. Elle exige qu’elles puissent, lorsqu’une cause commune l’impose, marcher dans la même direction.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À Okala, cette direction avait un nom.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Gabon.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Et au bout de la nuit, une même prière :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>la paix pour le pays.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Thomas René pour Globe Infos</strong><br />
<span style="color: #ff0000;"><em>« Le monde décrypté depuis le Gabon » </em></span></p>
<p>The post <a href="https://leglobeinfo.com/obono-essono-purete-joly-presidente-de-long-assame-et-chef-de-departement-de-la-hart-csg-reunit-le-dede-et-le-bouanga-pour-la-paix/">Gabon : Dr Obono Essono Pureté Joly, présidente de l’ONG ASSAME et chef de département de la HART-CSG, réunit le Dédé et le Bouanga pour la paix</a> appeared first on <a href="https://leglobeinfo.com">Globe Infos</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Gabon : Obono Essono Pureté Joly, présidente de l’ONG ASSAME et chef de département de la HART-CSG, réunit le Dédé et le Bouanga pour la paix</title>
		<link>https://leglobeinfo.com/gabon-obono-essono-purete-joly-et-nkoulou-meyie-theophile-reunissent-le-ndende-et-le-bouanga-pour-le-pays/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2026 12:59:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://leglobeinfo.com/?p=23049</guid>

					<description><![CDATA[<p>À Okala, les deux responsables ont placé leurs traditions, leurs prières et leur héritage spirituel au service d’un même idéal : l’unité et le bien du Gabon. Par Thomas René pour Globe Infos « Le monde décrypté depuis le Gabon »  À Okala, dans la commune d’Akanda, une veillée conjointe a réuni, dans la nuit du 19 [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: justify;"><strong>À Okala, les deux responsables ont placé leurs traditions, leurs prières et leur héritage spirituel au service d’un même idéal : l’unité et le bien du Gabon.</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par Thomas René pour Globe Infos <em><span style="color: #0000ff;">« Le monde décrypté depuis le Gabon »<img class="alignnone size-medium wp-image-23050"  alt="" width="300" height="185" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339359004-300x185.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339359004-300x185.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339359004.jpg 537w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /> </span></em></strong></p>
<h3 style="text-align: justify;">À Okala, dans la commune d’Akanda, une veillée conjointe a réuni, dans la nuit du 19 au 20 septembre 2026, des initiés des rites Dédé et Bouanga. Portée par Dr h.c. Obono Essono Pureté Joly Par ailleurs présidente de l ONG ASSAME et chef de département de la HART-CSG et Me Nkoulou Meyié Théophile, la rencontre a placé le Gabon au centre des prières, des chants, des danses et des consultations rituelles.</h3>
<h2 style="text-align: justify;">À Okala, une nuit placée sous le signe du Gabon</h2>
<p style="text-align: justify;">Il est un peu plus de 22 heures lorsque les premiers tambours commencent à résonner à Okala.</p>
<p style="text-align: justify;">Autour du feu et des torches, les participants se rassemblent. Les chants montent progressivement, accompagnés par les instruments traditionnels. La nuit prend une autre tonalité.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cet espace consacré aux pratiques initiatiques, une rencontre singulière commence : deux traditions spirituelles gabonaises ont choisi de se retrouver autour d’une même cause, le Gabon.</p>
<p style="text-align: justify;">La veillée est portée conjointement par <span style="color: #3366ff;"><strong>Dr h.c. Obono Essono Pureté Joly</strong>, Par ailleurs présidente de l ONG ASSAME et chef de département de la HART-CSG la mère spirituelle du rite Ndendé, et <strong>Me Nkoulou  Théophile</strong>,</span> qui accueille la cérémonie sur son site.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès l’ouverture, le ton est donné.</p>
<p style="text-align: justify;">Me Nkoulou Meyié Théophile évoque ce qu’il perçoit spirituellement comme un « nuage sombre » au-dessus du pays.</p>
<p style="text-align: justify;">« Ma sœur et moi-même avions constaté spirituellement qu’il y a un nuage sombre qui sillonne le ciel gabonais », explique-t-il devant les participants.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les deux promoteurs, cette perception appelle une mobilisation spirituelle. Il s’agit de réunir les initiés, d’invoquer les ancêtres et de prier pour le Gabon.</p>
<p style="text-align: justify;">« Que le Gabon soit illuminé, surtout en paix avec lui-même, mais aussi avec tous ses voisins et les malades guéris », conclut-il.<img class="alignnone size-medium wp-image-23051"  alt="" width="201" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339356320-201x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339356320-201x300.jpg 201w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339356320-281x420.jpg 281w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339356320.jpg 430w" sizes="auto, (max-width: 201px) 100vw, 201px" /></p>
