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	<title>ENQUÊTE Archives - Globe Infos</title>
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	<description>INFORMER SANS DÉFORMER</description>
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	<title>ENQUÊTE Archives - Globe Infos</title>
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	<item>
		<title>Gabon : Pourquoi « La Santé Pharmaceutique » serait-elle victime du cartel du médicament ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 00:12:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ENQUÊTE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre pénurie de médicaments, influence des lobbies et fragilité du “Made in Gabon”, l’unique usine pharmaceutique du pays glisse vers une crise silencieuse mortelle. Par la rédaction de Globe infos  Alors que Libreville affiche sa volonté de garantir l’autosuffisance sanitaire des populations, l&#8217;unique usine de production de médicaments du pays, installée dans la zone économique [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Entre pénurie de médicaments, influence des lobbies et fragilité du “Made in Gabon”, l’unique usine pharmaceutique du pays glisse vers une crise silencieuse mortelle.<img class="alignnone size-medium wp-image-22053"  alt="" width="300" height="161" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_2026052505422656012-300x161.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_2026052505422656012-300x161.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_2026052505422656012-534x289.jpg 534w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_2026052505422656012.jpg 538w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par la rédaction de Globe infos </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Alors que Libreville affiche sa volonté de garantir l’autosuffisance sanitaire des populations, l&rsquo;unique usine de production de médicaments du pays, installée dans la zone économique de Nkok, frôle la faillite. Entre l&rsquo;inertie administrative et l&rsquo;ombre d&rsquo;un puissant lobby de l&rsquo;importation, enquête sur une mise à mort industrielle programmée.</p>
<p style="text-align: justify;">Le paradoxe de Nkok : une fierté nationale en sursis</p>
<p style="text-align: justify;">C’est un fleuron industriel qui devait incarner la souveraineté sanitaire du Gabon sous la 5ème République.<br />
Pourtant, l’usine de « La Santé Pharmaceutique », implantée au cœur de la Zone Économique Spéciale (ZES) de Nkok, traverse aujourd&rsquo;hui une crise inédite. Conçue pour approvisionner le marché local en produits de première nécessité, cette entreprise citoyenne fait face à une indifférence générale qui interroge.</p>
<p style="text-align: justify;">Actuellement, l&rsquo;entreprise disposerait d’un stock de médicaments d’une valeur estimée à près de 700 000 000 FCFA. Faute de débouchés, ces produits agréés par les services compétents et pris en charge par la Caisse nationale d&rsquo;assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) seraient désormais au bord de la péremption. Ce gâchis économique intervient dans un contexte social tendu, marqué par des pénuries récurrentes de produits pharmaceutiques dans les centres de santé publics du pays.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;ombre du « cartel » : deux familles pour 80 % du marché</p>
<p style="text-align: justify;">Pour comprendre ce blocage, il faut analyser la structure du marché gabonais. Selon plusieurs observateurs du secteur, le domaine du médicament demeurerait la chasse gardée d&rsquo;une minorité influente. En effet, dans le grand Libreville, deux « familles » détiendraient près de 80 % des parts de marché.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce puissant lobby contrôlerait simultanément l’importation, la distribution en gros et la vente au détail.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce monopole de fait créerait des barrières à l&rsquo;entrée quasi infranchissables pour les nouveaux investisseurs locaux. De surcroît, certains responsables de ces empires familiaux bénéficieraient d&rsquo;entrées directes au sein des administrations publiques. Cette double casquette suspectée en ferait parfois des juges et parties, capables d&rsquo;orienter les politiques d&rsquo;approvisionnement nationales au détriment de la production locale.</p>
<p style="text-align: justify;">Des décrets de façade et une préférence pour l&rsquo;importation</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, le cadre légal initial se voulait protecteur. Par le passé, des arrêtés ministériels avaient été pris pour accorder l&rsquo;exclusivité de la vente de certaines molécules à « La Santé Pharmaceutique ». Néanmoins, ces décisions n&rsquo;ont jamais été appliquées avec fermeté par le ministère de la Santé.</p>
<p style="text-align: justify;">| Indicateur de comparaison | Médicament importé (Hexagone) | Médicament « Made in Gabon » (Nkok) |<br />
|&#8212;|&#8212;|&#8212;|<br />
| Coût de production | Élevé (frais logistiques + taxes) | Optimisé (main-d&rsquo;œuvre locale) |<br />
| Impact sur le patient | Prix fort supporté par le citoyen | Tarif accessible et compétitif |<br />
| Soutien de l&rsquo;État | Commandes publiques prioritaires | Commandes marginales ou inexistantes |</p>
<p style="text-align: justify;">Au lieu de valoriser l&rsquo;industrie nationale, les structures publiques, notamment l’Office Pharmaceutique National (OPN), préféreraient passer commande auprès de centrales d&rsquo;achat privées qui se fournissent à l&rsquo;étranger. Ainsi, un paracétamol importé de France, grevé par les coûts de transport et les marges des intermédiaires, reste privilégié face à son équivalent fabriqué à Nkok, dont le prix de revient s&rsquo;avère pourtant bien inférieur pour le panier de la ménagère.</p>
<p style="text-align: justify;">Le cri d&rsquo;alarme des populations et l&rsquo;interpellation des autorités</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le plan social, cette situation pénalise directement le citoyen gabonais, du cadre de la haute administration à l&rsquo;homme de la rue. En refusant de faire jouer la préférence nationale, les autorités contraignent les patients à supporter la plus-value des circuits d&rsquo;importation. Par conséquent, l&rsquo;amélioration du système de santé, érigée en priorité absolue par le sommet de l&rsquo;État, se heurte à des pratiques d&rsquo;un autre âge.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à ce qui s&rsquo;apparente à un sabotage industriel, l&rsquo;arbitrage des plus hautes autorités de la Transition est désormais attendu. Pour sauver l&rsquo;investissement de Nkok, la mise en place d&rsquo;un mécanisme d&rsquo;exclusivité réelle et non plus seulement textuelle semble indispensable. Seul un signal politique fort permettra de briser les rentes de situation et de redonner au « Made in Gabon » sa place légitime.</p>
<p style="text-align: justify;">Quel avenir pour la souveraineté sanitaire gabonaise ?</p>
<p style="text-align: justify;">La crise que traverse « La Santé Pharmaceutique » dépasse le simple cadre d&rsquo;un différend commercial. Elle pose une question fondamentale : le Gabon est-il prêt à s&rsquo;affranchir de sa dépendance extérieure pour les biens de première nécessité, ou restera-t-il l&rsquo;otage d&rsquo;intérêts financiers privés ? Si l&rsquo;État ne siffle pas rapidement la fin de la récréation, le pays court le risque de voir mourir sa seule usine pharmaceutique, enterrant avec elle l&rsquo;espoir d&rsquo;une médecine accessible à tous.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>[GABON]Affaire Ewandji : le dossier foncier qui ravive les craintes d’une justice à deux vitesses</title>
