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	<title>ENQUÊTE Archives - Globe Infos</title>
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	<description>INFORMER SANS DÉFORMER</description>
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	<title>ENQUÊTE Archives - Globe Infos</title>
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	<item>
		<title>Pénurie de carburant à Libreville : quand la rareté nourrit les abus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2026 10:24:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ENQUÊTE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>penurie-carburant-libreville-revente-essence</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>REPORTAGE | LIBREVILLE. </strong><strong>Alors que l’approvisionnement reste sous tension dans le Grand Libreville, des consommateurs dénoncent des ventes parallèles à 1 000 FCFA le litre et des pratiques de favoritisme dans certaines stations-service.<img class="alignnone size-medium wp-image-23170"  alt="" width="217" height="300" / loading="eager" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261006-111101-217x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261006-111101-217x300.jpg 217w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261006-111101-740x1024.jpg 740w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261006-111101-768x1063.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261006-111101-303x420.jpg 303w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261006-111101-696x963.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261006-111101-1068x1478.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261006-111101-600x831.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261006-111101.jpg 1080w" sizes="(max-width: 217px) 100vw, 217px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une station-service reçoit du carburant. La file se forme. Les automobilistes patientent, parfois pendant des heures. Puis la pompe s’arrête. « Il n’y en a plus. » Pourtant, quelques minutes plus tard, l’essence réapparaît pour certains clients. Mais plus au même prix : <strong>1 000 francs CFA le litre</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le Grand Libreville, la pénurie de carburant ne se résume donc plus aux files d’attente et aux stations-service à sec. Elle révèle aussi un autre phénomène : celui de pratiques de revente parallèle qui profitent de la vulnérabilité des consommateurs lorsque l’offre devient rare.</p>
<p style="text-align: justify;">Le ministère du Pétrole et du Gaz a lui-même reconnu, le 2 octobre, une tension temporaire dans l’approvisionnement de certaines stations du Grand Libreville, liée à une diminution des stocks disponibles chez les marketeurs. Des mesures de rationnement ont alors été instaurées dans l’attente d’une nouvelle cargaison.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Pénurie d’essence à Libreville : le carburant disparaît de la pompe</h2>
<p style="text-align: justify;">Le mécanisme dénoncé par des consommateurs est particulièrement simple.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu’une station est ravitaillée, des pompistes remplissent des bidons. Une fois la pompe vide, les automobilistes qui arrivent sont informés que le carburant n’est plus disponible.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis, lorsque l’un d’eux insiste, explique son urgence ou montre qu’il est prêt à payer, une autre proposition apparaît : un client aurait commandé du carburant, mais ne serait finalement pas venu le récupérer.</p>
<p style="text-align: justify;">Le produit existe donc encore.</p>
<p style="text-align: justify;">La différence tient au prix.</p>
<p style="text-align: justify;">Le litre est alors proposé à <strong>1 000 FCFA</strong>, contre 595 FCFA au tarif constaté fin septembre pour l’essence au Gabon. Cinq litres reviennent ainsi à 5 000 FCFA, au lieu de 2 975 FCFA au tarif de 595 FCFA. La différence atteint 2 025 FCFA sur seulement cinq litres.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une période normale, une telle pratique serait déjà problématique. En pleine pénurie, elle prend une tout autre dimension. L’automobiliste ne dispose plus réellement d’une alternative : repartir sans carburant ou accepter de payer davantage.</p>
<p style="text-align: justify;">La rareté transforme alors le besoin en moyen de pression.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Une crise d’approvisionnement officiellement reconnue</h2>
<p style="text-align: justify;">Il faut distinguer deux réalités.</p>
<p style="text-align: justify;">La première est bien réelle : Libreville connaît une tension sur l’approvisionnement. Le ministère du Pétrole et du Gaz a annoncé le 2 octobre la mise à disposition des quantités disponibles à la SEPP au profit des marketeurs, ainsi que des mesures temporaires de gestion et de rationnement des volumes. Une nouvelle cargaison était attendue afin de renforcer les stocks.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 4 octobre, le même ministère annonçait une reprise progressive de la distribution dans plusieurs stations de Libreville, Owendo et Akanda. Certaines stations restaient toutefois en attente de livraison.</p>
<p style="text-align: justify;">La pénurie explique donc les difficultés d’accès au carburant.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle ne justifie pas les éventuelles reventes clandestines.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est précisément dans cet espace entre <strong>rareté du produit et contrôle de sa distribution</strong> que les autorités et les exploitants doivent regarder.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Stations-service à Libreville : le problème du favoritisme</h2>
<p style="text-align: justify;">Autre pratique dénoncée par des consommateurs : le carburant réservé à certains clients au détriment de ceux qui attendent dans les files.</p>
<p style="text-align: justify;">Là encore, le sujet doit être traité avec précision.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne s’agit pas de désigner une communauté ou de faire de l’origine des employés une explication générale aux dysfonctionnements observés. Le problème est celui du favoritisme, du passe-droit et de l’égalité de traitement entre consommateurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Un automobiliste qui attend plusieurs heures doit pouvoir espérer accéder au même produit et dans les mêmes conditions que celui qui bénéficie d’une relation personnelle avec un employé.</p>
<p style="text-align: justify;">En période de pénurie, quelques litres détournés de la file ordinaire peuvent représenter plusieurs heures d’attente supplémentaires pour d’autres usagers.</p>
<p style="text-align: justify;">Le carburant devient alors non seulement une marchandise rare, mais une ressource dont l’accès semble pouvoir dépendre des relations.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Qui contrôle les volumes distribués ?</h2>
<p style="text-align: justify;">La question mérite d’être posée publiquement.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelle quantité de carburant arrive dans chaque station ? Quelle quantité est effectivement vendue à la pompe ? Comment sont enregistrés les volumes placés dans des bidons ? Que deviennent les commandes non récupérées ? Dans quelles conditions peuvent-elles être revendues ?</p>
<p style="text-align: justify;">Ces questions ne relèvent pas d’une polémique. Elles relèvent du contrôle.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque l’approvisionnement est normal, les écarts sont moins visibles. Lorsque le produit manque, chaque litre compte.</p>
<p style="text-align: justify;">Une partie du carburant qui quitte le circuit normal peut représenter autant de litres en moins pour les automobilistes qui patientent devant les pompes.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le carburant ne doit pas devenir une faveur</h2>
<p style="text-align: justify;">Pour les habitants du Grand Libreville, la pénurie a déjà un coût : temps perdu, déplacements supplémentaires, difficultés professionnelles et pression accrue sur les transports.</p>
<p style="text-align: justify;">Le gouvernement a annoncé une reprise progressive de la distribution depuis le 4 octobre.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le retour des camions-citernes dans les stations ne suffira pas à effacer toutes les tensions.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faudra aussi vérifier que le carburant disponible est effectivement distribué selon les règles, que les consommateurs sont traités équitablement et que les pratiques de revente parallèle sont combattues lorsqu’elles sont établies.</p>
<p style="text-align: justify;">Car dans une capitale où quelques litres peuvent décider de la possibilité de travailler, de se déplacer ou simplement de rentrer chez soi, <strong>le carburant ne devrait jamais devenir une faveur accordée à celui qui peut payer davantage ou à celui qui connaît la bonne personne</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>T. R pour Globe Infos</strong><br />
<span style="color: #ff0000;"><em>Le monde décrypté depuis le Gabon</em></span></p>
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		<item>
		<title>Sahel : l’or, les autres ressources et cette économie souterraine qui nourrit le financement du terrorisme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 21:46:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ENQUÊTE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tribune / Or, manganèse et autres ressources : dans le Sahel, les richesses du sous-sol ne sont pas seulement des enjeux économiques. Dans les territoires où l’État peine à imposer son contrôle, elles peuvent devenir des sources de rente, de prédation et, dans certains cas documentés, de financement pour des groupes armés. Alors, Avant de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Tribune / Or, manganèse et autres ressources : dans le Sahel, les richesses du sous-sol ne sont pas seulement des enjeux économiques. Dans les territoires où l’État peine à imposer son contrôle, elles peuvent devenir des sources de rente, de prédation et, dans certains cas documentés, de financement pour des groupes armés. Alors, Avant de chercher systématiquement les financiers du terrorisme au-delà des frontières, une question s’impose : qui contrôle les ressources, qui capte leur valeur et où va l’argent ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par Thomas René pour Globe Infos  » <span style="color: #0000ff;">le monde décrypté depuis le Gabon</span>« <img class="alignnone size-medium wp-image-23030"  alt="" width="300" height="199" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609152201299714-300x199.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609152201299714-300x199.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609152201299714.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<h2 style="text-align: justify;">Il faut suivre l’argent avant de désigner le coupable</h2>
<p style="text-align: justify;">Le débat sur le terrorisme sahélien est souvent dominé par une question : <strong>qui finance les groupes armés ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est la bonne question.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais elle appelle une méthode exigeante.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans l’espace public africain, les accusations visant des puissances étrangères occupent une place importante. La France, les États occidentaux, la Russie, le Moyen-Orient ou d’autres acteurs sont régulièrement présentés, selon les contextes et les discours, comme d’éventuels soutiens, commanditaires ou bénéficiaires de certaines dynamiques sécuritaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces accusations peuvent être examinées. Certaines peuvent même donner lieu à des enquêtes documentées.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais une accusation n’est pas une preuve.</p>
<p style="text-align: justify;">Et la même exigence doit s’appliquer à tous les acteurs, qu’ils soient situés à l’intérieur ou à l’extérieur du Sahel.</p>
<p style="text-align: justify;">Avant de chercher une main étrangère, il faut donc regarder les circuits économiques qui fonctionnent déjà sur place.</p>
<p style="text-align: justify;">Car une partie de la réponse pourrait se trouver dans une ressource que la région possède en abondance : <strong>l’or</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le sujet n’est pas de prétendre que tout l’or extrait au Sahel finance le terrorisme. Ce serait faux et intellectuellement dangereux.</p>
<p style="text-align: justify;">Le sujet est plus précis : <strong>dans certaines zones où l’État est affaibli et où des groupes armés exercent un contrôle territorial, l’économie aurifère peut devenir une source de revenus, de taxation, d’extorsion ou de facilitation logistique.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Et lorsque cette rente entre dans les circuits d’une organisation armée, la ressource minière cesse d’être seulement une question économique.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle devient une question de sécurité.<img class="alignnone size-medium wp-image-23031"  alt="" width="300" height="220" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609152201296220-300x220.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609152201296220-300x220.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609152201296220-80x60.jpg 80w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609152201296220.jpg 510w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<h2 style="text-align: justify;">L’or, une richesse difficile à contrôler</h2>
<p style="text-align: justify;">Le potentiel aurifère du Sahel est considérable.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon l’ONUDC, le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie et le Niger ont produit ensemble environ 228 tonnes d’or en 2021, pour une valeur estimée à plus de 12,6 milliards de dollars. Une part importante de cette production provient de l’exploitation artisanale et à petite échelle, dont la mesure exacte reste difficile en raison du poids de l’informel et des limites statistiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette économie fait vivre des populations entières.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle constitue une source de revenus pour les mineurs, les commerçants, les transporteurs et de nombreux acteurs locaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Il serait donc absurde de présenter l’orpaillage artisanal comme un problème en soi.</p>
<p style="text-align: justify;">Le problème apparaît lorsque l’économie échappe au contrôle institutionnel et devient accessible à des réseaux criminels ou à des groupes armés.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans certaines zones, ceux-ci n’ont pas besoin de devenir propriétaires d’une mine.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils peuvent imposer leur loi autour d’elle.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le terroriste n’a pas besoin de posséder la mine</h2>
<p style="text-align: justify;">C’est probablement le point le plus important à comprendre.</p>
<p style="text-align: justify;">Un groupe armé peut tirer profit d’une économie minière sans extraire lui-même le minerai.</p>
<p style="text-align: justify;">Il peut taxer les exploitants.</p>
<p style="text-align: justify;">Imposer des prélèvements.</p>
<p style="text-align: justify;">Contrôler une route.</p>
<p style="text-align: justify;">Extorquer les commerçants.</p>
<p style="text-align: justify;">Imposer des droits de passage.</p>
<p style="text-align: justify;">Contraindre certains acteurs à vendre dans des conditions déterminées.</p>
<p style="text-align: justify;">Ou encore contrôler l’accès à une zone minière.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette distinction est essentielle parce qu’elle permet de comprendre la nature particulière d’une économie de guerre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le groupe armé ne produit pas nécessairement la richesse. Il peut chercher à contrôler celui qui la produit.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les travaux de l’International Crisis Group ont notamment documenté, dans plusieurs contextes sahéliens, les mécanismes par lesquels des groupes armés et jihadistes cherchent à tirer des revenus de l’économie de l’orpaillage, notamment par la taxation et le contrôle territorial.</p>
<p style="text-align: justify;">Le GAFI a également identifié l’exploitation aurifère artisanale comme une vulnérabilité dans les mécanismes de financement du terrorisme au Burkina Faso, au Mali et au Niger, en particulier dans le Liptako-Gourma. Son analyse décrit notamment des prélèvements imposés à des mineurs artisanaux par des groupes terroristes.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut toutefois conserver une distinction fondamentale : <strong>l’existence d’une économie minière informelle ou d’un trafic d’or ne constitue pas, à elle seule, la preuve d’un financement terroriste.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est précisément cette nuance qui doit empêcher toute généralisation.<img class="alignnone size-medium wp-image-23030"  alt="" width="300" height="199" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609152201299714-300x199.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609152201299714-300x199.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609152201299714.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<h2 style="text-align: justify;">Entre la pépite et la guerre, il existe une chaîne</h2>
