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	<title>INTERNATIONAL Archives - Globe Infos</title>
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	<description>INFORMER SANS DÉFORMER</description>
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	<title>INTERNATIONAL Archives - Globe Infos</title>
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	<item>
		<title>Mbaïbokoum, les femmes au cœur de la prévention des conflits et de la paix</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2026 11:13:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[INTERNATIONAL]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> À Mbaïbokoum, la prévention des conflits passe aussi par l’écoute, l’accompagnement psychosocial et la mobilisation des femmes, des jeunes et des acteurs communautaires. Par la rédaction de Globe infos  À Mbaïbokoum, dans le département des Monts de Lam, femmes leaders, jeunes et représentants des associations de commerçants ont échangé autour d’un enjeu essentiel : prévenir [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"> <span style="color: #0000ff;"><strong>À Mbaïbokoum, la prévention des conflits passe aussi par l’écoute, l’accompagnement psychosocial et la mobilisation des femmes, des jeunes et des acteurs communautaires.<img class="alignnone size-medium wp-image-23183"  alt="" width="300" height="118" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261007-120042-300x118.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261007-120042-300x118.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261007-120042-1024x401.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261007-120042-768x301.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261007-120042-1071x420.jpg 1071w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261007-120042-696x273.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261007-120042-1068x419.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261007-120042-600x235.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261007-120042.jpg 1079w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></span></p>
<p><strong><em>Par la rédaction de Globe infos </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">À Mbaïbokoum, dans le département des Monts de Lam, femmes leaders, jeunes et représentants des associations de commerçants ont échangé autour d’un enjeu essentiel : prévenir les conflits intercommunautaires et mieux accompagner les populations confrontées aux crises humanitaires.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mbaïbokoum, la construction de la paix ne se résume pas à faire taire les tensions. Elle passe aussi par l’écoute, la compréhension des traumatismes et la capacité des communautés à retrouver progressivement confiance.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est tout l’enjeu d’une séance de sensibilisation consacrée à la prévention des conflits intercommunautaires et à l’accompagnement psychosocial. Des femmes leaders d’organisations et de groupements féminins, des représentants d’associations de commerçants ainsi que des jeunes ont pris part aux échanges.</p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif était de renforcer la compréhension des mécanismes de prévention et de rappeler l’importance d’un accompagnement psychosocial avant, pendant et après les conflits et les crises humanitaires.</p>
<h2 style="text-align: justify;">La paix commence aussi par l’écoute</h2>
<p style="text-align: justify;">Dans les situations de crise, les besoins matériels apparaissent souvent comme les plus urgents. Sécurité, alimentation, logement ou soins occupent naturellement le devant de la scène. Pourtant, les conséquences humaines d’un conflit peuvent se prolonger bien après le retour au calme.</p>
<p style="text-align: justify;">Les survivants peuvent rester marqués par les événements vécus. Les personnes déplacées doivent parfois reconstruire leur quotidien dans un nouvel environnement, tandis que les communautés hôtes doivent composer avec de nouvelles réalités sociales.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, l’assistance psychosociale prend une dimension particulière. Elle contribue à l’écoute des personnes affectées et peut participer à la reconstruction de la confiance au sein des familles et des communautés.</p>
<p style="text-align: justify;">La séance de Mbaïbokoum a précisément permis d’aborder ces difficultés et de mettre en lumière la nécessité de ne pas dissocier la recherche de la paix de la prise en compte des souffrances liées aux crises.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Les femmes, des relais essentiels</h2>
<p style="text-align: justify;">La mobilisation des femmes constitue l’un des points forts de cette initiative.</p>
<p style="text-align: justify;">Présentes au sein des organisations et des groupements féminins, elles peuvent jouer un rôle important dans la sensibilisation et la transmission des messages de prévention au sein des communautés. Leur participation, aux côtés des jeunes et des représentants des commerçants, a permis d’élargir les échanges et de confronter différentes expériences.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette approche rappelle que la prévention des conflits ne relève pas uniquement des institutions. Elle se construit aussi dans les familles, les associations, les quartiers et les espaces de dialogue.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’échelle locale, ces acteurs sont souvent au contact direct des populations. Leur capacité à écouter, à identifier les difficultés et à favoriser le dialogue peut contribuer à limiter les tensions et à renforcer les mécanismes communautaires de résilience.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Les blessures invisibles des crises</h2>
<p style="text-align: justify;">Animée par <strong>Djamadjibeye Pélagie, assistante psychosociologue</strong>, la séance a permis d’échanger sur les difficultés rencontrées par les survivants, les personnes déplacées et les communautés hôtes.</p>
<p style="text-align: justify;">Les discussions ont notamment porté sur les conséquences possibles d’une absence ou d’un manque d’accompagnement psychosocial. Traumatismes et souffrances psychiques peuvent affecter durablement les personnes confrontées à des situations de crise.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette réalité appelle une attention particulière. L’accompagnement psychosocial ne devrait pas être considéré comme une réponse secondaire, mobilisée uniquement après les interventions d’urgence. Il participe également au processus de reconstruction individuelle et collective.</p>
<p style="text-align: justify;">L’écoute constitue, à ce titre, un premier outil de prévention. Elle permet de mieux comprendre les difficultés vécues et, lorsque cela est nécessaire, d’orienter les personnes vers une prise en charge adaptée.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Construire la paix au plus près des communautés</h2>
<p style="text-align: justify;">L’expérience de Mbaïbokoum met ainsi en évidence une dimension souvent décisive de la construction de la paix : son ancrage local.</p>
<p style="text-align: justify;">Les femmes, les jeunes, les associations et les autres acteurs communautaires peuvent contribuer à maintenir le dialogue et à renforcer la prévention lorsque les tensions apparaissent. Leur implication permet également de mieux faire remonter les préoccupations des populations.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette dynamique prend tout son sens dans le cadre du projet <strong>« Voix et Actions des Femmes pour la Paix dans le département des Monts de Lam »</strong>, qui entend mobiliser les acteurs locaux autour de la prévention et de la paix.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des échanges, la rencontre aura surtout permis de rappeler une évidence : une communauté ne se reconstruit pas uniquement en réparant ses infrastructures. Elle doit aussi pouvoir réparer ses liens.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mbaïbokoum, le dialogue engagé autour de l’accompagnement psychosocial place donc la prévention, l’écoute et la mobilisation communautaire au cœur d’une même ambition : favoriser une paix durable, construite avec les populations et au plus près de leurs réalités.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Alphonsine pour Globe Infos </strong><span style="color: #ff0000;"><em>« Le monde décrypté depuis le Gabon » </em></span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Palestine : le temps presse, l’État palestinien peut-il encore devenir une réalité ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 12:28:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[INTERNATIONAL]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Libreville le 30 septembre 2026. À l’ONU, Sergueï Lavrov estime que « le moment est venu » de garantir l’établissement d’un État palestinien. Derrière cette déclaration russe, une question dépasse désormais les effets de tribune : la communauté internationale dispose-t-elle encore du temps nécessaire pour rendre possible la solution à deux États ? Il y [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Libreville le 30 septembre 2026. À l’ONU, Sergueï Lavrov estime que « le moment est venu » de garantir l’établissement d’un État palestinien. Derrière cette déclaration russe, une question dépasse désormais les effets de tribune : la communauté internationale dispose-t-elle encore du temps nécessaire pour rendre possible la solution à deux États ?<img class="alignnone size-medium wp-image-23133"  alt="" width="244" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-131754-244x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-131754-244x300.jpg 244w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-131754-833x1024.jpg 833w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-131754-768x944.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-131754-342x420.jpg 342w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-131754-324x400.jpg 324w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-131754-696x856.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-131754-600x738.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-131754.jpg 1016w" sizes="auto, (max-width: 244px) 100vw, 244px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il y a des phrases diplomatiques qui disparaissent dans le vacarme d’une Assemblée générale des Nations unies. Et puis il y a celles qui obligent à regarder le calendrier.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 26 septembre 2026, à New York, Sergueï Lavrov a choisi les siennes. À la tribune de l’ONU, le ministre russe des Affaires étrangères a estimé que <strong>le moment était venu d’assurer l’établissement d’un État palestinien</strong>, conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies et au cadre international de règlement du conflit. Sa déclaration s’inscrit dans la position russe de longue date en faveur d’une solution à deux États.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce n’est donc pas la naissance d’une nouvelle doctrine russe. Encore moins l’annonce par Moscou de la création d’un État palestinien.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais il serait imprudent de réduire cette déclaration à une formule diplomatique supplémentaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Car derrière les mots de Lavrov se trouve une réalité devenue difficile à ignorer : <strong>la question palestinienne n’est plus seulement celle de la reconnaissance d’un État. Elle est aussi celle de savoir si les conditions permettant encore son existence sont en train de disparaître.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est là que le propos russe prend une autre dimension.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le problème n’est plus seulement de reconnaître, mais de rendre possible</h2>
<p style="text-align: justify;">Depuis des décennies, la solution à deux États constitue l’horizon officiellement défendu par une grande partie de la communauté internationale : Israël et un État palestinien vivant côte à côte, dans la paix et la sécurité, sur la base du droit international et des résolutions des Nations unies.</p>
<p style="text-align: justify;">Le principe est connu.</p>
<p style="text-align: justify;">Le problème, désormais, est sa traduction géographique et politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 22 septembre, quelques jours avant l’intervention de Lavrov, António Guterres avait lancé devant une réunion de haut niveau consacrée à la solution à deux États un avertissement autrement plus préoccupant. Selon le secrétaire général de l’ONU, les conditions nécessaires à l’existence d’un État palestinien <strong>indépendant, démocratique, viable, souverain et territorialement contigu</strong> sont progressivement effacées.</p>
<p style="text-align: justify;">Il citait notamment l’expansion des colonies israéliennes en Cisjordanie, les violences de colons, les démolitions, les expulsions et les saisies de terres. Il alertait également sur le projet E1, dont la mise en œuvre, selon lui, compromettrait gravement la continuité territoriale indispensable à un futur État palestinien.</p>
<p style="text-align: justify;">Le mot employé par Guterres mérite qu’on s’y arrête : <strong>le temps manque</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà peut-être le véritable sujet.</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant des années, la diplomatie internationale a répété que la solution à deux États demeurait possible. Mais une possibilité politique ne survit pas uniquement grâce aux déclarations qui la proclament. Elle a besoin d’un territoire cohérent, d’institutions capables de gouverner, d’une économie viable et d’un processus politique susceptible de produire un accord.</p>
<p style="text-align: justify;">Sinon, la diplomatie risque de continuer à défendre une solution dont les conditions matérielles se réduisent.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Gaza et la Cisjordanie : l’équation impossible sans continuité</h2>
<p style="text-align: justify;">Le dernier rapport du Bureau du Coordonnateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, publié le 24 septembre, renforce cette inquiétude.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ONU y décrit une situation dans laquelle l’expansion des colonies, les violences de colons, les déplacements et les restrictions de circulation continuent de fragiliser les perspectives d’un État palestinien viable et contigu. Le rapport souligne également la fragilité financière et institutionnelle de l’Autorité palestinienne.</p>
<p style="text-align: justify;">Il insiste surtout sur un point : <strong>Gaza et la Cisjordanie doivent pouvoir être réunifiées politiquement, économiquement et administrativement sous une autorité palestinienne légitime</strong>, condition présentée comme essentielle à toute perspective crédible d’autodétermination et de solution à deux États.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette réalité impose de sortir des slogans.</p>
