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	<description>INFORMER SANS DÉFORMER</description>
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		<title>Tribune libre  De la pêche nocturne à l’omniprésence médiatique : mutation de la communication présidentielle au Gabon à l’ère d’Oligui Nguéma</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 13:43:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du modèle institutionnel au président connecté : le rôle de Chamberland Moukouama dans la reconfiguration de la relation pouvoir, médias et opinion Introduction : quand la communication présidentielle change de visage La communication politique contemporaine connaît une transformation qui dépasse largement la simple apparition des réseaux sociaux. Ce qui évolue désormais, c’est la relation entre [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Du modèle institutionnel au président connecté : le rôle de Chamberland Moukouama dans la reconfiguration de la relation pouvoir, médias et opinion<img class="alignnone size-medium wp-image-23145"  alt="" width="300" height="292" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_202610010935044169-300x292.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_202610010935044169-300x292.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_202610010935044169-431x420.jpg 431w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_202610010935044169.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Introduction : quand la communication présidentielle change de visage</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">La communication politique contemporaine connaît une transformation qui dépasse largement la simple apparition des réseaux sociaux. Ce qui évolue désormais, c’est la relation entre le dirigeant politique, le journaliste, le média et le citoyen.</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant longtemps, la communication présidentielle reposait principalement sur des dispositifs institutionnels : discours officiels, communiqués, conférences de presse, interviews organisées, déplacements couverts par les médias et intervention de la presse présidentielle. Ces formes n’ont pas disparu. Elles coexistent désormais avec des communications beaucoup plus directes, personnalisées, mobiles et numériques.</p>
<p style="text-align: justify;">Dominique Wolton rappelle que la communication politique est avant tout une relation entre acteurs et publics. Andrew Chadwick, avec la notion de « système médiatique hybride », montre pour sa part que les anciens et les nouveaux médias ne se substituent pas nécessairement : ils peuvent s’articuler et se renforcer mutuellement.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Gabon constitue aujourd’hui un terrain particulièrement intéressant pour observer cette transformation.</p>
<p style="text-align: justify;">De la communication institutionnelle à la communication de proximité</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis l’arrivée au pouvoir de Brice Clotaire Oligui Nguéma, plusieurs formes de communication présidentielle se développent parallèlement. Aux cérémonies officielles, discours et déplacements, s’ajoutent des séquences de proximité, davantage personnalisées et adaptées aux codes des médias numériques.</p>
<p style="text-align: justify;">La séquence de Mayumba, le 28 mai 2026, au cours d’une partie de pêche nocturne avec Chamberland Moukouama, les descentes inopinées sur les chantiers de construction à Libreville sous le regard de Chamberland Moukouama, la participation à un match de volley-ball avec ses anciens camarades de lycée à Port-Gentil en présence de Chamberland Moukouama, constituent à cet égard des scènes particulièrement révélatrices. Le président n’est plus placé derrière un pupitre ou dans un décor protocolaire. Il échange dans des environnements ordinaires, de nuit à bord d’une embarcation et, le jour, les pieds dans la boue et les crevasses, et toujours avec un interlocuteur qui pose des questions directes. Le décor devient alors lui-même un élément du message.</p>
<p style="text-align: justify;">La question n’est donc plus seulement : que dit le président ?</p>
<p style="text-align: justify;">Elle devient aussi : où parle-t-il, avec qui, devant quelle caméra, selon quel format et pour quel public ?</p>
<p style="text-align: justify;">Chamberland Moukouama : une nouvelle médiation présidentielle</p>
<p style="text-align: justify;">La présence de Chamberland Moukouama dans plusieurs séquences de communication présidentielle mérite dès lors d’être étudiée comme un phénomène de concentration politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Le format « CASH » repose sur une apparente proximité avec le citoyen : questions directes, langage moins protocolaire, environnement non institutionnel et diffusion numérique. Plusieurs analyses gabonaises ont interprété cette pratique comme une évolution importante des codes de la communication présidentielle. Mais cette proximité ne signifie pas disparition de la médiation. Elle produit au contraire une nouvelle médiation. Celui qui filme, interroge, sélectionne, monte et diffuse participe nécessairement à la construction du récit présidentiel.</p>
<p style="text-align: justify;">John B. Thompson avait montré que la médiatisation transforme profondément les conditions de la visibilité politique. Le pouvoir ne se contente plus d’être présent dans les institutions : il doit aussi être visible dans des espaces médiatiques multiples.</p>
<p style="text-align: justify;">La pêche nocturne, les visites risquées des chantiers et la partie de hand-ball peuvent ainsi être considérées comme des objets d’étude particulièrement révélateurs : elles associent présidentialité, proximité, mise en scène, journalisme et réseaux sociaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Trump : trois séquences révélatrices d’une même transformation</p>
<p style="text-align: justify;">L’expérience américaine offre trois exemples particulièrement éclairants.</p>
<p style="text-align: justify;">Le premier est celui de Donald Trump répondant aux questions de Jake Tapper de CNN par messages texte, le 4 octobre 2025. Il ne s’agit plus d’une interview classique en studio ou en face à face. Le téléphone devient directement le support de l’entretien. CNN a ensuite présenté à l’antenne la chaîne des messages échangés.</p>
<p style="text-align: justify;">Le deuxième épisode est encore plus direct : le 8 juin 2026, Elina Shirazi, correspondante du Daily Mail, adresse une question par SMS à Donald Trump et reçoit directement sa réponse. Le journaliste n’a donc plus nécessairement besoin d’attendre une conférence de presse ou une interview formelle pour solliciter la parole présidentielle.</p>
<p style="text-align: justify;">Le troisième cas est de nature différente, mais particulièrement instructif. En mars 2025, Jeffrey Goldberg, rédacteur en chef de The Atlantic, fut accidentellement ajouté à un groupe Signal, réunissant de hauts responsables de l’administration Trump. Des échanges sur une opération militaire américaine contre les Houthis au Yémen furent ainsi accessibles à un journaliste. Les informations furent ensuite publiées et largement commentées.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces trois situations ne doivent évidemment pas être mises sur le même plan. La première relève d’une interview présidentielle par messagerie, la deuxième d’une interaction directe entre président et journaliste, tandis que la troisième constitue un incident de sécurité et de communication gouvernementale.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ensemble, elles révèlent quelque chose d’essentiel : la messagerie numérique est devenue un espace dans lequel peuvent désormais circuler la parole politique, l’interrogation journalistique, l’information gouvernementale et même des informations hautement sensibles. La frontière entre communication officielle, communication médiatique et communication interpersonnelle devient plus poreuse.</p>
<p style="text-align: justify;">Du Gabon aux États-Unis : la fin du monopole des formats traditionnels</p>
<p style="text-align: justify;">La comparaison entre les États-Unis et le Gabon doit rester naturellement prudente. Les systèmes politiques, les institutions médiatiques et les cultures professionnelles ne sont pas identiques. Elle permet néanmoins d’observer une évolution commune : la parole politique peut désormais emprunter des chemins qui contournent ou complètent les dispositifs journalistiques traditionnels.</p>
<p style="text-align: justify;">Manuel Castells a largement étudié cette transformation des rapports entre pouvoir et communication dans la société en réseaux. Zizi Papacharissi, quant à elle, montre comment les espaces numériques permettent l’émergence de nouvelles formes d’expression et de participation politique. Le phénomène gabonais s’inscrit donc dans une transformation internationale, mais avec ses propres caractéristiques.</p>
<p style="text-align: justify;">L’hybridation du modèle gabonais</p>
<p style="text-align: justify;">Le plus intéressant, au Gabon, est que la communication numérique de proximité ne semble pas avoir supprimé la communication institutionnelle. Elle s’y ajoute.</p>
<p style="text-align: justify;">La communication présidentielle conserve ses formes officielles : déplacements, cérémonies, discours, comptes rendus, médias publics et presse présidentielle. Dans le même temps apparaissent ou se développent des formats plus personnels, plus courts, plus conversationnels et davantage adaptés aux plateformes numériques. C’est précisément ce que permet de comprendre la notion de système médiatique hybride développée par Andrew Chadwick.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Gabon ne passerait donc pas simplement d’un ancien modèle à un nouveau modèle. Il serait plutôt en train de construire un modèle hybride dans lequel coexistent :</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; la communication institutionnelle ;<br />
&#8211; la presse présidentielle ;<br />
&#8211; les médias publics ;<br />
&#8211; les médias privés ;<br />
&#8211; les journalistes traditionnels ;<br />
&#8211; les réseaux sociaux ;<br />
&#8211; les vidéos numériques ;<br />
&#8211; et de nouveaux médiateurs comme Chamberland Moukouama.</p>
<p style="text-align: justify;">Les travaux de Wisdom Tettey sur les médias africains et ceux de Raison Banda sur les médias, la démocratie et les transformations numériques africaines permettent ici de replacer le phénomène dans son contexte continental.</p>
<p style="text-align: justify;">Conclusion &#8211; Du président institutionnel au président médiatisé</p>
<p style="text-align: justify;">La véritable évolution de la communication présidentielle gabonaise ne réside donc peut-être pas uniquement dans les nouveaux outils utilisés. Elle réside dans la recomposition de la relation entre le pouvoir, les médias et les citoyens.</p>
<p style="text-align: justify;">La pêche nocturne de Mayumba, les visites de chantiers de construction du pays et la partie de volley-ball apparaissent dans cette perspective comme davantage que des séquences originales. Elles deviennent des révélateurs d’une transformation plus large : la parole présidentielle peut désormais quitter périodiquement les lieux traditionnels du pouvoir pour investir la conversation, le terrain, la vidéo et les réseaux numériques.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais cette nouvelle proximité ne signifie pas la disparition de l’ancien système. La communication institutionnelle, la presse présidentielle et les médias publics demeurent présents. C’est précisément cette coexistence qui mérite l’attention du chercheur en sciences de l’information et de la communication.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Gabon semble ainsi passer non pas d’une communication ancienne à une communication nouvelle, mais d’un modèle principalement institutionnel à un modèle hybride, dans lequel le président peut être simultanément chef de l’État, acteur médiatique, interlocuteur numérique et personnage de proximité.</p>
<p style="text-align: justify;">De la pêche nocturne, des visites de chantiers, de la partie de volley-ball aux échanges par téléphone, de la presse présidentielle aux réseaux sociaux, une même question demeure : comment la transformation des dispositifs médiatiques transforme-t-elle, à son tour, la manière dont le pouvoir politique se donne à voir, à entendre et à comprendre ?</p>