		<link>https://leglobeinfo.com/gabonaffaire-ewandji-le-dossier-foncier-qui-ravive-les-craintes-dune-justice-a-deux-vitesses/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 09:52:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ENQUÊTE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une affaire foncière qui met à l’épreuve la crédibilité de la justice gabonaise PAR Thomas René pour Globe infos. À Bongoville, dans le sud-est du Gabon, un litige foncier oppose aujourd’hui Marie Clara Ewandji à Jeff Thierry Bongo Ondimba. Mais derrière ce conflit autour d’un terrain se profile une interrogation plus profonde : le système [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Une affaire foncière qui met à l’épreuve la crédibilité de la justice gabonaise</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>PAR Thomas René pour Globe infos.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>À Bongoville, dans le sud-est du Gabon, un litige foncier oppose aujourd’hui Marie Clara Ewandji à Jeff Thierry Bongo Ondimba. Mais derrière ce conflit autour d’un terrain se profile une interrogation plus profonde : le système judiciaire gabonais garantit-il réellement l’égalité devant la loi ? Entre titre foncier contesté, pratiques procédurales controversées et soupçons de traitement différencié, l’affaire Ewandji s’impose progressivement comme un test grandeur nature pour la crédibilité institutionnelle de la 5ᵉ République.<img class="alignnone size-medium wp-image-21955"  alt="" width="210" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605201023582650-210x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605201023582650-210x300.jpg 210w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605201023582650-294x420.jpg 294w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605201023582650.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 210px) 100vw, 210px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un titre foncier devenu le cœur d’un affrontement juridique sensible</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les couloirs judiciaires de Libreville comme dans les discussions locales à Bongoville, le dossier Ewandji cristallise désormais bien plus qu’un simple contentieux immobilier. Il touche à un pilier fondamental de tout État moderne : la sécurité juridique de la propriété.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon plusieurs documents consultés dans le cadre de cette affaire, Marie Clara Ewandji disposerait d’un titre foncier délivré officiellement en février 2023 sous le numéro 28497. Ce document, considéré dans le droit gabonais comme l’acte de propriété de référence, aurait été obtenu à l’issue des procédures administratives requises.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à elle, Jeff Thierry Bongo Ondimba revendiquerait toutefois des droits antérieurs sur le terrain litigieux, en s’appuyant sur une attribution verbale remontant à 2005. Une position qui introduit un choc classique mais explosif dans plusieurs systèmes fonciers africains : la confrontation entre légitimité coutumière, accords informels et droit moderne codifié.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans de nombreux pays du continent, ce type de conflit nourrit régulièrement des tensions sociales et judiciaires. Mais au Gabon, l’affaire prend une dimension particulière en raison du profil des protagonistes et du contexte politique actuel.</p>
<p style="text-align: justify;">Car au-delà du fond du dossier, une question inquiète de plus en plus certains observateurs : un titre foncier peut-il être fragilisé sans procédure claire d’annulation préalable ?</p>
<p style="text-align: justify;">Bongoville : quand le litige privé devient affaire publique</p>
<p style="text-align: justify;">Au fil des mois, l’affaire aurait quitté le simple terrain juridique pour s’installer dans un registre plus symbolique. Plusieurs épisodes rapportés par l’entourage de Marie Clara Ewandji auraient contribué à alimenter cette perception.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi eux figure notamment l’installation présumée d’une barrière métallique sur le site litigieux avant qu’une décision judiciaire définitive ne soit rendue. Pour certains proches du dossier, cette initiative relèverait d’une stratégie de fait accompli destinée à exercer une pression psychologique sur l’acquéreuse.<img class="alignnone size-medium wp-image-21957"  alt="" width="218" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605201023584772-218x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605201023584772-218x300.jpg 218w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605201023584772-305x420.jpg 305w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605201023584772.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 218px) 100vw, 218px" /><strong><span style="font-size: 8pt;"><em>L&rsquo;opposition effectuée en 2024 après l&rsquo;obtention du titre foncier en 2023</em></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce type de pratiques, lorsqu’il intervient dans des conflits fonciers sensibles, contribue souvent à détériorer le climat de confiance autour des procédures judiciaires. Dans les milieux spécialisés, plusieurs juristes rappellent qu’un différend immobilier doit normalement rester strictement encadré par des décisions de justice exécutoires et des procédures clairement établies.</p>
<p style="text-align: justify;">Autre élément qui intrigue : le rôle relativement discret de Dame Andjoua Martine, présentée comme venderesse initiale du terrain. Selon plusieurs sources proches du dossier, cette dernière aurait pourtant perçu les fonds liés à la transaction.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette situation soulève des interrogations dans certains cercles juridiques. Pourquoi l’attention médiatique et procédurale semble-t-elle se concentrer principalement sur l’acquéreuse alors que d’autres parties apparaissent directement impliquées dans l’opération initiale ?</p>
<p style="text-align: justify;">Sans apporter de réponse définitive, cette asymétrie nourrit un malaise grandissant autour de la cohérence globale du traitement du dossier.</p>
<p style="text-align: justify;">Des pratiques procédurales qui alimentent les interrogations</p>
<p style="text-align: justify;">Le volet le plus sensible concerne désormais le fonctionnement même de la procédure engagée devant le Tribunal administratif.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon les éléments avancés par la défense de Marie Clara Ewandji, plusieurs actes de procédure auraient été marqués par des méthodes jugées inhabituelles dans un dossier foncier d’une telle portée.</p>
<p style="text-align: justify;">Des convocations auraient notamment été transmises par simples SMS. Une pratique qui, sans être nécessairement illégale dans certains contextes administratifs modernes, surprend néanmoins plusieurs spécialistes du droit interrogés officieusement sur le sujet.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un contentieux impliquant un titre foncier, la rigueur procédurale constitue généralement un impératif absolu. Chaque notification, chaque échange et chaque pièce transmise doivent pouvoir être tracés avec précision afin de préserver l’intégrité du processus judiciaire.Or, d’autres contradictions procédurales auraient également émergé. Le tribunal aurait indiqué ne pas avoir reçu certains courriels transmis par le conseil de Marie Clara Ewandji. Pourtant, des éléments issus de ces échanges auraient ensuite été évoqués dans le cadre de la procédure.</p>
<p><img class="size-medium wp-image-21959"  alt="" width="271" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260520_100230_919-271x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260520_100230_919-271x300.jpg 271w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260520_100230_919-926x1024.jpg 926w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260520_100230_919-768x849.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260520_100230_919-1390x1536.jpg 1390w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260520_100230_919-1853x2048.jpg 1853w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260520_100230_919-380x420.jpg 380w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260520_100230_919-696x769.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260520_100230_919-1068x1180.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260520_100230_919-1920x2122.jpg 1920w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_20260520_100230_919-600x663.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 271px) 100vw, 271px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Cette apparente incohérence fragilise la perception d’impartialité entourant le dossier. Elle alimente également les critiques de certains observateurs qui dénoncent un fonctionnement parfois marqué par l’improvisation ou des insuffisances techniques persistantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un État de droit, rappellent plusieurs magistrats et avocats, la crédibilité de la justice repose autant sur la qualité des décisions rendues que sur la transparence du chemin procédural ayant conduit à ces décisions.</p>
<p style="text-align: justify;">Le spectre d’une justice à deux vitesses</p>
<p style="text-align: justify;">L’affaire Ewandji intervient dans un moment politiquement sensible pour le Gabon.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis la transition ouverte après les événements d’août 2023 et l’installation de la 5ᵉ République, les autorités affichent une ambition claire : restaurer la confiance dans les institutions publiques et réhabiliter l’image de l’État de droit.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, chaque affaire judiciaire à forte portée symbolique devient un test politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Le dossier de Bongoville ravive ainsi un débat ancien mais particulièrement sensible dans plusieurs sociétés africaines : celui de la justice à deux vitesses. L’idée selon laquelle certains réseaux d’influence, certains noms ou certaines positions sociales bénéficieraient d’un traitement différencié demeure l’un des principaux facteurs de défiance citoyenne envers les institutions judiciaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour plusieurs analystes, le danger ne réside pas uniquement dans la réalité objective d’éventuelles inégalités, mais aussi dans leur perception publique.</p>