<p style="text-align: justify;">Reconnaître la Palestine est une décision diplomatique.</p>
<p style="text-align: justify;">Construire un État palestinien fonctionnel est une entreprise autrement plus complexe.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut des institutions. Des frontières négociées ou reconnues. Une continuité territoriale. Une administration. Des ressources. Une sécurité. Une économie. Une légitimité politique. Et, surtout, un règlement permettant à deux peuples de vivre dans des États reconnus et sécurisés.</p>
<p style="text-align: justify;">Aucun communiqué ne suffit à produire cela.</p>
<h2 style="text-align: justify;">La Russie peut-elle transformer sa parole en influence ?</h2>
<p style="text-align: justify;">C’est ici que commence une autre question, moins spectaculaire mais beaucoup plus intéressante.</p>
<p style="text-align: justify;">Moscou peut défendre le principe d’un État palestinien. Elle peut porter cette position au Conseil de sécurité, dialoguer avec différents acteurs et utiliser son poids diplomatique.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais <strong>la Russie ne peut pas, à elle seule, créer cet État</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle ne peut pas régler le statut de Jérusalem. Elle ne peut pas décider du tracé des frontières. Elle ne peut pas unifier politiquement Gaza et la Cisjordanie. Elle ne peut pas résoudre seule la question des colonies ni garantir les arrangements de sécurité entre Israéliens et Palestiniens.</p>
<p style="text-align: justify;">La portée réelle de la déclaration de Lavrov dépendra donc moins de sa force rhétorique que de la capacité de Moscou et des autres puissances à transformer cette position en action diplomatique concrète.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est précisément le piège des grandes déclarations internationales : elles peuvent être historiquement fortes et politiquement impuissantes.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le même État palestinien, mais deux impératifs de sécurité</h2>
<p style="text-align: justify;">Il serait également réducteur de présenter le débat comme une opposition entre les droits des Palestiniens et la sécurité d’Israël.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans son intervention, Lavrov établit lui-même ce lien : selon la position russe exposée à l’ONU, l’absence de règlement de la question palestinienne ne permettrait pas non plus de garantir durablement la sécurité d’Israël.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette articulation mérite d’être prise au sérieux.</p>
<p style="text-align: justify;">La création d’un État palestinien n’est pas uniquement présentée par ses défenseurs comme une réponse à une revendication nationale palestinienne. Elle est également intégrée, dans le cadre diplomatique international, à une architecture plus large de sécurité régionale.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est précisément ce que rappelle l’ONU : l’objectif demeure celui de deux États indépendants et souverains vivant côte à côte en paix et en sécurité, sur la base des lignes d’avant 1967, avec Jérusalem comme capitale des deux États.</p>
<p style="text-align: justify;">Le problème n’est donc pas l’absence de modèle diplomatique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le modèle existe.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui manque, c’est la capacité collective à le faire passer du papier au terrain.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Et si le temps devenait le véritable adversaire ?</h2>
<p style="text-align: justify;">C’est peut-être ici que la déclaration de Lavrov prend toute sa portée.</p>
<p style="text-align: justify;">Le monde a longtemps traité la question palestinienne comme un conflit auquel il faudrait finir par trouver une solution.</p>
<p style="text-align: justify;">Or un conflit peut durer.</p>
<p style="text-align: justify;">Un territoire, lui, peut être transformé.</p>
<p style="text-align: justify;">Des populations peuvent être déplacées. Des implantations peuvent se développer. Des institutions peuvent s&rsquo;affaiblir. Une économie peut s&rsquo;effondrer. Des fractures politiques peuvent devenir structurelles.</p>
<p style="text-align: justify;">À mesure que ces réalités s’installent, une solution théorique peut devenir plus difficile à mettre en œuvre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Plus le monde affirme que la solution à deux États demeure possible, plus il doit démontrer qu’elle l’est encore matériellement.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est là que réside la véritable interpellation.</p>
<p style="text-align: justify;">La déclaration russe n’annonce pas la naissance prochaine de la Palestine. Elle ne règle aucune des questions qui opposent Israéliens et Palestiniens. Elle ne remplace pas les négociations et ne transforme pas les rapports de force sur le terrain.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais elle intervient au moment où une partie de la communauté internationale formule le même avertissement sous des formes différentes : <strong>la fenêtre politique se rétrécit.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Et lorsque la fenêtre se referme, les résolutions ne suffisent plus toujours à la rouvrir.</p>
<p style="text-align: justify;">La question n’est donc peut-être plus seulement de savoir quand la Palestine aura son État.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle est devenue plus urgente.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Que reste-t-il à faire pour que cet État soit encore possible ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;"><em>Thomas René pour Globe Infos </em></span></strong><span style="color: #ff0000;"><em> » le monde décrypté depuis le Gabon » </em></span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Dîner d’État à Washington : quand Musk, Cook et Altman rejoignent Trump et Xi</title>
		<link>https://leglobeinfo.com/diner-detat-a-washington-quand-musk-cook-et-altman-rejoignent-trump-et-xi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Sep 2026 06:11:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[INTERNATIONAL]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À la Maison-Blanche, le dîner offert à Xi Jinping n’a pas seulement réuni deux chefs d’État. La présence de plusieurs des figures les plus puissantes de la technologie, de la finance et de l’industrie américaines a donné à cette réception une portée qui dépasse largement le protocole diplomatique. Jeudi 24 septembre, la East Room de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>À la Maison-Blanche, le dîner offert à Xi Jinping n’a pas seulement réuni deux chefs d’État. La présence de plusieurs des figures les plus puissantes de la technologie, de la finance et de l’industrie américaines a donné à cette réception une portée qui dépasse largement le protocole diplomatique.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Jeudi 24 septembre, la East Room de la Maison-Blanche a accueilli une soirée dont la composition aura retenu autant l’attention que son décorum. Donald Trump et la Première dame Melania Trump recevaient le président chinois Xi Jinping et son épouse Peng Liyuan, dans le cadre de la visite officielle du dirigeant chinois à Washington.<img class="alignnone size-medium wp-image-23108"  alt="" width="277" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260925-070620-277x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260925-070620-277x300.jpg 277w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260925-070620-945x1024.jpg 945w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260925-070620-768x833.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260925-070620-387x420.jpg 387w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260925-070620-696x754.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260925-070620-600x650.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260925-070620.jpg 964w" sizes="auto, (max-width: 277px) 100vw, 277px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Autour d’eux, une autre concentration de pouvoir s’était formée.</p>
<p style="text-align: justify;">Elon Musk, Sam Altman, Jeff Bezos, Sundar Pichai, Jensen Huang, Michael Dell et Tim Cook figuraient parmi les personnalités conviées. D’autres figures majeures de l’économie américaine étaient également présentes, notamment Mark Zuckerberg, Satya Nadella, Sergey Brin, Lisa Su ou encore Eric Yuan. La finance n’était pas en reste, avec des représentants de grandes institutions américaines comme JPMorgan Chase, BlackRock, Goldman Sachs, Citigroup, Visa et Mastercard.</p>
<p style="text-align: justify;">La liste donne une première clé de lecture de la soirée : <strong>la relation entre Washington et Pékin ne se joue plus uniquement dans les chancelleries. Elle concerne directement les entreprises qui contrôlent une partie des technologies, des capitaux et des chaînes industrielles mondiales.</strong></p>
<h3 style="text-align: justify;">Quand la diplomatie rencontre la puissance technologique</h3>
<p style="text-align: justify;">La présence de ces dirigeants n’est pas anodine dans le contexte actuel des relations sino-américaines. Semi-conducteurs, intelligence artificielle, technologies avancées, chaînes d’approvisionnement et accès aux marchés constituent désormais des dossiers étroitement liés à la politique économique et stratégique des deux puissances.</p>
<p style="text-align: justify;">Nvidia, Google, Apple, Amazon, Microsoft, OpenAI, Tesla ou encore Meta évoluent tous, à des degrés différents, dans des secteurs où les décisions gouvernementales peuvent modifier les règles du jeu mondial.</p>
<p style="text-align: justify;">Jensen Huang, Sam Altman ou Sundar Pichai ne sont donc pas de simples représentants du monde des affaires. Les entreprises qu’ils dirigent ou représentent occupent des positions majeures dans la course à l’intelligence artificielle et aux infrastructures numériques. Tim Cook, aujourd’hui président du conseil d’administration d’Apple, évolue pour sa part à la tête d’un groupe dont la chaîne industrielle et le marché chinois entretiennent des liens particulièrement importants.</p>
<p style="text-align: justify;">Il serait toutefois imprudent de présenter ce dîner comme une négociation économique parallèle entre Washington et Pékin. La présence de ces dirigeants ne signifie pas qu’ils aient participé aux discussions officielles entre Donald Trump et Xi Jinping.</p>
<p style="text-align: justify;">Le symbole se trouve ailleurs.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Une table qui raconte l’économie mondiale</h3>
<p style="text-align: justify;">En réunissant, le temps d’une soirée, les dirigeants politiques des États-Unis et de la Chine et plusieurs patrons parmi les plus influents de la planète, la Maison-Blanche a offert une image saisissante de l’évolution des rapports de puissance.</p>
<p style="text-align: justify;">Les frontières entre diplomatie, industrie et technologie sont devenues plus difficiles à tracer. Une décision concernant les semi-conducteurs peut avoir des conséquences commerciales. Une restriction sur l’exportation d’une technologie peut devenir un instrument diplomatique. Une évolution des relations commerciales entre Washington et Pékin peut, à son tour, affecter les stratégies des géants de la Silicon Valley.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est précisément ce qui rend la composition de ce dîner intéressante.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans l’East Room, il y avait les deux chefs d’État. Mais autour d’eux se trouvaient également ceux qui façonnent une partie des infrastructures économiques et technologiques sur lesquelles repose la puissance contemporaine.</p>
<p style="text-align: justify;">La soirée n’a donc pas seulement offert une image du pouvoir américain et chinois. Elle a aussi montré que, dans la compétition mondiale pour les technologies stratégiques, <strong>les États et les grandes entreprises sont désormais étroitement imbriqués</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>STR pour Globe Infos</strong><br />
<span style="color: #ff0000;"><em>« Le monde décrypté depuis le Gabon » </em></span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Digital Farming School : à Yamoussoukro, le pari de former les talents de l’agriculture numérique africaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 21:50:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[INTERNATIONAL]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À travers une formation de deux ans entièrement prise en charge, l’UM6P, l’INP-HB et OCP Africa veulent faire émerger une nouvelle génération de spécialistes capables de mettre le numérique, la donnée et l’innovation technologique au service des agricultures africaines. Première promotion : 50 étudiants à Yamoussoukro, à partir d’octobre 2026. Par Thomas René pour Globe [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>À travers une formation de deux ans entièrement prise en charge, l’UM6P, l’INP-HB et OCP Africa veulent faire émerger une nouvelle génération de spécialistes capables de mettre le numérique, la donnée et l’innovation technologique au service des agricultures africaines. Première promotion : 50 étudiants à Yamoussoukro, à partir d’octobre 2026.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><span style="color: #0000ff;">Par Thomas René pour Globe Infos « Le monde décrypté depuis le Gabon »</span></strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">À Yamoussoukro, la terre et le numérique s’apprêtent à se rencontrer dans une même salle de classe.</p>
<p style="text-align: justify;">À partir d’octobre 2026, la Digital Farming School (DFS) accueillera sa première promotion en Côte d’Ivoire. Portée par l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) et l’Institut National Polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB), avec le soutien d’OCP Africa, cette nouvelle école veut répondre à un besoin appelé à devenir stratégique : disposer de compétences capables de faire passer les technologies agricoles du laboratoire au terrain.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour cette première rentrée, 50 jeunes seront retenus pour deux années de formation entièrement prises en charge. Le dispositif s’adresse aux 18-35 ans titulaires au minimum d’un Bac+2 et résidant en Côte d’Ivoire. Aucun diplôme d’ingénieur n’est exigé.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ambition dépasse toutefois le seul cadre d’une nouvelle formation.</p>
<p style="text-align: justify;">La DFS entend participer à l’émergence d’une génération de talents capables de comprendre à la fois les réalités agricoles et les outils numériques qui peuvent les accompagner. Une articulation devenue essentielle à mesure que drones, capteurs, données, intelligence artificielle, objets connectés et systèmes d’information géographique investissent progressivement le secteur agricole.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Quand le numérique rencontre la réalité des champs</h2>