<h2 style="text-align: justify;">Le dédé ouvre la cérémonie</h2>
<p style="text-align: justify;">La première séquence revient au dédé, sous la conduite de Dr h.c. Obono Essono Pureté Joly.</p>
<p style="text-align: justify;">La cérémonie débute par une prière adressée à Dieu, présenté par les participants comme le maître des temps et des circonstances.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis les chants prennent le relais.</p>
<p style="text-align: justify;">Les tambours donnent la cadence. Le balafon, les sifflets et la trompette viennent compléter les sonorités. Autour du feu, les initiés dansent selon les codes propres à leur tradition.</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant près de deux heures, la séquence dédé se poursuit dans cette atmosphère faite de chants, de danses et de prières.</p>
<p style="text-align: justify;">Au fil de la nuit, des consultations sont également organisées. Certains participants viennent solliciter des prières, des révélations ou un accompagnement spirituel. Des personnes se présentant comme malades sont également reçues dans le cadre rituel.</p>
<p style="text-align: justify;">La cérémonie ne se limite donc pas à une succession de chants et de danses. Elle constitue, pour ceux qui y prennent part, un moment de prière, de consultation et de connexion avec leur univers spirituel.</p>
<h2 style="text-align: justify;">« Deux rites sœurs » pour une même cause</h2>
<p style="text-align: justify;">Pour Dr h.c. Obono Essono Pureté Joly la présidente de l&rsquo;ONG ASSAME et chef de département de la HART-CSG l’essentiel de cette rencontre se trouve dans le rapprochement entre les deux traditions.</p>
<p style="text-align: justify;">« Le plus important est que ce sont deux rites sœurs qui s’unissent pour la cause Gabon », affirme-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Le dédé et le Bouanga conservent chacun leur identité, leurs pratiques et leurs codes. Mais leurs différences ne constituent pas, cette nuit-là, un obstacle à la convergence.</p>
<p style="text-align: justify;">La responsable insiste sur cette dimension lorsqu’elle déclare :</p>
<p style="text-align: justify;">« La veillée de cette nuit prouve tout simplement que les ancêtres de notre pays sont un et indivisible quelque soit le rite. »</p>
<p style="text-align: justify;">Son message dépasse alors le cercle des initiés.</p>
<p style="text-align: justify;">« Je profite d’ailleurs de cette tribune pour exhorter toutes les spécialités de notre pays à penser d’abord Gabon au-delà de nos différences », ajoute-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">À travers cette rencontre, les promoteurs veulent ainsi faire de la diversité des traditions une force de rassemblement.<img class="alignnone size-medium wp-image-23054"  alt="" width="300" height="156" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339356991-300x156.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339356991-300x156.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339356991.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<h2 style="text-align: justify;">À une heure, le Bouanga prend le relais</h2>
<p style="text-align: justify;">Vers une heure du matin, la cérémonie change de rythme.</p>
<p style="text-align: justify;">Me Nkoulou Meyié Théophile lance la séquence consacrée au Bouanga.</p>
<p style="text-align: justify;">Les chants reprennent. Les prières se poursuivent. Les cris et les sonorités traditionnelles se mêlent aux battements des instruments.</p>
<p style="text-align: justify;">Le décor reste le même : le feu, les torches et l’obscurité de la nuit. Mais une nouvelle expression rituelle prend désormais possession de l’espace.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme lors de la première séquence, les consultations se poursuivent au fil des heures. Des participants viennent rechercher des prières, des réponses ou un accompagnement dans le cadre de la tradition.</p>
<p style="text-align: justify;">Les organisateurs rapportent également des révélations et différentes formes de prise en charge spirituelle.</p>
<p style="text-align: justify;">À la fin de la cérémonie, plusieurs participants font part de leur satisfaction quant au déroulement de la veillée et à leur expérience personnelle.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Des traditions différentes, une même prière</h2>
<p style="text-align: justify;">À mesure que la nuit avance, la fatigue gagne les participants. Pourtant, le sens de la rencontre reste intact.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Dédé n’a pas eu besoin de renoncer à son identité pour rencontrer le Bouanga.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Bouanga n’a pas davantage eu besoin d’effacer ses particularités.</p>