<p style="text-align: justify;">Une erreur fréquente consiste à imaginer une relation directe entre l’or extrait d’un site et l’achat d’armes par un groupe armé.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la réalité, la chaîne est plus complexe.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a le site d’extraction.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis les collecteurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Les négociants.</p>
<p style="text-align: justify;">Les transporteurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Les comptoirs.</p>
<p style="text-align: justify;">Les frontières.</p>
<p style="text-align: justify;">Les intermédiaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Les opérations de transformation ou de raffinage.</p>
<p style="text-align: justify;">Et enfin les marchés où la valeur de l’or est convertie en argent ou en actifs.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est cette chaîne qu’il faut comprendre.</p>
<p style="text-align: justify;">Une représentation simplifiée pourrait être :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>site aurifère → prélèvement ou extorsion → collecte → négoce → transport → franchissement de frontière → commercialisation → conversion de la valeur → utilisation éventuelle à des fins criminelles ou terroristes.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mais attention : ce schéma ne signifie pas que chaque acteur de la chaîne participe à un financement terroriste.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est justement l’enjeu du renseignement financier : <strong>identifier les maillons contaminés au lieu de criminaliser indistinctement toute une économie.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’or possède cependant des caractéristiques qui rendent sa traçabilité particulièrement difficile : forte valeur rapportée au poids, facilité de transport, possibilité de transformation et existence de transactions informelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Autrement dit, le véritable enjeu n’est pas seulement de savoir <strong>où l’or est extrait</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut savoir <strong>où il va et qui bénéficie de sa valeur</strong>.</p>
<h2 style="text-align: justify;">La mine n’est qu’un début</h2>
<p style="text-align: justify;">Une autre évolution du regard est nécessaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne faut pas considérer un site minier comme un espace isolé.</p>
<p style="text-align: justify;">Une économie extractive repose sur tout un environnement : routes, marchés, villages, fournisseurs, transporteurs, carburant, services, commerçants et réseaux financiers.</p>
<p style="text-align: justify;">Une analyse d’ACLED publiée en juillet 2026 sur les violences liées aux activités minières au Burkina Faso, au Mali et au Niger souligne justement que les violences étudiées se produisent majoritairement en dehors des concessions minières elles-mêmes, notamment autour des routes, des localités, des sites artisanaux et des pôles commerciaux liés à l’économie extractive.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette observation est déterminante.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Contrôler une économie minière ne signifie pas nécessairement occuper physiquement la mine.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le contrôle peut s’exercer sur les hommes, les marchandises, les itinéraires ou les marchés.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà pourquoi la lutte contre le financement du terrorisme ne peut pas se limiter à la surveillance des sites d’extraction.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut également regarder ce qui se passe autour.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Pourquoi l’or doit rester au centre de l’analyse</h2>
<p style="text-align: justify;">Les données d’ACLED montrent également la place particulière de l’or dans les violences associées aux activités minières au Burkina Faso, au Mali et au Niger : l’or représente l’immense majorité des événements recensés dans leur jeu de données, autour de 90 % selon leur analyse.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette donnée ne signifie évidemment pas que 90 % de ces violences constituent du financement terroriste.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce serait une extrapolation abusive.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle indique en revanche que <strong>l’or est de très loin la ressource minière la plus présente dans les événements de violence étudiés</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette différence entre corrélation et causalité est fondamentale.</p>
<p style="text-align: justify;">Une zone aurifère peut être violente pour plusieurs raisons : compétition économique, rivalités locales, conflits fonciers, criminalité, présence de groupes armés ou contrôle d’itinéraires.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut donc établir, cas par cas, ce qui relève du financement terroriste.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est précisément pourquoi l’or mérite une attention particulière des services de renseignement économique et financier.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le manganèse : ne pas transformer une alerte en preuve</h2>
<p style="text-align: justify;">Le manganèse mérite également d’être surveillé, mais avec une prudence encore plus grande.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les données étudiées par ACLED, il apparaît dans une proportion nettement inférieure à l’or, avec notamment des foyers de violence associés à des zones comme Tambao au Burkina Faso et Tassiga au Mali.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais cette présence ne permet pas, à elle seule, d’affirmer que le manganèse constitue une source de financement terroriste comparable à l’or.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce serait aller au-delà des données.</p>
<p style="text-align: justify;">La bonne conclusion est différente.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Toute ressource stratégique située dans un territoire disputé peut devenir un enjeu de pouvoir, de contrôle ou de prédation.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cela concerne le manganèse comme d’autres minerais.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais chaque filière doit être étudiée selon ses propres mécanismes économiques, ses acteurs et son niveau réel d’exposition aux groupes armés.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut donc élargir le regard sans diluer la preuve.</p>
<h2 style="text-align: justify;">La vraie question n’est pas seulement « qui finance ? »</h2>
<p style="text-align: justify;">Elle est plus précise :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>qui contrôle la rente ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu’un gramme d’or est extrait, qui l’achète ? Qui le collecte ? Qui le transporte ? Qui fixe le prix ? Qui contrôle la frontière ? Qui exporte ? Qui transforme ou raffine ? Qui reçoit le paiement ?</p>
<p style="text-align: justify;">Et surtout : <strong>où se trouve le bénéficiaire final de la transaction ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ces questions peuvent sembler économiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Elles sont pourtant profondément sécuritaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Parce qu’un groupe armé qui parvient à transformer le contrôle d’un territoire en revenus réguliers acquiert une capacité supplémentaire à recruter, se déplacer, s’équiper et maintenir son implantation.</p>
<p style="text-align: justify;">La question financière devient alors indissociable de la question militaire.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le véritable angle mort : les circuits</h2>
<p style="text-align: justify;">Le débat public cherche souvent un commanditaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Le renseignement devrait chercher un circuit.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce n’est pas la même chose.</p>
<p style="text-align: justify;">Si une puissance étrangère finance une organisation terroriste, il faut établir le flux :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>qui verse, qui reçoit, par quel intermédiaire, quand, comment et pour quel usage ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Si une organisation terroriste tire des revenus d’une économie aurifère, la même méthode doit s’appliquer :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>qui prélève, qui collecte, qui transporte, qui commercialise, qui convertit la valeur et qui en bénéficie ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La méthode doit être identique.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est à cette condition seulement que le débat peut sortir de la spéculation.</p>
<p style="text-align: justify;">Car le risque du bouc émissaire est précisément de remplacer la démonstration par une explication immédiatement disponible.</p>
<p style="text-align: justify;">Une puissance étrangère devient responsable de tout.</p>
<p style="text-align: justify;">Les acteurs locaux disparaissent de l&rsquo;équation.</p>
<p style="text-align: justify;">Les intermédiaires deviennent invisibles.</p>
<p style="text-align: justify;">Les circuits commerciaux ne sont plus interrogés.</p>
<p style="text-align: justify;">Et l&rsquo;on finit par expliquer une économie de guerre sans véritablement suivre son argent.<img class="alignnone size-medium wp-image-23032"  alt="" width="204" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609152201298042-204x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609152201298042-204x300.jpg 204w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609152201298042-286x420.jpg 286w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609152201298042.jpg 513w" sizes="auto, (max-width: 204px) 100vw, 204px" /></p>
<h2 style="text-align: justify;">La souveraineté se mesure aussi à la traçabilité</h2>
<p style="text-align: justify;">La lutte contre le financement du terrorisme passe donc nécessairement par une meilleure maîtrise des ressources naturelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela implique de cartographier les sites.</p>
<p style="text-align: justify;">Identifier les exploitants.</p>
<p style="text-align: justify;">Formaliser progressivement l’exploitation artisanale.</p>
<p style="text-align: justify;">Sécuriser les zones minières.</p>
<p style="text-align: justify;">Surveiller les comptoirs.</p>
<p style="text-align: justify;">Renforcer les contrôles douaniers.</p>
<p style="text-align: justify;">Améliorer la traçabilité.</p>
<p style="text-align: justify;">Croiser les données minières, douanières, commerciales et financières.</p>
<p style="text-align: justify;">Identifier les bénéficiaires effectifs.</p>
<p style="text-align: justify;">Et surtout, protéger les populations qui dépendent de l’orpaillage.</p>
<p style="text-align: justify;">Car une politique de contrôle qui se contente de réprimer les mineurs sans s’attaquer aux réseaux situés plus haut dans la chaîne risque de déplacer le problème plutôt que de le résoudre.</p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif ne doit donc pas être de criminaliser une activité économique essentielle à des milliers de familles.</p>
<p style="text-align: justify;">Il doit être de <strong>réduire la capacité des groupes armés et des réseaux criminels à capter sa valeur</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est une différence considérable.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Asphyxier la rente plutôt que seulement poursuivre les combattants</h2>
<p style="text-align: justify;">Une organisation armée a besoin d’hommes.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais elle a également besoin d’argent.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour recruter.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour se déplacer.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour acheter du carburant.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour entretenir ses équipements.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour communiquer.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour nourrir ses combattants.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour maintenir ses réseaux.</p>
<p style="text-align: justify;">La neutralisation militaire reste donc une dimension essentielle de la lutte contre les groupes armés.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais elle ne règle pas nécessairement leur capacité à reconstituer leurs ressources.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Couper une source de revenus peut réduire la capacité de régénération d’une organisation armée.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est pourquoi la lutte contre le financement du terrorisme doit être considérée comme une composante à part entière de la stratégie sécuritaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Et dans le Sahel, l’économie extractive doit y occuper une place importante.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le Sahel doit regarder sous ses pieds avant de regarder au-delà de ses frontières</h2>
<p style="text-align: justify;">Il ne s’agit pas d’exonérer les acteurs étrangers.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne s’agit pas davantage de considérer que tous les financements du terrorisme sont locaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Les deux affirmations seraient aussi fragiles l’une que l’autre.</p>
<p style="text-align: justify;">La question est méthodologique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Commencer par ce que les faits permettent d’établir.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu’un financement extérieur est soupçonné, documenter le financement extérieur.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu’une ressource naturelle est exploitée par des réseaux criminels, documenter ces réseaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu’un groupe armé impose une taxe sur un site minier, établir le montant, les bénéficiaires et les circuits.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu’un or clandestin franchit une frontière, identifier les intermédiaires et les destinations.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu’une transaction aboutit à un bénéficiaire final, remonter jusqu’à lui.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette approche ne choisit pas entre une explication interne et une explication externe.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle refuse simplement de remplacer la preuve par le récit.<img class="alignnone size-medium wp-image-23036"  alt="" width="300" height="199" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609152201299714-1-300x199.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609152201299714-1-300x199.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609152201299714-1.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<h2 style="text-align: justify;">Une pépite n’est pas une arme. Mais elle peut devenir une rente de guerre</h2>
<p style="text-align: justify;">C’est finalement là que se situe le paradoxe.</p>
<p style="text-align: justify;">L’or est une richesse.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour un mineur, il peut représenter un revenu.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour une communauté, une activité économique.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour un État, une source de recettes.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour un investisseur, un actif.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais dans un territoire où l’État ne maîtrise plus suffisamment son espace, <strong>la même ressource peut devenir une rente de prédation pour un groupe armé.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le minerai n’est donc pas le problème en lui-même.</p>
<p style="text-align: justify;">Le problème est la capacité à contrôler sa valeur.</p>
<p style="text-align: justify;">La souveraineté ne se résume pas à posséder des ressources dans le sous-sol.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle consiste aussi à savoir :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>qui les extrait ; qui les achète ; par où elles passent ; qui les transforme ; qui encaisse ; et où finit l&rsquo;argent.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est cette cartographie qu’il faut construire.</p>
<p style="text-align: justify;">Avant de chercher une main invisible au-delà des frontières, regardons les mains bien visibles qui interviennent dans la chaîne.</p>
<p style="text-align: justify;">Avant de désigner un financier, suivons le financement.</p>
<p style="text-align: justify;">Avant de transformer une suspicion en accusation, établissons le circuit.</p>
<p style="text-align: justify;">Parce qu’au Sahel, la lutte contre le terrorisme ne se gagnera pas uniquement sur le terrain militaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle se jouera aussi dans les comptoirs, sur les routes, aux frontières, dans les transactions et dans les registres.</p>
<p style="text-align: justify;">Et parfois, elle commencera là où personne ne pense spontanément à chercher une guerre :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>dans une pépite d’or.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Thomas René pour Globe Infos<span style="color: #ff0000;"> « le monde décrypté depuis le Gabon »</span></strong></p>