<p style="text-align: justify;">L’agriculture africaine entre dans une période où la technologie peut modifier profondément les méthodes de production, de suivi et de décision.</p>
<p style="text-align: justify;">Le numérique permet déjà d&rsquo;imaginer une agriculture davantage pilotée par la donnée : observation des cultures, collecte d&rsquo;informations sur les parcelles, suivi des conditions de production, analyse des rendements, automatisation de certaines opérations ou encore aide à la décision.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais une technologie ne produit pas automatiquement de l’impact.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre un capteur et une exploitation, entre un drone et une parcelle, entre une masse de données et une décision agricole, il faut des femmes et des hommes capables de comprendre le problème, de choisir l&rsquo;outil approprié et de construire une réponse adaptée.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est précisément sur ce terrain que la Digital Farming School entend se positionner.</p>
<p style="text-align: justify;">Le projet ne consiste pas simplement à former des informaticiens auxquels on ajouterait quelques notions d’agriculture. Il s’agit au contraire de rapprocher plusieurs disciplines afin de former des profils capables de comprendre les contraintes du secteur agricole et d’y apporter des réponses technologiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette approche constitue l’une des caractéristiques fortes de la DFS : <strong>faire du numérique un outil au service de l’agriculture, et non une finalité isolée.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify;">Une formation pensée pour apprendre autrement</h2>
<p style="text-align: justify;">Le programme repose sur une pédagogie active et immersive articulée autour de plusieurs principes : <strong>Peer Learning, Learning by Farming et fusion disciplinaire</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Autrement dit : apprendre avec les autres, apprendre sur le terrain et croiser les compétences.</p>
<p style="text-align: justify;">La ferme-école occupe ainsi une place importante dans le dispositif. Les apprenants ne sont pas uniquement appelés à écouter des cours ou à mémoriser des connaissances. Ils doivent expérimenter, collecter des données, travailler sur des projets et confronter leurs acquis aux réalités agricoles.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette philosophie est résumée par la logique du « Learning by Doing » : apprendre en faisant.</p>
<p style="text-align: justify;">Le programme officiel prévoit notamment, dès la première année, <strong>840 heures consacrées au développement web et mobile</strong>, auxquelles s’ajoutent l’agronomie, les mathématiques et l’algorithmique, les systèmes d’information géographique et la télédétection, l’électronique, la conception 3D, les compétences transversales et l’entrepreneuriat. Les étudiants travaillent également sur des projets encadrés en ferme expérimentale.</p>
<p style="text-align: justify;">La deuxième année ouvre ensuite sur une spécialisation plus professionnalisante, avec notamment les parcours de <strong>concepteur-développeur d’applications spécialisé en Agritech</strong> et de <strong>spécialiste IoT/Agritech</strong>, complétés par des ateliers, du mentorat et des immersions auprès d’entreprises du secteur.</p>
<p style="text-align: justify;">Le choix pédagogique est loin d’être anodin.</p>
<p style="text-align: justify;">Il répond à une réalité simple : les solutions agricoles numériques doivent fonctionner dans le monde réel.</p>
<h2 style="text-align: justify;">De l’agronomie au code, un profil hybride</h2>
<p style="text-align: justify;">La force potentielle de la DFS réside précisément dans cette hybridation.</p>
<p style="text-align: justify;">Le futur spécialiste Agritech devra comprendre les logiques du développement numérique, mais aussi les contraintes d’une exploitation agricole. Il devra pouvoir dialoguer avec un agronome, un développeur, un entrepreneur, un producteur ou une entreprise agro-industrielle.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette transversalité ouvre plusieurs perspectives professionnelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Le programme identifie notamment des profils de développeurs web et mobile spécialisés en Agritech, de concepteurs de prototypes et de produits minimum viables, de spécialistes de la collecte et de l’analyse des données, de développeurs dans les domaines de l’intelligence artificielle et de l’IoT, mais aussi d’entrepreneurs en innovation agricole et de techniciens à forte composante terrain.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est une évolution importante dans la manière de penser les métiers agricoles.</p>
<p style="text-align: justify;">L’agriculture de demain aura besoin de compétences agronomiques. Elle aura aussi besoin de compétences numériques capables de s’intégrer à cette chaîne de valeur.</p>
<p style="text-align: justify;">La DFS se situe précisément à cette intersection.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Yamoussoukro, un choix qui donne du sens au projet</h2>
<p style="text-align: justify;">Le choix de Yamoussoukro renforce cette orientation.</p>
<p style="text-align: justify;">Installée au sein du Technopole de l’INP-HB, la Digital Farming School évolue dans un environnement déjà consacré à la formation scientifique, technologique et à l’innovation.</p>
<p style="text-align: justify;">La complémentarité entre les partenaires constitue également un élément central du projet.</p>
<p style="text-align: justify;">L’INP-HB apporte son environnement académique et scientifique ivoirien. L’UM6P apporte son expérience dans les domaines de l’innovation, de la recherche et de l’agriculture. OCP Africa contribue à l’ancrage du projet dans les enjeux agricoles du continent.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette convergence donne à la DFS une vocation qui dépasse la simple création d’un nouveau cursus.</p>
<p style="text-align: justify;">L’enjeu est de créer un environnement dans lequel la formation, l’expérimentation, l’innovation et l’entrepreneuriat peuvent se nourrir mutuellement.</p>
<p style="text-align: justify;">Le ministère ivoirien de l’Agriculture a d’ailleurs salué le projet comme une initiative pionnière en Afrique de l’Ouest et comme un modèle contribuant à la modernisation de l’agriculture par les outils numériques.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Une école gratuite, mais une sélection exigeante</h2>
<p style="text-align: justify;">L’autre particularité de cette première promotion tient à l’accessibilité financière.</p>
<p style="text-align: justify;">Les deux années de formation sont entièrement prises en charge pour les étudiants retenus. Dans un domaine où les formations technologiques spécialisées peuvent représenter un investissement important pour les familles, cette disposition permet de lever une barrière majeure à l’accès aux compétences.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais la gratuité ne signifie pas absence d’exigence.</p>
<p style="text-align: justify;">Les candidats sont sélectionnés sur la base de leurs compétences, de leur motivation et de leur capacité d’adaptation à un environnement pédagogique innovant.</p>
<p style="text-align: justify;">La première promotion sera ainsi volontairement limitée.</p>
<p style="text-align: justify;">Cinquante étudiants pour commencer.</p>
<p style="text-align: justify;">Cinquante parcours appelés à constituer une première génération de spécialistes formés à l’intersection de l’agriculture et du numérique.</p>
<h2 style="text-align: justify;">L’enjeu ne sera pas seulement de former, mais de faire émerger des solutions</h2>
<p style="text-align: justify;">C’est probablement ici que se trouve l’une des dimensions les plus intéressantes de la DFS.</p>
<p style="text-align: justify;">Une école d’Agritech ne peut pas se limiter à produire des diplômés. Elle doit également favoriser l’émergence de solutions.</p>
<p style="text-align: justify;">Le fablab, les projets de terrain, la ferme-école, le mentorat et la dimension entrepreneuriale du programme créent précisément cet environnement.</p>
<p style="text-align: justify;">Un étudiant peut ainsi partir d’un problème observé sur le terrain, identifier une réponse technologique, construire un prototype puis réfléchir à son utilisation et à son modèle économique.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette logique rapproche la formation de l’entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle peut également favoriser l’émergence de jeunes entrepreneurs capables de créer des services agricoles numériques, des plateformes, des outils d’aide à la décision, des solutions de suivi des exploitations ou encore des applications adaptées aux besoins des producteurs et des coopératives.</p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif n’est donc plus seulement de transmettre des connaissances.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est de transformer ces connaissances en capacités d’action.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Une première promotion pour une ambition africaine</h2>
<p style="text-align: justify;">Avec 50 étudiants pour sa première promotion, la DFS commence à une échelle volontairement maîtrisée.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais son ambition affichée est plus large.</p>
<p style="text-align: justify;">L’école entend contribuer à former une nouvelle génération de talents Agritech capables d’accompagner la transformation numérique de l’agriculture en Côte d’Ivoire et, plus largement, en Afrique. Le site officiel de la DFS présente d’ailleurs l’établissement comme une communauté panafricaine tournée vers l’avenir.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette dimension compte.</p>
<p style="text-align: justify;">Le continent ne manque pas de défis agricoles. Il dispose également d’une jeunesse importante, d’un écosystème technologique en développement et d’un nombre croissant d’initiatives entrepreneuriales.</p>
<p style="text-align: justify;">L’enjeu consiste désormais à rapprocher ces dynamiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Former localement des compétences capables de concevoir, déployer et adapter les technologies agricoles contribue à cette montée en puissance.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne s’agit plus seulement d’importer des outils.</p>
<p style="text-align: justify;">Il s’agit aussi de disposer des femmes et des hommes capables de les comprendre, de les adapter aux réalités africaines et, demain, d’en concevoir de nouveaux.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le pari de Yamoussoukro</h2>
<p style="text-align: justify;">La Digital Farming School arrive ainsi à la rencontre de deux transformations qui avancent désormais de concert : celle de l’agriculture et celle du numérique.</p>
<p style="text-align: justify;">Sa singularité tient à la volonté de ne pas opposer ces deux univers.</p>
<p style="text-align: justify;">À la DFS, l’agronomie rencontre le code. La ferme rencontre le laboratoire. La donnée rencontre le terrain. L’innovation rencontre l’entrepreneuriat.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est cette combinaison qui donne au projet sa portée.</p>
<p style="text-align: justify;">La réussite d’une telle initiative ne se mesurera évidemment pas uniquement au nombre de jeunes formés. Elle se lira aussi dans les solutions développées, les entreprises créées, les emplois générés et, surtout, dans la capacité de ces futurs professionnels à apporter des réponses concrètes aux producteurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le choix est déjà posé.</p>
<p style="text-align: justify;">À Yamoussoukro, la Côte d’Ivoire ne se contente pas d’accompagner le mouvement de l’agriculture numérique : elle cherche à former ceux qui pourront en devenir les acteurs.</p>
<p style="text-align: justify;">La Digital Farming School veut ainsi construire une passerelle entre deux mondes longtemps considérés séparément.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>D’un côté, la terre. De l’autre, la technologie. Entre les deux, désormais, une nouvelle génération de talents.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par Thomas René pour Globe Infos<em><span style="color: #ff0000;">  » Le monde décrypté depuis le Gabon. » </span></em></strong></p>
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			</item>
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		<title>Tchad : à N’Djamena, Khadidja Ousman Gondjé veut verdir la cuisson au Sahel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Aug 2026 06:58:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[INTERNATIONAL]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>N’Djamena, le 26 août 2026 (Globe Infos). Sous un hangar métallique du quartier Chagoua, aucune fumée âcre ne vient troubler les essais. Ce lundi 24 août 2026, Khadidja Ousman Gondjé ajuste une vanne tandis que son partenaire d’ingénierie, Haran Nathan, relève les paramètres thermiques. Leur objectif est clair : proposer une solution de cuisson plus [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>N’Djamena, le 26 août 2026 (Globe Infos). Sous un hangar métallique du quartier Chagoua, aucune fumée âcre ne vient troubler les essais. Ce lundi 24 août 2026, Khadidja Ousman Gondjé ajuste une vanne tandis que son partenaire d’ingénierie, Haran Nathan, relève les paramètres thermiques. Leur objectif est clair : proposer une solution de cuisson plus propre et plus économe, conçue et assemblée au Tchad.<img class="alignnone size-medium wp-image-22858"  alt="" width="300" height="200" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/FB_IMG_1787690503785-300x200.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/FB_IMG_1787690503785-300x200.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/FB_IMG_1787690503785-1024x683.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/FB_IMG_1787690503785-768x512.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/FB_IMG_1787690503785-630x420.jpg 630w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/FB_IMG_1787690503785-696x464.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/FB_IMG_1787690503785-1068x712.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/FB_IMG_1787690503785-600x400.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/FB_IMG_1787690503785.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans la capitale tchadienne, la cuisson domestique reste fortement dépendante du bois de chauffe et du charbon de bois. Cette consommation pèse sur les ressources naturelles et sur les dépenses des ménages. Elle expose également les utilisateurs aux fumées issues de la combustion traditionnelle.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une technologie fondée sur l’efficacité énergétique</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’innovation développée par le tandem repose sur une chambre de combustion conçue pour mieux exploiter l’énergie produite par la biomasse.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon Khadidja Ousman Gondjé, le dispositif intègre un processus de pyrolyse contrôlée. Il permet de récupérer et de réinjecter certains gaz produits pendant la combustion afin d&rsquo;améliorer l&rsquo;efficacité thermique.</p>
