À Kougouleu, l’IRAF forme associations et coopératives au système de riziculture intensive. Objectif : réduire les importations et booster la production locale d’ici 2033.
Kougouleu, laboratoire vivant de la relance rizicole
À Kougouleu, localité devenue un véritable laboratoire à ciel ouvert, se tient du 20 au 24 avril 2026 une formation stratégique dédiée à la riziculture. Cette initiative est portée par l’IRAF. Elle rassemble des membres d’associations et de coopératives soigneusement sélectionnés.
Ainsi, ce cadre expérimental sert de terrain d’apprentissage concret. Les participants y découvrent des techniques modernes adaptées aux réalités locales. En conséquence, la formation vise à poser les bases d’une relance durable de la filière rizicole gabonaise.
Une formation axée sur le système de riziculture intensive
Pendant cinq jours, chercheurs et techniciens transmettent leur expertise aux apprenants. Le programme met l’accent sur le système de riziculture intensive (SRI). Cette approche permet d’augmenter les rendements tout en optimisant l’utilisation de l’eau et des intrants.
De plus, les participants bénéficient d’un accompagnement pratique. Ils expérimentent directement les méthodes enseignées. Par ailleurs, cette immersion favorise une meilleure appropriation des techniques.
Réduire les importations : un objectif stratégique
Lors de l’ouverture officielle, le Directeur général de l’IRAF, Christophe Roland Zinga Koumba, a rappelé les ambitions nationales.
En effet, le Gabon entend réduire significativement sa dépendance aux importations de riz. « Le Gouvernement, à travers la Stratégie nationale de développement de la riziculture, vise une réduction de moitié des importations d’ici 2033 », a-t-il souligné.
Dès lors, cette formation s’inscrit dans une dynamique plus large. Elle contribue à renforcer la souveraineté alimentaire du pays.
Des partenariats internationaux en appui
Pour atteindre ces objectifs, le Gabon bénéficie de l’appui de partenaires techniques et financiers. Parmi eux figurent la JICA, la KAFACI et AfricaRice.
Ainsi, ces collaborations renforcent les capacités locales. Elles facilitent également le transfert de technologies agricoles innovantes.
Des variétés locales pour une production compétitive
En parallèle, le Programme national de sélection et d’amélioration variétale et de production de semences (PNSAV-PS) enregistre des avancées majeures.
Selon Yonnelle Déa Moukoumbi, trois variétés de riz « made in Gabon » ont été développées et homologuées. Il s’agit de CHEYI, MBOMA et MOUNAFACI 1.
Ces nouvelles variétés présentent des performances adaptées aux conditions locales. Par conséquent, elles constituent un levier essentiel pour accroître la production nationale.
Des acteurs engagés pour la révolution rizicole
Au terme de cette formation, les participants repartent mieux outillés. Ils deviennent ainsi des relais essentiels sur le terrain.
En outre, leur engagement traduit une volonté collective de transformation du secteur. Grâce à ces initiatives, la riziculture gabonaise amorce une nouvelle dynamique.
En définitive, cette formation marque une étape clé vers une agriculture plus productive, résiliente et souveraine.
Marielle EKOME