<p>The post <a href="https://leglobeinfo.com/sahel-lor-les-autres-ressources-et-cette-economie-souterraine-qui-nourrit-le-financement-du-terrorisme/">Sahel : l’or, les autres ressources et cette économie souterraine qui nourrit le financement du terrorisme</a> appeared first on <a href="https://leglobeinfo.com">Globe Infos</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Sahel : avant de chercher les financiers du terrorisme hors de nos frontières, suivons l’or</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 21:08:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ENQUÊTE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tribune / Le débat sur le financement du terrorisme sahélien gagnerait à quitter le terrain des accusations pour celui des flux. Avant de désigner une puissance étrangère comme commanditaire, encore faut-il savoir qui contrôle l’or, qui le taxe, qui l’achète, qui le transporte et où il finit. Par Thomas René pour Globe Infos Une question [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Tribune / Le débat sur le financement du terrorisme sahélien gagnerait à quitter le terrain des accusations pour celui des flux. Avant de désigner une puissance étrangère comme commanditaire, encore faut-il savoir qui contrôle l’or, qui le taxe, qui l’achète, qui le transporte et où il finit.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par Thomas René pour Globe Infos<img class="alignnone size-medium wp-image-23032"  alt="" width="204" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609152201298042-204x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609152201298042-204x300.jpg 204w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609152201298042-286x420.jpg 286w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609152201298042.jpg 513w" sizes="auto, (max-width: 204px) 100vw, 204px" /></strong></p>
<h2 style="text-align: justify;">Une question que l’on préfère parfois éviter</h2>
<p style="text-align: justify;">Il y a des questions qui font davantage de bruit que de lumière.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le Sahel, celle du financement du terrorisme en fait partie.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis des années, les accusations circulent. Certaines puissances étrangères sont régulièrement présentées comme les véritables financiers des groupes terroristes. La France est citée. « L’Occident » est invoqué. D’autres États sont soupçonnés.</p>
<p style="text-align: justify;">Peut-être certaines de ces accusations méritent-elles d’être étudiées. Mais une accusation n’est pas une preuve.</p>
<p style="text-align: justify;">Et surtout, avant de chercher le financier supposé à des milliers de kilomètres, une question beaucoup plus proche devrait nous obséder :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>que savons-nous réellement de l’argent produit par l’or du Sahel ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cette question n’est ni idéologique ni géopolitique.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle est économique.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle est financière.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle est sécuritaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Et elle est documentée.</p>
<p style="text-align: justify;">Car dans plusieurs zones du Sahel, l’orpaillage artisanal représente une activité économique considérable. Là où l’État est absent ou fragilisé, des groupes armés peuvent prendre le contrôle de territoires aurifères, taxer les exploitants, imposer des prélèvements et capter une partie de la richesse produite.</p>
<p style="text-align: justify;">Le document de référence de cette tribune le résume sans ambiguïté : <strong>l’or extrait par des populations peut devenir une taxe imposée par la force et contribuer au financement du carburant, des motos, des armes ou de la logistique des groupes armés.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Alors pourquoi commencer par chercher ailleurs ?</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le terroriste n’a pas besoin de posséder le puits</h2>
<p style="text-align: justify;">C’est probablement l’erreur fondamentale à éviter.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu’on parle de l’or qui finance le terrorisme, certains imaginent nécessairement une organisation armée propriétaire d’une mine, contrôlant directement l’extraction et vendant elle-même sa production.</p>
<p style="text-align: justify;">La réalité peut être beaucoup plus sophistiquée.</p>
<p style="text-align: justify;">Le groupe armé n’a pas besoin de posséder le puits.</p>
<p style="text-align: justify;">Il lui suffit de posséder la force.</p>
<p style="text-align: justify;">Il contrôle une zone.</p>
<p style="text-align: justify;">Il laisse travailler les orpailleurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis il prélève.</p>
<p style="text-align: justify;">Une taxe sur la production.</p>
<p style="text-align: justify;">Un droit d’accès.</p>
<p style="text-align: justify;">Un paiement pour circuler.</p>
<p style="text-align: justify;">Une contribution imposée.</p>
<p style="text-align: justify;">Une partie de l’or.</p>
<p style="text-align: justify;">Le système est d’une redoutable efficacité.</p>
<p style="text-align: justify;">Le mineur continue de travailler.</p>
<p style="text-align: justify;">Le commerce continue.</p>
<p style="text-align: justify;">L’or continue de circuler.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais une partie de la richesse produite remonte vers celui qui contrôle le territoire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’or devient alors une fiscalité clandestine.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les travaux cités dans le document de référence montrent que des groupes armés peuvent imposer des taxes aux mineurs, parfois directement sous forme d’or. Les zones aurifères deviennent également des espaces de recrutement, de renseignement et de logistique.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà pourquoi regarder uniquement l’organisation terroriste est insuffisant.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut regarder <strong>l’économie autour d’elle</strong>.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Du puits à la caisse de guerre</h2>
<p style="text-align: justify;">Une pépite ne passe évidemment pas directement de la main de l’orpailleur à celle d’un combattant.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre les deux, il existe une chaîne.</p>
<p style="text-align: justify;">Et c’est cette chaîne qu’il faut maîtriser.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le mineur extrait.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le collecteur achète.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le négociant rassemble.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le transporteur déplace.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’intermédiaire facilite.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le métal franchit éventuellement une frontière.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le comptoir ou la raffinerie le commercialise.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Et quelque part dans cette chaîne, une partie de la valeur peut avoir été captée par un groupe armé.</p>
<p style="text-align: justify;">Le circuit peut donc être résumé ainsi :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>site aurifère → taxation ou extorsion → collecteur → négociant → transport → frontière → comptoir ou raffinerie → marché légal.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est là que le problème devient sérieux.</p>
<p style="text-align: justify;">Parce qu’à l’arrivée, personne ne voit nécessairement le terrorisme.</p>
<p style="text-align: justify;">On voit de l’or.</p>
<p style="text-align: justify;">On voit un commerçant.</p>
<p style="text-align: justify;">On voit un transport.</p>
<p style="text-align: justify;">On voit une transaction.</p>
<p style="text-align: justify;">On voit une marchandise.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais l’origine de la valeur peut être beaucoup plus trouble.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le métal peut être légalement vendu alors qu’une partie de sa valeur a été produite sous la contrainte d’un groupe armé.<img class="alignnone size-medium wp-image-23033"  alt="" width="300" height="162" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609152201299003-300x162.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609152201299003-300x162.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609152201299003.jpg 539w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<h2 style="text-align: justify;">Le pouvoir de l’or est précisément dans sa mobilité</h2>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi l’or est-il si intéressant pour une économie criminelle ?</p>
<p style="text-align: justify;">Parce qu’il concentre énormément de valeur sous un faible volume.</p>
<p style="text-align: justify;">Il se transporte.</p>
<p style="text-align: justify;">Il se revend.</p>
<p style="text-align: justify;">Il peut être fondu.</p>
<p style="text-align: justify;">Il peut changer de forme.</p>
<p style="text-align: justify;">Il peut traverser les frontières.</p>
<p style="text-align: justify;">Et lorsqu’il provient d’une exploitation artisanale largement informelle, sa traçabilité devient particulièrement complexe.</p>
<p style="text-align: justify;">Le document de référence rappelle que les frontières poreuses facilitent le déplacement de l’or dans le Sahel et sa sortie de la région, notamment vers les Émirats arabes unis. Il souligne également que des communautés privées d’accès aux circuits légaux peuvent se retrouver dépendantes de réseaux criminels pour exploiter les sites et commercialiser leur production.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est ici que se trouve l’une des clés du financement.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il ne faut pas seulement chercher l’argent. Il faut suivre la transformation de l’or en argent.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify;">Avant d’accuser, traçons</h2>
<p style="text-align: justify;">Voilà le point sur lequel le débat public doit gagner en maturité.</p>
<p style="text-align: justify;">Si nous voulons savoir qui finance le terrorisme, commençons par savoir <strong>qui bénéficie de l’or</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Qui exploite les sites ?</p>
<p style="text-align: justify;">Qui les contrôle ?</p>
<p style="text-align: justify;">Qui prélève ?</p>
<p style="text-align: justify;">Qui collecte ?</p>
<p style="text-align: justify;">Qui achète ?</p>
<p style="text-align: justify;">Qui transporte ?</p>
<p style="text-align: justify;">Qui assure le passage des frontières ?</p>
<p style="text-align: justify;">Qui exporte ?</p>
<p style="text-align: justify;">Qui raffine ?</p>
<p style="text-align: justify;">Qui paie ?</p>
<p style="text-align: justify;">Qui reçoit ?</p>
<p style="text-align: justify;">Et surtout :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>qui bénéficie finalement de la valeur créée ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce sont des questions beaucoup moins spectaculaires qu’une accusation géopolitique.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ce sont les bonnes questions.</p>
<p style="text-align: justify;">Car le financement du terrorisme n’est pas une affaire de storytelling.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est une affaire de flux.</p>
<p style="text-align: justify;">Et les flux peuvent être étudiés.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils peuvent être recoupés.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils peuvent être tracés.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils peuvent être cartographiés.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils peuvent conduire jusqu’aux bénéficiaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Encore faut-il avoir la volonté et les moyens de le faire.</p>
<h2 style="text-align: justify;">La tentation du financier invisible</h2>
<p style="text-align: justify;">Le problème est que notre débat public adore les responsables invisibles.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est humainement compréhensible.</p>
<p style="text-align: justify;">Une guerre aussi complexe que celle qui ravage le Sahel paraît difficilement explicable sans chercher une main cachée.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais cette explication comporte un piège.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle peut conduire à négliger les mécanismes parfaitement visibles qui permettent aux groupes armés de survivre.</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant que nous cherchons le mystérieux financier extérieur, un groupe peut taxer un site aurifère.</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant que nous débattons de la responsabilité d’une puissance étrangère, l’or peut continuer à circuler par des circuits informels.</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant que les réseaux sociaux désignent des commanditaires, des intermédiaires peuvent continuer à faire fonctionner le commerce.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le terroriste, lui, n’a pas besoin de notre débat pour financer sa guerre.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il lui suffit que son économie fonctionne.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est pourquoi la première bataille devrait être celle de la connaissance.</p>
<h2 style="text-align: justify;">L’or comme caisse de guerre territoriale</h2>
<p style="text-align: justify;">Il faut également comprendre que l’or ne représente pas seulement une source de revenus.</p>
<p style="text-align: justify;">Il peut contribuer au contrôle territorial.</p>
<p style="text-align: justify;">Un groupe armé qui contrôle une zone aurifère contrôle potentiellement une population de travailleurs, des commerçants, des pistes, des informations et des flux économiques.</p>
<p style="text-align: justify;">L’analyse fournie pour cette tribune souligne justement que les zones minières peuvent servir à taxer, recruter, recueillir des renseignements et organiser la logistique.</p>
<p style="text-align: justify;">La conséquence est considérable.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le contrôle de l’or peut renforcer le contrôle du territoire.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Et le contrôle du territoire peut à son tour renforcer la capacité du groupe armé à contrôler l’or.</p>
<p style="text-align: justify;">Un cercle se met en place.</p>
<p style="text-align: justify;">La violence permet de capter la richesse.</p>
<p style="text-align: justify;">La richesse permet de financer la violence.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà pourquoi combattre le financement du terrorisme implique nécessairement de combattre la captation clandestine de l’or.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Ce que nous devons savoir avant de chercher ailleurs</h2>
<p style="text-align: justify;">Il ne s’agit pas de prétendre que tout le financement du terrorisme sahélien provient de l’or.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce serait une autre simplification.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne s’agit pas davantage d’affirmer que les financements extérieurs n’existent pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce serait tout aussi imprudent.</p>
<p style="text-align: justify;">La question est différente.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avant de conclure à l’existence d’un financement extérieur, sommes-nous capables de démontrer que nous avons compris et maîtrisé les financements qui prennent naissance dans les économies locales ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Si la réponse est non, alors notre diagnostic est incomplet.</p>
<p style="text-align: justify;">Et un diagnostic incomplet produit nécessairement une stratégie incomplète.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est là que la question de l’or devient stratégique.</p>
<p style="text-align: justify;">Le document de référence rappelle que les revenus issus de l’exploitation aurifère peuvent être réinvestis dans les armes, les véhicules et la logistique des groupes armés.</p>
<p style="text-align: justify;">Autrement dit, <strong>une partie de la guerre peut être alimentée par une richesse extraite du territoire même où cette guerre se déroule.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il serait difficile d’imaginer paradoxe plus cruel.<img class="alignnone size-medium wp-image-23031"  alt="" width="300" height="220" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609152201296220-300x220.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609152201296220-300x220.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609152201296220-80x60.jpg 80w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609152201296220.jpg 510w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<h2 style="text-align: justify;">La vraie question n’est donc pas : « Qui est derrière ? »</h2>
<p style="text-align: justify;">Cette formule, si populaire, mérite d’être retournée.</p>
<p style="text-align: justify;">La première question ne devrait pas être :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Qui est derrière les terroristes ? »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Elle devrait être :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Comment les terroristes se financent-ils concrètement ? »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Puis :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Quelle part de leurs ressources provient de l’or ? »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Puis :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Quels réseaux leur permettent de transformer cette richesse en moyens financiers ? »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Et enfin :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Qui sont les bénéficiaires finaux ? »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une fois ces questions posées, les accusations éventuelles contre des acteurs extérieurs pourront être examinées avec beaucoup plus de sérieux.</p>