<p style="text-align: justify;">Chacun a conservé ses rites, ses rythmes et ses pratiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais les deux traditions ont accepté, le temps d’une nuit, de placer leur expression spirituelle autour d’un même objectif : le Gabon.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est là que réside la singularité de cette initiative portée par Dr h.c. Obono Essono Pureté Joly <span style="color: #000000;">présidente de l ONG ASSAME et chef de département de la HART-CSG </span>et Me Nkoulou Meyié Théophile.</p>
<p style="text-align: justify;">L’unité recherchée n’est pas présentée comme une uniformisation. Elle repose plutôt sur la capacité de traditions différentes à se retrouver autour d’une cause commune.<img class="alignnone size-medium wp-image-23053"  alt="" width="300" height="129" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339357612-300x129.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339357612-300x129.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339357612.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<h2 style="text-align: justify;">La force spirituelle des rites et coutumes</h2>
<p style="text-align: justify;">La veillée d’Okala remet également en lumière la place accordée aux rites et aux coutumes dans la vie spirituelle et culturelle de ceux qui les pratiquent.</p>
<p style="text-align: justify;">Les chants, les danses, les instruments, les prières, les consultations et les gestes rituels participent à la transmission d’un héritage.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les initiés, ces pratiques ne sont pas de simples manifestations culturelles. Elles s’inscrivent dans une relation plus profonde à la spiritualité, à la mémoire et aux ancêtres.</p>
<p style="text-align: justify;">La rencontre entre le dédé et le Bouanga donne ainsi à voir une autre dimension de la diversité gabonaise : celle de traditions qui peuvent préserver leurs spécificités tout en cherchant à contribuer à une œuvre commune.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette convergence constitue précisément le message que les deux promoteurs ont voulu porter à Okala.<img class="alignnone size-medium wp-image-23052"  alt="" width="183" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339358213-183x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339358213-183x300.jpg 183w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339358213-257x420.jpg 257w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609211339358213.jpg 510w" sizes="auto, (max-width: 183px) 100vw, 183px" /></p>
<h2 style="text-align: justify;">Le Gabon comme bien commun</h2>
<p style="text-align: justify;">Lorsque les premières lueurs du jour apparaissent, la veillée touche à sa fin.</p>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs heures se sont écoulées depuis les premiers tambours. Le feu a accompagné les chants, les prières et les danses jusqu’au bout de la nuit.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais au-delà de la cérémonie, une idée demeure.</p>
<p style="text-align: justify;">Deux rites. Deux traditions. Deux identités spirituelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Et pourtant, une même terre, un même pays et une même prière.</p>
<p style="text-align: justify;">À Okala, Obono Essono Pureté Joly et Nkoulou Meyié Théophile ont voulu montrer que la diversité des rites et des coutumes peut aussi devenir un espace de rencontre.</p>
<p style="text-align: justify;">Le message porté cette nuit-là tient finalement en quelques mots : <strong>les différences n’obligent pas à la division</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Elles peuvent aussi devenir une richesse lorsque ceux qui les portent choisissent de regarder dans la même direction.</p>
<p style="text-align: justify;">À Okala, cette direction avait un nom : <strong>le Gabon</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Thomas René pour Globe Infos <em><span style="color: #ff0000;">« </span></em></strong><em><span style="color: #ff0000;">Le monde décrypté depuis le Gabon » </span></em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Éducation au Gabon : un partenariat stratégique avec l’APEC pour transformer le quotidien des enseignants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 07:12:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://leglobeinfo.com/?p=23041</guid>

					<description><![CDATA[<p>Logement, mobilité, numérique et formation : le ministère de l’Éducation nationale et l’APEC unissent leurs forces pour améliorer concrètement les conditions de vie et de travail des enseignants gabonais. Par Thomas René pour Globe Infos Le monde décrypté depuis le Gabon  Logement, véhicule, ordinateur, formation et ouverture sur le monde professionnel : le gouvernement gabonais [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://leglobeinfo.com/education-au-gabon-un-partenariat-strategique-avec-lapec-pour-transformer-le-quotidien-des-enseignants/">Éducation au Gabon : un partenariat stratégique avec l’APEC pour transformer le quotidien des enseignants</a> appeared first on <a href="https://leglobeinfo.com">Globe Infos</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Logement, mobilité, numérique et formation : le ministère de l’Éducation nationale et l’APEC unissent leurs forces pour améliorer concrètement les conditions de vie et de travail des enseignants gabonais.