[Faits-divers] Scandale à Gasepga Mouila : Ils arrivent pour lever le corps de leur mère et trouvent une chambre froide vide !

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Par la rédaction. Libreville, le 17 Avril 2026..

L’horreur a dépassé la fiction à la morgue de Mouila. Alors que la famille de Thérèse Nombi Madibila s’apprêtait à lui rendre un dernier hommage, elle a découvert avec effroi une chambre froide vide : le corps avait été livré, par erreur, à d’autres proches. Expliquent nos confrères du journal Faits-divers. Entre traumatisme familial, gouffre financier et récidive inacceptable de la Compagnie africaine de sépultures du Gabon (Gasepga), ce nouveau scandale funéraire interroge. Au-delà de la simple bévue, c’est tout le professionnalisme d’une institution déjà épinglée par le passé qui vacille, ouvrant la voie à une bataille judiciaire sans précédent dans le sud du Gabon.

En effet, l’affaire secoue la province de la Ngounié et bien au-delà. À Mouila, la disparition du corps de Thérèse Nombi Madibila, retrouvée finalement enterrée par erreur près de Moabi, soulève une vague d’indignation légitime. Ce n’est malheureusement pas une première pour la Compagnie africaine de sépultures du Gabon (Gasepga).

Une négligence aux conséquences dévastatrices

Le scénario semble tout droit sorti d’une fiction dramatique. Pourtant, pour la famille de la défunte, le cauchemar est bien réel. Après avoir investi près de deux millions de FCFA dans un cercueil et organisé le déplacement de centaines de proches, le choc fut brutal. Le vendredi 10 avril, la chambre froide était désespérément vide.

En effet, une autre famille aurait emporté et inhumé la dépouille de Thérèse Nombi Madibila une semaine plus tôt. Cette confusion de corps témoigne d’un relâchement inquiétant dans les protocoles de vérification. Certes, l’erreur est humaine. Toutefois, lorsqu’un tel incident se répète, la maladresse se transforme en une faute professionnelle impardonnable.

Gasepga : Un professionnalisme en sursis

Ce nouvel épisode ravive des souvenirs douloureux, notamment l’affaire de la famille Matungu en 2021. À l’époque, les mêmes causes avaient produit les mêmes effets déplorables dans les mêmes locaux. Dès lors, une question s’impose : quelles leçons ont réellement été tirées par la direction de Gasepga ?

Malgré son statut d’acteur majeur, l’entreprise peine à garantir la sécurité élémentaire de ses « pensionnaires ». Or, le respect dû aux morts est sacré dans la culture gabonaise. Ce manque de rigueur brise le lien de confiance entre l’opérateur et les usagers. Par conséquent, l’image de la société est aujourd’hui durablement ternie par ce que beaucoup qualifient désormais de « bêtise humaine » chronique.

Vers une bataille judiciaire inévitable

Face à ce préjudice moral et financier immense, la famille ne compte pas en rester là. Elle s’est rendue à Tchibanga ce lundi 13 avril pour obtenir un permis d’exhumation auprès des autorités judiciaires. Cette procédure administrative, lourde et coûteuse, rajoute une peine supplémentaire à un deuil déjà éprouvant.

En conclusion, la responsabilité civile de Gasepga est clairement engagée dans ce dossier. Au-delà des simples excuses d’usage, les familles exigent désormais des réparations concrètes pour les frais colossaux engagés. Les tribunaux devront bientôt trancher ce litige. Ce feuilleton judiciaire servira peut-être d’électrochoc pour que la gestion des pompes funèbres au Gabon gagne enfin en dignité.

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