<p style="text-align: justify;">C’est probablement là que se situe l’un des enjeux majeurs de la communication politique gabonaise contemporaine.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="color: #ff0000;">Docteur Emmanuel Thierry Koumba</span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><strong>Universitaire en Sciences de l’information et de la communication</strong></span><br />
<span style="color: #0000ff;"><strong>Enseignant à l’UOB et à EM-Gabon Université</strong></span><br />
<span style="color: #0000ff;"><strong>Acteur engagé de la vie publique gabonaise.</strong></span></p>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 12:56:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Libreville, le 30 septembre 2026. Après plus de six décennies d’attente, le président Brice Clotaire Oligui Nguema veut faire entrer Bélinga dans une nouvelle séquence : celle de l’exécution. Face à Fortescue, le 29 septembre à Libreville, le chef de l’État n’a pas seulement rappelé l’importance stratégique du projet. Il en a fixé les priorités [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Libreville, le 30 septembre 2026. Après plus de six décennies d’attente, le président Brice Clotaire Oligui Nguema veut faire entrer Bélinga dans une nouvelle séquence : celle de l’exécution. Face à Fortescue, le 29 septembre à Libreville, le chef de l’État n’a pas seulement rappelé l’importance stratégique du projet. Il en a fixé les priorités : faire avancer simultanément la mine, le chemin de fer, le port et l’énergie, tout en plaçant la formation, l’emploi des Gabonais et le développement des entreprises nationales au cœur de l’équation.<img class="alignnone size-medium wp-image-23137"  alt="" width="300" height="191" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130127-300x191.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130127-300x191.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130127-1024x650.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130127-768x488.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130127-661x420.jpg 661w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130127-696x442.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130127-1068x678.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130127-600x381.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130127.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il y a, dans le message présidentiel du 29 septembre, une phrase qui résume toute l’ambition : <strong>« le temps est désormais à l’exécution ».</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Elle mérite qu’on s’y arrête.</p>
<p style="text-align: justify;">Car Bélinga n’est pas un projet comme les autres. Découvert en 1955, le gisement de fer de l’Ogooué-Ivindo a traversé les décennies, les gouvernements et les cycles économiques sans jamais perdre son statut de promesse industrielle majeure. Fortescue, partenaire du projet, poursuit aujourd’hui ses travaux d’exploration et d’évaluation en vue de déterminer les conditions d’un développement à grande échelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le président gabonais veut manifestement changer de registre.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne s’agit plus seulement de rappeler le potentiel de Bélinga. Il faut désormais organiser sa concrétisation.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Un président qui fixe une feuille de route</h2>
<p style="text-align: justify;">La rencontre avec le dirigeant de Fortescue et les différents acteurs du projet aurait pu rester une présentation supplémentaire des ambitions du groupe.</p>
<p style="text-align: justify;">Le chef de l’État lui a donné une autre portée.</p>
<p style="text-align: justify;">Devant ses interlocuteurs, il a posé une exigence : les différentes composantes du projet doivent avancer ensemble.</p>
<p style="text-align: justify;">La mine, d’abord.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais aussi le chemin de fer minéralier, les infrastructures portuaires et la production énergétique.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette approche traduit une vision précise. Bélinga ne doit pas devenir une simple exploitation de minerai reliée à l’extérieur du pays. Le projet doit former un ensemble industriel cohérent, capable de soutenir durablement l’économie gabonaise.</p>
<p style="text-align: justify;">Le message présidentiel est donc moins celui d’une nouvelle annonce que celui d’une méthode : <strong>penser Bélinga comme une chaîne complète et faire progresser chacune de ses composantes au même rythme.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est là que se situe le véritable changement de perspective.<img class="alignnone size-medium wp-image-23139"  alt="" width="300" height="191" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130106-300x191.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130106-300x191.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130106-1024x652.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130106-768x489.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130106-659x420.jpg 659w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130106-696x443.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130106-1068x680.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130106-600x382.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-130106.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<h2 style="text-align: justify;">L’attente présidentielle dépasse le minerai</h2>
<p style="text-align: justify;">Oligui Nguema ne limite pas l’enjeu à la production de fer.</p>
<p style="text-align: justify;">Il place le capital humain au même niveau stratégique que les infrastructures.</p>
<p style="text-align: justify;">Le programme de formation de jeunes Gabonais en Australie, mis en œuvre par Fortescue, a ainsi été salué par le chef de l’État. Mais derrière cette initiative se dessine une attente plus large : que les compétences gabonaises prennent progressivement leur place dans les postes techniques, opérationnels et d’encadrement créés par le projet.</p>
<p style="text-align: justify;">La question est fondamentale.</p>
<p style="text-align: justify;">Car la réussite d’un investissement minier ne se mesure pas uniquement à la quantité de minerai extraite. Elle se mesure également à la capacité d’un pays à transformer cette activité en compétences, en emplois et en opportunités économiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Bélinga doit donc former des Gabonais.</p>
<p style="text-align: justify;">Il doit employer des Gabonais.</p>
<p style="text-align: justify;">Il doit aussi faire travailler les entreprises gabonaises.</p>
<p style="text-align: justify;">Le développement de la sous-traitance et l’émergence de nouvelles activités économiques dans les territoires concernés figurent clairement parmi les attentes exprimées par le président de la République.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Du projet minier au projet de transformation</h2>
<p style="text-align: justify;">C’est probablement ici que se trouve l’ambition la plus structurante.</p>
<p style="text-align: justify;">Bélinga doit contribuer au désenclavement des territoires, soutenir la construction d’infrastructures et favoriser l’apparition de nouveaux pôles de développement.</p>
<p style="text-align: justify;">Autrement dit, le projet ne doit pas seulement déplacer du minerai.</p>
<p style="text-align: justify;">Il doit aussi déplacer les lignes de l’économie gabonaise.</p>
<p style="text-align: justify;">Un chemin de fer peut transporter du fer. Il peut également désenclaver des territoires.</p>
<p style="text-align: justify;">Un port peut servir à exporter une ressource. Il peut aussi devenir une infrastructure logistique structurante.</p>
<p style="text-align: justify;">Une infrastructure énergétique peut alimenter une activité minière. Elle peut également créer les conditions d’autres activités économiques.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est cette logique d’entraînement que le chef de l’État semble vouloir inscrire au cœur de Bélinga.</p>
<p style="text-align: justify;">Le pari est donc plus large que l’exploitation d’un gisement.</p>
<p style="text-align: justify;">Il touche à l’industrialisation du Gabon.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le premier acte concret est posé</h2>
<p style="text-align: justify;">Dans cette nouvelle séquence, la remise officielle du titre foncier destiné à la construction du siège de Fortescue constitue un acte concret.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle doit permettre au groupe et à Ivindo Iron de renforcer leur ancrage opérationnel dans le pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais elle n’est qu’un commencement.</p>
<p style="text-align: justify;">Le siège donnera une adresse au projet. Les infrastructures lui donneront une réalité économique.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est désormais sur ce terrain que les attentes présidentielles seront jugées.</p>
<p style="text-align: justify;">Le chef de l’État demande des réalisations dans le respect des engagements et des délais annoncés. Fortescue et ses partenaires devront donc progressivement transformer les plans en ouvrages, les engagements en investissements et les investissements en résultats.</p>
<p style="text-align: justify;">Le défi est considérable.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais il est désormais clairement formulé.<img class="alignnone size-medium wp-image-23136"  alt="" width="300" height="192" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-125755-300x192.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-125755-300x192.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-125755-1024x655.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-125755-768x491.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-125755-657x420.jpg 657w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-125755-696x445.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-125755-1068x683.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-125755-600x384.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-125755.jpg 1079w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<h2 style="text-align: justify;">Bélinga, l’épreuve du passage à l’acte</h2>
<p style="text-align: justify;">Le communiqué présidentiel du 29 septembre porte finalement une ambition simple à énoncer, mais difficile à réaliser : faire de Bélinga un levier de transformation durable.</p>
<p style="text-align: justify;">Après plus de soixante ans d’attente, le Gabon ne manque pas de discours sur le potentiel du gisement.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui compte désormais, ce sont les preuves.</p>
<p style="text-align: justify;">Des infrastructures qui avancent.</p>
<p style="text-align: justify;">Des jeunes qui se forment.</p>
<p style="text-align: justify;">Des emplois qui se créent.</p>
<p style="text-align: justify;">Des entreprises gabonaises qui intègrent la chaîne de valeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Des territoires qui se développent.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est à cette aune que le projet prendra tout son sens.</p>
<p style="text-align: justify;">Oligui Nguema a fixé le cap. Il a rappelé les priorités et précisé ce qu’il attend de cette nouvelle étape : une réalisation intégrée, coordonnée et utile au pays.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bélinga n’est donc plus seulement une promesse minière. Dans la vision désormais affichée par le chef de l’État, il doit devenir un projet industriel au service de la transformation du Gabon.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le président a donné l’orientation.</p>
<p style="text-align: justify;">À Fortescue et à l’ensemble des partenaires revient maintenant une responsabilité décisive : <strong>faire en sorte que, cette fois, l’histoire de Bélinga s’écrive moins dans les annonces que sur le terrain.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>STR pour Globe Infos</strong><br />
<em><span style="color: #ff0000;">Le monde décrypté depuis le Gabon</span></em></p>