<p style="text-align: justify;">Car lorsqu’une partie de l’opinion estime que les règles ne s’appliquent pas de manière uniforme, c’est l’autorité morale même de la justice qui s’érode progressivement.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans préjuger du fond de l’affaire ni de l’issue judiciaire à venir, le dossier Ewandji expose précisément cette fragilité institutionnelle. Les critiques formulées autour des méthodes procédurales et du traitement global du contentieux alimentent une interrogation plus large sur l’égalité réelle devant la loi au Gabon.</p>
<p style="text-align: justify;">La sécurité foncière, un enjeu économique majeur pour le Gabon</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà du débat judiciaire, cette affaire pourrait également produire des répercussions économiques indirectes.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la plupart des économies émergentes, la sécurité foncière constitue l’un des principaux indicateurs observés par les investisseurs. La capacité d’un État à garantir la stabilité des titres de propriété influence directement la confiance économique, l’investissement immobilier et le climat des affaires.<img class="alignnone size-medium wp-image-21960"  alt="" width="300" height="268" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605201023585463-300x268.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605201023585463-300x268.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605201023585463-471x420.jpg 471w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_COM_202605201023585463.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Au Gabon, où les autorités cherchent à attirer davantage de capitaux dans des secteurs stratégiques : infrastructures, mines, agriculture ou immobilier, la question de la prévisibilité juridique devient centrale.</p>
<p style="text-align: justify;">Un environnement dans lequel les titres fonciers apparaissent vulnérables ou exposés à des contestations opaques peut rapidement générer des inquiétudes chez les investisseurs nationaux comme étrangers.</p>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs économistes africains soulignent régulièrement que la consolidation de l’État de droit demeure l’un des leviers essentiels de transformation économique durable sur le continent. La sécurité juridique n’est plus uniquement une question judiciaire ; elle est devenue un enjeu de compétitivité internationale.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce cadre, l’évolution du dossier Ewandji sera probablement observée bien au-delà des frontières de Bongoville.</p>
<p style="text-align: justify;">Une affaire devenue baromètre institutionnel</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui n’était au départ qu’un différend foncier local tend désormais à prendre une dimension nationale.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les défenseurs d’une réforme profonde de la justice gabonaise, l’affaire Ewandji pourrait devenir un révélateur des progrès, ou des limites de la refondation institutionnelle engagée sous la 5ᵉ République.</p>
<p style="text-align: justify;">Le traitement réservé à ce dossier dira beaucoup de la capacité des institutions à garantir simultanément impartialité, cohérence procédurale et protection effective des droits de propriété.</p>
<p style="text-align: justify;">Car dans toute démocratie moderne, la confiance des citoyens comme des investisseurs repose sur une conviction simple : la loi doit s’appliquer de manière égale, indépendamment des rapports de force, des réseaux ou des statuts sociaux.</p>
<p style="text-align: justify;">À Bongoville, cette promesse républicaine semble aujourd’hui mise à l’épreuve. Et au-delà du verdict final, c’est peut-être la crédibilité même de la justice gabonaise qui se joue désormais dans le dossier Ewandji.</p>
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		<item>
		<title>Gabon : l’intox sur l’arrestation du procureur général Eddy Narcisse Minang ravive les soupçons d’une guerre médiatique contre la justice</title>
		<link>https://leglobeinfo.com/gabon-lintox-sur-larrestation-du-procureur-general-eddy-narcisse-minang-ravive-les-soupcons-dune-guerre-mediatique-contre-la-justice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 05:07:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ENQUÊTE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Libreville, une fausse information devenue virale a annoncé l’interpellation du procureur général près la cour d’appel judiciaire. Rapidement démentie sur le terrain, cette rumeur relance néanmoins les interrogations autour des campagnes numériques visant certains symboles de l’appareil judiciaire gabonais depuis le procès des Bongo. La rédaction de Globe infos. À peine quelques heures ont [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">À Libreville, une fausse information devenue virale a annoncé l’interpellation du procureur général près la cour d’appel judiciaire. Rapidement démentie sur le terrain, cette rumeur relance néanmoins les interrogations autour des campagnes numériques visant certains symboles de l’appareil judiciaire gabonais depuis le procès des Bongo.<img class="alignnone size-medium wp-image-21899"  alt="" width="300" height="201" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_202605130556149238-300x201.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_202605130556149238-300x201.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_202605130556149238.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>La rédaction de Globe infos.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À peine quelques heures ont suffi pour transformer une rumeur numérique en quasi-affaire d’État. Mardi 12 mai 2026, plusieurs publications relayées sur les réseaux sociaux annonçaient l’arrestation du procureur général près la cour d’appel judiciaire de Libreville, Eddy Narcisse Minang.</p>
<p style="text-align: justify;">Les messages évoquaient une supposée garde à vue, des auditions par des services spéciaux et même une intervention d’avocats proches du dossier Bongo. Très vite, la machine virale s’est emballée. Pourtant, quelques vérifications élémentaires auront suffi à démonter l’information.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon plusieurs constatations effectuées au palais de justice de Libreville, le magistrat se trouvait bel et bien dans son cabinet au moment où les publications circulaient massivement en ligne. Aucun élément concret ne venait alors corroborer les affirmations relayées sur Facebook, WhatsApp ou X.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de la simple rumeur, cet épisode révèle surtout un climat plus profond : celui d’une confrontation informationnelle devenue permanente autour de la justice gabonaise.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Une stratégie de déstabilisation numérique de plus en plus visible</h2>
<p style="text-align: justify;">Depuis le procès de Sylvia Bongo Ondimba et de Nourredin Bongo Valentin en novembre 2025, plusieurs hauts responsables judiciaires gabonais sont régulièrement la cible de campagnes numériques particulièrement agressives.</p>
<p style="text-align: justify;">Le nom d’Eddy Narcisse Minang apparaît désormais de manière récurrente dans cette bataille médiatique. En février 2026 déjà, certains relais proches de la défense de la famille Bongo avaient publiquement contesté son parcours académique, notamment son doctorat en droit obtenu à Paris Panthéon-Assas University.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette offensive ne se limite plus aux prétoires. Désormais, elle se déploie aussi dans l’espace numérique. Les réseaux sociaux sont devenus des terrains d’influence où se mêlent activisme politique, militantisme diasporique et opérations de discrédit ciblées.</p>
<p style="text-align: justify;">La marche organisée à Paris le 9 mai 2026 par une partie de la diaspora gabonaise a d’ailleurs illustré cette tension croissante. Plusieurs contenus diffusés en marge de cette mobilisation remettaient frontalement en cause la crédibilité des institutions judiciaires du Gabon.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, la diffusion d’une fausse arrestation apparaît moins comme un incident isolé que comme un nouvel épisode d’une guerre de perception.</p>
<h2 style="text-align: justify;">La justice gabonaise confrontée au défi de la crédibilité</h2>
<p style="text-align: justify;">Le phénomène pose une question sensible pour les autorités : comment préserver l’autorité judiciaire dans un environnement dominé par l’instantanéité numérique ?</p>
