Une jeunesse mobilisée au cœur de la transition écologique
Par la rédaction de Globe infos
Le 29 mai 2026 restera comme une date symbolique pour la promotion de l’éducation environnementale dans la commune d’Akanda. Ce jour-là, le Lycée Public d’Avorbam a accueilli la phase pilote de sensibilisation du projet « Eco Track Plastique », une initiative portée par l’ONG Gabon Environnement avec l’appui de plusieurs partenaires techniques et institutionnels.
Dans une ambiance à la fois studieuse et engagée, responsables associatifs, autorités éducatives, partenaires et élèves se sont réunis autour d’un même objectif : faire de la jeunesse gabonaise un acteur central de la lutte contre la pollution plastique.
À travers cette rencontre, les organisateurs ont voulu sensibiliser les apprenants aux conséquences de la prolifération des déchets plastiques tout en leur présentant des solutions concrètes fondées sur la technologie, le recyclage et la citoyenneté environnementale.
Une cérémonie placée sous le signe de l’engagement citoyen
Dès les premières heures de la matinée, les participants ont pris place dans l’enceinte de l’établissement pour assister à une cérémonie soigneusement orchestrée.
Après l’accueil des invités, le proviseur du Lycée Public d’Avorbam, Noël-Ange Mouroumby, a ouvert les travaux par une allocution de bienvenue. Dans son intervention, il a rappelé l’ampleur des défis environnementaux auxquels le Gabon est confronté, notamment la pollution causée par les bouteilles plastiques PET.
Face à cette menace grandissante, le responsable de l’établissement a insisté sur la nécessité de sensibiliser les jeunes générations afin qu’elles adoptent des comportements responsables et deviennent de véritables ambassadeurs de la protection de l’environnement.
Selon lui, l’éducation constitue l’un des leviers les plus efficaces pour construire une société plus respectueuse de la nature et des ressources naturelles.
Eco Track Plastique, une réponse innovante à un défi environnemental majeur
Prenant ensuite la parole, le Secrétaire général de l’ONG Gabon Environnement, Eric Tchoba Pah, a présenté les fondements du projet Eco Track Plastique.
Devant une assistance attentive, il a dressé un constat préoccupant de la situation environnementale dans plusieurs localités du pays, où les déchets plastiques continuent d’envahir les espaces publics, les caniveaux, les cours d’eau et les zones côtières.
À Akanda, particulièrement exposée en raison de sa proximité avec le littoral et les écosystèmes sensibles, cette pollution représente un danger réel pour la biodiversité marine ainsi que pour la qualité du cadre de vie des populations.
Pour répondre à cette problématique, le projet Eco Track Plastique s’appuie sur quatre piliers complémentaires.
Le premier repose sur l’utilisation de la technologie grâce à un système innovant de traçabilité numérique des déchets.
Le deuxième concerne la structuration de réseaux de collecte destinés à améliorer la récupération des bouteilles plastiques.
Le troisième met l’accent sur le recyclage afin de transformer les déchets en ressources valorisables.
Enfin, le quatrième pilier est consacré à la sensibilisation des populations, notamment des jeunes, considérés comme les principaux vecteurs du changement durable.
Sensibiliser pour transformer les comportements
L’un des temps forts de cette rencontre a été l’intervention de Denis Collienne, coordonnateur général chargé des projets au sein de l’ONG Gabon Environnement.
À travers une présentation pédagogique, il a expliqué aux élèves les conséquences directes de la pollution plastique sur les écosystèmes, la santé humaine et l’économie locale.
Il a également mis en avant les gestes simples que chacun peut adopter au quotidien pour réduire son impact environnemental : éviter les abandons sauvages de déchets, favoriser le tri sélectif, participer aux opérations de collecte et promouvoir les pratiques de recyclage.
Au-delà des explications techniques, l’objectif était surtout de susciter une prise de conscience durable auprès des élèves et de les encourager à devenir des acteurs de terrain dans leurs quartiers et leurs familles.
Des échanges enrichissants avec les élèves
La séance de questions-réponses a ensuite permis aux apprenants d’interagir directement avec les responsables du projet.
Curieux et impliqués, les élèves ont multiplié les interrogations sur les mécanismes du recyclage, les possibilités de valorisation des déchets plastiques et les opportunités professionnelles liées aux métiers verts.
Ces échanges ont démontré un réel intérêt de la jeunesse pour les enjeux environnementaux contemporains.
Ils ont également confirmé la pertinence de cette approche participative qui place les jeunes au centre du processus de transformation écologique.
Le lancement symbolique du Club Environnement Eco-Avorbam
Moment particulièrement attendu de la journée, la cérémonie a été marquée par le lancement symbolique du Club Environnement « Eco-Avorbam ».
Cette structure aura pour mission de promouvoir au sein du lycée les bonnes pratiques environnementales, d’organiser des activités de sensibilisation et de favoriser l’implication des élèves dans des actions concrètes de préservation de la nature.
La lecture du message d’engagement des élèves a donné une dimension solennelle à cet instant. Devant leurs enseignants et les partenaires présents, plusieurs apprenants ont réaffirmé leur volonté de contribuer activement à la protection de leur environnement et à la réduction de la pollution plastique.
Une ambition portée par des partenaires engagés
Les responsables de l’ONG Gabon Environnement ont profité de cette rencontre pour saluer l’accompagnement du Fonds de Préservation de la Biodiversité au Gabon (FPBG) ainsi que celui des différents partenaires techniques et institutionnels associés au projet.
Selon eux, ce soutien est essentiel pour bâtir une filière locale capable de créer des emplois verts tout en apportant des solutions concrètes aux défis environnementaux actuels.
Cette vision s’inscrit dans une dynamique plus large visant à concilier protection de l’environnement, innovation technologique et développement économique durable.
Une clôture tournée vers l’avenir
La cérémonie s’est achevée par les remerciements du Secrétaire général de l’ONG Gabon Environnement, suivis de la traditionnelle photo de famille réunissant élèves, enseignants, partenaires et membres de l’organisation.
Mais au-delà de cette étape symbolique, les organisateurs ont surtout lancé un appel à la mobilisation collective. Car pour eux, la réussite du projet Eco Track Plastique dépendra avant tout de l’engagement quotidien des citoyens, en particulier des jeunes générations.
Dans cette dynamique, une annonce majeure a été faite à l’issue de la rencontre : après l’expérience initiée au Lycée Public d’Avorbam, plusieurs établissements scolaires ayant pris part au programme devraient prochainement mettre en place leurs propres clubs environnement.
Une initiative qui vise à créer, au sein des écoles et lycées, un réseau d’ambassadeurs écologiques capables de porter durablement les valeurs de protection de la nature, de gestion responsable des déchets et de développement durable à travers toute la commune d’Akanda et, à terme, dans l’ensemble du Gabon.