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="color: #0000ff;"><strong>Par Thomas René pour Globe Infos Le monde décrypté depuis le Gabon </strong></span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Logement, véhicule, ordinateur, formation et ouverture sur le monde professionnel : le gouvernement gabonais veut donner une nouvelle dimension à l’accompagnement social des enseignants. Le 16 septembre 2026, le ministère de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique et l’Association professionnelle des établissements de crédit du Gabon (APEC) ont posé les bases d’un partenariat destiné à améliorer concrètement les conditions de vie et de travail des personnels éducatifs.<img class="alignnone size-medium wp-image-23042"  alt="" width="202" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2026091706213283510-202x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2026091706213283510-202x300.jpg 202w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2026091706213283510-283x420.jpg 283w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2026091706213283510.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 202px) 100vw, 202px" /></strong></p>
<h2 style="text-align: justify;">Du tableau noir aux préoccupations du quotidien</h2>
<p style="text-align: justify;">Dans une salle de classe, l’enseignant transmet des connaissances, accompagne les élèves et participe à la préparation des générations futures. Mais derrière cette mission essentielle se trouvent aussi des préoccupations très concrètes : se loger, se déplacer, disposer d’un outil informatique ou encore accéder à des opportunités professionnelles.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est précisément sur ce terrain que le ministère de l’Éducation nationale entend agir.</p>
<p style="text-align: justify;">Réunis le 16 septembre à Libreville, la ministre d’État Camélia Ntoutoume Leclercq et les représentants de l’APEC ont officialisé une démarche qui place l’accompagnement social des enseignants au cœur d’un nouveau partenariat avec le secteur bancaire.</p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif est clair : faire en sorte que l’amélioration du statut de l’enseignant ne soit pas seulement une question de discours, mais puisse aussi se traduire dans son quotidien.</p>
<h2 style="text-align: justify;">« Un enseignant, une maison » : faciliter l’accès au logement</h2>
<p style="text-align: justify;">Parmi les mesures annoncées figure le dispositif <strong>« Un enseignant, une maison »</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ambition est de faciliter l’accès des personnels éducatifs à la propriété immobilière grâce à des conditions de crédit adaptées. Pour les enseignants, l’enjeu dépasse largement la simple acquisition d’un bien.</p>
<p style="text-align: justify;">Devenir propriétaire constitue aussi un facteur de stabilité familiale et sociale. Dans un contexte où l&rsquo;accès au logement représente une préoccupation importante pour de nombreux actifs, la mise en place d&rsquo;un mécanisme spécifiquement pensé pour les personnels de l&rsquo;éducation traduit une volonté de mieux prendre en compte leur situation.</p>
<p style="text-align: justify;">Le partenariat avec l’APEC donne ainsi au ministère un interlocuteur naturel pour transformer cette ambition en solutions de financement concrètes.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Un véhicule et un ordinateur pour accompagner la modernisation</h2>
<p style="text-align: justify;">La même logique se retrouve dans le dispositif <strong>« Un enseignant, un véhicule »</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">La mobilité fait partie des réalités quotidiennes du personnel éducatif, particulièrement pour ceux qui exercent loin de leur lieu de résidence ou dans des zones où les déplacements peuvent constituer une difficulté.</p>
<p style="text-align: justify;">L’accès à des solutions de financement adaptées doit donc permettre de répondre à cette problématique et d’améliorer les conditions de déplacement des bénéficiaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Autre volet majeur : le numérique.</p>
<p style="text-align: justify;">Le programme prévoit <strong>« Un enseignant, un élève-professeur, un étudiant de l’ITO : un ordinateur »</strong>. L’objectif est de réduire la fracture numérique et de donner aux acteurs de l’éducation les moyens matériels nécessaires à leur activité.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’heure où le numérique occupe une place croissante dans l’enseignement, la formation et l’accès à l’information, cet axe apparaît comme un prolongement logique de la modernisation du système éducatif.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Quand les banques entrent dans l’école</h2>