<p style="text-align: justify;">Au Gabon, comme dans plusieurs États africains, les réseaux sociaux jouent désormais un rôle central dans la formation de l’opinion publique. Une information non vérifiée peut acquérir en quelques minutes une portée nationale, voire internationale. Ensuite, les démentis officiels peinent souvent à rattraper la viralité initiale.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette asymétrie fragilise les institutions. Elle nourrit également une confusion durable entre critique légitime de la justice et campagnes coordonnées de désinformation.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le cas d’Eddy Narcisse Minang, la rapidité avec laquelle la rumeur s’est propagée montre l’existence d’un terrain déjà préparé psychologiquement. Une partie de l’opinion semble désormais disposée à croire spontanément à une chute brutale de certaines figures judiciaires exposées médiatiquement.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, cette mécanique peut produire des conséquences institutionnelles lourdes. D’abord, elle fragilise la confiance publique. Ensuite, elle alimente une polarisation politique croissante autour des procédures judiciaires sensibles.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Entre liberté d’expression et manipulation de l’opinion</h2>
<p style="text-align: justify;">Le dossier révèle aussi les limites actuelles de la régulation informationnelle en Afrique francophone. Les plateformes numériques permettent une circulation extrêmement rapide des contenus. Cependant, les mécanismes de vérification restent faibles.</p>
<p style="text-align: justify;">Résultat : les intoxications prospèrent souvent avant même que les médias traditionnels ne puissent effectuer un travail de contrôle.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette affaire, la réaction rapide de la presse judiciaire gabonaise a permis d’éviter une amplification encore plus importante. Le déplacement de journalistes au palais de justice pour vérifier physiquement la présence du procureur général rappelle une règle fondamentale du métier : confronter les récits numériques à la réalité du terrain.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette démarche redevient essentielle à une époque où les batailles politiques se jouent aussi sur les écrans.</p>
<p style="text-align: justify;">Car derrière la fausse annonce d’une arrestation se profile une question plus stratégique : celle de la capacité des institutions africaines à résister aux campagnes de délégitimation informationnelle.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Une séquence révélatrice des tensions post-transition au Gabon</h2>
<p style="text-align: justify;">Depuis la transition ouverte après la chute du régime Bongo, le climat politique gabonais reste traversé par de fortes tensions narratives. Chaque procédure judiciaire impliquant l’ancien système de pouvoir devient immédiatement un sujet hautement inflammable.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cet environnement, magistrats, avocats, activistes et influenceurs participent désormais à une même bataille de communication. La justice ne se joue plus uniquement dans les salles d’audience. Elle se joue aussi dans l’espace numérique.</p>
<p style="text-align: justify;">L’épisode autour d’Eddy Narcisse Minang illustre précisément cette nouvelle réalité. Une simple publication virale peut désormais provoquer une onde politique nationale.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les autorités gabonaises, le défi est donc double. Il s’agit, d’une part, de garantir la transparence des procédures judiciaires. D’autre part, il faut éviter que les réseaux sociaux ne deviennent des instruments permanents de déstabilisation institutionnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une démocratie en recomposition, la crédibilité de la justice dépend désormais autant des décisions rendues que de la capacité des institutions à résister à la guerre de l’information.</p>
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		<title>Droit de propriété au Gabon : Marie Clara Ewandji face à un « siège judiciaire »</title>
		<link>https://leglobeinfo.com/droit-de-propriete-au-gabon-marie-clara-ewandji-face-a-un-siege-judiciaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 20:08:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ENQUÊTE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>SMS officieux, barrières illégales et pressions procédurales : comment le dossier Ewandji c/ Jeff Thierry Bongo Ondimba devient le théâtre d’un acharnement qui interroge l’indépendance de la justice. Par la rédaction de Globe Infos. À Bongoville, un titre foncier en bonne et due forme ne suffit plus à protéger son propriétaire. Entre intimidations physiques et [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>SMS officieux, barrières illégales et pressions procédurales : comment le dossier Ewandji c/ Jeff Thierry Bongo Ondimba devient le théâtre d’un acharnement qui interroge l’indépendance de la justice.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par la rédaction de Globe Infos.<img class="alignnone size-medium wp-image-21670"  alt="" width="185" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_COM_202604212043201631-185x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_COM_202604212043201631-185x300.jpg 185w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_COM_202604212043201631-258x420.jpg 258w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_COM_202604212043201631.jpg 534w" sizes="auto, (max-width: 185px) 100vw, 185px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;">À Bongoville, un titre foncier en bonne et due forme ne suffit plus à protéger son propriétaire. Entre intimidations physiques et curiosités procédurales, l&rsquo;affaire Ewandji contre Jeff Bongo Ondimba révèle des méthodes de harcèlement inquiétantes. Ce dossier met en lumière les failles qui menacent encore le système judiciaire gabonais.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’insécurité juridique au cœur du domaine familial</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Marie Clara Ewandji pensait sécuriser son investissement en obtenant le titre foncier n°28497 en février 2023. Pourtant, elle se retrouve aujourd&rsquo;hui prise dans un véritable étau judiciaire. Ce harcèlement se manifeste par une remise en cause systématique de documents administratifs inattaquables selon la loi.<img class="alignnone size-medium wp-image-21671"  alt="" width="238" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_COM_202604212043203503-238x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_COM_202604212043203503-238x300.jpg 238w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_COM_202604212043203503-333x420.jpg 333w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_COM_202604212043203503.jpg 532w" sizes="auto, (max-width: 238px) 100vw, 238px" /><strong><em>une délégation de 18 personnes venue de Franceville se faire justice sur le site litigieux </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le plaignant invoque une simple attribution verbale datant de 2005. Il tente ainsi d&rsquo;imposer une légitimité coutumière sur un terrain déjà titré. Or, en droit moderne, la parole ne remplace jamais l&rsquo;acte notarié. Cette confrontation dépasse le simple litige ; elle constitue une épreuve de force contre l’État de droit.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Des méthodes d&rsquo;intimidation à ciel ouvert</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le harcèlement franchit désormais les portes du tribunal. En effet, l&rsquo;installation d&rsquo;une barrière métallique par le camp adverse, avant tout verdict, est une agression caractérisée. Cette politique du fait accompli vise clairement à épuiser psychologiquement Mme Ewandji.<br />
Par ailleurs, le silence entourant la venderesse initiale, Dame Andjoua Martine, interpelle. Pourquoi Jeff Bongo ne s&rsquo;attaque-t-il pas à celle qui a perçu les fonds de la vente ? En ciblant uniquement l&rsquo;acquéreuse, la manœuvre ressemble à une opération de déstabilisation flagrante.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Tribunal Administratif face à ses contradictions</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;aspect le plus troublant réside dans l&rsquo;attitude du Tribunal Administratif. Les magistrats prennent le risque de fragiliser un titre foncier acquis au terme d&rsquo;un parcours administratif exemplaire. De plus, les méthodes de communication utilisées interrogent sur le respect du formalisme juridique.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;utilisation de SMS classiques pour convoquer les parties, au lieu des voies administratives officielles, témoigne d&rsquo;une légèreté déconcertante. En outre, le tribunal affirme ne pas avoir reçu les courriels du conseil de Mme Ewandji. Pourtant, certaines informations issues de ces mêmes échanges sont utilisées de manière parcellaire et fallacieuse. Cette exploitation sélective des données laisse craindre une partialité manifeste.<img class="alignnone size-medium wp-image-21672"  alt="" width="207" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/Screenshot_20260421-203454-207x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/Screenshot_20260421-203454-207x300.jpg 207w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/Screenshot_20260421-203454-705x1024.jpg 705w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/Screenshot_20260421-203454-768x1115.