Par Thomas René pour Globe infos
De maître de cérémonies international à membre du jury d’un prestigieux rendez-vous cinématographique dédié à l’inclusion, Béthel Ogandaga porte une nouvelle fois les couleurs du Gabon sur la scène internationale.
Cannes (France), Du 17 au 21 juin 2026, la ville de Cannes, haut lieu du cinéma mondial, a accueilli le Festival International du Film et d’Inclusion (FIFI), un événement qui ambitionne de rapprocher l’art, l’humain et le progrès social à travers le septième art. Parmi les personnalités invitées à participer à cette édition figurait le Gabonais Béthel Ogandaga, connu pour son engagement humanitaire, culturel et médiatique.
Habitué des grandes scènes internationales en qualité de maître de cérémonies professionnel, le digne fils du gabon a cette fois-ci revêtu une autre responsabilité : celle de membre du jury international chargé d’évaluer les œuvres en compétition.
Une mission exigeante qui lui a valu de recevoir le Prix de Reconnaissance Honorifique Jury Représentant Afrique – CANNES FIFI 2026, distinction saluant sa contribution au rayonnement du festival ainsi que son implication dans la promotion des valeurs d’inclusion et de diversité.
Un engagement au service de l’humain
Figure reconnue de la société civile gabonaise, Béthel Ogandaga s’est notamment illustré à travers les actions menées par son organisation non gouvernementale AMI (Aides aux Mineurs Incarcérés). Cette structure œuvre en faveur de l’accompagnement et de la réinsertion des jeunes en conflit avec la loi, en mettant l’accent sur l’éducation, l’assistance sociale et la dignité humaine.
Son parcours, marqué par une forte sensibilité aux questions sociales, trouve ainsi une résonance particulière dans l’esprit du Festival International du Film et d’Inclusion, dont la vocation est de promouvoir les œuvres abordant les défis contemporains liés à l’égalité des chances, au vivre-ensemble et à la reconnaissance de toutes les formes de diversité.
Plus de soixante films passés au crible
Durant cinq jours, les membres du jury ont eu la responsabilité d’examiner et d’évaluer plus d’une soixantaine de productions cinématographiques venues de plusieurs régions du monde.
Les œuvres présentées ont abordé des thématiques majeures telles que le handicap, la préservation de la nature, la mémoire collective, l’histoire des peuples ainsi que les enjeux de cohésion sociale.
Aux côtés d’autres professionnels issus de différents horizons, Béthel Ogandaga a participé au processus de notation et de sélection des films qui se sont distingués par leur qualité artistique, leur pertinence sociale et leur capacité à susciter la réflexion.
« Le cinéma demeure l’un des outils les plus puissants pour sensibiliser, éduquer et rapprocher les peuples », souligne un observateur du festival, rappelant le rôle croissant de ce type de manifestation dans la promotion des valeurs universelles.
Une reconnaissance pour l’Afrique et le Gabon
Au-delà de la distinction personnelle accordée à Béthel Ogandaga, cette reconnaissance revêt également une dimension symbolique pour le continent africain et pour le Gabon.
Dans un contexte où les autorités gabonaises affichent leur volonté de faire de la culture un levier stratégique de développement, de cohésion sociale et de rayonnement international, la présence de professionnels gabonais au sein des grandes instances culturelles mondiales constitue un signal encourageant.
Cette visibilité témoigne également de la montée en puissance des talents africains dans les espaces internationaux de création, de réflexion et de décision culturelle.
Le cinéma comme passerelle entre les peuples
En faisant de l’inclusion son principal fil conducteur, le Festival International du Film et d’Inclusion s’inscrit dans une dynamique mondiale qui place l’humain au cœur des politiques culturelles.
Pour Béthel Ogandaga, cette expérience constitue une nouvelle étape dans un parcours déjà riche d’engagements associatifs, médiatiques et culturels. Elle illustre également la capacité des acteurs gabonais à contribuer aux grands débats internationaux sur la diversité, l’accessibilité et la représentation des différences.
À Cannes, pendant quelques jours, les projecteurs n’étaient pas seulement braqués sur les films en compétition. Ils ont également mis en lumière celles et ceux qui, à travers leur engagement, participent à construire un monde plus inclusif. Parmi eux, un Gabonais dont le parcours continue de porter haut les couleurs nationales sur la scène internationale.
Par la Rédaction | Culture & Société
Cannes – France | Juin 2026