<p style="text-align: justify;">Mais le partenariat ne s’arrête pas à l’accompagnement social des enseignants.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ouvre également une passerelle entre le système éducatif et le secteur bancaire. Des dispositifs d’immersion professionnelle pour les jeunes diplômés sont prévus, tout comme l’intervention de professionnels de la finance dans les établissements scolaires.</p>
<p style="text-align: justify;">L’idée est de rapprocher davantage les jeunes du monde de l’entreprise et de leur permettre de mieux comprendre les métiers et les mécanismes du secteur financier.</p>
<p style="text-align: justify;">La promotion de la filière <strong>Gestion fiscale des entités (GFE)</strong> portée par l’Institut technologique d’Owendo (ITO) s’inscrit dans cette même dynamique.</p>
<p style="text-align: justify;">À travers ces différentes composantes, le partenariat prend donc une dimension plus large : il ne concerne pas uniquement le bien-être des enseignants, mais participe également à la construction de passerelles entre formation, employabilité et monde économique.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Camélia Ntoutoume Leclercq, une ministre qui connaît la maison</h2>
<p style="text-align: justify;">Cette nouvelle orientation porte aussi la marque de la continuité à la tête du département de l’Éducation nationale.</p>
<p style="text-align: justify;">Camélia Ntoutoume Leclercq connaît désormais parfaitement les réalités de ce ministère. Plusieurs années passées à la tête de ce département lui ont permis de mesurer, au fil du temps, les difficultés auxquelles sont confrontés les enseignants, les contraintes de l’administration et les défis qui ralentissent encore la transformation du système éducatif.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette expérience constitue aujourd’hui un levier.</p>
<p style="text-align: justify;">Car connaître une administration, ce n’est pas seulement en maîtriser les procédures. C’est aussi connaître ses femmes et ses hommes, comprendre leurs attentes et identifier les obstacles qui empêchent certaines réformes de produire pleinement leurs effets.</p>
<p style="text-align: justify;">Le partenariat conclu avec l’APEC traduit précisément cette volonté de rechercher, au-delà des seuls moyens budgétaires de l’État, des solutions permettant d’apporter des réponses nouvelles aux préoccupations sociales du corps enseignant.</p>
<h2 style="text-align: justify;">« Ses promesses se concrétisent »</h2>
<p style="text-align: justify;">Sur le terrain, cette démarche est accueillie favorablement par certains enseignants, qui y voient un signe concret de reconnaissance.</p>
<p style="text-align: justify;">« Même si beaucoup reste à faire, nous saluons cette belle initiative et nous tenons à remercier les autorités gabonaises en général, et Madame la ministre d’État en particulier, qui connaît très bien la maison et qui nous a toujours soutenus », témoigne Philippe Obiang, enseignant à Libreville.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour lui, cette nouvelle étape vient donner une traduction concrète aux engagements pris en faveur du secteur.</p>
<p style="text-align: justify;">« Aujourd’hui, ses promesses se concrétisent ; je ne peux, au nom du corps enseignant, que lui dire merci. C’est aussi le fruit de sa longévité à ce poste : elle connaît tous nos soucis pour faire décoller le secteur », poursuit-il.</p>
<p style="text-align: justify;">L’enseignant va plus loin dans son appréciation : « Je peux affirmer sans risque de me tromper que Madame la ministre d’État est la personne qu’il faut à la place qu’il faut. »</p>
<p style="text-align: justify;">Une appréciation personnelle qui illustre, à travers le témoignage de cet enseignant, la reconnaissance dont la ministre bénéficie auprès d’une partie du corps éducatif.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Une nouvelle étape pour la fonction enseignante</h2>
<p style="text-align: justify;">Le véritable enjeu se trouve désormais dans le passage des engagements aux réalisations.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec l’APEC, le ministère dispose d’un partenaire supplémentaire pour agir sur plusieurs dimensions de la vie des enseignants : le logement, la mobilité, l’équipement numérique, mais aussi la formation et l’insertion professionnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette démarche participe d’une vision plus large de la fonction enseignante. Reconnaître le rôle de celui qui transmet le savoir passe aussi par l’amélioration de ses conditions de vie et par l’accès à des outils adaptés à son époque.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les autorités gabonaises, le signal envoyé est donc double : soutenir davantage les enseignants et poursuivre la modernisation du système éducatif.</p>