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/Screenshot_20260421-203454-1058x1536.jpg 1058w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/Screenshot_20260421-203454-289x420.jpg 289w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/Screenshot_20260421-203454-696x1010.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/Screenshot_20260421-203454-1068x1550.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/Screenshot_20260421-203454-600x871.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/Screenshot_20260421-203454.jpg 1078w" sizes="auto, (max-width: 207px) 100vw, 207px" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une justice qui vacille sous l&rsquo;influence</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;exigence de la présence physique de Mme Ewandji, malgré l&rsquo;assistance de son avocat, ressemble à une volonté de mise sous pression directe. Cette posture semble ignorer les principes fondamentaux du Code Civil. En traitant ce dossier avec une telle opacité, le tribunal fragilise sa propre crédibilité.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette attitude renforce malheureusement le sentiment d&rsquo;une justice à deux vitesses. Dans ce contexte, le nom semble peser plus lourd que le droit écrit. Pourtant, la restauration des institutions prônée par le nouveau régime exige une égalité parfaite devant la loi.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La 5ème République au pied du mur</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;affaire Ewandji devient aujourd&rsquo;hui un test de crédibilité pour l&rsquo;exécutif actuel. Si un titre foncier peut être bafoué par des jeux d&rsquo;influence, aucun citoyen n&rsquo;est plus à l&rsquo;abri. Le droit foncier doit impérativement retrouver sa valeur sacrée pour rassurer les populations.</p>
<p style="text-align: justify;">En définitive, ce dossier sert de baromètre à l&rsquo;indépendance de la justice gabonaise. La justice doit cesser d&rsquo;être un outil de harcèlement. Elle doit redevenir le protecteur naturel du citoyen et de ses biens. Le pays observe, et avec lui, les investisseurs qui attendent des garanties réelles sur la sécurité juridique au Gabon.</p>
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		<title>[Faits-divers] Scandale à Gasepga Mouila : Ils arrivent pour lever le corps de leur mère et trouvent une chambre froide vide !</title>
		<link>https://leglobeinfo.com/faits-divers-scandale-a-gasepga-mouila-ils-arrivent-pour-lever-le-corps-de-leur-mere-et-trouvent-une-chambre-froide-vide/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 06:32:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ENQUÊTE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par la rédaction. Libreville, le 17 Avril 2026.. L’horreur a dépassé la fiction à la morgue de Mouila. Alors que la famille de Thérèse Nombi Madibila s’apprêtait à lui rendre un dernier hommage, elle a découvert avec effroi une chambre froide vide : le corps avait été livré, par erreur, à d’autres proches. Expliquent nos [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Par la rédaction. Libreville, le 17 Avril 2026..<img class="alignnone size-medium wp-image-21613"  alt="" width="300" height="169" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_202604170725067061-300x169.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_202604170725067061-300x169.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_202604170725067061.jpg 480w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’horreur a dépassé la fiction à la morgue de Mouila. Alors que la famille de Thérèse Nombi Madibila s’apprêtait à lui rendre un dernier hommage, elle a découvert avec effroi une chambre froide vide : le corps avait été livré, par erreur, à d’autres proches. Expliquent nos confrères du journal Faits-divers. Entre traumatisme familial, gouffre financier et récidive inacceptable de la Compagnie africaine de sépultures du Gabon (Gasepga), ce nouveau scandale funéraire interroge. Au-delà de la simple bévue, c’est tout le professionnalisme d’une institution déjà épinglée par le passé qui vacille, ouvrant la voie à une bataille judiciaire sans précédent dans le sud du Gabon.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, l&rsquo;affaire secoue la province de la Ngounié et bien au-delà. À Mouila, la disparition du corps de Thérèse Nombi Madibila, retrouvée finalement enterrée par erreur près de Moabi, soulève une vague d&rsquo;indignation légitime. Ce n&rsquo;est malheureusement pas une première pour la Compagnie africaine de sépultures du Gabon (Gasepga).</p>
<p style="text-align: justify;">Une négligence aux conséquences dévastatrices</p>
<p style="text-align: justify;">Le scénario semble tout droit sorti d’une fiction dramatique. Pourtant, pour la famille de la défunte, le cauchemar est bien réel. Après avoir investi près de deux millions de FCFA dans un cercueil et organisé le déplacement de centaines de proches, le choc fut brutal. Le vendredi 10 avril, la chambre froide était désespérément vide.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, une autre famille aurait emporté et inhumé la dépouille de Thérèse Nombi Madibila une semaine plus tôt. Cette confusion de corps témoigne d&rsquo;un relâchement inquiétant dans les protocoles de vérification. Certes, l’erreur est humaine. Toutefois, lorsqu&rsquo;un tel incident se répète, la maladresse se transforme en une faute professionnelle impardonnable.</p>
<p style="text-align: justify;">Gasepga : Un professionnalisme en sursis</p>
<p style="text-align: justify;">Ce nouvel épisode ravive des souvenirs douloureux, notamment l&rsquo;affaire de la famille Matungu en 2021. À l’époque, les mêmes causes avaient produit les mêmes effets déplorables dans les mêmes locaux. Dès lors, une question s&rsquo;impose : quelles leçons ont réellement été tirées par la direction de Gasepga ?</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré son statut d&rsquo;acteur majeur, l&rsquo;entreprise peine à garantir la sécurité élémentaire de ses « pensionnaires ». Or, le respect dû aux morts est sacré dans la culture gabonaise. Ce manque de rigueur brise le lien de confiance entre l&rsquo;opérateur et les usagers. Par conséquent, l&rsquo;image de la société est aujourd&rsquo;hui durablement ternie par ce que beaucoup qualifient désormais de « bêtise humaine » chronique.</p>
<p style="text-align: justify;">Vers une bataille judiciaire inévitable</p>
<p style="text-align: justify;">Face à ce préjudice moral et financier immense, la famille ne compte pas en rester là. Elle s&rsquo;est rendue à Tchibanga ce lundi 13 avril pour obtenir un permis d’exhumation auprès des autorités judiciaires. Cette procédure administrative, lourde et coûteuse, rajoute une peine supplémentaire à un deuil déjà éprouvant.</p>
<p style="text-align: justify;">En conclusion, la responsabilité civile de Gasepga est clairement engagée dans ce dossier. Au-delà des simples excuses d&rsquo;usage, les familles exigent désormais des réparations concrètes pour les frais colossaux engagés. Les tribunaux devront bientôt trancher ce litige. Ce feuilleton judiciaire servira peut-être d&rsquo;électrochoc pour que la gestion des pompes funèbres au Gabon gagne enfin en dignité.</p>
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		<title>[Urgent]Togo : 117 pythons sauvés des griffes du trafic transfrontalier</title>
		<link>https://leglobeinfo.com/togo-117-pythons-sauves-des-griffes-du-trafic-transfrontalier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 15:13:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ENQUÊTE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Libreville, le 13 Avril 2026. L&#8217;arrestation d&#8217;un trafiquant transportant plus d&#8217;une centaine de pythons royaux vers le Bénin secoue l&#8217;opinion. Ce fait divers illustre la fragilité de notre faune. Cependant, il met aussi en lumière l&#8217;action décisive de la société civile. Par La Rédaction/ Dossier Biodiversité C’est un véritable pillage qui a été évité de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Libreville, le 13 Avril 2026. L&rsquo;arrestation d&rsquo;un trafiquant transportant plus d&rsquo;une centaine de pythons royaux vers le Bénin secoue l&rsquo;opinion. Ce fait divers illustre la fragilité de notre faune. Cependant, il met aussi en lumière l&rsquo;action décisive de la société civile.<img class="alignnone size-medium wp-image-21573"  alt="" width="232" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_COM_202604131600496640-232x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_COM_202604131600496640-232x300.jpg 232w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_COM_202604131600496640-325x420.jpg 325w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_COM_202604131600496640.jpg 536w" sizes="auto, (max-width: 232px) 100vw, 232px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par La Rédaction/ Dossier Biodiversité</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est un véritable pillage qui a été évité de justesse. Un individu a été appréhendé au Togo avec une cargaison stupéfiante de 117 pythons royaux. Ce trafiquant s&rsquo;apprêtait à franchir la frontière vers le Bénin pour y vendre son butin vivant.</p>