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		<title>Palestine : le temps presse, l’État palestinien peut-il encore devenir une réalité ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 12:28:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[INTERNATIONAL]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Libreville le 30 septembre 2026. À l’ONU, Sergueï Lavrov estime que « le moment est venu » de garantir l’établissement d’un État palestinien. Derrière cette déclaration russe, une question dépasse désormais les effets de tribune : la communauté internationale dispose-t-elle encore du temps nécessaire pour rendre possible la solution à deux États ? Il y [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Libreville le 30 septembre 2026. À l’ONU, Sergueï Lavrov estime que « le moment est venu » de garantir l’établissement d’un État palestinien. Derrière cette déclaration russe, une question dépasse désormais les effets de tribune : la communauté internationale dispose-t-elle encore du temps nécessaire pour rendre possible la solution à deux États ?<img class="alignnone size-medium wp-image-23133"  alt="" width="244" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-131754-244x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-131754-244x300.jpg 244w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-131754-833x1024.jpg 833w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-131754-768x944.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-131754-342x420.jpg 342w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-131754-324x400.jpg 324w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-131754-696x856.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-131754-600x738.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-131754.jpg 1016w" sizes="auto, (max-width: 244px) 100vw, 244px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il y a des phrases diplomatiques qui disparaissent dans le vacarme d’une Assemblée générale des Nations unies. Et puis il y a celles qui obligent à regarder le calendrier.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 26 septembre 2026, à New York, Sergueï Lavrov a choisi les siennes. À la tribune de l’ONU, le ministre russe des Affaires étrangères a estimé que <strong>le moment était venu d’assurer l’établissement d’un État palestinien</strong>, conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies et au cadre international de règlement du conflit. Sa déclaration s’inscrit dans la position russe de longue date en faveur d’une solution à deux États.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce n’est donc pas la naissance d’une nouvelle doctrine russe. Encore moins l’annonce par Moscou de la création d’un État palestinien.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais il serait imprudent de réduire cette déclaration à une formule diplomatique supplémentaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Car derrière les mots de Lavrov se trouve une réalité devenue difficile à ignorer : <strong>la question palestinienne n’est plus seulement celle de la reconnaissance d’un État. Elle est aussi celle de savoir si les conditions permettant encore son existence sont en train de disparaître.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est là que le propos russe prend une autre dimension.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le problème n’est plus seulement de reconnaître, mais de rendre possible</h2>
<p style="text-align: justify;">Depuis des décennies, la solution à deux États constitue l’horizon officiellement défendu par une grande partie de la communauté internationale : Israël et un État palestinien vivant côte à côte, dans la paix et la sécurité, sur la base du droit international et des résolutions des Nations unies.</p>
<p style="text-align: justify;">Le principe est connu.</p>
<p style="text-align: justify;">Le problème, désormais, est sa traduction géographique et politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 22 septembre, quelques jours avant l’intervention de Lavrov, António Guterres avait lancé devant une réunion de haut niveau consacrée à la solution à deux États un avertissement autrement plus préoccupant. Selon le secrétaire général de l’ONU, les conditions nécessaires à l’existence d’un État palestinien <strong>indépendant, démocratique, viable, souverain et territorialement contigu</strong> sont progressivement effacées.</p>
<p style="text-align: justify;">Il citait notamment l’expansion des colonies israéliennes en Cisjordanie, les violences de colons, les démolitions, les expulsions et les saisies de terres. Il alertait également sur le projet E1, dont la mise en œuvre, selon lui, compromettrait gravement la continuité territoriale indispensable à un futur État palestinien.</p>
<p style="text-align: justify;">Le mot employé par Guterres mérite qu’on s’y arrête : <strong>le temps manque</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà peut-être le véritable sujet.</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant des années, la diplomatie internationale a répété que la solution à deux États demeurait possible. Mais une possibilité politique ne survit pas uniquement grâce aux déclarations qui la proclament. Elle a besoin d’un territoire cohérent, d’institutions capables de gouverner, d’une économie viable et d’un processus politique susceptible de produire un accord.</p>
<p style="text-align: justify;">Sinon, la diplomatie risque de continuer à défendre une solution dont les conditions matérielles se réduisent.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Gaza et la Cisjordanie : l’équation impossible sans continuité</h2>
<p style="text-align: justify;">Le dernier rapport du Bureau du Coordonnateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, publié le 24 septembre, renforce cette inquiétude.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ONU y décrit une situation dans laquelle l’expansion des colonies, les violences de colons, les déplacements et les restrictions de circulation continuent de fragiliser les perspectives d’un État palestinien viable et contigu. Le rapport souligne également la fragilité financière et institutionnelle de l’Autorité palestinienne.</p>
<p style="text-align: justify;">Il insiste surtout sur un point : <strong>Gaza et la Cisjordanie doivent pouvoir être réunifiées politiquement, économiquement et administrativement sous une autorité palestinienne légitime</strong>, condition présentée comme essentielle à toute perspective crédible d’autodétermination et de solution à deux États.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette réalité impose de sortir des slogans.</p>
<p style="text-align: justify;">Reconnaître la Palestine est une décision diplomatique.</p>
<p style="text-align: justify;">Construire un État palestinien fonctionnel est une entreprise autrement plus complexe.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut des institutions. Des frontières négociées ou reconnues. Une continuité territoriale. Une administration. Des ressources. Une sécurité. Une économie. Une légitimité politique. Et, surtout, un règlement permettant à deux peuples de vivre dans des États reconnus et sécurisés.</p>
<p style="text-align: justify;">Aucun communiqué ne suffit à produire cela.</p>
<h2 style="text-align: justify;">La Russie peut-elle transformer sa parole en influence ?</h2>
<p style="text-align: justify;">C’est ici que commence une autre question, moins spectaculaire mais beaucoup plus intéressante.</p>
<p style="text-align: justify;">Moscou peut défendre le principe d’un État palestinien. Elle peut porter cette position au Conseil de sécurité, dialoguer avec différents acteurs et utiliser son poids diplomatique.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais <strong>la Russie ne peut pas, à elle seule, créer cet État</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle ne peut pas régler le statut de Jérusalem. Elle ne peut pas décider du tracé des frontières. Elle ne peut pas unifier politiquement Gaza et la Cisjordanie. Elle ne peut pas résoudre seule la question des colonies ni garantir les arrangements de sécurité entre Israéliens et Palestiniens.</p>
<p style="text-align: justify;">La portée réelle de la déclaration de Lavrov dépendra donc moins de sa force rhétorique que de la capacité de Moscou et des autres puissances à transformer cette position en action diplomatique concrète.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est précisément le piège des grandes déclarations internationales : elles peuvent être historiquement fortes et politiquement impuissantes.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le même État palestinien, mais deux impératifs de sécurité</h2>
<p style="text-align: justify;">Il serait également réducteur de présenter le débat comme une opposition entre les droits des Palestiniens et la sécurité d’Israël.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans son intervention, Lavrov établit lui-même ce lien : selon la position russe exposée à l’ONU, l’absence de règlement de la question palestinienne ne permettrait pas non plus de garantir durablement la sécurité d’Israël.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette articulation mérite d’être prise au sérieux.</p>
<p style="text-align: justify;">La création d’un État palestinien n’est pas uniquement présentée par ses défenseurs comme une réponse à une revendication nationale palestinienne. Elle est également intégrée, dans le cadre diplomatique international, à une architecture plus large de sécurité régionale.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est précisément ce que rappelle l’ONU : l’objectif demeure celui de deux États indépendants et souverains vivant côte à côte en paix et en sécurité, sur la base des lignes d’avant 1967, avec Jérusalem comme capitale des deux États.</p>
<p style="text-align: justify;">Le problème n’est donc pas l’absence de modèle diplomatique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le modèle existe.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui manque, c’est la capacité collective à le faire passer du papier au terrain.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Et si le temps devenait le véritable adversaire ?</h2>
<p style="text-align: justify;">C’est peut-être ici que la déclaration de Lavrov prend toute sa portée.</p>
<p style="text-align: justify;">Le monde a longtemps traité la question palestinienne comme un conflit auquel il faudrait finir par trouver une solution.</p>
<p style="text-align: justify;">Or un conflit peut durer.</p>
<p style="text-align: justify;">Un territoire, lui, peut être transformé.</p>
<p style="text-align: justify;">Des populations peuvent être déplacées. Des implantations peuvent se développer. Des institutions peuvent s&rsquo;affaiblir. Une économie peut s&rsquo;effondrer. Des fractures politiques peuvent devenir structurelles.</p>
<p style="text-align: justify;">À mesure que ces réalités s’installent, une solution théorique peut devenir plus difficile à mettre en œuvre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Plus le monde affirme que la solution à deux États demeure possible, plus il doit démontrer qu’elle l’est encore matériellement.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est là que réside la véritable interpellation.</p>
<p style="text-align: justify;">La déclaration russe n’annonce pas la naissance prochaine de la Palestine. Elle ne règle aucune des questions qui opposent Israéliens et Palestiniens. Elle ne remplace pas les négociations et ne transforme pas les rapports de force sur le terrain.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais elle intervient au moment où une partie de la communauté internationale formule le même avertissement sous des formes différentes : <strong>la fenêtre politique se rétrécit.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Et lorsque la fenêtre se referme, les résolutions ne suffisent plus toujours à la rouvrir.</p>
<p style="text-align: justify;">La question n’est donc peut-être plus seulement de savoir quand la Palestine aura son État.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle est devenue plus urgente.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Que reste-t-il à faire pour que cet État soit encore possible ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;"><em>Thomas René pour Globe Infos </em></span></strong><span style="color: #ff0000;"><em> » le monde décrypté depuis le Gabon » </em></span></p>