<p style="text-align: justify;">Le partenariat du 16 septembre ouvre ainsi une nouvelle séquence. Après les annonces, place désormais au déploiement des différents dispositifs.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le monde éducatif, l’attente est forte. Pour le gouvernement, le défi sera de transformer cette ambition en bénéfices tangibles.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une maison, un véhicule, un ordinateur : derrière ces trois engagements se dessine une même ambition, celle de redonner à l’enseignant une place à la hauteur de sa mission dans la transformation du Gabon.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au Gabon, le ministère de l’Éducation nationale et l’APEC renforcent l’accompagnement social des enseignants avec des mesures sur le logement, le véhicule, le numérique et la formation.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par Thomas René pour Globe Infos </strong><em><span style="color: #ff0000;"><strong>« le monde décrypté depuis le Gabon » </strong></span></em></p>
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		<title>Mouvement national des chômeurs gabonais (MNCG) : la facilitation de Camélia Ntoutoume Leclercq met en avant les avancées du gouvernement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 11:57:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des dossiers jugés recevables, un délai accordé aux retardataires : le dialogue engagé entre le gouvernement et les chômeurs gabonais avance vers des solutions concrètes. Par Thierry Mocktar Désignée comme facilitateur du gouvernement à la suite du mouvement d’humeur lancé il y a quelques jours par le Mouvement national des chômeurs gabonais (MNCG), la ministre [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Des dossiers jugés recevables, un délai accordé aux retardataires : le dialogue engagé entre le gouvernement et les chômeurs gabonais avance vers des solutions concrètes.<img class="alignnone size-medium wp-image-23023"  alt="" width="300" height="194" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260915-121700-300x194.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260915-121700-300x194.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260915-121700-1024x664.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260915-121700-768x498.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260915-121700-648x420.jpg 648w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260915-121700-696x451.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260915-121700-1068x692.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260915-121700-600x389.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260915-121700.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par Thierry Mocktar</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Désignée comme facilitateur du gouvernement à la suite du mouvement d’humeur lancé il y a quelques jours par le Mouvement national des chômeurs gabonais (MNCG), la ministre d’État Camélia Ntoutoume Leclercq a rencontré, ce 14 septembre, les représentants du collectif. Une rencontre consacrée à l’examen de leurs préoccupations et au suivi des démarches déjà engagées auprès des autorités.</p>
<p style="text-align: justify;">Face aux inquiétudes exprimées par les représentants du MNCG, le membre du gouvernement a notamment tenu à rassurer ses interlocuteurs sur la recevabilité des dossiers déjà transmis au ministère de la Fonction publique.</p>
<p style="text-align: justify;">« Les dossiers que nous avons envoyés sont recevables (&#8230;). Nous allons poursuivre le travail déjà engagé avec le ministère de la Fonction publique et travailler également en concertation avec le ministère du Budget », a indiqué Camélia Ntoutoume Leclercq.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette précision constitue l&rsquo;un des principaux points ressortis de cette rencontre. Elle vise notamment à rassurer les demandeurs dont les dossiers sont déjà engagés dans le processus administratif.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, un délai de deux semaines a été accordé aux retardataires dont les dossiers ont été rejetés. Ce délai doit leur permettre de se conformer aux exigences requises et de procéder, le cas échéant, aux régularisations nécessaires afin de permettre la poursuite de l’examen de leurs situations.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le dialogue comme voie de sortie</h3>
<p style="text-align: justify;">À travers cette rencontre, le gouvernement entend ainsi maintenir le dialogue avec les représentants du Mouvement national des chômeurs gabonais. La facilitation confiée à Camélia Ntoutoume Leclercq apparaît, dans ce contexte, comme un cadre destiné à rapprocher les différentes parties et à favoriser le suivi concret des engagements pris.</p>
<p style="text-align: justify;">Le MNCG a, de son côté, saisi cette occasion pour saluer les efforts engagés par le gouvernement. Les représentants du mouvement ont également pris acte des engagements formulés au cours de cette rencontre pour faire avancer la concrétisation de ce dossier.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des revendications exprimées ces derniers jours, le dialogue engagé autour du dossier des chômeurs gabonais semble donc ouvrir une nouvelle étape, davantage orientée vers le traitement administratif des dossiers et la recherche de solutions concrètes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Thierry Mocktar</strong></p>
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