<p style="text-align: justify;">Les concepteurs annoncent un rendement thermique de 68 %, contre 12 à 15 % pour un foyer traditionnel. Ils indiquent également une réduction de 92 % des émissions de particules fines PM2.5 lors des essais réalisés sur leur dispositif.</p>
<p style="text-align: justify;">Le système pourrait ainsi réduire fortement la quantité de biomasse nécessaire à la cuisson. D’après les données communiquées par les concepteurs, la consommation de combustible serait divisée par 3,5, avec une cuisson pouvant être deux fois plus rapide.</p>
<p style="text-align: justify;">Un module solaire hybride complète le dispositif. Il doit permettre, selon ses promoteurs, de substituer dans certaines configurations la combustion par un stockage thermique à haute densité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une innovation qui touche aussi le quotidien des femmes</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de la performance énergétique, le projet porte une dimension sociale. Dans de nombreux foyers, les femmes restent au cœur de la préparation des repas et de la gestion du combustible.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Association des Femmes pour le Dynamisme Citoyen (ASFEDYC), qui a suivi les démonstrations, voit dans cette innovation un moyen de réduire le temps consacré à la collecte ou à l’achat du combustible.</p>
<p style="text-align: justify;">« Quand une fille passe quatre heures par jour à chercher du bois ou à surveiller un feu toxique, c’est son avenir scolaire et économique qu’on lui vole », souligne l’association.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Khadidja Ousman Gondjé, l’enjeu dépasse donc la conception d’un équipement. Il s’agit aussi de faire émerger des solutions technologiques adaptées aux réalités sahéliennes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Du prototype à la production locale</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La prochaine étape consiste désormais à passer du prototype à une production plus structurée. Le tandem envisage l’implantation d’une ligne d’assemblage à N’Djamena et la mise en place d’une chaîne d’approvisionnement utilisant notamment des matériaux recyclés.</p>
<p style="text-align: justify;">Le financement constitue désormais un enjeu majeur. Les concepteurs recherchent des partenaires capables d’accompagner cette phase d’industrialisation et de diffusion.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l’heure, Khadidja Ousman Gondjé et Haran Nathan défendent une ambition simple : démontrer qu’une innovation conçue au Sahel peut répondre directement aux besoins énergétiques de ses populations, tout en contribuant à une cuisson plus propre et plus économe.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><em>Thomas René pour Globe Infos « Le monde décrypté depuis le Gabon »</em></span></p>
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		<title>57 milliards en 24 ans : le dérisoire bilan du fonds souverain équato-guinéen</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Aug 2026 09:47:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[INTERNATIONAL]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par Thomas René pour Globe infos « le monde décrypté depuis le Gabon »  À Malabo, le chiffre tient en quelques lignes. Après vingt-quatre années de rente pétrolière, le Fonds de réserves pour les générations futures de la Guinée équatoriale ne disposerait que d’environ 95,2 millions de dollars, soit près de 57 milliards de FCFA. À l’échelle [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Par Thomas René pour Globe infos « le monde décrypté depuis le Gabon » </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>À Malabo, le chiffre tient en quelques lignes. Après vingt-quatre années de rente pétrolière, le Fonds de réserves pour les générations futures de la Guinée équatoriale ne disposerait que d’environ 95,2 millions de dollars, soit près de 57 milliards de FCFA. À l’échelle des fonds souverains africains, cela représente seulement 0,05 % de leurs actifs, selon la Banque africaine de développement (BAD).<img class="alignnone size-medium wp-image-22828"  alt="" width="300" height="222" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_COM_202608210848153521-300x222.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_COM_202608210848153521-300x222.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_COM_202608210848153521-80x60.jpg 80w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_COM_202608210848153521.jpg 476w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le contraste est brutal. La Guinée équatoriale a longtemps incarné l’un des grands paris pétroliers d’Afrique centrale. Ses hydrocarbures ont transformé le visage de Malabo et financé d’importants investissements publics. Pourtant, lorsque vient le moment de regarder ce qui a été réellement mis de côté pour l’après-pétrole, le bilan apparaît beaucoup plus modeste.</p>
<p style="text-align: justify;">Le problème n’est donc pas seulement celui d’un fonds peu capitalisé. Il touche à la manière dont un État transforme une richesse temporaire en patrimoine durable.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un fonds créé pour préparer l’après-pétrole</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La logique était pourtant claire.</p>
<p style="text-align: justify;">Créé en 2002, le Fonds de réserves pour les générations futures devait permettre à la Guinée équatoriale d’épargner une partie de ses revenus issus des ressources naturelles. L’objectif répondait à une règle élémentaire de politique économique : le pétrole finit par décliner, alors que les besoins d’un pays demeurent.</p>
<p style="text-align: justify;">Un fonds souverain peut précisément servir à cela. Il transforme une partie de la rente tirée d’une ressource épuisable en actifs capables de produire des revenus dans la durée. Il peut aussi amortir les chocs budgétaires lorsque les cours baissent ou lorsque la production recule.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais, dans le cas équato-guinéen, cette mécanique n’a pas produit l’accumulation attendue.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans son rapport pays 2026 consacré à la Guinée équatoriale, la BAD estime à 95,2 millions de dollars les actifs du fonds. L’institution indique également que la rente pétrolière ne l’alimente qu’à hauteur de 0,5 %. Surtout, elle situe son poids à seulement 0,05 % des actifs des fonds souverains africains.</p>
<p style="text-align: justify;">Autrement dit, le problème n’est pas uniquement la taille du portefeuille. C’est l’écart entre l’importance historique de la rente pétrolière et la faiblesse de l’épargne constituée pour l’avenir.<img class="alignnone size-medium wp-image-22827"  alt="" width="300" height="278" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_COM_202608210848151710-300x278.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_COM_202608210848151710-300x278.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_COM_202608210848151710-453x420.jpg 453w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_COM_202608210848151710.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le pétrole a financé le présent</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pendant des années, les hydrocarbures ont occupé une place centrale dans l’économie équato-guinéenne.</p>
<p style="text-align: justify;">La rente a permis de financer des infrastructures et de soutenir une transformation spectaculaire du pays. Mais une infrastructure, aussi utile soit-elle, ne joue pas exactement le même rôle qu’un portefeuille financier destiné à produire des revenus sur plusieurs décennies.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est là que se trouve le cœur du problème.</p>
<p style="text-align: justify;">Le pétrole a généré des ressources considérables. Une partie a servi à financer le développement du pays. Mais l’épargne financière destinée à prendre le relais lorsque les puits vieilliraient n’a pas atteint une masse critique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La distinction est essentielle.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La richesse a été produite. Elle n’a pas été suffisamment transformée en patrimoine financier transmissible.</p>
<p style="text-align: justify;">Or c’est précisément la vocation d’un fonds pour les générations futures.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><em><strong>Le déclin pétrolier rend aujourd’hui la facture plus visible</strong></em></span></p>
<p style="text-align: justify;">Le calendrier économique ne joue plus en faveur de Malabo.</p>
<p style="text-align: justify;">La BAD constate un recul de la production pétrolière, sous l’effet notamment du vieillissement des gisements, des arrêts temporaires et de l’absence de nouveaux champs suffisamment importants pour inverser durablement la tendance.</p>
<p style="text-align: justify;">Le choc se mesure déjà dans les chiffres.</p>
<p style="text-align: justify;">En 2025, le PIB équato-guinéen s’est contracté de 6 %, tandis que la production pétrolière a chuté de 16,8 %, selon les données de la BAD. Le secteur non pétrolier a certes progressé de 2,3 %, mais cette amélioration reste insuffisante pour compenser la contraction du secteur des hydrocarbures.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour 2026, la BAD prévoit encore une contraction de 1,7 % du PIB. Elle anticipe ensuite une baisse de 1,4 % en 2027.</p>
<p style="text-align: justify;">Le temps où la croissance pétrolière pouvait masquer les fragilités structurelles s’éloigne donc rapidement.</p>
<p style="text-align: justify;">Le fonds devait être le parachute de l’après-pétrole. Le problème est qu’au moment où les puits commencent à perdre de leur rendement, le parachute reste de petite taille.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #3366ff;"><strong>La question qui dérange : où est passée l’épargne ?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Cette situation renvoie inévitablement à la gouvernance des ressources publiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut cependant éviter une conclusion trop facile. Dire que le fonds est faiblement capitalisé ne signifie pas que toute la rente pétrolière aurait dû être placée sur des marchés financiers. Un État producteur doit aussi investir dans ses infrastructures, son capital humain, ses services publics et la diversification de son économie.</p>
<p style="text-align: justify;">Le véritable sujet est ailleurs : quelle part de la rente a été sanctuarisée pour l’avenir et selon quelles règles ?</p>
<p style="text-align: justify;">Sur ce terrain, la transparence constitue un enjeu majeur.</p>
<p style="text-align: justify;">La Carnegie Endowment for International Peace a régulièrement souligné les risques de gouvernance associés aux fonds souverains peu transparents, notamment lorsque les informations sur leurs actifs, leurs investissements et leurs performances restent difficiles d’accès.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans règles publiques, audits indépendants et mécanismes de contrôle crédibles, un fonds souverain peut perdre une partie de sa fonction économique. Il devient difficile de vérifier combien il possède, comment son portefeuille évolue et dans quelle mesure il remplit effectivement sa mission intergénérationnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;épargne publique ne vaut pas seulement par son montant. Elle vaut aussi par la confiance qu&rsquo;elle inspire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le contraste avec le Gabon est révélateur</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La comparaison régionale permet de mesurer l’ampleur du décrochage.</p>
<p style="text-align: justify;">Au Gabon, le Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS) affiche une capacité d’intervention et un portefeuille d’actifs d’une autre dimension. Les données disponibles pour 2024 situent ses actifs autour de 1 082 milliards de FCFA.</p>
<p style="text-align: justify;">La comparaison ne signifie évidemment pas que les deux fonds poursuivent exactement les mêmes objectifs ni qu’ils évoluent dans des contextes identiques. Elle permet néanmoins d’observer une différence de trajectoire.</p>
<p style="text-align: justify;">D’un côté, un fonds équato-guinéen qui reste évalué à environ 57 milliards de FCFA après vingt-quatre ans. De l’autre, un véhicule gabonais qui a progressivement développé des investissements dans plusieurs secteurs de l’économie.</p>
<p style="text-align: justify;">Le contraste est suffisamment important pour poser une question simple : quelles règles permettent réellement à une rente extractive de devenir un actif durable ?</p>
<p style="text-align: justify;">C’est cette question, plus que la compétition entre États, qui devrait intéresser l’Afrique centrale.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’après-pétrole ne se décrète pas</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La Guinée équatoriale n’est pas seule face à ce défi.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans toute l’Afrique productrice d’hydrocarbures, la question revient avec insistance : comment utiliser une rente appelée à diminuer pour construire une économie capable de lui survivre ?</p>
<p style="text-align: justify;">Le danger consiste à confondre diversification et multiplication de projets.</p>
<p style="text-align: justify;">Construire davantage ne suffit pas. Créer de nouveaux instruments financiers ne suffit pas davantage. L’enjeu consiste à mettre en place une chaîne cohérente : recettes publiques, épargne, investissement productif, contrôle et rendement.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur ce terrain, la Guinée équatoriale travaille notamment à la mise en place d’un Compte unique du Trésor. Le dispositif doit permettre de centraliser les ressources publiques et d’améliorer la gestion de la trésorerie de l’État. Sa mise en œuvre est annoncée pour le premier trimestre 2027.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette réforme peut constituer un tournant. Mais elle ne produira ses effets que si elle s’accompagne d’une discipline budgétaire et d’une transparence renforcée.</p>
