La rédaction de Globe infos.
L’animal responsable de l’attaque mortelle survenue récemment à Ndagui a été neutralisé. Si cette intervention se veut rassurante, elle ne suffit pas à dissiper l’inquiétude des populations, confrontées à l’incertitude persistante liée à la présence possible d’autres prédateurs. Entre émotion, vigilance et interrogations, ce drame ravive la problématique du conflit homme-faune.
À Ndagui, le choc reste palpable. Quelques temps après la mort tragique du chef du village, les habitants oscillent entre soulagement et inquiétude. L’abattage de la panthère incriminée, mené dans un souci de sécurité, n’a pas totalement apaisé les esprits.
Dans les concessions comme aux abords des champs, les habitudes ont changé. Les déplacements se font en groupe, la vigilance est constante et la peur, bien réelle. « Rien ne nous garantit qu’il n’y en a pas d’autres », glisse un riverain. Une crainte partagée, d’autant que les spécialistes rappellent que ces prédateurs évoluent rarement de manière totalement isolée.
Au-delà du fait divers, cet épisode met en lumière l’éternel conflit homme-faune. L’extension des activités humaines sur les espaces naturels réduit les habitats et favorise des incursions animales dans les zones habitées, avec des conséquences parfois dramatiques.
Face à cette réalité, les attentes sont fortes. Les populations espèrent des mesures concrètes : surveillance accrue, sensibilisation et dispositifs de prévention adaptés. Car à Ndagui, une certitude s’impose : si la panthère a été abattue, la menace, elle, n’est pas encore totalement écartée.
Nous y reviendrons.