<p style="text-align: justify;">Car si un financement étranger existe, les flux devront pouvoir être retrouvés.</p>
<p style="text-align: justify;">Et s’il n’existe pas, ou s’il représente une part marginale du financement, les faits permettront également de le démontrer.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans les deux cas, c’est le même principe : suivre l’argent avant de désigner le coupable.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify;">Maîtriser l’or, c’est aussi maîtriser la guerre</h2>
<p style="text-align: justify;">Il faut donc changer de méthode.</p>
<p style="text-align: justify;">Les États sahéliens doivent connaître leurs zones aurifères.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils doivent savoir ce qui y est produit.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils doivent identifier les acteurs de la chaîne.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils doivent surveiller les circuits d’achat.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils doivent renforcer le contrôle des frontières.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils doivent développer la traçabilité.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils doivent croiser les renseignements miniers, douaniers et financiers.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils doivent surtout identifier les bénéficiaires réels des circuits clandestins.</p>
<p style="text-align: justify;">Le document de référence appelle précisément à cartographier les sites, formaliser progressivement l’exploitation artisanale, identifier les comptoirs, tracer les flux et renforcer le renseignement financier.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce n’est pas une simple politique minière.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est une politique de sécurité.</p>
<p style="text-align: justify;">Car chaque gramme d’or dont l’origine et le parcours échappent totalement à l’État constitue potentiellement une zone d’ombre.</p>
<p style="text-align: justify;">Et dans une guerre, les zones d’ombre deviennent des opportunités.<img class="alignnone size-medium wp-image-23030"  alt="" width="300" height="199" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609152201299714-300x199.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609152201299714-300x199.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609152201299714.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<h2 style="text-align: justify;">Cessons de laisser notre or devenir l’argent de la guerre</h2>
<p style="text-align: justify;">Le paradoxe est saisissant.</p>
<p style="text-align: justify;">Des populations pauvres extraient une richesse considérable du sous-sol.</p>
<p style="text-align: justify;">Elles prennent des risques dans des conditions souvent difficiles.</p>
<p style="text-align: justify;">Elles espèrent transformer quelques grammes d’or en revenus.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais là où l’État ne contrôle plus suffisamment le territoire, une partie de cette richesse peut être captée par ceux qui ont fait de la violence leur mode de pouvoir.</p>
<p style="text-align: justify;">Le problème n’est donc pas l’orpailleur.</p>
<p style="text-align: justify;">Le problème, c’est <strong>la captation de son travail par une économie de guerre</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Et c’est précisément pour cette raison que le débat sur le financement du terrorisme doit commencer par l’or.</p>
<p style="text-align: justify;">Pas parce que l’or expliquerait tout.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais parce qu’il constitue un canal concret, documenté et observable.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors, avant de chercher le grand financier caché derrière les frontières, regardons ce qui se passe sous nos pieds.</p>
<p style="text-align: justify;">Avant d’accuser une puissance étrangère, demandons qui contrôle nos sites aurifères.</p>
<p style="text-align: justify;">Avant de désigner un commanditaire, suivons le parcours de l’or.</p>
<p style="text-align: justify;">Avant de parler de milliards venus d’ailleurs, vérifions combien de richesses produites ici alimentent déjà la guerre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Car il est toujours plus facile de chercher un ennemi à l’extérieur que de reconnaître une faille à l’intérieur.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mais une politique sérieuse ne choisit pas l’explication la plus confortable.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle choisit celle que les faits permettent d’établir.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le Sahel, l’or est une richesse.</p>
<p style="text-align: justify;">Il peut aussi devenir une rente de guerre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Notre responsabilité première est donc de savoir qui la contrôle, qui la capte et qui en profite.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Après seulement, nous pourrons regarder au-delà de nos frontières.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Thomas René pour Globe Infos</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Niger : Tiani a remporté la bataille du 29 août, mais pas encore celle de son armée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Sep 2026 15:42:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ENQUÊTE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>TRIBUNE &#124; Par Thomas René pour Globe Infos Le monde décrypté depuis le Gabon La tentative de putsch du 29 août n’a pas renversé Abdourahamane Tiani. Elle a cependant révélé les fissures d’un système que Niamey ne pourra pas durablement contenir par les arrestations et la seule répression. Fractures communautaires, malaise des jeunes officiers, accusations [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>TRIBUNE | Par Thomas René pour Globe Infos</strong><br />
<strong><em>Le monde décrypté depuis le Gabon</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La tentative de putsch du 29 août n’a pas renversé Abdourahamane Tiani. Elle a cependant révélé les fissures d’un système que Niamey ne pourra pas durablement contenir par les arrestations et la seule répression. Fractures communautaires, malaise des jeunes officiers, accusations de népotisme, frustrations des soldats engagés au front, rivalités au sommet et recours décisif à l’Africa Corps russe : derrière l’échec des mutins se dessine une question autrement plus lourde pour le chef du CNSP. Peut-il encore gagner la bataille de la cohésion de l’armée nigérienne ?<img class="alignnone size-medium wp-image-22981"  alt="" width="300" height="154" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609111632258193-300x154.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609111632258193-300x154.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609111632258193.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il y a des coups d’État qui échouent et d’autres qui, malgré leur échec, réussissent à révéler une vérité que le pouvoir aurait préféré ne pas voir.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 29 août 2026, Niamey a connu l’un de ces moments.</p>
<p style="text-align: justify;">Des militaires, parmi lesquels de jeunes officiers des forces spéciales, ont attaqué des positions stratégiques autour de la base aérienne 101 et du secteur du palais présidentiel. La télévision publique a également été visée. Pendant plusieurs heures, le rapport de force est demeuré incertain.</p>
<p style="text-align: justify;">Le régime a finalement repris le contrôle.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais son problème n’est pas réglé.</p>
<p style="text-align: justify;">Il a remporté une bataille. Il doit maintenant affronter ce que cette bataille vient de révéler.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Une armée que le pouvoir croyait plus loyale qu’elle ne l’est</h2>
<p style="text-align: justify;">Le premier enseignement est brutal.</p>
<p style="text-align: justify;">Une partie de l’armée nigérienne n’a pas immédiatement répondu comme un seul homme à l’appel du pouvoir.</p>
<p style="text-align: justify;">Des sources ont notamment rapporté des hésitations au sein de certaines unités. Cette donnée est capitale.</p>
<p style="text-align: justify;">Car le véritable danger pour un pouvoir militaire n’est pas seulement qu’un groupe de soldats tente un coup de force.</p>
<p style="text-align: justify;">Le danger commence lorsque <strong>d’autres militaires hésitent à défendre le pouvoir contre ceux qui veulent le renverser</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le régime peut présenter les mutins comme des soldats égarés. Il peut les poursuivre, les arrêter et les traduire devant la justice.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais cette réponse ne suffira pas à effacer les causes profondes du malaise.</p>
<p style="text-align: justify;">Les arrestations peuvent neutraliser des individus. Elles ne neutralisent pas nécessairement les frustrations qui les ont conduits à agir.</p>
<p style="text-align: justify;">La question essentielle devient donc : pourquoi une partie de l’armée a-t-elle estimé possible de défier sa hiérarchie ?</p>
<h2 style="text-align: justify;">La tentation de tout expliquer par l’étranger</h2>
<p style="text-align: justify;">Depuis la tentative de putsch, Niamey a privilégié une lecture faisant largement appel à la déstabilisation extérieure.</p>
<p style="text-align: justify;">Le gouvernement nigérien a notamment accusé la France d’avoir incité des soldats à la mutinerie. Cette accusation, rendue publique début septembre, n’a cependant pas été accompagnée d’éléments de preuve détaillés permettant de l’établir publiquement.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut donc distinguer le soupçon du fait.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Niger est incontestablement devenu un terrain majeur de confrontation géopolitique. Les puissances étrangères y défendent leurs intérêts. La recomposition stratégique du Sahel a créé de nouvelles rivalités.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais expliquer la mutinerie principalement par une manipulation étrangère serait une facilité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une puissance étrangère peut exploiter une fracture. Elle ne peut pas l’inventer de toutes pièces.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Même si une influence extérieure avait existé, une question resterait entière : pourquoi certains militaires étaient-ils suffisamment mécontents pour devenir réceptifs à cette influence ?</p>
<p style="text-align: justify;">C’est cette question que Niamey doit avoir le courage de regarder en face.<img class="alignnone size-medium wp-image-22982"  alt="" width="230" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609111632257542-230x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609111632257542-230x300.jpg 230w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609111632257542-321x420.jpg 321w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609111632257542.jpg 482w" sizes="auto, (max-width: 230px) 100vw, 230px" /></p>
<h2 style="text-align: justify;">Le malaise du front ne peut plus être ignoré</h2>
<p style="text-align: justify;">Le Niger reste confronté à une violence jihadiste persistante.</p>
<p style="text-align: justify;">Les forces armées sont engagées sur plusieurs fronts contre des groupes affiliés à Al-Qaida et à l’État islamique. Les pertes sont lourdes et les conditions opérationnelles difficiles.</p>
<p style="text-align: justify;">Or c’est précisément parmi les unités les plus exposées que le mécontentement semble s’être développé.</p>
<p style="text-align: justify;">Des informations font état de frustrations liées aux équipements, aux conditions de combat, aux soldes et à la reconnaissance accordée aux militaires déployés sur le terrain.</p>
<p style="text-align: justify;">La contradiction est évidente.</p>
<p style="text-align: justify;">Le CNSP avait justifié sa prise de pouvoir en 2023 par l’échec du régime précédent à assurer la sécurité du pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Trois ans plus tard, l’armée reste sous pression et les attaques jihadistes continuent.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La question sécuritaire n’est donc plus seulement la justification du pouvoir. Elle devient aussi le test de sa performance.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un militaire peut accepter de risquer sa vie pour son pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Il acceptera beaucoup moins facilement de croire que son sacrifice est mal récompensé, mal reconnu ou inégalement partagé.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le malaise générationnel</h2>
<p style="text-align: justify;">Une autre fracture apparaît : celle des générations.</p>
<p style="text-align: justify;">Abdourahamane Tiani est issu de l’ancien establishment militaire nigérien. Avant de prendre le pouvoir, il a dirigé la garde présidentielle pendant plusieurs années et servi sous Mahamadou Issoufou puis Mohamed Bazoum.</p>
<p style="text-align: justify;">La tentative du 29 août aurait, elle, impliqué notamment de jeunes officiers des forces spéciales.</p>
<p style="text-align: justify;">Le symbole est lourd.</p>
<p style="text-align: justify;">Une génération qui n’a pas connu les mêmes trajectoires que ses supérieurs peut finir par considérer que la rupture promise par le CNSP ne correspond pas à ses attentes.</p>
<p style="text-align: justify;">La comparaison avec le Mali et le Burkina Faso est éclairante. Assimi Goïta et Ibrahim Traoré ont incarné, lors de leur accession au pouvoir, une rupture générationnelle beaucoup plus nette.</p>
<p style="text-align: justify;">Tiani appartient à une autre génération.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le problème n’est donc peut-être pas seulement que des jeunes officiers contestent un homme. Ils peuvent contester une génération de commandement.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify;">L’équation communautaire : le sujet que Niamey ne peut balayer</h2>
<p style="text-align: justify;">Il faut ici être prudent sans être complaisant.</p>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs analyses ont fait état d’un ressentiment chez certains cadres et soldats zarma, qui estimeraient être insuffisamment représentés dans les principaux postes de commandement tout en étant fortement exposés sur les fronts.</p>
<p style="text-align: justify;">Il serait évidemment abusif d’en déduire que tous les militaires zarma partagent cette perception.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais nier son existence serait tout aussi dangereux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une armée peut supporter des divergences professionnelles. Elle devient beaucoup plus vulnérable lorsque les frustrations professionnelles commencent à être interprétées à travers le prisme communautaire.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est là que réside le danger.</p>
<p style="text-align: justify;">Une frustration individuelle peut être contenue.</p>
<p style="text-align: justify;">Une frustration collective devient politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Et lorsqu’elle acquiert une dimension communautaire, elle menace directement la cohésion d’une institution qui devrait précisément transcender les appartenances.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le soupçon de népotisme, poison du moral militaire</h2>
<p style="text-align: justify;">La question du népotisme constitue un autre facteur de tension.</p>
<p style="text-align: justify;">Des accusations circulent concernant des responsables militaires qui auraient protégé leurs proches de certaines affectations dangereuses ou utilisé leur influence pour préserver leur entourage.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces accusations ne doivent évidemment pas être transformées en condamnations sans preuves.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais, dans une armée, la perception compte énormément.</p>
<p style="text-align: justify;">Le soldat envoyé au front observe.</p>
<p style="text-align: justify;">Il compare ceux qui partent et ceux qui restent. Il regarde les promotions. Il mesure les protections dont bénéficient certains.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque le sentiment s’installe que le sacrifice est demandé aux uns tandis que les autres en seraient préservés, la question devient morale avant même de devenir politique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une armée ne peut durablement demander aux soldats de mourir pour la nation tout en laissant prospérer l’idée que certains seraient plus égaux que d’autres devant le risque.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify;">Salifou Mody et Mohamed Toumba : des équilibres fragilisés</h2>
<p style="text-align: justify;">La crise pose également la question des relais du pouvoir.</p>
<p style="text-align: justify;">Le général Salifou Mody, ancien chef d’état-major sous Mohamed Bazoum et actuel ministre de la Défense, constitue une figure importante de l’appareil militaire. Son appartenance à la communauté zarma lui donnait également une capacité de dialogue avec cette composante de l’armée.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais son influence semble avoir été progressivement concurrencée par d’autres responsables du dispositif sécuritaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette évolution n’est pas anodine.</p>