<p style="text-align: justify;">Heureusement, la chaîne de vigilance a fonctionné. Les reptiles ont été relâchés dans leur milieu naturel sur le sol togolais.</p>
<p style="text-align: justify;">La bravoure exemplaire de l&rsquo;ONG Coredi</p>
<p style="text-align: justify;">Tout d&rsquo;abord, il faut saluer le courage exceptionnel des membres de l’ONG Coredi. Ces militants luttent quotidiennement pour la protection de la biodiversité. Grâce à leur dextérité, ce projet criminel a échoué. Par ailleurs, cette réussite repose sur une collaboration exemplaire avec les populations locales.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans l&rsquo;alerte donnée par les riverains, ces 117 spécimens auraient disparu à jamais. En effet, l&rsquo;implication des citoyens est devenue le premier rempart contre le braconnage. Cette synergie entre activistes et villageois prouve que la surveillance communautaire est une arme redoutable.</p>
<p style="text-align: justify;">Un pillage qui interroge sur la sécurité</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, l&rsquo;ampleur de la capture suscite une profonde indignation. « Comment un seul individu peut-il capturer autant de pythons ? » s&rsquo;est exclamé un responsable de l&rsquo;ONG. Cette question souligne une faille inquiétante dans la protection de nos réserves.<img class="alignnone size-medium wp-image-21574"  alt="" width="239" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_COM_202604131600499421-239x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_COM_202604131600499421-239x300.jpg 239w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_COM_202604131600499421-335x420.jpg 335w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_COM_202604131600499421.jpg 525w" sizes="auto, (max-width: 239px) 100vw, 239px" /></p>
<p style="text-align: justify;">De plus, le python royal est une espèce rare et menacée. Son extraction massive déstabilise gravement l&rsquo;équilibre écologique local. Il est donc urgent de comprendre comment une telle quantité d&rsquo;animaux a pu être rassemblée sans éveiller les soupçons plus tôt. Par conséquent, cet événement doit servir d&rsquo;avertissement sérieux.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;urgence d&rsquo;une réponse politique forte</p>
<p style="text-align: justify;">Désormais, les regards se tournent vers les autorités publiques. L’ONG Coredi appelle les gouvernants à prendre enfin leurs responsabilités.</p>
<p style="text-align: justify;">Protéger la faune sauvage ne doit plus être un simple slogan de conférence. En réalité, cela demande des moyens concrets sur le terrain.</p>
<p style="text-align: justify;">D&rsquo;une part, il faut renforcer les sanctions pénales contre les trafiquants de biodiversité. D&rsquo;autre part, l&rsquo;État doit soutenir davantage les organisations de terrain comme la Coredi. En conclusion, la sauvegarde de notre patrimoine naturel est un combat politique majeur. Si nous n&rsquo;agissons pas, nos espèces emblématiques ne seront bientôt plus qu&rsquo;un lointain souvenir.</p>
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		<title>[Fait divers] L’illusion du gain facile : Quand la précarité et le vice s&#8217;entrechoquent dans nos capitales</title>
		<link>https://leglobeinfo.com/fait-divers-lillusion-du-gain-facile-quand-la-precarite-et-le-vice-sentrechoquent-dans-nos-capitales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Apr 2026 21:28:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ENQUÊTE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par la rédaction de Globe infos.image d&#8217;illustration  Libreville, le 09 Avril 2026. Un fait divers sordide secoue actuellement la toile. Dans un bar d&#8217;une capitale africaine, une transaction charnelle entre un homme d’âge mûr et une jeune femme a viré au scandale public. Au-delà du sensationnalisme, ce récit révèle les plaies béantes d&#8217;une société en [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Par la rédaction de Globe infos.<img class="alignnone size-medium wp-image-21536"  alt="" width="240" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_2026041022164895316-240x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_2026041022164895316-240x300.jpg 240w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_2026041022164895316-768x960.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_2026041022164895316-336x420.jpg 336w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_2026041022164895316-696x870.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_2026041022164895316-600x750.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_2026041022164895316.jpg 819w" sizes="auto, (max-width: 240px) 100vw, 240px" /></strong><em>image d&rsquo;illustration </em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Libreville, le 09 Avril 2026. Un fait divers sordide secoue actuellement la toile. Dans un bar d&rsquo;une capitale africaine, une transaction charnelle entre un homme d’âge mûr et une jeune femme a viré au scandale public. Au-delà du sensationnalisme, ce récit révèle les plaies béantes d&rsquo;une société en perte de repères.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le théâtre d&rsquo;une déchéance annoncée</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, tout commence par une scène tristement banale. Sous les néons tamisés d&rsquo;un débit de boisson, les regards se croisent et les langues se délient. D&rsquo;un côté, un homme qui pense pouvoir tout acheter avec quelques billets. De l&rsquo;autre, une jeunesse qui semble avoir érigé son corps en monnaie d&rsquo;échange face aux difficultés financières.</p>
<p style="text-align: justify;">Le contrat informel est passé pour la somme de 10 000 FCFA. Pourtant, l&rsquo;issue sera brutale. Après l&rsquo;acte, l&rsquo;homme ne propose que 2 000 FCFA, déclenchant l&rsquo;ire de sa partenaire. Cette agression physique, filmée et devenue virale, illustre parfaitement la violence intrinsèque à ces rapports de domination basés sur l&rsquo;argent.</p>
<p style="text-align: justify;">Les causes : Entre pauvreté réelle et désir de paraître</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Premièrement, la **précarité économique** pousse de nombreuses jeunes filles vers des solutions de survie extrêmes. Le manque d&rsquo;opportunités d&#8217;emploi crée un terreau fertile pour le « bordelisme » occasionnel.</p>
<p style="text-align: justify;">Deuxièmement, l&rsquo;influence dévastatrice des réseaux sociaux joue un rôle majeur. La culture de l&rsquo;apparence et du luxe immédiat dicte les conduites. Par conséquent, pour obtenir un téléphone dernier cri ou des mèches onéreuses, certains sont prêts à brader leur dignité. Enfin, l&rsquo;irresponsabilité de certains aînés, censés être des modèles de sagesse, renforce cette spirale du vice.</p>
<p style="text-align: justify;">Des conséquences sociales et sanitaires alarmantes</p>
<p style="text-align: justify;">Les répercussions de tels comportements sont multiples et dévastatrices. Sur le plan sanitaire, ces rapports tarifés et clandestins favorisent la propagation des infections sexuellement transmissibles. La santé mentale des protagonistes est également mise à rude épreuve par ces cycles d&rsquo;humiliation publique.</p>
<p style="text-align: justify;">En outre, la viralité de ces scènes sur Internet normalise l&rsquo;impudeur. La violence devient une réponse légitime à une rupture de contrat immoral. Ainsi, la structure même de la famille et le respect dû aux aînés s&rsquo;effondrent sous le poids de quelques billets de banque.</p>
<p style="text-align: justify;">Réconcilier la morale et le développement</p>
<p style="text-align: justify;">Pour conclure, ce fait divers ne doit pas rester une simple anecdote de bar. Il doit nous interpeller sur la direction que prennent nos sociétés urbaines. La pauvreté ne saurait justifier l&rsquo;abandon total des valeurs morales et éthiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est impératif que les pouvoirs publics et les éducateurs agissent de concert. Cela passe par une meilleure protection de la jeunesse et une sensibilisation accrue aux dangers de la vie facile. Si nous ne réagissons pas, nos capitales risquent de devenir les tombeaux d&rsquo;une dignité sacrifiée sur l&rsquo;autel du gain rapide.</p>
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		<title>Tchad : Entre solidarité internationale et urgences sécuritaires internes</title>