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		<item>
		<title>Olam Palm Gabon achève son projet d’irrigation souterraine de 13 119 hectares</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2026 19:34:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Libreville, le 28 septembre 2026. Olam Palm Gabon franchit une étape majeure dans la modernisation de ses pratiques agricoles avec l’achèvement de la phase finale de son projet d’irrigation goutte-à-goutte souterraine entièrement automatisée. Conçu et dimensionné pour couvrir 13 119 hectares, le projet compte aujourd’hui 8 370 hectares équipés, dont 7 291 hectares activement irrigués [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Libreville, le 28 septembre 2026. Olam Palm Gabon franchit une étape majeure dans la modernisation de ses pratiques agricoles avec l’achèvement de la phase finale de son projet d’irrigation goutte-à-goutte souterraine entièrement automatisée. Conçu et dimensionné pour couvrir 13 119 hectares, le projet compte aujourd’hui 8 370 hectares équipés, dont 7 291 hectares activement irrigués en 2026.<img class="alignnone size-medium wp-image-23125"  alt="" width="300" height="191" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260928-202255-300x191.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260928-202255-300x191.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260928-202255-1024x653.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260928-202255-768x490.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260928-202255-659x420.jpg 659w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260928-202255-696x444.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260928-202255-1068x681.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260928-202255-600x383.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260928-202255.jpg 1079w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p>Par son ampleur, ce dispositif constitue le plus grand projet d’<strong>irrigation <em>goutte-à-mpgoutte</em> souterraine dédié au palmier à huile en Afrique</strong> et figure parmi les plus importants projets entièrement automatisés de ce type au monde.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Une technologie au service de la résilience des plantations</h2>
<p style="text-align: justify;">Dans les plantations d’<strong>Olam Palm Gabon</strong>, l’irrigation constitue un levier essentiel pour accompagner la performance agricole et renforcer la résilience des palmiers face aux périodes de déficit hydrique.</p>
<p style="text-align: justify;">Le système repose sur un réseau de <strong>goutte-à-goutte installé sous terre</strong>, qui permet d’acheminer l’eau directement dans la zone racinaire des palmiers. Cette technologie d’<strong>irrigation de précision</strong> contribue à mieux maîtriser les apports en eau, à limiter les pertes et à maintenir un niveau d’humidité adapté aux besoins de la plante.</p>
<p style="text-align: justify;">Entièrement automatisé, le dispositif permet également un pilotage plus précis de l’irrigation sur des superficies particulièrement importantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Moins de pertes. Plus de précision. Une ressource mieux maîtrisée.</p>
<h2 style="text-align: justify;">13 119 hectares dimensionnés, 7 291 hectares activement irrigués</h2>
<p style="text-align: justify;">Le projet d’<strong>irrigation souterraine d’Olam Palm Gabon</strong> a initialement été conçu et dimensionné pour une superficie totale de <strong>13 119 hectares</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’issue des différentes phases de déploiement, <strong>8 370 hectares ont effectivement été équipés</strong>. Cette superficie a été revue par rapport au périmètre initial, notamment en raison des dégâts causés par les éléphants dans certaines zones des plantations.</p>
<p style="text-align: justify;">En 2026, <strong>7 291 hectares sont activement irrigués</strong>, certaines surfaces ayant également été affectées par les dégâts occasionnés par les éléphants.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces chiffres témoignent néanmoins de l’ampleur du dispositif. Il s’agit aujourd’hui du plus grand système d’<strong>irrigation goutte-à-goutte souterraine destiné au palmier à huile en Afrique</strong>, et de l’un des plus importants projets entièrement automatisés de ce type à l’échelle mondiale.<img class="alignnone size-medium wp-image-23126"  alt="" width="300" height="195" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260928-202239-300x195.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260928-202239-300x195.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260928-202239-1024x665.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260928-202239-768x498.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260928-202239-647x420.jpg 647w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260928-202239-696x452.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260928-202239-1068x693.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260928-202239-600x389.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260928-202239.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<h2 style="text-align: justify;">Mesurer l’humidité au cœur des plantations</h2>
<p style="text-align: justify;">L’achèvement du projet ne signifie pas la fin du travail technique. Le suivi du système d’<strong>irrigation automatisée</strong> et de son efficacité constitue désormais un enjeu quotidien pour les équipes d’Olam Palm Gabon.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors que les plantations arrivent actuellement au terme de la grande saison sèche, les équipes techniques chargées de l’irrigation procèdent à des contrôles du niveau d’humidité dans la zone racinaire des palmiers sur les différents sites.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces observations permettent notamment de vérifier la présence d’une humidité utilisable par les palmiers dans les zones équipées de lignes de goutte-à-goutte, et d’évaluer concrètement le comportement du système pendant l’une des périodes les plus exigeantes de l’année en matière de disponibilité en eau.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette approche associe ainsi <strong>technologie, irrigation de précision et suivi de terrain</strong> pour adapter au mieux l’apport en eau aux besoins réels des plantations.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Innovation, performance agricole et gestion responsable de l’eau</h2>
<p style="text-align: justify;">Avec l’achèvement de cette dernière phase, <strong>Olam Palm Gabon</strong> consolide plusieurs années d’investissement dans une agriculture de précision capable de mieux répondre aux contraintes hydriques.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de ses dimensions, le projet traduit une approche fondée sur une utilisation plus ciblée de l’eau, l’automatisation des opérations et le suivi des conditions réelles au niveau des plantations.</p>
<p style="text-align: justify;">À travers ce dispositif d’<strong>irrigation goutte-à-goutte souterraine</strong>, Olam Palm Gabon associe innovation technologique, performance agricole et gestion responsable des ressources, avec l’ambition de renforcer durablement la résilience de ses plantations et de contribuer au développement d’une agriculture plus performante au Gabon.</p>
<p style="text-align: justify;">STR POUR GLOBE INFOS</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Gabon : exonérations douanières, le mystère des 209 milliards de FCFA qui déclenche l’audit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Sep 2026 21:23:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://leglobeinfo.com/?p=23115</guid>

					<description><![CDATA[<p>Libreville, le 27 septembre 2026. 209,22 milliards de FCFA de manque à gagner au premier semestre 2026. Par STR pour Globe Infos Le montant des exonérations et abattements douaniers accordés au Gabon interpelle les pouvoirs publics. Depuis le 9 septembre, le gouvernement a suspendu l’octroi de nouveaux avantages et lancé un audit couvrant la période [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Libreville, le 27 septembre 2026. 209,22 milliards de FCFA de manque à gagner au premier semestre 2026.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par STR pour Globe Infos<img class="alignnone size-medium wp-image-23116"  alt="" width="300" height="175" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260927-221353-300x175.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260927-221353-300x175.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260927-221353-1024x597.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260927-221353-768x448.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260927-221353-720x420.jpg 720w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260927-221353-696x406.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260927-221353-1068x623.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260927-221353-600x350.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260927-221353.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong> Le montant des exonérations et abattements douaniers accordés au Gabon interpelle les pouvoirs publics. Depuis le 9 septembre, le gouvernement a suspendu l’octroi de nouveaux avantages et lancé un audit couvrant la période 2023-2026. Une question se retrouve désormais au centre du dossier : <strong>qui a bénéficié de ces régimes, pour quels montants et dans quelles conditions ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le chiffre impose d’abord de mesurer l’enjeu. En six mois, l’État estime à 209,22 milliards de FCFA les recettes non perçues au titre des exonérations et autres abattements douaniers. Une somme considérable pour les finances publiques, alors que le Gabon cherche à renforcer ses recettes et à mieux maîtriser ses dépenses.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ce montant, aussi spectaculaire soit-il, ne permet pas encore de tirer toutes les conclusions.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Des exonérations qui répondent à des objectifs économiques</h2>
<p style="text-align: justify;">Le recours aux régimes douaniers dérogatoires ne constitue pas une nouveauté au Gabon. Les pouvoirs publics les utilisent notamment pour accompagner certaines politiques économiques et sociales.</p>
<p style="text-align: justify;">La lutte contre la vie chère a ainsi conduit l’État à accorder des avantages sur certains produits de première nécessité. L’objectif consiste à réduire leur coût à l’importation et, en principe, à favoriser une baisse ou une limitation des prix sur le marché intérieur.</p>
<p style="text-align: justify;">Les grands projets d’infrastructures peuvent également bénéficier de dispositifs spécifiques. Une entreprise engagée dans un chantier peut, sous certaines conditions, importer des équipements, des machines ou des engins avec des allègements douaniers.</p>
<p style="text-align: justify;">Le mécanisme repose donc sur un arbitrage : <strong>l’État renonce à une recette immédiate en échange d’un bénéfice économique ou social attendu.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La question posée par les 209,22 milliards est différente. Elle concerne désormais la maîtrise du dispositif et son efficacité réelle.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Que recouvrent les 209,22 milliards de FCFA ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Le montant global ne suffit pas à comprendre la situation.</p>
<p style="text-align: justify;">L’audit annoncé par le gouvernement devra notamment identifier les bénéficiaires, les secteurs concernés, les marchandises importées et les régimes juridiques utilisés. Il devra aussi distinguer les avantages accordés aux grands projets, ceux liés aux produits de première nécessité et les autres dispositifs préférentiels.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette ventilation sera déterminante.</p>