<p style="text-align: justify;">Un pouvoir militaire ne repose jamais uniquement sur son chef. Il dépend d’intermédiaires capables de maintenir la cohésion de la troupe.</p>
<p style="text-align: justify;">Le cas de Mohamed Toumba, ministre de l’Intérieur et figure majeure du CNSP, nourrit également des interrogations. Son absence du Niger au moment de la mutinerie et les spéculations concernant ses relations avec certains militaires ont alimenté les soupçons.</p>
<p style="text-align: justify;">Rien ne permet cependant d’en déduire une implication personnelle dans la tentative de putsch.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais une réalité demeure : <strong>lorsque les principaux responsables d’un régime commencent eux-mêmes à être entourés de soupçons, la confiance interne devient une denrée rare.<img class="alignnone size-medium wp-image-22980"  alt="" width="300" height="164" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609111632258884-300x164.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609111632258884-300x164.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609111632258884.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<h2 style="text-align: justify;">L’ombre de Mahamadou Issoufou</h2>
<p style="text-align: justify;">Une autre contradiction demeure.</p>
<p style="text-align: justify;">Tiani n’est pas un outsider de l’ancien système.</p>
<p style="text-align: justify;">Il en est issu.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette trajectoire nourrit inévitablement une question : comment incarner une rupture avec un système lorsque l’on en a soi-même constitué l’un des rouages essentiels ?</p>
<p style="text-align: justify;">La proximité maintenue avec Mahamadou Issoufou alimente également les interrogations dans les milieux politiques et militaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Le contraste avec Mohamed Bazoum est particulièrement saisissant.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ancien président renversé en 2023 demeure détenu avec son épouse, tandis que Mahamadou Issoufou conserve une proximité avec le pouvoir.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne s’agit pas d’affirmer l’existence d’une direction occulte du régime.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais cette situation nourrit une interrogation légitime sur la profondeur réelle de la rupture politique revendiquée par le CNSP.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le paradoxe russe</h2>
<p style="text-align: justify;">C’est probablement la contradiction la plus spectaculaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Le CNSP a fait de la souveraineté un marqueur essentiel de son discours.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, lorsque la crise militaire est devenue critique autour de la base 101, les forces russes de l’Africa Corps ont joué un rôle décisif dans la reprise du site.</p>
<p style="text-align: justify;">Le soutien russe semble avoir contribué à empêcher les mutins de conserver une position stratégique majeure.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut reconnaître cette réalité.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais il faut également poser la question qui dérange.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Que signifie la souveraineté militaire lorsqu’un pouvoir doit s’appuyer sur des forces étrangères pour mater une rébellion au sein de sa propre armée ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La question vaut pour la Russie comme elle valait hier pour la France.</p>
<p style="text-align: justify;">Remplacer une dépendance par une autre ne constitue pas nécessairement une souveraineté.</p>
<p style="text-align: justify;">La véritable souveraineté consiste à disposer d’une armée suffisamment cohérente, équipée et institutionnellement solide pour assurer elle-même la sécurité du pays.<img class="alignnone size-medium wp-image-22978"  alt="" width="300" height="154" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609111632256341-300x154.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609111632256341-300x154.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609111632256341.jpg 528w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<h2 style="text-align: justify;">L’Algérie entre dans l’équation</h2>
<p style="text-align: justify;">L’intervention algérienne ajoute une nouvelle dimension.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 30 août, Alger a annoncé le déploiement à Niamey de quatre avions de combat Su-30, accompagnés d’un appareil ravitailleur et d’un avion de transport, à la demande des autorités nigériennes.</p>
<p style="text-align: justify;">Le geste est stratégique.</p>
<p style="text-align: justify;">Il confirme que la crise nigérienne dépasse désormais largement les frontières du pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Russie, Algérie, Alliance des États du Sahel : le pouvoir de Niamey dispose de nouveaux soutiens.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais cette multiplication des partenariats sécuritaires extérieurs pose une question de fond.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&rsquo;indépendance stratégique ne peut pas se mesurer uniquement au remplacement des partenaires occidentaux par de nouveaux alliés.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Elle se mesure à la capacité d’un État à tenir son territoire et à garantir sa sécurité avec des institutions nationales solides.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Tiani doit maintenant gagner la bataille de la confiance</h2>
<p style="text-align: justify;">Il serait prématuré de prédire la chute de Tiani.</p>
<p style="text-align: justify;">La tentative de putsch a échoué. Le régime conserve les leviers de l’État et bénéficie du soutien de partenaires régionaux et internationaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais quelque chose a changé.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 29 août a démontré que le pouvoir n’était pas à l’abri d’une contestation venue de l’intérieur même de l’appareil militaire qui l’a porté au sommet.</p>
<p style="text-align: justify;">Et cela est probablement plus dangereux qu’une contestation politique classique.</p>
<p style="text-align: justify;">Une manifestation peut être dispersée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une armée divisée peut, elle, changer un régime.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Tiani doit donc éviter une erreur fondamentale : croire que l’arrestation des mutins équivaut au règlement de la mutinerie.</p>
<p style="text-align: justify;">On peut arrêter des hommes.</p>
<p style="text-align: justify;">On ne peut pas arrêter une frustration.</p>
<p style="text-align: justify;">Il lui faut désormais restaurer la confiance : entre les différentes composantes des Forces armées nigériennes, entre les générations d’officiers, entre le commandement et les soldats engagés au front.</p>
<p style="text-align: justify;">Il lui faut aussi répondre aux accusations de favoritisme, améliorer les conditions opérationnelles et empêcher que les frustrations professionnelles ne se transforment en fractures communautaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela exige davantage que des arrestations.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela exige du courage politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Car gouverner une armée par la peur peut produire du silence.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cela ne produit pas nécessairement de la loyauté.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le 29 août, Abdourahamane Tiani a sauvé son pouvoir.</p>
<p style="text-align: justify;">Il lui reste désormais à sauver ce qui conditionne sa survie : <strong>la confiance de son armée.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est là que se trouve la véritable leçon de cette tentative de putsch.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Niger n’a pas changé de régime.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le régime vient de découvrir qu’il n’est plus certain de pouvoir compter sur toute son armée.</p>
<p style="text-align: justify;">Et dans l’histoire des pouvoirs militaires, cette découverte n’est jamais anodine.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><em>Thomas René pour Globe Infos « Le monde décrypté depuis le Gabon « </em></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p>The post <a href="https://leglobeinfo.com/niger-tiani-a-remporte-la-bataille-du-29-aout-mais-pas-encore-celle-de-son-armee/">Niger : Tiani a remporté la bataille du 29 août, mais pas encore celle de son armée</a> appeared first on <a href="https://leglobeinfo.com">Globe Infos</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Contentieux État gabonais-Bosch Capital : pourquoi Libreville doit vérifier avant de payer</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2026 07:09:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ENQUÊTE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>TRIBUNE &#124; Par Thierry Mocktar « Tenere fortiter et non flectere » tenir bon et ne pas fléchir. Cette formule résume la position affichée par le Gabon dans le contentieux qui l’oppose à Bosch Capital autour d’une créance revendiquée de 330 millions de dollars, soit près de 200 milliards de francs CFA. Mais derrière ce [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>TRIBUNE | Par Thierry Mocktar</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>« Tenere fortiter et non flectere »</em> tenir bon et ne pas fléchir. Cette formule résume la position affichée par le Gabon dans le contentieux qui l’oppose à Bosch Capital autour d’une créance revendiquée de 330 millions de dollars, soit près de 200 milliards de francs CFA.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mais derrière ce montant vertigineux se trouve une question plus fondamentale : <strong>la continuité de l’État oblige-t-elle à payer une dette sans en vérifier préalablement l’origine, le montant et l’exigibilité ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Rien ne devrait le laisser penser.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Contentieux Gabon-Bosch Capital : une dette ancienne au cœur de nouvelles questions</h2>
<p style="text-align: justify;">L’origine du dossier remonte à plusieurs années, sous l’ancien régime. Le Gabon avait notamment acquis, par l’intermédiaire de Paramount Group, des avions de chasse Dassault Mirage F1-AZ auparavant exploités par l’armée sud-africaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Des accords ultérieurs, notamment en 2014, auraient également porté sur la maintenance et le soutien de ces équipements militaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Le dossier a depuis changé de configuration. En juin 2025, Bosch Capital aurait repris les actifs et passifs liés au groupe concerné. La société se retrouve ainsi au centre d’un contentieux financier dont les origines remontent à l’ancienne gestion du dossier.</p>
<p style="text-align: justify;">Douze ans après certains engagements contractuels, une question s’impose donc : <strong>quelle est exactement la dette aujourd’hui revendiquée contre l’État gabonais ?</strong></p>
<h2 style="text-align: justify;">330 millions de dollars : que réclame réellement Bosch Capital ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Pour les autorités gabonaises, l’enjeu ne consiste pas simplement à reconnaître ou à rejeter une dette ancienne.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut d’abord déterminer ce que l’État doit réellement.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans quelles conditions les engagements initiaux ont-ils été conclus ? Quel était le montant des contrats ? Quelles prestations avaient été prévues ? Lesquelles ont effectivement été exécutées ?</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut également établir les paiements déjà réalisés par le Gabon.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, une question demeure centrale : <strong>comment la somme aujourd’hui revendiquée a-t-elle atteint 330 millions de dollars ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ces interrogations ne constituent pas un refus de la continuité de l’État. Elles relèvent d’une exigence élémentaire de bonne gouvernance.</p>
<p style="text-align: justify;">Un État responsable ne peut engager plusieurs centaines de milliards de francs CFA sur la seule base d’une revendication financière. Il doit pouvoir reconstituer la chaîne contractuelle, comptable et juridique qui conduit au montant demandé.</p>
<h2 style="text-align: justify;">L’arbitrage de Londres au cœur du dossier</h2>
<p style="text-align: justify;">La prudence de Libreville trouve également un écho dans le parcours judiciaire du contentieux.</p>
<p style="text-align: justify;">En février 2026, un différend opposant le Gabon à Paramount a été examiné dans le cadre d’une procédure arbitrale à Londres. Les autorités gabonaises considèrent que la décision rendue constitue un élément important dans l’appréciation des prétentions aujourd’hui associées à Bosch Capital.</p>
<p style="text-align: justify;">La portée exacte de cette décision devra toutefois être appréciée sur le terrain juridique.</p>
<p style="text-align: justify;">Une question mérite notamment d’être posée : <strong>quel est précisément le lien entre les sommes aujourd’hui revendiquées et les obligations ayant fait l’objet de la procédure arbitrale ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La réponse est essentielle.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle permettrait notamment de déterminer si les obligations contractuelles, les montants et les parties concernées sont exactement les mêmes.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Bosch Capital : qui a négocié, qui a exécuté, qui doit être payé ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Le contentieux dépasse donc le simple rapport entre un État et un fonds financier.</p>
<p style="text-align: justify;">Si le Gabon veut aller au bout de sa logique de transparence, l’audit doit permettre d’identifier les différents acteurs intervenus dans la conclusion et l’exécution des contrats.</p>
<p style="text-align: justify;">Il s’agit notamment des responsables publics, des intermédiaires, des partenaires techniques et financiers ainsi que des prestataires concernés.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut également examiner les conditions de financement et les mécanismes ayant conduit à l’évolution du montant initial.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais une question paraît encore plus déterminante : <strong>dans quelles conditions la créance aurait-elle été cédée à Bosch Capital ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il faut connaître les droits effectivement transférés, les documents qui encadrent cette opération et la nature exacte des obligations reprises.</p>
<p style="text-align: justify;">Le titulaire actuel d’une créance ne dispense pas de retracer son origine.</p>
<h2 style="text-align: justify;">La continuité de l’État n’est pas un blanc-seing</h2>
<p style="text-align: justify;">La continuité de l’État constitue un principe fondamental.</p>
<p style="text-align: justify;">Un changement de régime politique ne fait pas disparaître automatiquement les engagements contractuels pris par les gouvernements précédents.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais cette continuité ne peut pas devenir un blanc-seing.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle signifie que l’État assume ses engagements juridiquement établis. Elle signifie aussi qu’il doit protéger les ressources publiques contre toute créance qui ne serait pas suffisamment démontrée, régulièrement établie ou juridiquement exigible.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est précisément dans cet équilibre que se situe le <strong>contentieux entre l’État gabonais et Bosch Capital</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis le changement politique intervenu au Gabon, les nouvelles autorités ont engagé un processus de vérification de la gestion des fonds publics sous l’ancien régime.</p>
<p style="text-align: justify;">Le dossier Bosch Capital offre donc une occasion supplémentaire de démontrer que cette volonté de contrôle ne s’arrête pas lorsqu’une ancienne facture réapparaît.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Avant de payer, le Gabon doit savoir</h2>
<p style="text-align: justify;">Le Gabon n’a pas seulement besoin de connaître combien il pourrait devoir payer.</p>
<p style="text-align: justify;">Il doit savoir <strong>pourquoi</strong>, au titre de <strong>quelles obligations</strong>, pour <strong>quelles prestations</strong> et surtout <strong>à quel titulaire légal de la créance</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">L’enjeu financier impose cette rigueur.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque les montants atteignent plusieurs centaines de milliards de francs CFA, chaque élément du dossier doit pouvoir être documenté.</p>
<p style="text-align: justify;">Si les vérifications établissent l’existence d’une dette certaine, régulièrement constituée et exigible, la continuité de l’État imposera naturellement au Gabon d’assumer ses obligations.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais si l’audit révèle des incohérences, des prestations non exécutées, des paiements déjà effectués, des montants insuffisamment justifiés ou des difficultés concernant la chaîne de cession de la créance, l’État devra défendre ses intérêts devant les juridictions compétentes.</p>