		<link>https://leglobeinfo.com/tchad-entre-solidarite-internationale-et-urgences-securitaires-internes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 16:56:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ENQUÊTE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par la rédaction de Globe infos Libreville, le 07 Avril 2026. N’Djamena franchit une étape majeure dans sa diplomatie sécuritaire. En s&#8217;engageant à déployer 750 hommes en Haïti, le Tchad confirme son statut de « gendarme de l&#8217;Afrique ». Cependant, cette ambition internationale se heurte à une réalité domestique marquée par une insécurité persistante. Analyse d&#8217;un choix [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Par la rédaction de Globe infos <img class="alignnone size-medium wp-image-21512"  alt="" width="300" height="207" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_202604071754168522-300x207.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_202604071754168522-300x207.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_202604071754168522-218x150.jpg 218w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_202604071754168522-100x70.jpg 100w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_202604071754168522.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Libreville, le 07 Avril 2026. N’Djamena franchit une étape majeure dans sa diplomatie sécuritaire. En s&rsquo;engageant à déployer 750 hommes en Haïti, le Tchad confirme son statut de « gendarme de l&rsquo;Afrique ». Cependant, cette ambition internationale se heurte à une réalité domestique marquée par une insécurité persistante. Analyse d&rsquo;un choix stratégique qui divise l&rsquo;opinion.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"> Un déploiement inédit sous l&rsquo;égide internationale</p>
<p style="text-align: justify;">Le Tchad s&rsquo;apprête à projeter ses forces au-delà des frontières africaines. Dans le cadre d&rsquo;une initiative soutenue par le Panama, les États-Unis et validée par l&rsquo;ONU, 750 policiers et gendarmes tchadiens rejoindront Haïti. Cette force internationale vise à démanteler les gangs qui asphyxient Port-au-Prince.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le pouvoir tchadien, ce déploiement est une opportunité diplomatique. Il s&rsquo;agit de démontrer l&rsquo;expertise du pays en matière de stabilisation. N’Djamena cherche ainsi à consolider son influence auprès des grandes puissances mondiales. Par ailleurs, cette mission permet de réaffirmer le rôle central des forces de défense et de sécurité (FDS) tchadiennes sur l&rsquo;échiquier global.</p>
<p style="text-align: justify;">La sécurité intérieure : le talon d&rsquo;Achille</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, cette annonce ne fait pas l&rsquo;unanimité. Au sein de la classe politique, l&rsquo;opposition dénonce un « paradoxe sécuritaire ». Elle estime que les priorités sont ailleurs. De fait, le Tchad fait face à des défis internes majeurs. Les conflits intercommunautaires et les attaques armées restent fréquents dans plusieurs provinces du pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Les observateurs soulignent une recrudescence de l&rsquo;insécurité urbaine et rurale. Chaque jour, des rapports font état d&rsquo;agressions et de vols de bétail meurtriers. Pour de nombreux citoyens, l&rsquo;urgence devrait être la protection des civils tchadiens. « Comment aider à pacifier l&rsquo;autre bout du monde quand nos propres frontières restent poreuses ? », s&rsquo;interroge un analyste local.</p>
<p style="text-align: justify;">Un arbitrage politique sous haute tension</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, le gouvernement doit justifier le coût et l&rsquo;utilité de cette mission. Pour les autorités, la participation à des opérations internationales n&rsquo;affaiblit pas la défense nationale. Au contraire, elle permettrait de former les troupes aux standards onusiens.</p>
<p style="text-align: justify;">De plus, cela attire des financements extérieurs essentiels pour</p>
<p style="text-align: justify;">l&rsquo;équipement des forces.<br />
Néanmoins, la pression sociale s&rsquo;intensifie. Le peuple attend des solutions concrètes face à la vie chère et au climat d&rsquo;impunité. La gestion des ressources militaires devient donc un sujet de débat national. Le gouvernement de transition joue ici une carte délicate : briller à l&rsquo;international sans perdre le contrôle de la stabilité intérieure.</p>
<p style="text-align: justify;">Vers une diplomatie de prestige ou de nécessité ?</p>
<p style="text-align: justify;">En définitive, l&rsquo;envoi de troupes en Haïti place le Tchad sous les projecteurs. Ce choix reflète la volonté de N’Djamena de s&rsquo;imposer comme un acteur incontournable de la paix mondiale. Malgré cela, le succès de cette stratégie dépendra de la capacité du régime à rassurer sa propre population.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;équilibre entre solidarité internationale et sécurité nationale est fragile. Si le déploiement en Haïti est une victoire diplomatique, il ne doit pas occulter les besoins criants des provinces tchadiennes. Le défi pour les autorités est désormais de prouver que ces deux objectifs ne sont pas mutuellement exclusifs.</p>
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		<title>fait divers Gabon] Ndagui : la panthère qui a tué le chef du village a été abattue, mais la peur demeure</title>
		<link>https://leglobeinfo.com/fait-divers-gabon-ndagui-la-panthere-qui-a-tue-le-chef-du-village-a-ete-abattue-mais-la-peur-demeure/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 20:55:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ENQUÊTE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La rédaction de Globe infos. L’animal responsable de l’attaque mortelle survenue récemment à Ndagui a été neutralisé. Si cette intervention se veut rassurante, elle ne suffit pas à dissiper l’inquiétude des populations, confrontées à l’incertitude persistante liée à la présence possible d’autres prédateurs. Entre émotion, vigilance et interrogations, ce drame ravive la problématique du conflit [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>La rédaction de Globe infos.<img class="alignnone size-medium wp-image-21396"  alt="" width="300" height="225" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/03/FB_IMG_1774383565026-300x225.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/03/FB_IMG_1774383565026-300x225.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/03/FB_IMG_1774383565026-1024x768.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/03/FB_IMG_1774383565026-768x576.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/03/FB_IMG_1774383565026-1536x1152.jpg 1536w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/03/FB_IMG_1774383565026-560x420.jpg 560w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/03/FB_IMG_1774383565026-80x60.jpg 80w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/03/FB_IMG_1774383565026-696x522.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/03/FB_IMG_1774383565026-1068x801.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/03/FB_IMG_1774383565026-1920x1440.jpg 1920w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/03/FB_IMG_1774383565026-265x198.jpg 265w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/03/FB_IMG_1774383565026-600x450.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/03/FB_IMG_1774383565026.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’animal responsable de l’attaque mortelle survenue récemment à Ndagui a été neutralisé. Si cette intervention se veut rassurante, elle ne suffit pas à dissiper l’inquiétude des populations, confrontées à l’incertitude persistante liée à la présence possible d’autres prédateurs. Entre émotion, vigilance et interrogations, ce drame ravive la problématique du conflit homme-faune.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À Ndagui, le choc reste palpable. Quelques temps après la mort tragique du chef du village, les habitants oscillent entre soulagement et inquiétude. L’abattage de la panthère incriminée, mené dans un souci de sécurité, n’a pas totalement apaisé les esprits.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les concessions comme aux abords des champs, les habitudes ont changé. Les déplacements se font en groupe, la vigilance est constante et la peur, bien réelle. « Rien ne nous garantit qu’il n’y en a pas d’autres », glisse un riverain. Une crainte partagée, d’autant que les spécialistes rappellent que ces prédateurs évoluent rarement de manière totalement isolée.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà du fait divers, cet épisode met en lumière l’éternel conflit homme-faune. L’extension des activités humaines sur les espaces naturels réduit les habitats et favorise des incursions animales dans les zones habitées, avec des conséquences parfois dramatiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à cette réalité, les attentes sont fortes. Les populations espèrent des mesures concrètes : surveillance accrue, sensibilisation et dispositifs de prévention adaptés. Car à Ndagui, une certitude s’impose : si la panthère a été abattue, la menace, elle, n’est pas encore totalement écartée.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous y reviendrons.</p>