<p style="text-align: justify;">Le contexte de 2026 mérite également d’être pris en compte. La multiplication des chantiers et des projets d’infrastructures peut entraîner davantage d’importations de matériels et, mécaniquement, accroître le volume des exonérations.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon une source proche du ministère de l’Économie, cette dynamique peut expliquer une partie de la progression observée. Elle ne permettrait toutefois pas, à elle seule, d’expliquer l’écart relevé entre les exercices précédents et le premier semestre 2026.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est précisément ce différentiel que l’audit devra documenter.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans ventilation détaillée, le chiffre alerte. Il ne permet cependant pas encore de distinguer le coût normal des politiques publiques d’éventuelles irrégularités.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Qui décide et qui contrôle ?</h2>
<p style="text-align: justify;">L’autre enjeu concerne la chaîne de décision.</p>
<p style="text-align: justify;">L’attribution des avantages fiscaux et douaniers obéit à des règles qui varient selon les régimes concernés. Plusieurs niveaux de responsabilité peuvent donc intervenir dans le processus, notamment au sein du ministère de l’Économie et de l’administration des Douanes.</p>
<p style="text-align: justify;">La période 2023-2026 conduira ainsi les auditeurs à examiner les décisions prises sous plusieurs responsables successifs.</p>
<p style="text-align: justify;">Les conventions, autorisations, déclarations d’importation, montants exonérés et contrôles effectués devront être confrontés.</p>
<p style="text-align: justify;">Une série de questions s’impose : <strong>qui a demandé l’avantage ? Qui l’a instruit ? Qui l’a autorisé ? Pour quelle durée ? Et quels contrôles ont suivi ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cette méthode permettrait d’éviter de rechercher trop rapidement un responsable unique. Une éventuelle irrégularité peut intervenir à plusieurs étapes : lors de la demande, de l’autorisation, du dédouanement ou encore du contrôle de l’utilisation des marchandises.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le véritable risque : un avantage utilisé hors de son objet</h2>
<p style="text-align: justify;">Le principe d’une exonération n’est donc pas nécessairement contestable. Le problème apparaît lorsque l’avantage accordé ne correspond plus à sa finalité.</p>
<p style="text-align: justify;">Un régime destiné aux équipements d’un chantier doit pouvoir être rapproché des besoins réels de ce projet. De même, un dispositif conçu pour les produits de première nécessité doit concerner les marchandises effectivement éligibles.</p>
<p style="text-align: justify;">L’audit devra donc confronter les conventions aux opérations douanières. Les volumes importés, la nature des marchandises, les montants exonérés et les conditions d’utilisation devront être vérifiés.</p>
<p style="text-align: justify;">Certaines pratiques de contournement peuvent être envisagées : marchandises ne correspondant pas à l’objet d’une convention, avantages prolongés au-delà de leur durée ou produits bénéficiant indûment d’un régime préférentiel.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais à ce stade, ces hypothèses restent des pistes de contrôle. <strong>Elles ne peuvent devenir des faits qu’après vérification.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify;">Après la suspension, le temps de la transparence</h2>
<p style="text-align: justify;">En suspendant l’octroi de nouveaux avantages depuis le 9 septembre et en lançant un audit sur 2023-2026, le gouvernement ouvre une nouvelle séquence : celle de l’évaluation du coût réel des régimes dérogatoires.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l&rsquo;opinion publique l’enjeu dépasse le seul montant de 209,22 milliards de FCFA. Celui-ci ouvre la voie à une panoplie de questions :</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; dans cet exercice qui a droit à la décision ?</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; le ministre n&rsquo;est là que depuis janvier 2026 et le DG de la douane depuis 3 ans ou presque qui des deux peut mieux éclairer les lanternes ?</p>
<p style="text-align: justify;">À la question de savoir où est réellement passé ce reliquat que s&rsquo;est-il passé ces trois dernières années ?</p>
<p style="text-align: justify;">« Des deux personnalités et au regard de la période ciblée, le DG serait la personne idéale si l&rsquo;on veut mieux comprendre. » Confie une source</p>
<p style="text-align: justify;">Car, il s’agit de savoir <strong>à quoi l’État a renoncé, au bénéfice de quels opérateurs, sur quelle base juridique et avec quelles contreparties économiques ou sociales</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">L’audit devra donc aller au-delà de la confirmation du chiffre. Il devra établir le nombre de bénéficiaires, retracer les décisions, identifier les conventions concernées et évaluer les contrôles exercés.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est à cette condition que les 209,22 milliards cesseront d’être un simple montant comptable pour devenir un véritable outil de lecture de la politique douanière gabonaise.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Lauritou pour Globe Infos</strong><br />
<span style="color: #ff0000;"><em>« Le monde décrypté depuis le Gabon » </em></span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>SEM : Guy Mendoume prend les commandes après 27 mois de gestion de Jude Ngwa Emane</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Sep 2026 06:53:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société & Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Libreville, le 25 septembre 2024. Le nouveau directeur général de la Société Équatoriale des Mines a officiellement pris ses fonctions ce jeudi 24 septembre 2026 à Libreville. Il succède à Jude Désiré-Célestin N’gwa-Eman, qui quitte l’opérateur minier public après 27 mois à sa tête. Une passation placée sous le signe de la continuité et des [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Libreville, le 25 septembre 2024. Le nouveau directeur général de la Société Équatoriale des Mines a officiellement pris ses fonctions ce jeudi 24 septembre 2026 à Libreville. Il succède à Jude Désiré-Célestin N’gwa-Eman, qui quitte l’opérateur minier public après 27 mois à sa tête. Une passation placée sous le signe de la continuité et des nouveaux défis assignés à la SEM.<img class="alignnone size-medium wp-image-23113"  alt="" width="300" height="214" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_20260924_162946_914-350x250-1-300x214.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_20260924_162946_914-350x250-1-300x214.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_20260924_162946_914-350x250-1.jpg 350w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les dossiers ont changé de mains. Dans la salle de réunion du ministère des Mines et des Ressources géologiques, Guy Mendoume a officiellement pris les commandes de la Société Équatoriale des Mines (SEM). Face à lui, le secrétaire général du ministère, Adolphe Yonghan, entouré du président du Conseil d’administration, des cadres et des agents de la société.</p>
<p style="text-align: justify;">La cérémonie de passation de charges intervient quelques jours seulement après la décision du Conseil des ministres. Réuni le 18 septembre à Port-Gentil, celui-ci a nommé Guy Mendoume directeur général de la SEM, en remplacement de Jude Ngwa Emane.</p>
<p style="text-align: justify;">Jeudi, la décision est devenue effective sur le terrain.</p>
<p style="text-align: justify;">En procédant au transfert des dossiers, Adolphe Yonghan a donné à cette installation sa portée institutionnelle. Il s’agissait de traduire la décision gouvernementale dans le fonctionnement quotidien de l’entreprise et d’assurer la continuité de son activité.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Un départ salué après 27 mois</h3>
<p style="text-align: justify;">Le changement de direction n&rsquo;a pas donné lieu à une rupture de ton.</p>
<p style="text-align: justify;">Le secrétaire général du ministère a tenu à reconnaître le travail accompli par Jude Ngwa Emane depuis son arrivée à la tête de la SEM en juin 2024. Après 27 mois de gestion, le directeur général sortant quitte ses fonctions dans un contexte où plusieurs dossiers structurants ont été engagés.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les faits marquants de cette période figurent notamment les récentes signatures de trois conventions d’exploitation de l’or. Ces accords interviennent alors que les autorités poursuivent leurs efforts pour mieux encadrer et valoriser les activités minières du pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le secrétaire général, le départ de Jude Ngwa Emane relève du fonctionnement normal du service public. Il ne saurait donc être interprété comme une remise en cause du travail accompli.</p>
<p style="text-align: justify;">La séquence s&rsquo;achève ainsi sur un message de continuité plutôt que de rupture.</p>
<p style="text-align: justify;">De son côté, le directeur général sortant a rappelé plusieurs enjeux auxquels la SEM demeure confrontée, notamment le renforcement de son cadre juridique et réglementaire, mais également celui de ses moyens techniques et de ses fonctions supports.</p>
<p style="text-align: justify;">Autant de dossiers qui resteront sur la table après son départ.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Guy Mendoume, une nouvelle étape pour la SEM</h3>
<p style="text-align: justify;">Pour Guy Mendoume, l&rsquo;heure n&rsquo;est plus à l&rsquo;installation protocolaire. Les responsabilités sont désormais les siennes.</p>
<p style="text-align: justify;">Le nouveau directeur général connaît déjà l&rsquo;environnement de la société. Son arrivée intervient surtout à un moment où les autorités gabonaises veulent donner davantage de poids au secteur minier dans la transformation économique du pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Le message transmis par le ministère est clair : poursuivre les chantiers engagés, renforcer les capacités de la SEM et lui permettre de remplir pleinement les missions qui lui sont confiées par l&rsquo;État.</p>
<p style="text-align: justify;">La Société Équatoriale des Mines occupe en effet une position particulière dans cette stratégie. En tant qu&rsquo;opérateur public, elle est appelée à participer directement à la valorisation des ressources minières nationales et à renforcer leur contribution à l&rsquo;économie gabonaise.</p>
<p style="text-align: justify;">Guy Mendoume devra donc inscrire son action dans cette trajectoire, tout en composant avec les réalités opérationnelles de l&rsquo;entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;">Le nouveau directeur général entend d&rsquo;ailleurs privilégier une approche collective. À son arrivée, il a indiqué que le prochain comité de direction devra contribuer à « bâtir la SEM que nous souhaitons », avec l&rsquo;ambition d&rsquo;en faire un véritable « bras séculier de l&rsquo;État » dans le secteur minier.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Une page se tourne, une autre s&rsquo;ouvre</h3>
<p style="text-align: justify;">La photographie de famille prise à l&rsquo;issue de la cérémonie résume à elle seule la séquence : autour des responsables de la société, le directeur sortant et son successeur se retrouvent côte à côte, au terme d&rsquo;un passage de relais désormais officiel.</p>
<p style="text-align: justify;">Jude Ngwa Emane quitte une fonction qu&rsquo;il aura occupée pendant 27 mois. Guy Mendoume en prend la responsabilité dans un secteur appelé à jouer un rôle croissant dans les ambitions économiques du Gabon.</p>
<p style="text-align: justify;">La transition est désormais actée. Les dossiers ont changé de mains. À Guy Mendoume revient maintenant la responsabilité de donner corps aux orientations fixées à la Société Équatoriale des Mines et de poursuivre les chantiers engagés.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par Thomas René pour Globe Infos</strong><br />
<em><span style="color: #ff0000;">Le monde décrypté depuis le Gabon</span></em></p>