<p style="text-align: justify;">Le véritable enjeu n’est donc pas de savoir si Libreville doit payer ou ne pas payer.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il est de savoir ce que le Gabon doit réellement payer.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans une République qui entend renforcer la transparence dans la gestion des deniers publics, vérifier avant de payer n’est pas une faiblesse.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est une obligation de responsabilité.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Tenere fortiter et non flectere</em> : tenir bon et ne pas fléchir.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais surtout, tenir bon jusqu’à ce que les comptes soient établis, les contrats vérifiés, les obligations juridiquement établies et les responsabilités clairement identifiées.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Thierry Mocktar</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Politique : Les vraies (fausses) raisons de la fermeture du Consulat américain de Libreville</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2026 06:18:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ENQUÊTE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Politique : Les vraies (fausses) raisons de la fermeture du Consulat américain de Libreville Par Thierry Mocktar Donald Trump aurait-il voulu faire pression sur le président gabonais avec la fermeture du Consulat américain de Libreville ? Un refus qui aurait provoqué l’irritation de Washington Selon certaines sources concordantes, le refus catégorique du président Brice Clotaire [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h1 style="text-align: justify;"><strong>Politique : Les vraies (fausses) raisons de la fermeture du Consulat américain de Libreville</strong></h1>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par Thierry Mocktar<img class="alignnone size-medium wp-image-22954"  alt="" width="300" height="258" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260909-070528-300x258.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260909-070528-300x258.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260909-070528-1024x881.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260909-070528-768x661.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260909-070528-488x420.jpg 488w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260909-070528-696x599.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260909-070528-1068x919.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260909-070528-600x516.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260909-070528.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Donald Trump aurait-il voulu faire pression sur le président gabonais avec la fermeture du Consulat américain de Libreville ?</p>
<h3 style="text-align: justify;">Un refus qui aurait provoqué l’irritation de Washington</h3>
<p style="text-align: justify;">Selon certaines sources concordantes, le refus catégorique du président Brice Clotaire Oligui Nguéma pourrait expliquer cette décision.</p>
<p style="text-align: justify;">Le chef de l’État gabonais aurait refusé d’accueillir au Gabon des immigrants expulsés des États-Unis par l’administration de Donald Trump. Ce refus constituerait, selon ces sources, l’un des principaux éléments ayant conduit à la fermeture du Consulat américain.</p>
<p style="text-align: justify;">Donald Trump aurait toutefois avancé une raison de convenance pour justifier cette mesure.</p>
<p style="text-align: justify;">En défendant la souveraineté du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguéma aurait donc opposé un « niet » catégorique à Washington. Le président américain aurait ensuite réagi par la fermeture du Consulat américain de Libreville.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Une réaction à laquelle Libreville ne se serait pas attendu</h3>
<p style="text-align: justify;">Cette décision pourrait traduire une réaction de frustration. Donald Trump ne se serait peut-être pas attendu à une telle position de la part d’un État africain.</p>
<p style="text-align: justify;">Élu le 12 avril 2025 avec une large majorité des suffrages, Brice Clotaire Oligui Nguéma aurait placé la restauration de la dignité des Gabonais au cœur de son septennat.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec l’ouverture du chapitre de la Ve République, le président gabonais entendrait ainsi réaffirmer la souveraineté du pays. Son refus présumé pourrait donc s’inscrire dans cette logique politique.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le Gabon voudrait-il faire respecter sa voix ?</h3>
<p style="text-align: justify;">Avec l’avènement de la nouvelle République, le Gabon afficherait une volonté de consolider sa stabilité politique, économique et sociale.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la sous-région d’Afrique centrale, le pays chercherait également à renforcer son image de destination de confiance.</p>
<p style="text-align: justify;">Le refus présumé d’accueillir des personnes expulsées des États-Unis pourrait alors traduire une volonté de faire respecter le Gabon dans le concert des nations.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette position pourrait surtout illustrer la volonté de Libreville de défendre ses intérêts face aux grandes puissances.</p>
<p style="text-align: justify;">Reste une question essentielle : les raisons officiellement avancées par Washington suffiraient-elles à expliquer cette fermeture ? Ou cette décision cacherait-elle un désaccord diplomatique plus profond entre Libreville et Washington ?</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l’heure, ces éléments devraient être considérés avec prudence, dans l’attente d’éventuelles clarifications officielles des deux parties.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Thierry Mocktar</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>[Gabon] 1 700 milliards de FCFA : Oligui Nguema donne un coup de pied dans la fourmilière</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 06:41:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ENQUÊTE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>TRIBUNE &#124; Par Thomas René pour Globe Infos « Le monde décrypté à partir du Gabon »  Il y a des chiffres qui impressionnent. Et puis il y a ceux qui obligent à agir. Au Gabon, les 1 700 milliards de FCFA de débets et d’amendes évoqués par la Cour des comptes appartiennent désormais à cette seconde [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://leglobeinfo.com/gabon-1-700-milliards-de-fcfa-oligui-nguema-donne-un-coup-de-pied-dans-la-fourmiliere/">[Gabon] 1 700 milliards de FCFA : Oligui Nguema donne un coup de pied dans la fourmilière</a> appeared first on <a href="https://leglobeinfo.com">Globe Infos</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>TRIBUNE | Par Thomas René pour Globe Infos</strong><br />
<strong><em>« Le monde décrypté à partir du Gabon » </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il y a des chiffres qui impressionnent. Et puis il y a ceux qui obligent à agir.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au Gabon, les <strong>1 700 milliards de FCFA de débets et d’amendes évoqués par la Cour des comptes</strong> appartiennent désormais à cette seconde catégorie. Jusqu’ici, ce montant pouvait nourrir les commentaires, les indignations et les interrogations sur la gestion des deniers publics. Désormais, il s’accompagne d’une échéance précise : <strong>le 7 octobre 2026</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette date n’a rien d’anodin. En accordant un délai d’un mois aux personnes physiques et morales concernées pour régulariser leur situation, le président de la République, <strong>Brice Clotaire Oligui Nguema</strong>, fait passer le dossier du simple constat à l’action.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est précisément là que réside la portée politique de sa décision.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le coup de pied dans la fourmilière</h2>
<p style="text-align: justify;">Pendant des années, la question des sanctions financières a souvent semblé se perdre dans les méandres de l’administration, des procédures et du temps.</p>
<p style="text-align: justify;">Une décision pouvait intervenir. Une somme pouvait être reconnue comme due. Un responsable pouvait recevoir une sanction financière. Mais entre la décision prononcée et l’argent effectivement récupéré, le fossé pouvait rester considérable.</p>
<p style="text-align: justify;">Le président vient de déplacer le curseur.</p>
<p style="text-align: justify;">Sa sommation introduit une idée simple : <strong>une décision financière doit produire des effets concrets</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le chef de l’État ne se contente donc pas de rappeler l’existence des sanctions. Il fixe une échéance et demande aux personnes concernées de régulariser leur situation.</p>
<p style="text-align: justify;">Le message apparaît limpide : l’État ne peut pas collectionner les décisions de justice financière. Il doit également recouvrer les sommes qui lui reviennent.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà le véritable coup de pied dans la fourmilière.</p>
<h2 style="text-align: justify;">1 700 milliards : attention au faux trésor</h2>
<p style="text-align: justify;">Il faut toutefois résister à une facilité.</p>
<p style="text-align: justify;">Les <strong>1 700 milliards de FCFA</strong> ne constituent pas un coffre-fort que le Trésor pourrait ouvrir demain matin pour financer les routes, les écoles ou les hôpitaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce montant représente un stock de débets et d’amendes à recouvrer, constitué au fil de plusieurs décennies. Il ne faut donc ni le présenter comme de l’argent déjà récupéré, ni garantir que l’intégralité de cette somme rejoindra automatiquement les caisses publiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette nuance ne diminue pas la portée de l’initiative présidentielle. Elle lui donne, au contraire, davantage de sérieux.</p>
<p style="text-align: justify;">Le véritable enjeu ne consiste pas à brandir un chiffre spectaculaire. Il consiste à transformer progressivement des créances juridictionnelles en recettes effectivement encaissées.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est là que l’action du chef de l’État prend toute sa dimension.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Faire passer la reddition des comptes à l’étape supérieure</h2>
<p style="text-align: justify;">Le Gabon n’a pas seulement besoin d’institutions capables de contrôler. Il a besoin d’institutions capables de <strong>faire produire leurs décisions</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">La Cour des comptes exerce son rôle de juridiction financière. Elle contrôle, juge et sanctionne dans le cadre de ses compétences. Mais la chaîne ne peut pas s’arrêter au prononcé d’une décision.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut ensuite notifier, recouvrer, suivre et exécuter.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est précisément cette dernière étape que la nouvelle séquence présidentielle remet au centre du débat public.</p>
<p style="text-align: justify;">En fixant une échéance aux personnes et entités concernées, Oligui Nguema adresse également un signal à l’ensemble de l’appareil d’État : <strong>la reddition des comptes ne doit plus rester un exercice administratif sans conséquence financière réelle</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette exigence compte dans un pays qui cherche à reconstruire la confiance entre les citoyens et les institutions.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le 7 octobre, un rendez-vous politique autant que financier</h2>
<p style="text-align: justify;">Le <strong>7 octobre 2026</strong> ne constituera pas une simple échéance administrative.</p>
<p style="text-align: justify;">Il représentera un premier test.</p>
<p style="text-align: justify;">Combien de personnes auront régularisé leur situation ? Quels montants l’État aura-t-il effectivement récupérés ? Quels dossiers resteront en souffrance ? Quelles procédures devront se poursuivre ?</p>
<p style="text-align: justify;">Ces questions permettront de mesurer la portée réelle de l’opération.</p>
<p style="text-align: justify;">La réussite de cette initiative ne dépendra donc pas de la puissance du communiqué initial. Elle dépendra des résultats obtenus.</p>
<p style="text-align: justify;">Le président devra alors franchir une étape supplémentaire : inscrire la transparence sur les recouvrements dans le prolongement naturel de sa sommation.</p>
<p style="text-align: justify;">Le citoyen gabonais doit pouvoir connaître les montants récupérés, les sommes qui restent dues et les raisons qui expliquent les éventuels retards.</p>
<p style="text-align: justify;">Après le coup de pied dans la fourmilière viendra donc le temps du bilan.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Vers une rupture avec l’impunité financière ?</h2>
<p style="text-align: justify;">La question mérite d’être posée sans détour.</p>
<p style="text-align: justify;">Peut-on reconstruire durablement les finances publiques si des sommes considérables reconnues comme dues à l’État restent pendant des années sans recouvrement effectif ?</p>
<p style="text-align: justify;">La réponse paraît évidente : <strong>non</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Un État qui sanctionne mais ne recouvre pas finit par affaiblir l’autorité de sa propre justice financière. À l’inverse, un État qui contrôle, juge et fait appliquer ses décisions renforce la crédibilité de ses institutions.</p>
<p style="text-align: justify;">La démarche engagée par Oligui Nguema peut donc se lire comme une volonté de rompre avec une mécanique ancienne : on constate, on sanctionne, puis le temps finit par diluer l’urgence.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette fois, l’urgence possède une date.</p>
<p style="text-align: justify;">Et cette date change beaucoup de choses.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le symbole dépasse les 1 700 milliards</h2>
<p style="text-align: justify;">Au fond, l’affaire dépasse même le montant annoncé.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle pose une question beaucoup plus importante : <strong>qui doit supporter le coût des irrégularités commises dans la gestion des ressources publiques ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque la mauvaise gestion affecte l’argent public, le préjudice ne reste jamais abstrait. Il peut retarder la construction d’une école, repousser la réhabilitation d’une route, priver un service public de moyens ou ralentir un investissement.</p>
<p style="text-align: justify;">Recouvrer une créance publique ne signifie donc pas seulement récupérer de l’argent.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela revient aussi à réaffirmer que les ressources de l’État appartiennent à la collectivité.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette perspective, la décision présidentielle possède une portée qui dépasse le seul contentieux financier. Elle participe d’une bataille plus large autour de la discipline budgétaire, de la responsabilité des gestionnaires publics et de la restauration de la confiance.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Oligui Nguema face à l’épreuve des résultats</h2>
<p style="text-align: justify;">Il serait toutefois trop facile de s’arrêter au caractère spectaculaire de la sommation.</p>
<p style="text-align: justify;">Le président a ouvert une porte. Il faut maintenant franchir le seuil.</p>
<p style="text-align: justify;">Le recouvrement de centaines, voire de milliers de milliards de FCFA accumulés sur plusieurs décennies ne s’effectuera pas en quelques semaines. Certains dossiers peuvent présenter une forte complexité. Des recours peuvent exister. Des situations patrimoniales peuvent aussi compliquer l’exécution.</p>
<p style="text-align: justify;">La fermeté politique devra donc s’accompagner d’une <strong>rigueur juridique absolue</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est à cette condition que l’opération gagnera en légitimité.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Gabon n’a pas besoin d’une chasse aux sorcières. Il a besoin d’une justice financière efficace, documentée, contradictoire et capable d’aller jusqu’au bout de ses décisions.</p>
<p style="text-align: justify;">La nuance reste essentielle.</p>
<p style="text-align: justify;">La fermeté ne signifie pas contourner le droit. Elle signifie, au contraire, donner au droit toute sa portée.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le véritable chiffre sera celui de l’argent récupéré</h2>
<p style="text-align: justify;">L’histoire retiendra peut-être les <strong>1 700 milliards de FCFA</strong> comme le chiffre qui aura déclenché cette nouvelle séquence.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ce ne sera pas le chiffre le plus important.</p>
<p style="text-align: justify;">Le véritable indicateur sera celui des <strong>milliards effectivement retournés dans les caisses publiques</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Si l’opération accélère les régularisations, renforce le suivi des débets, améliore la traçabilité des décisions et rend plus crédible l’exécution des sanctions financières, alors la sommation présidentielle aura produit un effet institutionnel majeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Oligui Nguema aura alors accompli quelque chose de plus profond qu’un simple rappel à l’ordre.</p>