<p>The post <a href="https://leglobeinfo.com/fait-divers-gabon-ndagui-la-panthere-qui-a-tue-le-chef-du-village-a-ete-abattue-mais-la-peur-demeure/">fait divers Gabon] Ndagui : la panthère qui a tué le chef du village a été abattue, mais la peur demeure</a> appeared first on <a href="https://leglobeinfo.com">Globe Infos</a>.</p>
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		<item>
		<title>Crise juridique à l&#8217;hôtel de Ville de la commune de Libreville/L&#8217;interprétation du conseil d&#8217;État face aux limites du code électoral dans l&#8217;affaire Nicolas Isidore Moussotsi Moussavou.</title>
		<link>https://leglobeinfo.com/crise-juridique-a-lhotel-de-ville-de-la-commune-de-libreville-linterpretation-du-conseil-detat-face-aux-limites-du-code-electoral-dans-laffaire-nicolas-isidore-moussotsi-moussavou/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Mar 2026 22:57:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ENQUÊTE]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://leglobeinfo.com/?p=21247</guid>

					<description><![CDATA[<p>Par Gaël BOBOUAGNO LENGA, journaliste juridique et chroniqueur judiciaire. Libreville,le 05 Mars 2026. L’avis rendu par le Conseil d’État dans l’affaire concernant Nicolas Isidore Moussotsi Moussavou, 6e adjoint au maire de Libreville, continue d’alimenter le débat au sein de la sphère politico-juridique gabonaise. Au cœur de cette controverse : l’interprétation de l’article 270 du Code [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Par Gaël BOBOUAGNO LENGA, journaliste juridique et chroniqueur judiciaire.<img class="alignnone size-medium wp-image-21248"  alt="" width="300" height="206" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/03/Screenshot_20260305-234111-300x206.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/03/Screenshot_20260305-234111-300x206.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/03/Screenshot_20260305-234111-1024x704.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/03/Screenshot_20260305-234111-768x528.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/03/Screenshot_20260305-234111-611x420.jpg 611w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/03/Screenshot_20260305-234111-218x150.jpg 218w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/03/Screenshot_20260305-234111-696x478.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/03/Screenshot_20260305-234111-1068x734.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/03/Screenshot_20260305-234111-100x70.jpg 100w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/03/Screenshot_20260305-234111-600x412.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/03/Screenshot_20260305-234111.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Libreville,le 05 Mars 2026.<br />
L’avis rendu par le Conseil d’État dans l’affaire concernant Nicolas Isidore Moussotsi Moussavou, 6e adjoint au maire de Libreville, continue d’alimenter le débat au sein de la sphère politico-juridique gabonaise. Au cœur de cette controverse : l’interprétation de l’article 270 du Code électoral et la portée réelle de l’exclusion d’un élu de son parti politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Élu conseiller municipal dans le 2e arrondissement de Libreville sous la bannière du Parti démocratique gabonais (PDG), Nicolas Isidore Moussotsi Moussavou avait accédé, le 9 novembre 2025, au poste de 6e adjoint au maire de la capitale. Mais sa candidature, présentée sans l’aval officiel de sa formation politique, avait provoqué des remous internes au sein du parti. Quelques semaines plus tard, la direction du PDG prononçait son exclusion et saisissait le ministre de l’Intérieur de l’époque, Hermann Immongault, aujourd’hui vice-président du gouvernement.</p>
<p style="text-align: justify;">#Une saisine controversée du Conseil d’État#</p>
<p style="text-align: justify;">Saisi par le ministre de l’Intérieur, le Conseil d’État plus haute juridiction administrative du pays, compétente pour trancher les litiges impliquant l’administration et pour conseiller le gouvernement sur l’interprétation des textes devait se prononcer sur la portée de l’article 270 du Code électoral.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette disposition prévoit qu’« en cas de démission ou d’exclusion, dans les conditions statutaires, d’un membre d’un conseil du parti auquel il appartenait au moment de son élection, et si ce parti a présenté sa candidature, son siège devient vacant à la date de sa démission ou de son exclusion ». Le texte ajoute que le remplacement doit être assuré par le candidat suivant sur la liste électorale.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans son avis, la Haute juridiction administrative a estimé que la situation de Nicolas Moussotsi Moussavou entrait dans le champ d’application de cet article, entraînant ainsi la vacance de son siège de conseiller municipal et, par voie de conséquence, la perte de sa fonction de 6e adjoint au maire. Elle précise également qu’il revient désormais au gouvernement d’organiser une nouvelle élection pour pourvoir ce poste au sein de l’exécutif municipal de Libreville.</p>
<p style="text-align: justify;">#L’ombre de l’article 271 et la procédure de déchéance#</p>
<p style="text-align: justify;">Le Code électoral lui-même nuance toutefois ce mécanisme. L’article 271 prévoit que la déchéance d’un membre d’un conseil doit être constatée par le tribunal administratif compétent, sur requête du président du conseil ou du ministre chargé de la Justice, notamment lorsqu’un élu se retrouve dans une situation d’inéligibilité prévue par la loi.</p>
<p style="text-align: justify;">Autrement dit, la perte du mandat ne peut produire pleinement ses effets qu’après un constat juridictionnel formel. Une étape procédurale qui, dans le cas d’espèce, alimente les interrogations sur la régularité et la précipitation de la démarche politique engagée contre l’élu municipal.</p>
<p style="text-align: justify;">#La loi sur les partis politiques : un angle mort du débat#</p>
<p style="text-align: justify;">Mais la véritable zone d’ombre juridique réside ailleurs. La loi n°016/2025 du 27 juin 2025 relative aux partis politiques en République gabonaise prévoit en son article 22 qu’un élu peut démissionner de son parti tout en conservant son mandat en qualité d’indépendant. La seule restriction posée par le texte est l’interdiction d’adhérer à une autre formation politique avant la fin du mandat.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette disposition pose une question fondamentale : l’exclusion d’un élu peut-elle automatiquement entraîner la perte de son mandat, alors même qu’une autre loi protège la continuité de ce mandat en dehors du parti ?</p>
<p style="text-align: justify;">En focalisant la saisine du Conseil d’État uniquement sur l’article 270 du Code électoral, sans intégrer les dispositions de la loi sur les partis politiques, la démarche apparaît juridiquement partielle. Or, en matière de contentieux électoral, l’interprétation harmonisée des textes constitue un principe cardinal de sécurité juridique.</p>
<p style="text-align: justify;">#Un contentieux sur fond de crise interne au PDG#</p>
<p style="text-align: justify;">Ce dossier intervient par ailleurs dans un contexte politique particulièrement tendu au sein du Parti démocratique gabonais. La direction actuelle du parti, conduite par Blaise Louembé, fait face à des contestations internes et à des menaces de poursuites judiciaires émanant du camp de l’ancien président Ali Bongo Ondimba. Une situation qui laisse planer le spectre d’un bicephalisme politique susceptible de fragiliser la légitimité de certaines décisions disciplinaires prises au sein du parti.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce climat, l’affaire Moussotsi Moussavou dépasse largement la seule question municipale. Elle interroge plus profondément la cohérence du dispositif juridique encadrant les mandats électifs et les relations entre élus et partis politiques.</p>
<p style="text-align: justify;">#Une destitution juridiquement discutable#</p>
<p style="text-align: justify;">Dès lors, une interrogation majeure subsiste : Nicolas Isidore Moussotsi Moussavou peut-il réellement être déchu de ses fonctions alors qu’une loi spécifique garantit à un élu la conservation de son mandat en cas de rupture avec son parti ?</p>
<p style="text-align: justify;">Entre l’article 270 du Code électoral et l’article 22 de la loi sur les partis politiques, deux logiques juridiques semblent aujourd’hui se télescoper. Dans un État de droit, une telle contradiction appelle nécessairement une interprétation globale des textes par le juge compétent.</p>
<p style="text-align: justify;">À défaut, la destitution de l’élu municipal pourrait apparaître moins comme une conséquence juridique inéluctable que comme l’expression d’un règlement de comptes politique habillé d’arguments légaux.</p>
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