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		<title>Dîner d’État à Washington : quand Musk, Cook et Altman rejoignent Trump et Xi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Sep 2026 06:11:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[INTERNATIONAL]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À la Maison-Blanche, le dîner offert à Xi Jinping n’a pas seulement réuni deux chefs d’État. La présence de plusieurs des figures les plus puissantes de la technologie, de la finance et de l’industrie américaines a donné à cette réception une portée qui dépasse largement le protocole diplomatique. Jeudi 24 septembre, la East Room de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>À la Maison-Blanche, le dîner offert à Xi Jinping n’a pas seulement réuni deux chefs d’État. La présence de plusieurs des figures les plus puissantes de la technologie, de la finance et de l’industrie américaines a donné à cette réception une portée qui dépasse largement le protocole diplomatique.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Jeudi 24 septembre, la East Room de la Maison-Blanche a accueilli une soirée dont la composition aura retenu autant l’attention que son décorum. Donald Trump et la Première dame Melania Trump recevaient le président chinois Xi Jinping et son épouse Peng Liyuan, dans le cadre de la visite officielle du dirigeant chinois à Washington.<img class="alignnone size-medium wp-image-23108"  alt="" width="277" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260925-070620-277x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260925-070620-277x300.jpg 277w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260925-070620-945x1024.jpg 945w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260925-070620-768x833.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260925-070620-387x420.jpg 387w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260925-070620-696x754.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260925-070620-600x650.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260925-070620.jpg 964w" sizes="auto, (max-width: 277px) 100vw, 277px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Autour d’eux, une autre concentration de pouvoir s’était formée.</p>
<p style="text-align: justify;">Elon Musk, Sam Altman, Jeff Bezos, Sundar Pichai, Jensen Huang, Michael Dell et Tim Cook figuraient parmi les personnalités conviées. D’autres figures majeures de l’économie américaine étaient également présentes, notamment Mark Zuckerberg, Satya Nadella, Sergey Brin, Lisa Su ou encore Eric Yuan. La finance n’était pas en reste, avec des représentants de grandes institutions américaines comme JPMorgan Chase, BlackRock, Goldman Sachs, Citigroup, Visa et Mastercard.</p>
<p style="text-align: justify;">La liste donne une première clé de lecture de la soirée : <strong>la relation entre Washington et Pékin ne se joue plus uniquement dans les chancelleries. Elle concerne directement les entreprises qui contrôlent une partie des technologies, des capitaux et des chaînes industrielles mondiales.</strong></p>
<h3 style="text-align: justify;">Quand la diplomatie rencontre la puissance technologique</h3>
<p style="text-align: justify;">La présence de ces dirigeants n’est pas anodine dans le contexte actuel des relations sino-américaines. Semi-conducteurs, intelligence artificielle, technologies avancées, chaînes d’approvisionnement et accès aux marchés constituent désormais des dossiers étroitement liés à la politique économique et stratégique des deux puissances.</p>
<p style="text-align: justify;">Nvidia, Google, Apple, Amazon, Microsoft, OpenAI, Tesla ou encore Meta évoluent tous, à des degrés différents, dans des secteurs où les décisions gouvernementales peuvent modifier les règles du jeu mondial.</p>
<p style="text-align: justify;">Jensen Huang, Sam Altman ou Sundar Pichai ne sont donc pas de simples représentants du monde des affaires. Les entreprises qu’ils dirigent ou représentent occupent des positions majeures dans la course à l’intelligence artificielle et aux infrastructures numériques. Tim Cook, aujourd’hui président du conseil d’administration d’Apple, évolue pour sa part à la tête d’un groupe dont la chaîne industrielle et le marché chinois entretiennent des liens particulièrement importants.</p>
<p style="text-align: justify;">Il serait toutefois imprudent de présenter ce dîner comme une négociation économique parallèle entre Washington et Pékin. La présence de ces dirigeants ne signifie pas qu’ils aient participé aux discussions officielles entre Donald Trump et Xi Jinping.</p>
<p style="text-align: justify;">Le symbole se trouve ailleurs.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Une table qui raconte l’économie mondiale</h3>
<p style="text-align: justify;">En réunissant, le temps d’une soirée, les dirigeants politiques des États-Unis et de la Chine et plusieurs patrons parmi les plus influents de la planète, la Maison-Blanche a offert une image saisissante de l’évolution des rapports de puissance.</p>
<p style="text-align: justify;">Les frontières entre diplomatie, industrie et technologie sont devenues plus difficiles à tracer. Une décision concernant les semi-conducteurs peut avoir des conséquences commerciales. Une restriction sur l’exportation d’une technologie peut devenir un instrument diplomatique. Une évolution des relations commerciales entre Washington et Pékin peut, à son tour, affecter les stratégies des géants de la Silicon Valley.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est précisément ce qui rend la composition de ce dîner intéressante.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans l’East Room, il y avait les deux chefs d’État. Mais autour d’eux se trouvaient également ceux qui façonnent une partie des infrastructures économiques et technologiques sur lesquelles repose la puissance contemporaine.</p>
<p style="text-align: justify;">La soirée n’a donc pas seulement offert une image du pouvoir américain et chinois. Elle a aussi montré que, dans la compétition mondiale pour les technologies stratégiques, <strong>les États et les grandes entreprises sont désormais étroitement imbriqués</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>STR pour Globe Infos</strong><br />
<span style="color: #ff0000;"><em>« Le monde décrypté depuis le Gabon » </em></span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Cour des comptes du Gabon : Pamphile Moussavou Ibouanga, un choix qui intervient au moment décisif</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 22:21:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[News]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nommé Premier président à Port-Gentil, le magistrat prend la tête d’une juridiction confrontée au vaste chantier du recouvrement des débets et amendes accumulés au fil des décennies. Par Thomas René pour Globe Infos « Le monde décrypté depuis le Gabon » Il aurait été difficile d’imaginer une prise de fonction plus observée. Le 16 septembre, à Port-Gentil, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Nommé Premier président à Port-Gentil, le magistrat prend la tête d’une juridiction confrontée au vaste chantier du recouvrement des débets et amendes accumulés au fil des décennies.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Par Thomas René pour Globe Infos</strong></em><br />
<span style="color: #ff0000;"><em>« Le monde décrypté depuis le Gabon » <img class="alignnone size-medium wp-image-23104"  alt="" width="300" height="169" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609242309176301-300x169.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609242309176301-300x169.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609242309176301-600x338.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609242309176301.jpg 640w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></em></span></p>
<p style="text-align: justify;">Il aurait été difficile d’imaginer une prise de fonction plus observée.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 16 septembre, à Port-Gentil, le Conseil supérieur de la magistrature a nommé <strong>Pamphile Moussavou Ibouanga Premier président de la Cour des comptes</strong>. Quelques jours auparavant, son prédécesseur, Alex Euv Moutsiangou, avait placé au centre du débat public le dossier des quelque <strong>1 700 milliards de FCFA de débets et d’amendes</strong> prononcés au fil des décennies par la juridiction financière.</p>
<p style="text-align: justify;">Le nouveau responsable de la Cour arrive donc à un moment où l’institution est particulièrement scrutée. Mais réduire sa nomination à ce seul dossier serait passer à côté de l’essentiel.</p>
<p style="text-align: justify;">Car Pamphile Moussavou Ibouanga ne découvre pas la maison.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Un magistrat qui connaît déjà la Cour</h2>
<p style="text-align: justify;">La première donnée à retenir est institutionnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">La Cour des comptes indique elle-même que son Premier président est choisi parmi les magistrats de l’ordre financier ayant exercé des fonctions élevées. La nomination de Pamphile Moussavou Ibouanga s’inscrit dans ce cadre.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce détail compte.</p>
<p style="text-align: justify;">La Cour des comptes n’est pas une administration comme les autres. Elle constitue la juridiction de l’ordre financier et exerce des missions de contrôle et de jugement qui exigent une maîtrise particulière des procédures, des finances publiques et du contentieux financier. Son organisation repose notamment sur des présidents de chambre, des conseillers-maîtres, des magistrats et un parquet général spécialisé.</p>
<p style="text-align: justify;">L’arrivée d’un magistrat déjà familiarisé avec cet environnement donne ainsi à la transition une dimension de continuité professionnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Le défi consiste désormais à passer de la connaissance de l’institution à sa conduite.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le dossier des 1 700 milliards : une montagne, mais pas un dossier né hier</h2>
<p style="text-align: justify;">Le chiffre a frappé les esprits.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut pourtant le regarder avec précision.</p>
<p style="text-align: justify;">Les <strong>1 700 milliards de FCFA</strong> évoqués par la Cour des comptes ne correspondent pas à de nouveaux détournements constatés en 2026. Selon les explications données par Alex Euv Moutsiangou à l’Agence gabonaise de presse, il s’agit du cumul de décisions de débets et d’amendes rendues depuis 1985, dont une partie a déjà été payée et une autre reste à recouvrer.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette précision change la lecture du dossier.</p>
<p style="text-align: justify;">Pamphile Moussavou Ibouanga n’hérite donc pas d’un scandale financier apparu soudainement sur son bureau. Il prend en charge une <strong>situation historique</strong>, constituée au fil de nombreuses procédures.</p>
<p style="text-align: justify;">Le véritable enjeu est désormais celui de l&rsquo;exécution.</p>
<p style="text-align: justify;">L’AGP relevait que certaines procédures pouvaient rester pendantes pendant quinze ou vingt ans, alors que la chaîne normale doit conduire du jugement au débet, puis au paiement, au quitus et enfin à la clôture du dossier.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est probablement là que se situe le chantier le plus structurant du nouveau Premier président.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Continuer le travail sans confondre vitesse et précipitation</h2>
<p style="text-align: justify;">La transition à la tête de la Cour intervient dans un contexte qui appelle autant de fermeté que de méthode.</p>
<p style="text-align: justify;">Le départ d’Alex Euv Moutsiangou a alimenté de nombreuses interrogations en raison de sa proximité avec l’annonce du vaste plan de recouvrement. Mais aucun élément public ne permet, à ce stade, d’établir que son changement d’affectation constitue une sanction liée à ce dossier. Le communiqué relatif au mouvement des magistrats l’affecte au Secrétariat permanent du Conseil supérieur de la magistrature.</p>
<p style="text-align: justify;">Il serait donc prématuré de transformer une succession institutionnelle en rupture de politique judiciaire.</p>
<p style="text-align: justify;">La question plus concrète est ailleurs : <strong>le chantier du recouvrement va-t-il se poursuivre avec la même détermination sous la nouvelle direction ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La réponse appartient désormais à la Cour.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Une responsabilité qui dépasse un seul chiffre</h2>