<p style="text-align: justify;">Il aura contribué à installer une nouvelle exigence : <strong>au Gabon, une sanction financière ne doit pas constituer le point final d’une affaire. Elle doit ouvrir la voie à la restitution.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le coup de pied dans la fourmilière est donné.</p>
<p style="text-align: justify;">Reste maintenant à regarder ce qui en sortira.</p>
<p style="text-align: justify;">Et surtout, à compter non plus les milliards annoncés, mais <strong>les milliards effectivement récupérés</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="color: #ff0000;"><strong>Thomas René pour Globe Infos « le monde décrypté depuis le Gabon » </strong></span></em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Affaire MINANG : que disent les textes sur la procédure disciplinaire devant le CSM ?</title>
		<link>https://leglobeinfo.com/affaire-minang-que-disent-les-textes-sur-la-procedure-disciplinaire-devant-le-csm/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 07:20:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ENQUÊTE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par Thomas René pour Globe Infos « Le monde décrypté depuis le Gabon »  LIBREVILLE, le 02 septembre 2026. Depuis plusieurs semaines, l’affaire Eddy Narcisse MINANG alimente le débat à Libreville. Au-delà de la décision disciplinaire ayant conduit à sa radiation du corps de la magistrature, une question mérite désormais d’être posée : que prévoient réellement les [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Par Thomas René pour Globe Infos</strong><br />
<strong>« Le monde décrypté depuis le Gabon » </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>LIBREVILLE, le 02 septembre 2026. Depuis plusieurs semaines, l’affaire Eddy Narcisse MINANG alimente le débat à Libreville. Au-delà de la décision disciplinaire ayant conduit à sa radiation du corps de la magistrature, une question mérite désormais d’être posée : que prévoient réellement les textes sur la procédure disciplinaire devant le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) ?<img class="alignnone size-medium wp-image-22899"  alt="" width="300" height="198" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260902-081224-300x198.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260902-081224-300x198.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260902-081224-1024x674.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260902-081224-768x506.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260902-081224-638x420.jpg 638w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260902-081224-696x458.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260902-081224-1068x703.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260902-081224-600x395.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260902-081224.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif n’est pas de remettre en cause la sanction prononcée. Il ne s’agit pas non plus de conclure à une éventuelle irrégularité. L’enjeu consiste plutôt à examiner les différentes étapes prévues par la loi et à les confronter aux éléments rendus publics.</p>
<p style="text-align: justify;">La Presse Judiciaire Gabonaise, principale source de cet article, notamment dans sa publication du dimanche 30 août 2026, rapporte plusieurs contestations attribuées au magistrat Eddy Narcisse MINANG. Elles concernent notamment les conditions dans lesquelles la procédure disciplinaire aurait été conduite.</p>
<p style="text-align: justify;">Une saisine du CSM prévue par les textes</p>
<p style="text-align: justify;">Selon la Presse Judiciaire Gabonaise, le ministre chargé de la Justice aurait saisi le Secrétariat permanent du CSM en transmettant notamment un rapport de l’Inspection générale des services judiciaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur ce point, le Statut des magistrats paraît clair. L’article 149 de la loi n°040/2023 du 26 octobre 2023 portant Statut des Magistrats prévoit plusieurs possibilités de saisine du CSM. Le ministre chargé de la Justice figure parmi les autorités habilitées.</p>
<p style="text-align: justify;">Le débat porte donc moins sur la saisine que sur les actes accomplis après celle-ci.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon les éléments rapportés, MINANG soutiendrait notamment n’avoir été auditionné par aucun conseiller du Secrétariat permanent. Il contesterait aussi l’absence de communication d’un rapport d’instruction et la régularité de sa citation à comparaître.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces éléments restent, à ce stade, des faits rapportés. Seules les pièces de la procédure permettraient de les vérifier.</p>
<p style="text-align: justify;">Une enquête devait-elle être menée ?</p>
<p style="text-align: justify;">L’article 154 du Statut des magistrats prévoit que le Secrétaire permanent désigne des conseillers chargés de procéder à l’enquête.</p>
<p style="text-align: justify;">L’article 155 encadre ensuite les auditions. Les conseillers peuvent entendre le magistrat concerné, le plaignant, les témoins et toute personne dont l’audition leur paraît utile.</p>
<p style="text-align: justify;">Une première question se pose donc : des conseillers ont-ils été désignés et une enquête a-t-elle effectivement été conduite ?</p>
<p style="text-align: justify;">Les procès-verbaux d’audition, les actes d’enquête et le rapport établi par les conseillers devraient permettre d’apporter une réponse objective.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon la Presse Judiciaire Gabonaise, plusieurs personnes auraient été entendues dans les dossiers concernés. MINANG contesterait toutefois certaines de ces auditions. Il aurait notamment mis en cause les conditions dans lesquelles certains responsables auraient été entendus.</p>
<p style="text-align: justify;">Là encore, l’examen des pièces demeure indispensable.</p>
<p style="text-align: justify;">Le délai de quinze jours, une garantie essentielle</p>
<p style="text-align: justify;">L’article 159 constitue un autre point central de la procédure.</p>
<p style="text-align: justify;">Le texte prévoit que le dossier, les pièces de l’enquête et le rapport des conseillers doivent être communiqués au magistrat concerné au moins quinze jours avant sa comparution.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette disposition soulève une question précise.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon la publication du 30 août de la Presse Judiciaire Gabonaise, MINANG soutiendrait ne pas avoir reçu ces éléments dans les conditions prévues par le Statut.</p>
<p style="text-align: justify;">Si les pièces confirmaient cette affirmation, il faudrait alors déterminer les conséquences juridiques d’une éventuelle violation de cette garantie.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’inverse, si le Secrétariat permanent pouvait démontrer la communication régulière du dossier dans le délai prévu, la portée de cette contestation serait différente.</p>
<p style="text-align: justify;">Que dit le texte sur la citation ?</p>
<p style="text-align: justify;">L’article 158 prévoit également une citation administrative du magistrat. Le Secrétaire permanent doit la notifier au magistrat concerné.</p>
<p style="text-align: justify;">L’article 160 encadre ensuite les conséquences d’une éventuelle absence.</p>
<p style="text-align: justify;">La question devient donc très concrète : la citation a-t-elle été régulièrement établie et notifiée ?</p>
<p style="text-align: justify;">Sur ce point, l’acte de citation et la preuve de sa notification constituent les documents les plus susceptibles d’éclairer le débat.</p>
<p style="text-align: justify;">Le fond ne dispense pas du respect de la procédure</p>
<p style="text-align: justify;">L’affaire MINANG impose finalement une distinction essentielle.</p>
<p style="text-align: justify;">Une éventuelle irrégularité procédurale ne signifierait pas que les faits reprochés au magistrat seraient inexistants. Mais l’existence de griefs disciplinaires ne dispense pas davantage l’autorité compétente du respect des garanties prévues par le Statut des magistrats.</p>
<p style="text-align: justify;">Globe Infos ne tranche donc ni la responsabilité disciplinaire de MINANG ni la régularité définitive de la procédure.</p>
<p style="text-align: justify;">La question est plus précise : les actes prévus par les articles 154 à 160 ont-ils été accomplis et les pièces correspondantes peuvent-elles être produites ?</p>
<p style="text-align: justify;">C’est probablement dans ces documents, davantage que dans les commentaires suscités par l’affaire, que se trouve la réponse.</p>
<p style="text-align: justify;">Droit de réponse</p>
<p style="text-align: justify;">La Presse Judiciaire Gabonaise constitue la principale source des informations reprises dans cet article, en particulier sa publication du dimanche 30 août 2026.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Secrétariat permanent du CSM, le ministère chargé de la Justice, ainsi que toute personne ou institution directement concernée, sont invités à transmettre à Globe Infos leurs observations, précisions ou documents.</p>
<p style="text-align: justify;">La rédaction demeure disponible pour publier tout élément utile dans le respect du droit de réponse.</p>
<p style="text-align: justify;">Thomas René pour Globe Infos</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Scandale maritime : l’énigme du « Gratitude », plusieurs millions de FCFA de préjudice allégué</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Aug 2026 08:05:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ENQUÊTE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par Thomas René pour Globe Infos « Le monde décrypté depuis le Gabon »  LIBREVILLE, 28 août 2026.  Depuis plusieurs jours, l’affaire du « Gratitude » inquiète une centaine de commerçants et d’importateurs gabonais. Le navire marchand aurait quitté le Togo le 7 août à destination du Gabon. Il n’aurait jamais atteint Libreville. Selon le collectif des [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Par Thomas René pour Globe Infos « <em>Le monde décrypté depuis le Gabon » </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>LIBREVILLE, 28 août 2026.  Depuis plusieurs jours, l’affaire du « Gratitude » inquiète une centaine de commerçants et d’importateurs gabonais. Le navire marchand aurait quitté le Togo le 7 août à destination du Gabon. Il n’aurait jamais atteint Libreville.<img class="alignnone size-medium wp-image-22883"  alt="" width="300" height="181" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260829-085245-300x181.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260829-085245-300x181.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260829-085245-1024x617.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260829-085245-768x463.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260829-085245-697x420.jpg 697w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260829-085245-696x420.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260829-085245-1068x644.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260829-085245-600x362.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260829-085245.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Selon le collectif des clients concernés, leurs marchandises auraient disparu avec le bâtiment. Le préjudice global dépasserait <strong>un milliard de francs CFA</strong>, selon leur propre évaluation.</p>
<p style="text-align: justify;">Réunis jeudi 28 août devant l’entrepôt de fret de l’entreprise dirigée par <strong>M. Bouassa Kokou</strong>, les sinistrés auraient demandé des explications. Leur principale interrogation porte toutefois sur la chronologie des événements.</p>
<p style="text-align: justify;">Des clients longtemps rassurés sur l’arrivée du navire</p>
<p style="text-align: justify;">D’après les témoignages recueillis auprès de la porte-parole du collectif, plusieurs clients auraient reçu des informations rassurantes après le départ du « Gratitude ».</p>
<p style="text-align: justify;">Des employés de l’entreprise leur auraient annoncé l’arrivée prochaine du navire. Certains auraient même évoqué le début imminent des opérations de déchargement.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces informations auraient poussé plusieurs commerçants à poursuivre leurs préparatifs. Certains auraient engagé de nouvelles dépenses pour récupérer leurs marchandises.</p>
<p style="text-align: justify;">Le collectif affirme également que l’entreprise aurait réglé environ <strong>6 millions de francs CFA de taxes ou redevances douanières</strong> au Gabon.</p>
<p style="text-align: justify;">La rédaction a eu connaissance d’un justificatif présenté comme une quittance correspondant à ce paiement. Ce document devra toutefois être authentifié et replacé dans son contexte administratif pour établir précisément sa portée.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les commerçants, les conséquences financières seraient lourdes. Certains expliquent avoir acheté leurs marchandises à crédit. Ils devraient désormais honorer leurs échéances sans disposer des produits attendus.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 8 août ou le 16 août : une chronologie au cœur des interrogations</p>
<p style="text-align: justify;">Le principal point de tension concerne la date à laquelle la direction aurait informé les clients du naufrage présumé.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon les déclarations du collectif, certains clients auraient appris le <strong>16 août</strong> que le « Gratitude » aurait sombré le <strong>8 août</strong>, à environ 45 kilomètres au large du quai de Lomé.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette chronologie soulève plusieurs questions.</p>
<p style="text-align: justify;">Si le navire avait effectivement disparu le 8 août, les clients cherchent à comprendre pourquoi certains auraient continué à recevoir des informations relatives à son arrivée plusieurs jours après.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette question ne permet pas, à elle seule, de conclure à une quelconque fraude. Elle justifie toutefois une clarification précise de la chronologie.</p>
<p style="text-align: justify;">Les sinistrés réclament notamment les documents susceptibles d’établir les faits : rapport de mer, constat des autorités portuaires, documents de navigation ou tout autre élément permettant de localiser le sinistre et d’en déterminer les circonstances.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En l’absence de ces pièces dans les éléments transmis à la rédaction, Globe Infos ne peut pas établir de manière indépendante les circonstances exactes de la disparition présumée du navire.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Que sont devenues les marchandises ?</p>
<p style="text-align: justify;">Une autre version rapportée par le collectif concerne la découverte de marchandises après le sinistre.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon plusieurs témoignages, la direction aurait évoqué la présence de quelques sacs de gari retrouvés flottant en mer, jusqu’aux côtes nigérianes.</p>
<p style="text-align: justify;">Des membres du collectif contenteraient cependant la portée de cette information. Pour eux, la découverte éventuelle de quelques colis ne permettrait pas de déterminer le sort de l’ensemble des cargaisons.</p>
<p style="text-align: justify;">La question des manifestes devient donc centrale.</p>
<p style="text-align: justify;">Les autorités compétentes pourraient notamment vérifier les marchandises effectivement embarquées, leurs propriétaires, leurs valeurs déclarées ainsi que les documents établis lors du chargement.</p>
<p style="text-align: justify;">Une telle vérification permettrait aussi de confronter les déclarations des clients aux documents commerciaux et maritimes.</p>
<p style="text-align: justify;">Assurance : les cargaisons étaient-elles couvertes ?</p>
<p style="text-align: justify;">Le volet assurantiel constitue une autre interrogation majeure.</p>
<p style="text-align: justify;">Le collectif rapporte que <strong>M. Bouassa Kokou</strong> lui aurait indiqué que l’assurance couvrait le navire, mais pas les marchandises transportées.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette déclaration doit encore être confrontée aux documents contractuels.</p>
<p style="text-align: justify;">Les contrats de transport, les conditions générales de l’opération et les éventuelles polices d’assurance permettront de déterminer les garanties réellement souscrites.</p>
<p style="text-align: justify;">La question revêt une importance particulière pour les commerçants.</p>
<p style="text-align: justify;">Si les marchandises bénéficiaient d’une couverture, les assureurs pourraient intervenir selon les garanties prévues. Dans le cas contraire, les responsabilités pourraient dépendre des contrats conclus entre les différents acteurs du transport maritime.</p>
<p style="text-align: justify;">Des commerçants confrontés à des pertes considérables</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les membres du collectif, l’affaire dépasse désormais la seule question du transport maritime.</p>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs commerçants affirment avoir engagé des crédits pour financer leurs achats. La disparition présumée des marchandises pourrait donc fragiliser leurs activités et leur capacité à rembourser leurs dettes.</p>
<p style="text-align: justify;">Les sinistrés déplorent également, selon leurs déclarations, le manque d’informations précises à Libreville.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils affirment notamment que l’épouse de M. Bouassa Kokou aurait quitté le Gabon pour rejoindre son mari au Togo.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette information relève toutefois du témoignage du collectif. Elle ne permet pas d’établir, à elle seule, une quelconque volonté de fuite ou d’abandon des clients.</p>