<p style="text-align: justify;">Centraliser les comptes est une chose. Construire une véritable culture de l’épargne publique en est une autre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le véritable coût de vingt-quatre années de rente</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le chiffre de 57 milliards de FCFA peut donc être lu de deux façons.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour un pays de cette taille, il représente une réserve financière réelle. Mais rapporté aux vingt-quatre années écoulées et à la puissance de la rente pétrolière qui a transformé l’économie nationale, il révèle surtout la faiblesse de l’accumulation.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est cette disproportion qui donne au chiffre sa portée politique.</p>
<p style="text-align: justify;">La question n’est plus de savoir si la Guinée équatoriale a été riche. Elle l’a été.</p>
<p style="text-align: justify;">La question est de savoir ce qu’elle a conservé de cette richesse pour le jour où le pétrole ne suffirait plus.</p>
<p style="text-align: justify;">La réponse fournie par le montant du fonds souverain n’est guère rassurante.</p>
<p style="text-align: justify;">La BAD prévoit encore une contraction de l’économie en 2026 et 2027. Dans le même temps, les gisements vieillissent et les marges budgétaires se réduisent. Le pays dispose donc de moins en moins de temps pour transformer sa rente résiduelle en nouveaux moteurs de croissance.</p>
<p style="text-align: justify;">L’enjeu dépasse finalement les 57 milliards.</p>
<p style="text-align: justify;">Il concerne la capacité d’un État à apprendre avant que la contrainte ne l’y oblige.</p>
<p style="text-align: justify;">Le pétrole peut enrichir une génération. Seule une stratégie d’épargne et d’investissement rigoureuse peut enrichir celles qui viennent après.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Malabo, le temps du bilan est arrivé. Et il est sévère : vingt-quatre ans après la création de son fonds pour les générations futures, l’épargne accumulée paraît bien trop faible pour constituer le rempart dont l’économie aura besoin lorsque la rente pétrolière aura véritablement décliné.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>Thomas René pour Globe Infos</strong></span></p>
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		<item>
		<title>Uranium nigérien : Tiani recycle un vieux dossier pour solder ses comptes avec Paris</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2026 15:22:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[INTERNATIONAL]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>TRIBUNE / Analyse : En accusant la France d’avoir envoyé de l’uranium vers la Russie, Abdourahamane Tiani s’appuie sur une coopération Orano-Rosatom bien réelle. Cependant, cette relation industrielle remonte à plusieurs années. Les dernières expéditions évoquées par Orano datent de septembre 2022, avant le coup d’État de juillet 2023. Le véritable enjeu consiste donc à [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>TRIBUNE / Analyse : En accusant la France d’avoir envoyé de l’uranium vers la Russie, Abdourahamane Tiani s’appuie sur une coopération Orano-Rosatom bien réelle. Cependant, cette relation industrielle remonte à plusieurs années. Les dernières expéditions évoquées par Orano datent de septembre 2022, avant le coup d’État de juillet 2023. Le véritable enjeu consiste donc à comprendre comment un ancien dossier industriel est devenu une arme politique dans la bataille pour le contrôle de l’uranium nigérien.<img class="alignnone size-medium wp-image-22816"  alt="" width="300" height="192" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260820-135346-300x192.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260820-135346-300x192.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260820-135346-1024x655.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260820-135346-768x491.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260820-135346-656x420.jpg 656w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260820-135346-696x445.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260820-135346-1068x683.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260820-135346-600x384.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260820-135346.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Par Thomas René pour Globe Infos</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Il faut parfois revenir aux dates pour comprendre les querelles d’aujourd’hui.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le bras de fer qui oppose désormais Niamey à Paris, l’uranium représente bien davantage qu’une ressource minière. Cette matière concentre une partie de l’histoire franco-nigérienne. Elle renvoie à plusieurs décennies de coopération nucléaire, à la présence d’Orano au Niger et aux critiques sur le partage de la valeur issue de l’exploitation minière.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis le coup d’État de juillet 2023, la ressource est également devenue un symbole de souveraineté pour les nouvelles autorités nigériennes. Dès lors, chaque controverse autour de l’uranium dépasse largement le cadre industriel.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est dans ce contexte qu’Abdourahamane Tiani a relancé, fin juillet 2026, une accusation spectaculaire. Selon le président nigérien, la France aurait envoyé discrètement de l’uranium vers la Russie afin de le faire retraiter.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>La formule frappe les esprits.</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, avant de tirer une conclusion politique, une question essentielle s’impose : de quel uranium parle-t-on, de quelle opération et surtout de quelle période ?</p>
<p style="text-align: justify;">Car les éléments disponibles racontent une histoire beaucoup plus complexe.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Une coopération Orano-Rosatom bien réelle, mais ancienne</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Orano ne nie pas avoir entretenu des relations commerciales avec l’industrie nucléaire russe. Au contraire, le groupe français a reconnu une coopération avec Rosatom portant sur de l’uranium recyclé.</p>
<p style="text-align: justify;">Le point déterminant reste toutefois la chronologie.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette coopération avait commencé avant la guerre en Ukraine. Orano indique que les dernières expéditions liées au contrat évoqué remontent à septembre 2022.</p>
<p style="text-align: justify;">La date mérite donc une attention particulière : septembre 2022 se situe près d’un an avant le coup d’État de juillet 2023.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette précision modifie considérablement la lecture politique du dossier. Une coopération industrielle franco-russe peut évidemment susciter des interrogations. Elle peut également alimenter un débat sur les choix industriels de la France, notamment dans le contexte géopolitique actuel.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, cette relation ancienne ne permet pas, à elle seule, d’affirmer qu’une opération française récente aurait consisté à expédier de l’uranium nigérien vers la Russie.</p>
<p style="text-align: justify;">Un fait industriel ancien ne devient pas automatiquement une opération contemporaine parce qu’un pouvoir politique le réintroduit dans une controverse nouvelle.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Le récit de Tiani mélange plusieurs temporalités</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">L’argument du président nigérien ne repose donc pas nécessairement sur une invention totale. L’existence d’une relation entre Orano et Rosatom constitue bien un fait documenté.</p>
<p style="text-align: justify;">La difficulté apparaît plutôt lorsque plusieurs dossiers distincts se rapprochent jusqu’à donner l’impression d’une seule affaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut notamment distinguer l’uranium recyclé, les matières issues du cycle nucléaire et le yellowcake nigérien extrait puis stocké à Arlit. Ces réalités industrielles ne sont pas interchangeables.</p>
<p style="text-align: justify;">De la même manière, une opération commerciale conclue avant 2023 ne peut pas être assimilée, sans preuve supplémentaire, à une opération engagée après la rupture politique entre Niamey et Paris.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette distinction peut sembler technique. Elle demeure pourtant fondamentale pour comprendre le débat.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans cette précision, le lecteur pourrait croire que l’uranium extrait au Niger aurait directement quitté Arlit pour rejoindre la Russie dans le cadre d’une opération française actuelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Or les éléments publics disponibles ne permettent pas d’établir une telle conclusion.</p>
<p style="text-align: justify;">La bataille politique commence précisément là où les chronologies se mélangent.<img class="alignnone size-medium wp-image-22823"  alt="" width="257" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260820-155411-257x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260820-155411-257x300.jpg 257w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260820-155411-877x1024.jpg 877w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260820-155411-768x897.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260820-155411-360x420.jpg 360w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260820-155411-696x813.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260820-155411-1068x1247.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260820-155411-600x701.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260820-155411.jpg 1079w" sizes="auto, (max-width: 257px) 100vw, 257px" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Le passé français au Niger ne peut pas être effacé</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour autant, réduire les accusations de Niamey à une simple manipulation politique serait tout aussi contestable.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Niger possède une longue histoire minière avec la France. Depuis le développement industriel de l’uranium dans le pays, les entreprises françaises occupent une place centrale dans cette filière.</p>
<p style="text-align: justify;">Orano, héritier d’Areva, a ainsi joué un rôle majeur dans l’exploitation de l’uranium nigérien.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette présence a généré des investissements, des emplois, des compétences et des recettes pour l’État. Elle a également contribué pendant des décennies à l’approvisionnement de la filière nucléaire française.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, le bilan ne se résume pas à ces éléments.</p>
<p style="text-align: justify;">Au fil des années, la relation franco-nigérienne a également nourri des interrogations sur la répartition de la valeur, les conditions d’exploitation, l’impact environnemental et le niveau de transformation locale.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces questions restent parfaitement légitimes.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Niger peut donc demander des comptes sur son passé minier. Il peut examiner les anciens contrats et interroger les mécanismes de fixation des prix. De même, les autorités peuvent mesurer la part de valeur réellement captée par l’économie nationale.</p>
<p style="text-align: justify;">Une démocratie responsable ne devrait d’ailleurs avoir aucune difficulté à ouvrir ce type de débat.</p>
<p style="text-align: justify;">La critique de l’ancien partenaire devient toutefois plus solide lorsqu’elle repose sur des faits précisément datés, des contrats accessibles et des chiffres vérifiables.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Le véritable dossier russe concerne Arlit</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">C’est précisément ici qu’il faut introduire un deuxième dossier, beaucoup plus directement lié à la période postérieure au coup d’État.</p>
<p style="text-align: justify;">En 2025, plusieurs informations ont fait état d’un projet portant sur environ 1 000 tonnes de yellowcake stockées à Arlit et susceptibles d’être vendues à la Russie.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette affaire diffère nettement de l’ancien contrat Orano-Rosatom.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle concerne du yellowcake nigérien. Elle intervient dans un contexte de rupture entre Niamey et Paris. Elle touche aux stocks de la SOMAÏR et s’inscrit dans la nouvelle stratégie minière des autorités nigériennes.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon les informations rapportées à l’époque, Orano avait affirmé avoir appris par les médias qu’un chargement d’uranium avait quitté le site d’Arlit. Le groupe avait également indiqué ne pas être à l’origine de cette opération.</p>
<p style="text-align: justify;">Par la suite, la presse internationale a rapporté le transfert d’un chargement d’environ 1 000 tonnes vers Niamey. Celui-ci se serait retrouvé bloqué dans la capitale.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà le véritable dossier contemporain.</p>
<p style="text-align: justify;">Il n’a donc nul besoin d’être fusionné avec l’ancien contrat Orano-Rosatom pour présenter un intérêt géopolitique.</p>
<p style="text-align: justify;">Au contraire, séparer les deux affaires permet de mieux comprendre le basculement du Niger vers de nouveaux partenaires.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Deux dossiers, deux matières, deux périodes</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Le rapprochement entre les deux affaires constitue précisément le principal risque du débat actuel.</p>
<p style="text-align: justify;">D’un côté, le dossier Orano-Rosatom renvoie à une coopération industrielle franco-russe engagée avant 2023. Cette relation portait sur de l’uranium recyclé et les dernières expéditions évoquées par Orano remontent à 2022.</p>
<p style="text-align: justify;">De l’autre, le dossier Arlit-Russie concerne un stock d’environ 1 000 tonnes de yellowcake nigérien. Cette affaire apparaît dans le contexte politique créé après le coup d’État et la rupture avec la France.</p>
<p style="text-align: justify;">Les deux dossiers peuvent naturellement être rapprochés pour analyser le nouveau paysage géopolitique du Niger. En revanche, les présenter comme une seule opération affaiblit l’analyse.</p>
<p style="text-align: justify;">La question essentielle n’est donc pas de savoir si la Russie apparaît dans l’histoire récente de l’uranium nigérien. Elle y apparaît désormais clairement.</p>
<p style="text-align: justify;">Le véritable enjeu consiste à déterminer qui contrôle la ressource, qui négocie les contrats et surtout qui capte la valeur créée par son exploitation.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Paris perd du terrain, mais Moscou ne doit pas écrire le nouveau récit</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Une réalité politique s’impose désormais à Paris : le Niger ne veut plus accepter automatiquement les anciennes règles du partenariat franco-nigérien.</p>