<p style="text-align: justify;">Pamphile Moussavou Ibouanga aura surtout à inscrire son action dans la durée.</p>
<p style="text-align: justify;">La Cour des comptes affiche officiellement une ambition claire : être une institution crédible et performante, contribuer à la bonne gouvernance et veiller au bon emploi des deniers et des biens publics. Ses valeurs affichées sont le professionnalisme, la responsabilité, l’intégrité et la solidarité.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces principes prennent aujourd’hui une dimension très concrète.</p>
<p style="text-align: justify;">Le nouveau Premier président devra contribuer à accélérer le traitement des dossiers, renforcer le suivi des décisions et préserver les garanties attachées à toute procédure juridictionnelle. Le chiffre de 1 700 milliards constitue une partie visible du problème. La question plus profonde est celle de la capacité d’une institution financière à faire vivre ses décisions jusqu’à leur terme.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette perspective, l’expérience interne de Moussavou Ibouanga peut constituer un élément important de son entrée en fonction : il connaît l&rsquo;environnement judiciaire dans lequel il est désormais appelé à exercer la première responsabilité.</p>
<p style="text-align: justify;">Reste le plus difficile.</p>
<p style="text-align: justify;">Transformer cette connaissance en résultats institutionnels.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le temps des actes</h2>
<p style="text-align: justify;">La nomination du nouveau Premier président intervient ainsi à un moment où la Cour des comptes doit démontrer sa capacité à conjuguer autorité, célérité et rigueur juridique.</p>
<p style="text-align: justify;">Le dossier des 1 700 milliards lui impose une première obligation : assurer la continuité du traitement des créances financières déjà établies, sans raccourci ni amalgame.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais son mandat ne se résumera pas à ce seul chiffre.</p>
<p style="text-align: justify;">Il s’agira également de renforcer la place d’une juridiction dont la mission touche directement à la gestion des ressources publiques. La session du Conseil supérieur de la magistrature tenue à Port-Gentil a précisément été présentée par la présidence comme un moment consacré aux carrières des magistrats et à l’efficacité du service public de la justice.</p>
<p style="text-align: justify;">Pamphile Moussavou Ibouanga arrive donc à la tête de la Cour avec un dossier lourd, une institution très observée et des attentes élevées.</p>
<p style="text-align: justify;">Il possède au moins un avantage de départ : <strong>il n&rsquo;entre pas dans un univers qu&rsquo;il ignore</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le reste se jouera désormais dans les décisions, dans leur exécution et dans la capacité de la Cour à rendre mesurables les effets de son action.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><em><strong>STR pour Globe Infos</strong></em></span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Fonction publique gabonaise : quand l’État découvre ses propres absents</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 06:22:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://leglobeinfo.com/?p=23098</guid>

					<description><![CDATA[<p>Libreville, le 24 septembre 2026. 1 473 radiations sur 1 762 dossiers examinés, près de 11 milliards de FCFA d’économies annuelles attendues : derrière l’assainissement du fichier solde, une question dépasse les chiffres, celle de la capacité de l’État à savoir en permanence qui il emploie, où ses agents travaillent et pourquoi il les rémunère. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: justify;"><strong>Libreville, le 24 septembre 2026. 1 473 radiations sur 1 762 dossiers examinés, près de 11 milliards de FCFA d’économies annuelles attendues : derrière l’assainissement du fichier solde, une question dépasse les chiffres, celle de la capacité de l’État à savoir en permanence qui il emploie, où ses agents travaillent et pourquoi il les rémunère.<img class="alignnone size-medium wp-image-23099"  alt="" width="300" height="212" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609240714254612-300x212.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609240714254612-300x212.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609240714254612.jpg 537w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Il y a des chiffres que l’on lit avant de passer à autre chose.</p>
<p style="text-align: justify;">Et puis il y a ceux qui obligent à s’arrêter.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>1 473 radiations. 1 762 dossiers examinés. Près de 11 milliards de FCFA d’économies annuelles attendues.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À eux seuls, ces trois chiffres donnent la mesure de l’opération. Mais ils ne racontent pas toute l’histoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Derrière les matricules, les affectations, les lignes du fichier solde et les décisions administratives, une question beaucoup plus simple s’impose : <strong>l’État sait-il réellement qui travaille pour lui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le recensement biométrique et administratif engagé au sein de la Fonction publique gabonaise visait précisément à remettre les données administratives en concordance avec la réalité du terrain. Après plusieurs mois de vérifications, les conclusions de la Commission exceptionnelle chargée d’examiner les situations litigieuses ont été adoptées en Conseil des ministres le 18 septembre, avant leur présentation publique à Libreville le 22 septembre.</p>
<p style="text-align: justify;">L’opération devait fiabiliser les effectifs, assainir le fichier solde et contribuer à une meilleure maîtrise de la masse salariale.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais son résultat pose une question qui dépasse largement le nombre de radiations.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Lorsqu’un État doit engager une opération de plusieurs mois pour vérifier la réalité de ses propres effectifs, ce n’est pas seulement la situation de certains agents qu’il faut regarder. C’est aussi la mécanique administrative qui permet à ces situations de perdurer.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify;">1 473 radiations : derrière le chiffre, des situations différentes</h2>
<p style="text-align: justify;">Le premier piège serait de transformer les <strong>1 473 radiations</strong> en une seule histoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce serait une erreur.</p>
<p style="text-align: justify;">Les dossiers examinés ne correspondent pas tous à la même situation administrative. Les communications officielles font apparaître plusieurs catégories : abandons de poste avec ou sans maintien des droits à pension, situations liées à la main-d’œuvre non permanente, présalaires, anciens membres de cabinet, mises à la retraite d’office, ruptures de contrat ou encore décès.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette diversité change profondément la lecture du chiffre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Radié ne signifie pas automatiquement fraudeur.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une décision de radiation peut traduire des réalités administratives très différentes. Certaines relèvent d’un abandon de poste. D’autres correspondent à une rupture contractuelle, à un départ à la retraite, à un décès ou à une situation qui n’avait pas été correctement actualisée dans les fichiers.</p>
<p style="text-align: justify;">La nuance est essentielle.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle protège le principe selon lequel chaque situation doit être appréciée à partir de faits établis et d’une procédure appropriée.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais elle conduit aussi à une interrogation plus large : <strong>comment ces situations ont-elles pu rester suffisamment longtemps dans les fichiers pour nécessiter une opération exceptionnelle de vérification ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est ici que le sujet cesse d’être une simple affaire de personnes.</p>
<p style="text-align: justify;">Il devient une question d’organisation.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Quand les fichiers cessent de raconter exactement la réalité</h2>
<p style="text-align: justify;">Un agent change d’affectation.</p>
<p style="text-align: justify;">Un contrat arrive à son terme.</p>
<p style="text-align: justify;">Un fonctionnaire part à la retraite.</p>
<p style="text-align: justify;">Un agent abandonne son poste.</p>
<p style="text-align: justify;">Un décès survient.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une administration correctement organisée, chacun de ces événements devrait produire une conséquence identifiable dans les systèmes concernés.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;information doit circuler.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle doit être enregistrée.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle doit être vérifiée.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis elle doit produire ses effets sur les différents fichiers administratifs et, lorsque cela est nécessaire, sur la solde.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque cette chaîne fonctionne mal, le décalage s’installe.</p>
<p style="text-align: justify;">La Fonction publique peut détenir une information. La solde peut en conserver une autre. Une administration déconcentrée peut connaître une situation qui n’a pas encore été répercutée au niveau central.</p>
<p style="text-align: justify;">Au fil du temps, les fichiers peuvent alors finir par ne plus correspondre exactement à la réalité.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est probablement l’un des enseignements les plus importants du recensement.</p>
<p style="text-align: justify;">La question n’est donc plus seulement :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Qui était absent ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Elle devient :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pourquoi cette absence n’a-t-elle pas été détectée plus tôt ?</strong></p>
<h2 style="text-align: justify;">« L’État paie le service »</h2>
<p style="text-align: justify;">La ministre de la Fonction publique, Laurence Ndong, a résumé la philosophie de l’opération par une formule directe : <strong>« L’État paie le service. Quelqu’un qui n’a pas travaillé ne peut pas avoir de salaire. »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La phrase renvoie à un principe simple.</p>
<p style="text-align: justify;">Le salaire public correspond à un emploi, à une mission et à un service rendu à la collectivité.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu’une situation administrative ne correspond plus à la réalité mais continue de produire des effets sur la solde, le problème devient budgétaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais il devient aussi organisationnel.</p>
<p style="text-align: justify;">Et parfois très concret.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une école, l’absence prolongée d’un enseignant peut reporter sa charge sur ses collègues. Dans un centre de santé, elle peut déséquilibrer une équipe déjà réduite. Dans une administration, elle peut ralentir le traitement des dossiers.</p>
<p style="text-align: justify;">Au bout de cette chaîne, il y a l’usager.</p>
<p style="text-align: justify;">Celui qui attend un document.</p>
<p style="text-align: justify;">Une décision.</p>
<p style="text-align: justify;">Un soin.</p>
<p style="text-align: justify;">Une réponse.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le fichier solde paraît abstrait. Ses conséquences, elles, ne le sont pas toujours.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify;">La vraie question n’est donc pas seulement celle des absents</h2>
<p style="text-align: justify;">Le réflexe est naturel : où étaient les agents concernés ?</p>
<p style="text-align: justify;">La question est légitime.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais elle ne suffit pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut également regarder l’autre bout de la chaîne.</p>
<p style="text-align: justify;">Qui devait signaler les changements ?</p>