<p style="text-align: justify;">Le collectif craint néanmoins que l’entreprise poursuive ses activités sans avoir réglé la situation des commerçants concernés.</p>
<p style="text-align: justify;">Là encore, il s’agit d’une inquiétude exprimée par les sinistrés et non d’un fait établi.</p>
<p style="text-align: justify;">Libreville et Lomé appelés à établir les faits</p>
<p style="text-align: justify;">Face à cette situation, les commerçants demandent désormais l’intervention des autorités gabonaises et togolaises compétentes.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils souhaitent notamment que les investigations permettent de répondre à plusieurs questions.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le « Gratitude » a-t-il effectivement fait naufrage ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>À quelle date et dans quelles circonstances ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quelles marchandises se trouvaient réellement à bord ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quels documents permettent de confirmer le chargement et le transport ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quelles assurances couvraient le navire et les cargaisons ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand la direction a-t-elle appris la disparition du bâtiment ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quelles informations ont ensuite été communiquées aux clients ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ces vérifications pourraient permettre de reconstituer précisément la chronologie et, le cas échéant, de déterminer les responsabilités de chaque intervenant.</p>
<p style="text-align: justify;">À ce stade, <strong>Globe Infos ne qualifie pas juridiquement les faits</strong>. Les accusations formulées par le collectif restent des accusations. Aucun élément actuellement disponible à la rédaction ne permet de présenter comme établi un quelconque délit d’escroquerie ou de fraude.</p>
<p style="text-align: justify;">L’enjeu immédiat consiste donc à établir les faits.</p>
<p style="text-align: justify;">Le droit de réponse de l’entreprise</p>
<p style="text-align: justify;">Globe Infos précise que cet article repose principalement sur les déclarations des membres du collectif des sinistrés et sur les éléments qui ont été portés à la connaissance de la rédaction.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>M. Bouassa Kokou et la direction de l’entreprise concernée sont invités à transmettre à Globe Infos leurs observations, explications et documents.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La rédaction reste notamment disponible pour recueillir leur version sur :</p>
<p>la disparition présumée du « Gratitude » ;</p>
<p>la date et les circonstances du sinistre allégué ;</p>
<p>les communications adressées aux clients ;</p>
<p>les marchandises effectivement embarquées ;</p>
<p>les manifestes et documents de transport ;</p>
<p>les assurances souscrites ;</p>
<p>les éventuels paiements douaniers ;</p>
<p>ainsi que toute mesure prise en faveur des clients concernés.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Globe Infos publiera tout droit de réponse substantiel transmis par les intéressés</strong>, conformément au principe du contradictoire et aux exigences d’une information journalistique équilibrée.</p>
<p style="text-align: justify;">L’affaire du « Gratitude » reste donc, à ce stade, une énigme maritime dont les réponses devront venir des documents, des autorités compétentes et des parties directement impliquées.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Thomas René pour Globe Infos « </strong><em>Le monde décrypté depuis le Gabon » </em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Burkina Faso : que révèle l’enquête de RSF sur le mystérieux réseau BIR-C ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Aug 2026 21:25:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ENQUÊTE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ouagadougou le 27 août 2026 (Globe infos). Un reportage est diffusé. En quelques heures, la journaliste qui l’a réalisé devient à son tour la cible d’une offensive sur les réseaux sociaux. Au Burkina Faso, cette séquence est au cœur d’une enquête publiée le 23 juillet 2026 par Reporters sans frontières (RSF). L’organisation affirme avoir identifié [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Ouagadougou le 27 août 2026 (Globe infos). Un reportage est diffusé. En quelques heures, la journaliste qui l’a réalisé devient à son tour la cible d’une offensive sur les réseaux sociaux. Au Burkina Faso, cette séquence est au cœur d’une enquête publiée le 23 juillet 2026 par Reporters sans frontières (RSF). L’organisation affirme avoir identifié un réseau baptisé BIR-C, accusé de mener des campagnes coordonnées de dénigrement, de désinformation et de harcèlement contre des voix critiques du pouvoir.<img class="alignnone size-medium wp-image-22867"  alt="" width="300" height="171" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260827-222402-300x171.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260827-222402-300x171.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260827-222402-1024x584.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260827-222402-768x438.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260827-222402-737x420.jpg 737w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260827-222402-696x397.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260827-222402-1068x609.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260827-222402-600x342.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260827-222402.jpg 1070w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’affaire dépasse pourtant le seul cas de la journaliste britanno-soudanaise Yousra Elbagir. Elle met en lumière une nouvelle bataille autour de l’information au Burkina Faso, où la communication gouvernementale revendique désormais une logique de « guerre communicationnelle ». Elle pose surtout une question sensible : jusqu’où peut aller la défense du récit national sans transformer la contradiction en intimidation ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ce que RSF affirme avoir découvert</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans son enquête, RSF présente le Bataillon d’intervention rapide de la communication (BIR-C) comme un réseau informel favorable au régime du capitaine Ibrahim Traoré. Selon l’organisation, il réunirait des activistes, des comptes anonymes et des personnalités proches du pouvoir.</p>
<p style="text-align: justify;">RSF affirme notamment avoir identifié Wangnin Zerbo et Bationo de Kyon comme des membres actifs du dispositif. L’organisation dit avoir confirmé leur implication grâce à une analyse de leurs numéros de téléphone, retrouvés dans des échanges WhatsApp attribués au BIR-C.</p>
<p style="text-align: justify;">L’enquête va plus loin. RSF affirme avoir identifié, dans ces échanges, le numéro du ministre burkinabè de la Défense, le général Célestin Simporé. Selon l’organisation, celui-ci apparaît comme l’instigateur d’une campagne destinée à diffuser une information présentée comme trompeuse concernant un numéro de téléphone attribué au ministre ivoirien de la Défense.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est l’un des éléments les plus sensibles du dossier.</p>
<p style="text-align: justify;">Il convient donc de le traiter avec précision : RSF affirme avoir établi ce lien à partir de son enquête. Il ne s’agit pas d’une condamnation judiciaire ni d’une décision établissant la responsabilité pénale du ministre.</p>
<p style="text-align: justify;">Sollicité à plusieurs reprises par RSF, Célestin Simporé n’aurait pas répondu aux demandes de l’organisation. Wangnin Zerbo, lui, reconnaît son appartenance au BIR-C mais rejette tout contact avec les autorités et conteste l’authenticité de la conversation WhatsApp utilisée par RSF.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Yousra Elbagir, le cas qui donne un visage à l’affaire</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La controverse prend une dimension plus concrète avec le cas de Yousra Elbagir, journaliste de Sky News.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 10 avril 2026, elle diffuse un reportage consacré au Burkina Faso après avoir obtenu l’autorisation de séjourner dans le pays et d’interviewer le capitaine Ibrahim Traoré. Le documentaire met notamment en question le récit officiel de reconquête territoriale et évoque la dégradation de la situation sécuritaire ainsi que le recul des libertés publiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Après la diffusion, la journaliste devient la cible d’une campagne numérique.</p>
<p style="text-align: justify;">RSF affirme avoir recensé des centaines de messages hostiles sur Facebook. L’organisation attribue principalement cette campagne à Wangnin Zerbo. Selon son enquête, l’activiste aurait publié 26 contenus visant la journaliste en douze jours.</p>
<p style="text-align: justify;">Certains messages auraient également visé sa famille. D’autres auraient utilisé des images manipulées ou diffusé des informations présentées comme fausses, notamment sur son avenir professionnel et ses relations supposées avec les autorités burkinabè.</p>
<p style="text-align: justify;">Le phénomène mérite attention.</p>
<p style="text-align: justify;">Contester un reportage est légitime. Répondre à un journaliste est même souhaitable dans une démocratie. Mais lorsque la critique se transforme en avalanche d’insultes, de menaces ou de contenus destinés à détruire la réputation d’une personne, la nature du débat change.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est précisément cette frontière que RSF cherche à documenter.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une mécanique qui ne concernerait pas un seul journaliste</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Selon RSF, Yousra Elbagir ne serait pas une victime isolée.</p>
<p style="text-align: justify;">L’organisation rappelle notamment le cas de Yacouba Ladji Bama, fondateur du média en ligne Bam Yinga. Après des critiques visant le capitaine Traoré, Wangnin Zerbo aurait publié en octobre 2023 un message présenté comme un « tir de sommation ». Un mois plus tard, le journaliste aurait reçu un ordre de réquisition pour rejoindre le front.</p>
<p style="text-align: justify;">RSF cite également Guezouma Sanogo, alors président de l’Association des journalistes du Burkina. L’organisation affirme qu’il avait été pris pour cible sur Facebook avant d’être arrêté par des hommes se présentant comme appartenant aux services de renseignement et ensuite envoyé dans les rangs de l’armée.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces dossiers ne prouvent pas, à eux seuls, l’existence d’une chaîne de commandement entre les campagnes numériques et les autorités.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils donnent toutefois du poids à l’interrogation centrale de RSF : le harcèlement numérique peut-il fonctionner comme une première étape d’une pression plus large contre les journalistes critiques ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La communication, nouveau front de la souveraineté</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le contexte burkinabè est déterminant.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis l’arrivée au pouvoir d’Ibrahim Traoré, la souveraineté est devenue l’un des principaux ressorts du discours officiel. La lutte contre les groupes armés, la critique des anciennes puissances partenaires et la construction d’un récit national occupent une place centrale dans la communication du pouvoir.</p>
<p style="text-align: justify;">Le gouvernement ne cache d’ailleurs plus l’importance accordée à ce front informationnel.</p>
<p style="text-align: justify;">En juin 2026, le ministre de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, expliquait aux journalistes de la Radiodiffusion-Télévision du Burkina qu’ils étaient « au premier plan de la guerre communicationnelle ». Le gouvernement présente ainsi la communication comme un élément stratégique dans le contexte de crise que traverse le pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette approche permet de comprendre pourquoi des citoyens et militants favorables au pouvoir investissent massivement les réseaux sociaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais elle soulève aussi une question de méthode.</p>
<p style="text-align: justify;">Une guerre de communication ne devrait pas faire disparaître la frontière entre argumentation et intimidation.</p>
<p style="text-align: justify;">La défense du bilan gouvernemental est légitime. La critique des médias l’est également. En revanche, les journalistes doivent pouvoir exercer leur métier sans devenir la cible de campagnes destinées à les faire taire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un paysage médiatique déjà fragilisé</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’affaire BIR-C intervient dans un environnement où le journalisme burkinabè est confronté à de fortes contraintes.</p>
<p style="text-align: justify;">RSF documente depuis plusieurs années une dégradation des conditions d’exercice du métier dans le pays. L’organisation cite notamment les restrictions imposées aux médias, les pressions contre certains journalistes et plusieurs cas d’enlèvement ou de réquisition.</p>
<p style="text-align: justify;">Le cas d’Atiana Serge Oulon reste particulièrement emblématique. Le directeur de L’Événement a été enlevé en juin 2024. RSF a ensuite enquêté sur ses conditions de détention et affirme qu’il était toujours détenu au secret au moins jusqu’à la fin de 2025.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces affaires ne peuvent pas être automatiquement imputées au BIR-C. Elles appartiennent à des registres différents.</p>
<p style="text-align: justify;">Elles montrent néanmoins pourquoi la question des campagnes numériques prend une dimension particulière au Burkina Faso. Dans un environnement déjà sous tension, une attaque numérique peut accroître la vulnérabilité d’un journaliste et favoriser la peur ou l’autocensure.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le BIR-C, un phénomène qui dépasse le Burkina Faso</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’intérêt de l’enquête de RSF ne se limite finalement pas à l’identité des membres présumés du BIR-C.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle met en lumière une transformation plus profonde du débat politique au Sahel.</p>
<p style="text-align: justify;">Les réseaux sociaux sont devenus des champs de bataille. Les gouvernements y défendent leur bilan. Les militants y mobilisent leurs communautés. Les opposants y contestent les récits officiels. Les journalistes y sont parfois transformés en cibles.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette évolution n’est pas propre au Burkina Faso.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais elle prend une dimension particulière dans les pays du Sahel où la souveraineté, la lutte contre le terrorisme et la contestation de l&rsquo;influence occidentale structurent fortement le débat public.</p>
<p style="text-align: justify;">Le risque serait alors de confondre souveraineté informationnelle et contrôle du récit national.</p>
<p style="text-align: justify;">Un État peut combattre la désinformation sans combattre le pluralisme. Il peut répondre à une critique sans chercher à discréditer celui qui la formule. Il peut défendre ses intérêts sans transformer chaque voix dissidente en adversaire de la nation.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La question qui reste posée</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’enquête de RSF ne permet pas de transformer toutes les accusations portées contre le BIR-C en vérités judiciairement établies. Mais elle apporte des éléments précis : des identités présumées, des échanges numériques, des campagnes documentées et, surtout, le témoignage d’une journaliste devenue elle-même la cible du débat.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C’est ce qui donne à l’affaire sa portée.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le véritable enjeu n’est finalement pas de savoir qui remportera la bataille sur Facebook.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est de savoir dans quelles conditions cette bataille peut rester compatible avec le droit des journalistes à enquêter et celui des citoyens à accéder à des informations contradictoires.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Burkina Faso a le droit de défendre son récit. Ses citoyens ont le droit de contester les médias qu’ils jugent injustes. Les journalistes ont, eux aussi, le droit de questionner le pouvoir, y compris lorsque leurs reportages dérangent.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La souveraineté ne devrait pas supprimer cette contradiction.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au contraire, la solidité d’un État se mesure aussi à sa capacité à supporter la critique sans transformer le désaccord en campagne d’intimidation.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est finalement ce que révèle, au-delà du mystérieux BIR-C, l’enquête de RSF : la bataille pour le contrôle de l’information est devenue l’un des nouveaux fronts politiques du Sahel.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><em>Thomas René pour Globe Infos </em></span><span style="color: #ff0000;"><em>« le monde décrypté depuis le Gabon »</em></span></p>
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