<p style="text-align: justify;">La France peut le regretter. Les entreprises françaises peuvent en subir les conséquences. Néanmoins, la souveraineté nigérienne ne saurait dépendre du maintien de la présence française.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour autant, une autre réalité mérite la même attention : la fin de l’influence française ne signifie pas automatiquement la naissance d’une souveraineté économique accomplie.</p>
<p style="text-align: justify;">Si Orano devait céder définitivement la place à Rosatom, à une entreprise chinoise ou à un autre partenaire international, Niamey devrait poser aux nouveaux acteurs exactement les mêmes questions qu’aux anciens.</p>
<p style="text-align: justify;">Quels investissements ?</p>
<p style="text-align: justify;">Quels emplois ?</p>
<p style="text-align: justify;">Quels transferts de compétences ?</p>
<p style="text-align: justify;">Quels impôts ?</p>
<p style="text-align: justify;">Quels dividendes ?</p>
<p style="text-align: justify;">Quelle transformation locale ?</p>
<p style="text-align: justify;">Quelle transparence contractuelle ?</p>
<p style="text-align: justify;">Surtout, quelle part de la richesse minière revient réellement aux Nigériens ?</p>
<p style="text-align: justify;">La souveraineté ne consiste pas simplement à remplacer un partenaire étranger par un autre.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle consiste à empêcher qu’un partenaire extérieur, quel qu’il soit, puisse décider seul de la valeur d’une ressource nationale.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>La Russie devra subir le même examen que la France</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">C’est ici que le nouveau récit de Niamey mérite d’être soumis à la même exigence critique que l’ancien partenariat français.</p>
<p style="text-align: justify;">Le pouvoir nigérien veut tourner la page française. C’est son droit.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, si la Russie devient progressivement un partenaire majeur dans la nouvelle équation uranifère, elle devra répondre aux mêmes exigences de transparence.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi la coopération avec Moscou deviendrait-elle automatiquement synonyme de souveraineté alors que celle avec Paris serait nécessairement synonyme de dépendance ?</p>
<p style="text-align: justify;">Cette question ne vise pas à défendre mécaniquement la France. Elle vise plutôt à appliquer le même critère à tous les partenaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Une puissance étrangère ne devient pas vertueuse simplement parce qu’elle remplace une autre puissance étrangère.</p>
<p style="text-align: justify;">De même, un contrat ne devient pas souverain parce qu’il est signé avec Moscou plutôt qu’avec Paris.</p>
<p style="text-align: justify;">La souveraineté se mesure aux résultats économiques, pas à la nationalité du partenaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Paris doit aussi regarder son propre bilan</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Il serait toutefois trop confortable, pour la France, de répondre aux accusations de Niamey uniquement par la chronologie.</p>
<p style="text-align: justify;">Paris possède également une responsabilité historique dans cette relation.</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant des décennies, l’uranium nigérien a contribué à l’approvisionnement de la filière nucléaire française. Orano a développé une expertise considérable au Niger. Cette présence a aussi généré des emplois, des investissements et des compétences.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces éléments positifs ne suffisent pourtant pas à clore le débat.</p>
<p style="text-align: justify;">Une relation peut produire des bénéfices des deux côtés tout en restant déséquilibrée. Cette nuance paraît essentielle pour comprendre l’histoire franco-nigérienne sans tomber dans la caricature.</p>
<p style="text-align: justify;">Niamey peut donc demander davantage de transparence. Paris, de son côté, peut défendre ses intérêts industriels et rappeler les investissements réalisés.</p>
<p style="text-align: justify;">Les deux positions peuvent coexister.</p>
<p style="text-align: justify;">En revanche, chaque camp perd en crédibilité lorsqu’il transforme son propre récit en vérité exclusive.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Le véritable test pour Tiani se trouve dans les comptes</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Le pouvoir nigérien a réussi à faire de l’uranium un puissant symbole de souveraineté.</p>
<p style="text-align: justify;">Il doit maintenant démontrer que cette souveraineté produit des résultats concrets.</p>
<p style="text-align: justify;">Le citoyen nigérien n’a pas seulement besoin de savoir si l’uranium appartient symboliquement à Paris, Moscou ou Niamey.</p>
<p style="text-align: justify;">Il veut connaître les revenus générés par cette ressource. Il veut accéder aux contrats. Il veut savoir qui achète, à quel prix et avec quelles garanties.</p>
<p style="text-align: justify;">Surtout, il veut mesurer la part de cette richesse qui finance réellement le développement national.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà le véritable examen du nouveau modèle nigérien.</p>
<p style="text-align: justify;">La souveraineté se vérifiera dans les comptes publics, les investissements, les infrastructures, les emplois et la transformation locale.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle ne se mesurera ni aux déclarations télévisées ni aux slogans de rupture.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Déshabiller Jean pour habiller Paul ?</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">C’est finalement le principal risque auquel Niamey doit prendre garde.</p>
<p style="text-align: justify;">Si l’ancien partenariat français devient systématiquement synonyme de dépendance tandis que le nouveau partenariat russe devient, par principe, un instrument de libération, le Niger pourrait confondre changement d’alliance et transformation économique.</p>
<p style="text-align: justify;">Or une tonne d’uranium ne devient pas plus rentable parce qu’elle quitte la France pour la Russie.</p>
<p style="text-align: justify;">De même, un contrat ne devient pas plus souverain parce qu’il change de signataire étranger.</p>
<p style="text-align: justify;">Une dépendance ne disparaît pas simplement parce que le partenaire change de capitale.</p>
<p style="text-align: justify;">Déshabiller Jean pour habiller Paul n’est pas une révolution économique. C’est seulement un changement de vestiaire.</p>
<p style="text-align: justify;">La véritable rupture serait beaucoup plus exigeante.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle consisterait à conserver au Niger une part supérieure de la valeur produite, à développer les compétences nationales, à renforcer la transformation industrielle, à publier les contrats et à rendre chaque flux financier vérifiable.</p>
<p style="text-align: justify;">À cette condition seulement, la souveraineté cessera d’être un récit politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle deviendra une politique économique.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Solder les comptes sans solder les faits</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">C’est finalement là que le vieux dossier Orano-Rosatom doit retrouver sa juste place.</p>
<p style="text-align: justify;">Il mérite d’être examiné. Il mérite d’être documenté. Il mérite même de nourrir le débat sur les choix industriels français et sur l’histoire de la coopération nucléaire entre la France et la Russie.</p>
<p style="text-align: justify;">En revanche, il ne peut pas servir, sans preuve supplémentaire, de démonstration d’une opération contemporaine portant sur l’uranium nigérien.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Niger a parfaitement le droit de solder ses comptes avec la France. Il doit même pouvoir le faire publiquement, avec les contrats, les chiffres et les archives.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais s’il veut construire une souveraineté durable, il devra aller plus loin : solder les comptes sans solder les faits.</p>
<p style="text-align: justify;">Car l’enjeu dépasse désormais le duel entre Niamey et Paris.</p>
<p style="text-align: justify;">Il concerne la capacité du Niger à transformer une ressource stratégique en richesse nationale durable.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur ce terrain, la meilleure réponse aux anciennes dépendances ne sera pas une nouvelle dépendance.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce sera la transparence.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><em>Thomas René pour Globe Infos Le monde décrypté depuis le Gabon</em></span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Guerre en Ukraine : Moscou frappée par une vague massive de drones, la guerre se rapproche du cœur russe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 23:14:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[INTERNATIONAL]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Globe Infos « Le monde décrypté depuis le Gabon »  La nuit tombe sur Moscou, mais le ciel de la capitale russe reste sous tension. Dans la nuit du samedi 15 au dimanche 16 août 2026, une vaste vague de drones ukrainiens a visé la région moscovite. Le maire Sergueï Sobianine affirme que 600 appareils se dirigeaient [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Globe Infos « Le monde décrypté depuis le Gabon » </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La nuit tombe sur Moscou, mais le ciel de la capitale russe reste sous tension. Dans la nuit du samedi 15 au dimanche 16 août 2026, une vaste vague de drones ukrainiens a visé la région moscovite. Le maire Sergueï Sobianine affirme que 600 appareils se dirigeaient vers la capitale. Selon son bilan, 201 ont été abattus dans la région entourant directement Moscou. Au moins trois personnes ont été blessées.<img class="alignnone size-medium wp-image-22770"  alt="" width="300" height="202" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260818-001309-1-300x202.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260818-001309-1-300x202.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260818-001309-1-1024x689.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260818-001309-1-768x517.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260818-001309-1-624x420.jpg 624w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260818-001309-1-696x469.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260818-001309-1-1068x719.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260818-001309-1-600x404.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260818-001309-1.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’ampleur annoncée de l’attaque illustre une évolution du conflit. Depuis le début de l’invasion russe à grande échelle, en février 2022, Moscou a été moins exposée que les régions russes proches de l’Ukraine.<br />
Ces derniers mois, toutefois, les attaques ukrainiennes à longue portée se multiplient. Elles cherchent à porter la guerre au-delà de la ligne de front et à atteindre des zones considérées comme plus éloignées des combats.</p>
<p style="text-align: justify;">Une attaque d’une ampleur inhabituelle contre Moscou</p>
<p style="text-align: justify;">Sergueï Sobianine a annoncé l’attaque sur la messagerie russe Max. D’après le maire, les autorités ont identifié environ 600 drones se dirigeant vers Moscou durant la nuit. Les défenses russes en auraient détruit 201 dans la zone entourant directement la capitale.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces chiffres proviennent des autorités russes. Ils ne permettent pas, à eux seuls, de vérifier de manière indépendante le nombre total de drones lancés ni l’ensemble des interceptions revendiquées.</p>
<p style="text-align: justify;">Le bilan humain communiqué par le maire reste limité à trois blessés à Moscou. L’attaque n’en demeure pas moins significative par son volume annoncé. Elle intervient surtout dans un contexte où Kiev développe ses capacités de frappe à distance contre le territoire russe.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les autorités ukrainiennes, ces opérations s’inscrivent dans une stratégie destinée à réduire la capacité de la Russie à conduire la guerre. Moscou, de son côté, présente régulièrement ces attaques comme des actions visant des zones civiles et dénonce une escalade.</p>
<p style="text-align: justify;">Moscou n’est plus totalement à l’écart du conflit</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant une grande partie de la guerre, la capitale russe a vécu à distance du front. Les régions de Belgorod, Koursk et Rostov ont davantage subi les conséquences directes des frappes et des incursions.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette relative protection s’est toutefois érodée. Les drones ukrainiens ont progressivement atteint des infrastructures et des espaces situés loin des zones de combat. Moscou apparaît désormais plus régulièrement dans les alertes aériennes.</p>
<p style="text-align: justify;">La portée de cette évolution dépasse le seul bilan militaire. Une attaque massive contre la capitale russe possède également une dimension politique et psychologique. Elle rappelle à la population que la guerre ne se déroule plus uniquement à plusieurs centaines de kilomètres.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut néanmoins éviter toute conclusion excessive. Une frappe de drones contre Moscou ne signifie pas que l’Ukraine dispose d’une capacité permettant de neutraliser la puissance militaire russe. Elle montre plutôt que Kiev peut maintenir une pression à longue distance malgré les contraintes opérationnelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Kiev frappée à son tour</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant que Moscou faisait face à la vague de drones, Kiev subissait une nouvelle attaque. Selon le maire de la capitale ukrainienne, Vitali Klitschko, des missiles balistiques ont visé la ville durant la même nuit.</p>
<p style="text-align: justify;">L’administration militaire de Kiev a recensé trois blessés. Les secours ont également signalé un important incendie dans un marché.</p>
<p style="text-align: justify;">Le contraste entre les deux capitales résume la dynamique actuelle du conflit. Les frappes russes continuent de viser l’Ukraine, tandis que Kiev cherche à frapper plus profondément le territoire russe.</p>
<p style="text-align: justify;">Les deux camps disposent toutefois de capacités différentes. La Russie conserve un important arsenal de missiles et de drones. L’Ukraine mise davantage sur des frappes ciblées et des systèmes de longue portée développés ou adaptés pour atteindre des objectifs situés en Russie.</p>
