Urgence Climat : L’OIF et la Commission du Bassin du Congo scellent un pacte d’avenir pour l’Afrique centrale

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Par la rédaction de Globe infos 

Libreville, le 01 juin 2026. Ce n’est plus seulement le deuxième poumon vert de la planète ; le Bassin du Congo s’impose désormais comme le laboratoire vivant de l’économie circulaire africaine. Ce lundi, le Mémorial de Brazzaville a prêté son cadre historique à la cérémonie d’ouverture officielle des premières Journées francophones de l’innovation environnementale en action.

​Portée par le thème puissant : « Recycler et innover : la jeunesse francophone au service d’une agriculture durable », cette rencontre de haut niveau marque un tournant décisif en prélude à la Journée mondiale de l’environnement du 5 juin.

​Prenant la parole au nom de la Secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, le Représentant régional de l’OIF pour l’Afrique Centrale (REPAC), Alphonse Waguena, a délivré un plaidoyer vibrant en faveur d’une écologie de terrain, portée par l’ingéniosité des jeunes de la sous-région.

​Si le Bassin du Congo impressionne par ses chiffres – 3,6 millions de kilomètres carrés de forêts et de tourbières stockant près de 29 milliards de tonnes de carbone, Alphonse Waguena a tenu à rappeler une vérité essentielle :
​« Réduire le Bassin du Congo à sa seule dimension écologique serait une erreur. C’est d’abord et avant tout un territoire de vie ».

​Un territoire confronté à l’urbanisation rapide, au chômage des jeunes et à une gestion des déchets en milieu urbain qui représente près de 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Mais là où certains voient une fatalité, l’OIF et les autorités locales font le pari de l’audace.

​Le diplomate a chaleureusement salué le leadership du Président congolais, Denis Sassou Nguesso, à la tête de la Commission Climat du Bassin du Congo, ainsi que l’engagement infatigable de la ministre de l’Environnement, Arlette Soudan-Nonault.

Un engagement matérialisé par le succès de la table ronde du 26 mai dernier, visant à mobiliser 5,32 milliards de dollars américains pour le premier volet prioritaire du Fonds Bleu.

​Cette ambition globale s’articule directement avec le Projet 19 (P19) de l’OIF, déployé depuis 2024 dans six pays d’Afrique centrale : le Gabon, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, la RD Congo et la Guinée équatoriale.

​Loin d’être de simples bénéficiaires passifs, les jeunes y sont propulsés comme de véritables offreurs de solutions économiques et environnementales. Grâce à ce programme, plus d’une centaine d’innovations locales sont déjà passées du stade de l’idée à celui du prototype dans les domaines des technologies vertes, de la valorisation des déchets et de la résilience agricole.


​Durant cinq jours, la capitale congolaise va se transformer en un écosystème d’expérimentation à grande échelle. Six équipes nationales vont descendre sur le terrain, à la rencontre des communautés locales, pour concevoir et tester des solutions adaptées aux réalités de l’Afrique centrale.

​« L’innovation durable ne s’impose pas. Elle se co-construite », a martelé le Représentant régional de l’OIF.

​En s’appuyant sur des partenariats dynamiques, notamment avec Kosala Africa PME, l’ambition de l’OIF est de faire de Brazzaville une vitrine technologique et écologique, dont les réussites pourront être dupliquées à Libreville et dans toutes les capitales de la sous-région.

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