<p style="text-align: justify;">Au moins 16 morts selon le bilan rapporté par TF1 Info</p>
<p style="text-align: justify;">La nuit du 15 au 16 août a également été meurtrière dans plusieurs zones. TF1 Info, citant les autorités locales et l’AFP, rapporte au moins 16 morts dans les frappes de drones et de missiles en Russie et en Ukraine.<br />
Dans la région de Rostov, dans le sud de la Russie, le gouverneur Iouri Slousar a fait état de cinq morts dans une zone résidentielle. Trois autres personnes ont été tuées dans les régions de Belgorod, Koursk et Moscou, selon les autorités citées.<br />
Trois autres décès ont été signalés dans des territoires ukrainiens occupés par la Russie. Ces bilans, établis à partir de déclarations officielles, peuvent évoluer et restent difficiles à vérifier indépendamment dans les zones directement touchées par les combats.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette prudence s’impose dans un conflit où les deux parties communiquent régulièrement des chiffres différents. Les bilans humains doivent donc être considérés comme des données déclarées, tant qu’une vérification indépendante n’est pas possible.</p>
<p style="text-align: justify;">Les civils paient un prix toujours plus lourd</p>
<p style="text-align: justify;">L’attaque intervient alors que les Nations unies constatent une forte dégradation de la situation des civils. Selon un rapport de la Mission de surveillance des droits de l’Homme des Nations unies en Ukraine cité par TF1 Info, le mois précédent a été le plus meurtrier pour les civils depuis mai 2022.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rapport fait état de 437 morts et 2 610 blessés. La capitale ukrainienne figure parmi les zones les plus touchées. Au moins 54 personnes y auraient été tuées et 202 blessées sur la période considérée.</p>
<p style="text-align: justify;">Début août, une série de frappes sur Kiev et sa région avait déjà causé au moins 17 morts. TF1 Info rapporte que les défenses ukrainiennes n’avaient alors pas réussi à intercepter les missiles russes engagés dans cette attaque.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces chiffres donnent une autre lecture de la guerre. Derrière les capacités militaires, les drones et les missiles, le conflit continue de produire une facture humaine croissante. Les civils restent exposés à une confrontation dont les frappes s’étendent géographiquement.</p>
<p style="text-align: justify;">Une guerre qui s’installe dans la profondeur</p>
<p style="text-align: justify;">Quatre ans et demi après le début de l’invasion russe à grande échelle, le conflit entre dans une phase où la profondeur stratégique compte davantage. La ligne de front demeure essentielle. Mais les deux camps cherchent aussi à perturber les infrastructures, les capacités logistiques et les moyens militaires de leur adversaire loin des combats terrestres.</p>
<p style="text-align: justify;">L’attaque contre Moscou s’inscrit dans cette logique. Son volume annoncé attire l’attention parce qu’il touche directement la capitale russe. Pourtant, son importance militaire devra être évaluée à partir d’éléments plus précis : les cibles réellement atteintes, les dommages causés, les pertes de systèmes de défense et les capacités mobilisées pour l’attaque.<br />
Le même raisonnement vaut pour les frappes russes contre Kiev. Leur impact ne se mesure pas uniquement au nombre de missiles tirés. Il dépend aussi des objectifs visés, des interceptions ukrainiennes et des conséquences sur les infrastructures et la population.</p>
<p style="text-align: justify;">La guerre se joue donc désormais sur plusieurs distances. Le front terrestre reste le théâtre principal des opérations. Mais le ciel des capitales rappelle que la séparation entre l’arrière et la zone de combat devient de plus en plus fragile.</p>
<p style="text-align: justify;">Moscou et Kiev face à une nouvelle réalité</p>
<p style="text-align: justify;">L’attaque du 16 août ne permet pas, à elle seule, de prédire une nouvelle étape du conflit. Elle révèle cependant une tendance claire : les frappes à longue portée occupent une place croissante dans la confrontation.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Moscou, la priorité reste la protection du territoire russe et de ses infrastructures stratégiques. Pour Kiev, la capacité à atteindre des objectifs éloignés constitue un levier pour exercer une pression sur la Russie.</p>
<p style="text-align: justify;">La multiplication des attaques pose surtout une question politique et humaine. Plus la guerre s’étend dans la profondeur, plus le risque augmente de voir les populations civiles directement confrontées à ses conséquences.</p>
<p style="text-align: justify;">À Moscou comme à Kiev, la guerre n’est donc plus seulement une affaire de cartes militaires. Elle s’impose aussi dans le quotidien des habitants. Et chaque nouvelle vague de drones ou de missiles réduit un peu davantage la distance entre le front et les capitales.</p>
<p style="text-align: justify;">Thomas René pour Globe Infos</p>
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		<item>
		<title>Sonko, l&#8217;homme seul ? De la foule à la réalité politicienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Jul 2026 19:21:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[INTERNATIONAL]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par Thomas René  Tribune Globe Infos « le monde décrypté à partir du Gabon » Il y a deux ans encore, son nom suffisait à faire descendre des milliers de Sénégalais dans les rues de Dakar, Ziguinchor ou Kaolack. Ousmane Sonko incarnait alors la promesse d&#8217;une rupture politique sans précédent. Aujourd&#8217;hui, le décor a changé. Son mouvement [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Par Thomas René </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff0000;">Tribune</span> Globe Infos « le monde décrypté à partir du Gabon » <img class="alignnone size-medium wp-image-22574"  alt="" width="240" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/1785005543002-240x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/1785005543002-240x300.jpg 240w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/1785005543002-819x1024.jpg 819w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/1785005543002-768x960.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/1785005543002-336x420.jpg 336w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/1785005543002-696x870.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/1785005543002-1068x1335.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/1785005543002-600x750.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/1785005543002.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 240px) 100vw, 240px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il y a deux ans encore, son nom suffisait à faire descendre des milliers de Sénégalais dans les rues de Dakar, Ziguinchor ou Kaolack. Ousmane Sonko incarnait alors la promesse d&rsquo;une rupture politique sans précédent. Aujourd&rsquo;hui, le décor a changé. Son mouvement se fragilise tandis que le président Bassirou Diomaye Faye construit, pas à pas, son propre appareil politique.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cette évolution dépasse le cadre d&rsquo;un simple différend entre deux dirigeants. Elle révèle une recomposition profonde du pouvoir au Sénégal. Surtout, elle pose une question centrale : le fondateur du Pastef est-il en train de perdre le contrôle du mouvement qu&rsquo;il a porté jusqu&rsquo;au sommet de l&rsquo;État ?</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Une vague de départs qui accélère la crise</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Les chiffres donnent la mesure de la situation.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon Le Quotidien, repris notamment par Pulse.sn, plus de 700 responsables et militants, répartis dans les 46 départements du Sénégal, ont quitté la Jeunesse patriotique sénégalaise (JPS) en seulement quatre jours.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces démissions alimentent un nouveau mouvement baptisé « Jeunes patriotes pour la République ». Ses initiateurs parlent d&rsquo;une « Opération Phénix », présentée comme une nouvelle étape dans la recomposition du camp présidentiel.</p>
<p style="text-align: justify;">Surtout, cette dynamique ne se limite pas à Dakar. Elle s&rsquo;étend également à Fatick, Tambacounda, Kolda, la banlieue dakaroise ainsi qu&rsquo;à plusieurs sections de la diaspora sénégalaise installée en France.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Une contestation qui gagne les structures locales</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà du nombre, le profil des démissionnaires retient l&rsquo;attention.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, plusieurs coordonnateurs départementaux et responsables territoriaux figurent parmi les signataires des lettres de départ. Ces cadres constituaient jusqu&rsquo;ici l&rsquo;ossature militante de la JPS.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, cette vague intervient après plusieurs défections enregistrées depuis le 20 juillet. Seneweb et Senenews évoquent notamment les départs de ministres, de directeurs généraux d&rsquo;établissements publics ainsi que de responsables communaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Le cas du Dr El Hadji Mansour Diop a particulièrement marqué les observateurs. Le directeur général de l&rsquo;hôpital Aristide Le Dantec a adressé une lettre ouverte à Ousmane Sonko. Il y dénonce une gestion qu&rsquo;il qualifie de « clanique », selon les termes rapportés par la presse sénégalaise.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Une alliance politique qui s&rsquo;est progressivement fissurée</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, cette rupture semblait improbable il y a encore quelques mois.</p>
<p style="text-align: justify;">En 2024, Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye avaient conquis le pouvoir ensemble. Leur victoire reposait sur une même promesse : transformer durablement le système politique sénégalais.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, l&rsquo;exercice du pouvoir a rapidement fait apparaître des divergences.</p>
<p style="text-align: justify;">En mai 2026, Ousmane Sonko quitte la Primature avant d&rsquo;être élu président de l&rsquo;Assemblée nationale. Ce changement institutionnel constitue un premier tournant.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, la réforme constitutionnelle adoptée fin juin interdit désormais au président de la République d&rsquo;exercer simultanément la direction d&rsquo;un parti politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, début juillet, Bassirou Diomaye Faye annonce la création de sa propre formation politique, confiée à son entourage proche, notamment à Aminata Touré.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Diomaye Faye choisit l&rsquo;autonomie politique</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Ce samedi 25 juillet, la Coalition Diomaye Président tient son assemblée générale constitutive à Dakar.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;objectif est clair : transformer la coalition présidentielle en parti politique autonome.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, le chef de l&rsquo;État réduit progressivement sa dépendance envers le Pastef, dont Ousmane Sonko conserve pourtant la direction statutaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le même temps, les ralliements successifs renforcent progressivement le nouveau dispositif présidentiel.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette stratégie traduit une volonté de consolider une majorité durable sans dépendre exclusivement du parti historique.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>La bataille se joue désormais sur le terrain</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">La recomposition actuelle dépasse largement les états-majors politiques.</p>
<p style="text-align: justify;">En réalité, elle se déroule au niveau des communes, des départements et des structures de jeunesse. C&rsquo;est précisément là que se construit l&rsquo;influence électorale.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, plusieurs responsables locaux changent aujourd&rsquo;hui de camp.</p>
<p style="text-align: justify;">Par conséquent, le Pastef voit progressivement s&rsquo;affaiblir son maillage territorial, longtemps considéré comme l&rsquo;un de ses principaux atouts.</p>
<p style="text-align: justify;">À l&rsquo;inverse, le président Diomaye Faye renforce progressivement ses relais locaux.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>L&rsquo;ironie d&rsquo;un nom devenu symbole</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Un détail a particulièrement retenu l&rsquo;attention des médias sénégalais.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les responsables ayant rejoint le camp présidentiel figure un homonyme d&rsquo;Ousmane Sonko, ancien coordonnateur de la JPS à Mbour.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Cette coïncidence possède une forte portée symbolique.</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, elle montre que l&rsquo;identification entre le leader et son mouvement n&rsquo;est plus aussi automatique qu&rsquo;auparavant.</p>
<p style="text-align: justify;">Désormais, le débat ne porte plus uniquement sur les personnes. Il concerne également l&rsquo;héritage politique du projet patriotique lancé par le Pastef.</p>
<p style="text-align: justify;">Sonko conserve des positions importantes</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Pour autant, parler d&rsquo;un effondrement politique serait excessif.</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">D&rsquo;abord, Ousmane Sonko demeure président de l&rsquo;Assemblée nationale. Cette fonction lui confère un poids institutionnel considérable.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, le premier congrès du Pastef l&rsquo;a officiellement investi candidat à l&rsquo;élection présidentielle de 2029.</p>
<p style="text-align: justify;">De plus, plusieurs analystes estiment qu&rsquo;il conserve une base populaire solide, indépendante de l&rsquo;appareil militant.</p>
<p style="text-align: justify;">Autrement dit, son influence électorale ne se résume pas aux structures du parti.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Une parole plus rare mais toujours offensive</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Contrairement à certaines analyses, Ousmane Sonko n&rsquo;a pas disparu du débat public.</p>
<p style="text-align: justify;">À la mi-juillet, lors d&rsquo;un déplacement à Mbacké, il a publiquement mis en garde le président Bassirou Diomaye Faye ainsi que le Premier ministre Al Aminou Lo.</p>
<p style="text-align: justify;">Il leur a demandé de préserver l&rsquo;esprit des réformes engagées lorsqu&rsquo;il dirigeait le gouvernement.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, ce ne sont plus ses prises de parole qui interrogent les observateurs.</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est plutôt l&rsquo;érosion progressive de son réseau d&rsquo;intermédiaires locaux, longtemps considéré comme la force du Pastef.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Un nouveau rapport de force s&rsquo;installe</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Peu à peu, le paysage politique sénégalais change de visage.</p>
<p style="text-align: justify;">D&rsquo;un côté, Bassirou Diomaye Faye bâtit son propre appareil politique en attirant une partie des anciens cadres du Pastef.</p>
<p style="text-align: justify;">De l&rsquo;autre, Ousmane Sonko conserve la présidence de l&rsquo;Assemblée nationale ainsi que le contrôle statutaire de son parti.</p>
<p style="text-align: justify;">Néanmoins, la compétition se déplace désormais vers le terrain décisif : celui de l&rsquo;implantation locale et de la fidélité des militants.</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est précisément sur ce terrain que se jouera l&rsquo;équilibre des prochaines années.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>2029 comme juge de paix</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Au fond, la question dépasse les rivalités personnelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle consiste à savoir si un fondateur peut conserver l&rsquo;autorité politique sur un mouvement lorsque son appareil territorial choisit progressivement une autre direction.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>À ce stade, aucune réponse définitive ne s&rsquo;impose.</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">En revanche, une certitude apparaît : l&rsquo;image d&rsquo;un tandem indissociable entre Sonko et Diomaye appartient désormais au passé.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès lors, la présidentielle de 2029 s&rsquo;annonce comme le véritable arbitre de cette recomposition. Elle dira si le charisme d&rsquo;un homme peut encore l&#8217;emporter sur la puissance d&rsquo;une nouvelle organisation politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Globe Infos  » Le monde décrypté à partir du Gabon. »</p>
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		<title>OTAN : pourquoi Neptune Strike 26-3 fait de l&#8217;Arctique un nouveau front stratégique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 14:11:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[INTERNATIONAL]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par Thomas René pour Globe Infos, « Le monde décrypté à partir du Gabon » Tribune / Libreville, le 23 juillet 2026 Du 17 au 23 juillet 2026, l&#8217;OTAN mène Neptune Strike 26-3, la troisième itération de son principal exercice maritime de l&#8217;année. Cette fois, le théâtre des opérations n&#8217;est plus la Méditerranée. L&#8217;Alliance a [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Par Thomas René pour Globe Infos, « Le monde décrypté à partir du Gabon »<img class="alignnone size-medium wp-image-22566"  alt="" width="258" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260723-143926-258x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260723-143926-258x300.jpg 258w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260723-143926-882x1024.jpg 882w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260723-143926-768x892.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260723-143926-362x420.jpg 362w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260723-143926-696x808.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260723-143926-1068x1240.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260723-143926-600x697.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260723-143926.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 258px) 100vw, 258px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff0000;">Tribune / Libreville, le 23 juillet 2026</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Du 17 au 23 juillet 2026, l&rsquo;OTAN mène Neptune Strike 26-3, la troisième itération de son principal exercice maritime de l&rsquo;année. Cette fois, le théâtre des opérations n&rsquo;est plus la Méditerranée. L&rsquo;Alliance a choisi l&rsquo;Atlantique Nord et le Grand Nord, une région dont l&rsquo;importance stratégique ne cesse de croître.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le choix est loin d&rsquo;être anodin. Un porte-avions britannique commande une force multinationale au large du cercle polaire. Un groupe amphibie espagnol évolue à ses côtés. Au total, quatorze pays alliés prennent part aux manœuvres, dont les cinq États nordiques réunis pour la première fois dans ce format opérationnel.</p>
<p style="text-align: justify;">Officiellement, il s&rsquo;agit d&rsquo;un exercice défensif planifié de longue date. Pourtant, son implantation dans l&rsquo;Arctique soulève une question majeure : l&rsquo;OTAN est-elle en train de redéfinir sa frontière stratégique vers le Grand Nord ?</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Neptune Strike, bien plus qu&rsquo;un simple exercice militaire</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Créé en 2020, Neptune Strike ne ressemble pas à un exercice militaire traditionnel. Il fonctionne par plusieurs séquences réparties dans l&rsquo;année. Chacune poursuit des objectifs opérationnels précis et permet d&rsquo;entraîner des forces déjà déployées sur le théâtre européen.</p>
<p style="text-align: justify;">Les deux premières éditions de 2026 se sont déroulées en Méditerranée occidentale et centrale. La troisième marque un changement d&rsquo;échelle. Elle transporte le centre de gravité de l&rsquo;exercice vers l&rsquo;Atlantique Nord et l&rsquo;Arctique.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette évolution traduit une volonté d&rsquo;adapter les capacités de l&rsquo;Alliance à un environnement stratégique en mutation.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;ensemble des opérations est dirigé par STRIKFORNATO, le quartier général des forces navales de frappe et de soutien de l&rsquo;OTAN, installé à Oeiras, au Portugal.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Une démonstration de puissance navale</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Le porte-avions britannique HMS Prince of Wales assure le commandement de la force multinationale. Il est accompagné de plusieurs bâtiments alliés, dont la frégate française FS Aquitaine.</p>
<p style="text-align: justify;">En parallèle, le navire amphibie espagnol Castilla conduit un groupe opérationnel chargé des opérations de projection.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce dispositif s&rsquo;inscrit dans Operation Firecrest, le grand déploiement de la Royal Navy destiné à démontrer sa capacité à conduire une force aéronavale moderne au sein de l&rsquo;Alliance.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;objectif dépasse le simple entraînement. Les marines alliées cherchent à améliorer leur interopérabilité. Les forces navales, aériennes, terrestres, amphibies et sous-marines travaillent selon un commandement unique. Cette approche multidomaine est devenue un pilier de la stratégie militaire de l&rsquo;OTAN.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Pourquoi l&rsquo;Arctique devient-il une priorité ?</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Le déplacement de Neptune Strike vers le Grand Nord accompagne un autre dispositif : Arctic Sentry, lancé en janvier 2026.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette mission vise à renforcer la dissuasion autour du GIUK Gap, le corridor maritime reliant le Groenland, l&rsquo;Islande et le Royaume-Uni. Depuis la guerre froide, cette zone est considérée comme un verrou stratégique de l&rsquo;Atlantique Nord.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la première fois, les cinq pays nordiques que  sont : Norvège, Suède, Finlande, Danemark et Islande  participent ensemble à cette activité. Ils rejoignent notamment le Royaume-Uni, les États-Unis, la France, l&rsquo;Estonie et plusieurs autres alliés.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;OTAN ne présente pas ce déploiement comme une réponse directe à une crise particulière. Les communiqués officiels évoquent plutôt une adaptation progressive aux nouvelles réalités stratégiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, plusieurs facteurs expliquent cette évolution. La fonte des glaces ouvre progressivement de nouvelles routes maritimes. Les ressources naturelles de l&rsquo;Arctique attirent davantage de convoitises. Enfin, la présence militaire russe dans la région demeure un élément central des équilibres de sécurité.<img class="alignnone size-medium wp-image-22568"  alt="" width="284" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260723-143846-284x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260723-143846-284x300.jpg 284w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260723-143846-969x1024.jpg 969w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260723-143846-768x811.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260723-143846-398x420.jpg 398w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260723-143846-696x735.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260723-143846-1068x1128.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260723-143846-600x634.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260723-143846.jpg 1078w" sizes="auto, (max-width: 284px) 100vw, 284px" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Une posture défensive, mais un message politique fort</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;Alliance insiste sur le caractère défensif de Neptune Strike. Elle rappelle que l&rsquo;exercice est planifié depuis longtemps et qu&rsquo;il respecte pleinement le droit international.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette communication vise à limiter les risques d&rsquo;escalade. Chaque mouvement naval occidental dans l&rsquo;Arctique fait désormais l&rsquo;objet d&rsquo;une surveillance attentive de Moscou.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour autant, la portée politique de ces manœuvres dépasse leur dimension technique.</p>
<p style="text-align: justify;">Réunir quatorze nations sous un commandement intégré démontre la capacité de l&rsquo;OTAN à coordonner rapidement des moyens navals, aériens, terrestres et sous-marins dans un environnement particulièrement exigeant.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette démonstration constitue également un message de cohésion adressé aux alliés comme aux compétiteurs stratégiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Grand Nord devient-il le nouveau centre de gravité stratégique ?</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant plusieurs décennies, les priorités de l&rsquo;Alliance se concentraient principalement sur la Méditerranée et le flanc sud de l&rsquo;Europe.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Aujourd&rsquo;hui, les équilibres évoluent.</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;Arctique s&rsquo;impose progressivement comme un espace stratégique majeur. Les enjeux militaires s&rsquo;ajoutent désormais aux intérêts économiques, énergétiques et commerciaux.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;ouverture de nouvelles voies maritimes pourrait modifier durablement les échanges internationaux. Elle renforcerait également la compétition entre les grandes puissances pour le contrôle des espaces polaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans annoncer un changement officiel de doctrine, l&rsquo;OTAN semble donc intégrer progressivement le Grand Nord dans ses priorités de sécurité collective.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Pourquoi cette évolution concerne aussi l&rsquo;Afrique</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">À première vue, cette actualité peut sembler éloignée des préoccupations africaines.</p>
<p style="text-align: justify;">En réalité, elle participe à une recomposition plus large de l&rsquo;ordre international.</p>
<p style="text-align: justify;">Les nouvelles routes commerciales influenceront les échanges mondiaux. Les rivalités stratégiques pèseront sur les investissements, les chaînes logistiques et les partenariats diplomatiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Les États africains devront tenir compte de ces évolutions lorsqu&rsquo;ils définiront leurs politiques économiques et sécuritaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Comprendre les transformations du Grand Nord revient ainsi à anticiper les mutations géopolitiques qui façonneront le XXIᵉ siècle.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ce qu&rsquo;il faut retenir</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Neptune Strike 26-3 prend fin ce 23 juillet 2026. Toutefois, les enseignements de cette opération dépassent largement le cadre d&rsquo;un simple exercice militaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Le choix de l&rsquo;Arctique confirme que le Grand Nord occupe désormais une place croissante dans la réflexion stratégique de l&rsquo;OTAN.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;Alliance affirme renforcer sa posture défensive. Dans le même temps, elle démontre sa capacité à projeter rapidement des forces importantes dans une région devenue essentielle pour la sécurité internationale.<img class="alignnone size-medium wp-image-22567"  alt="" width="251" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260723-143915-251x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260723-143915-251x300.jpg 251w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260723-143915-857x1024.jpg 857w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260723-143915-768x917.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260723-143915-352x420.jpg 352w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260723-143915-696x831.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260723-143915-1068x1276.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260723-143915-600x717.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260723-143915.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 251px) 100vw, 251px" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Une interrogation demeure donc.</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Le Grand Nord restera-t-il un espace de coopération sous haute surveillance ou deviendra-t-il, à terme, l&rsquo;un des principaux théâtres de rivalité entre les grandes puissances ?</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les observateurs africains comme pour l&rsquo;ensemble de la communauté internationale, cette évolution mérite une attention soutenue. Elle annonce peut-être les contours du nouvel équilibre stratégique mondial.</p>
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