<p style="text-align: justify;">Qui devait actualiser les affectations ?</p>
<p style="text-align: justify;">Qui devait constater un abandon de poste ?</p>
<p style="text-align: justify;">Qui devait enregistrer un décès ?</p>
<p style="text-align: justify;">Qui devait faire remonter un départ à la retraite ?</p>
<p style="text-align: justify;">Qui devait rapprocher ces informations avec celles de la solde ?</p>
<p style="text-align: justify;">Ces interrogations ne permettent pas, à elles seules, d’attribuer une faute à une personne ou à un service.</p>
<p style="text-align: justify;">Elles permettent en revanche d’évaluer la robustesse du système.</p>
<p style="text-align: justify;">Un État moderne ne peut pas dépendre uniquement d’opérations exceptionnelles pour découvrir des anomalies qui devraient être détectées dans le fonctionnement quotidien de son administration.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le recensement peut révéler le problème. Il ne doit pas devenir le mécanisme permanent chargé de le découvrir.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify;">Près de 11 milliards de FCFA : une économie qui devra se vérifier</h2>
<p style="text-align: justify;">L’autre chiffre appelle la même exigence de précision.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon les autorités, la régularisation des situations devrait permettre à l’État de réaliser <strong>près de 11 milliards de FCFA d’économies chaque année</strong> sur la masse salariale.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne s’agit pas de 11 milliards de recettes nouvelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Il s’agit d’une <strong>économie annuelle attendue</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">La nuance compte.</p>
<p style="text-align: justify;">La réussite de l’opération ne se mesurera donc pas seulement au nombre de décisions prises. Elle devra aussi se vérifier dans l’exécution budgétaire et dans la capacité de l’administration à empêcher la reconstitution des mêmes anomalies.</p>
<p style="text-align: justify;">Une économie annoncée doit pouvoir être suivie.</p>
<p style="text-align: justify;">Une réforme administrative doit pouvoir être évaluée.</p>
<p style="text-align: justify;">Et un fichier assaini doit pouvoir rester fiable dans le temps.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est à cette condition que les milliards annoncés prendront une réalité au-delà du chiffre.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Assainir sans confondre contrôle et sanction</h2>
<p style="text-align: justify;">Il existe une autre exigence, moins visible mais essentielle : <strong>la protection des droits des agents concernés.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’État doit protéger les deniers publics.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais il doit également s’assurer que chaque situation soit examinée avec suffisamment de précision.</p>
<p style="text-align: justify;">Un abandon de poste ne se confond pas avec une affectation mal enregistrée.</p>
<p style="text-align: justify;">Une rupture de contrat ne se confond pas avec un dossier qui n’a pas été actualisé.</p>
<p style="text-align: justify;">Un décès ne relève évidemment pas de la même réalité qu’une absence injustifiée.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette distinction impose une administration rigoureuse dans ses contrôles comme dans ses décisions.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La fermeté administrative n’exige pas la précipitation.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au contraire : plus une décision produit des conséquences importantes pour un agent et sa famille, plus la vérification doit être solide.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;objectif d’un recensement n’est donc pas de radier pour radier.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est de remettre chaque situation administrative en conformité avec la réalité.<img class="alignnone size-medium wp-image-23100"  alt="" width="300" height="164" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609240714254101-300x164.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609240714254101-300x164.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609240714254101.jpg 539w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<h2 style="text-align: justify;">Le véritable chantier commence maintenant</h2>
<p style="text-align: justify;">Le risque serait de considérer l’opération comme achevée avec la publication de ses résultats.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle ne fait, en réalité, que changer de nature.</p>
<p style="text-align: justify;">Après le recensement vient le temps de la prévention.</p>
<p style="text-align: justify;">Les données de la Fonction publique et de la solde devront être régulièrement rapprochées. Les changements d’affectation devront être enregistrés dans des délais raisonnables. Les départs, les retraites, les ruptures de contrat et les décès devront produire leurs effets administratifs sans attendre une nouvelle opération générale.</p>
<p style="text-align: justify;">La biométrie peut identifier.</p>
<p style="text-align: justify;">Les bases de données peuvent croiser.</p>
<p style="text-align: justify;">Les outils numériques peuvent accélérer.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais aucun logiciel ne remplacera durablement la responsabilité humaine.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un fichier fiable n’est pas seulement une affaire d’informatique. C’est une affaire de discipline administrative.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il faut savoir qui saisit l’information, qui la vérifie, qui la valide et qui répond de son absence ou de son retard.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est cette chaîne qu’il faut désormais consolider.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Derrière les matricules, des femmes et des hommes</h2>
<p style="text-align: justify;">Il reste enfin ce que les tableaux administratifs montrent rarement.</p>
<p style="text-align: justify;">Les agents qui sont effectivement à leur poste.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceux qui ouvrent les salles de classe le matin.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceux qui prennent leur garde dans un centre de santé.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceux qui instruisent les dossiers, accueillent les usagers, rendent les décisions administratives ou font fonctionner les services publics avec les moyens dont ils disposent.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour eux, la question n’est pas seulement financière.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle touche aussi à la valeur accordée au travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque l’administration distingue clairement celui qui exerce effectivement sa mission de celui dont la situation n’est plus conforme à la réalité, elle rétablit une forme d’équité entre les agents.</p>
<p style="text-align: justify;">Le contrôle devient alors autre chose qu’un instrument budgétaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Il devient aussi un moyen de restaurer la crédibilité du service public.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le Gabon ne doit pas seulement nettoyer son fichier. Il doit apprendre à le tenir propre.</h2>
<p style="text-align: justify;">C’est probablement là que se trouve la véritable portée de l’opération.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>1 473 radiations. 1 762 dossiers examinés. Près de 11 milliards de FCFA d’économies annuelles attendues.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ces chiffres donnent la mesure du chantier.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ils n’en constituent pas l’aboutissement.</p>
<p style="text-align: justify;">La véritable réforme commencera lorsque l’administration n’aura plus besoin d’attendre une opération exceptionnelle pour découvrir qu’une situation individuelle ne correspond plus à ses propres données.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle commencera lorsque le décès d’un agent, son départ à la retraite, une rupture de contrat, un changement d’affectation ou un abandon de poste seront rapidement intégrés dans l’ensemble de la chaîne administrative.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle commencera lorsque les fichiers parleront le même langage.</p>
<p style="text-align: justify;">Et surtout lorsque chacun, dans cette chaîne, saura qu’il lui revient de faire remonter l’information et qu’il devra répondre de son absence ou de son retard.</p>
<p style="text-align: justify;">Le recensement aura alors cessé d’être une opération de nettoyage.</p>
<p style="text-align: justify;">Il sera devenu le point de départ d’une nouvelle discipline administrative.</p>
<p style="text-align: justify;">Car le véritable enjeu n’est pas seulement de faire disparaître les absents du fichier solde.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C’est de faire en sorte que, demain, l’État sache immédiatement lorsqu’un présent devient absent.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Thomas René pour Globe Infos</strong><br />
<span style="color: #ff0000;"><em>Le monde décrypté depuis le Gabon</em></span></p>
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		<item>
		<title>Port-Gentil : quand l’action publique quitte les bureaux pour se confronter au réel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2026 06:13:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Libreville, le 23 septembre 2026. De la justice aux infrastructures, de l’industrie à l’énergie, le séjour présidentiel dans la capitale économique dessine une même ambition : transformer les décisions publiques en réalisations concrètes au service des populations. Par Thomas René pour Globe Infos « Le monde décrypté depuis le Gabon » De la justice à l’industrie, des [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Libreville, le 23 septembre 2026. De la justice aux infrastructures, de l’industrie à l’énergie, le séjour présidentiel dans la capitale économique dessine une même ambition : transformer les décisions publiques en réalisations concrètes au service des populations.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Par Thomas René pour Globe Infos</em><span style="color: #0000ff;"><em> « Le monde décrypté depuis le Gabon »</em></span> <img class="alignnone size-medium wp-image-23092"  alt="" width="300" height="200" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609230702294830-300x200.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609230702294830-300x200.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609230702294830.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>De la justice à l’industrie, des infrastructures à l’énergie, le séjour de Brice Clotaire Oligui Nguema dans l’Ogooué-Maritime aura surtout mis en lumière une méthode : regarder les chantiers, écouter les populations et tenter de relier les décisions publiques aux réalités du terrain.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Il y a des déplacements présidentiels qui se résument à quelques images officielles, une succession de poignées de main et des discours soigneusement calibrés. Et puis il y a ceux qui racontent autre chose : une ville, ses attentes, ses difficultés, ses chantiers et, surtout, la manière dont l’État entend y répondre.</p>
<p style="text-align: justify;">À Port-Gentil, la séquence de septembre 2026 appartient clairement à cette seconde catégorie.</p>
<p style="text-align: justify;">En quelques jours, le chef de l’État aura placé la capitale économique au centre de plusieurs dossiers qui touchent directement à la transformation du pays : infrastructures, santé, éducation, logement, mobilité, énergie, justice, industrie, emploi et relance économique.</p>
<p style="text-align: justify;">Pris séparément, chacun de ces sujets pourrait constituer une actualité. Pris ensemble, ils racontent une même préoccupation : <strong>faire en sorte que l’action publique soit davantage confrontée au réel</strong>.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Regarder les chantiers plutôt que les plans</h2>
<p style="text-align: justify;">Le 15 septembre, Brice Clotaire Oligui Nguema entreprend une vaste tournée d’inspection de projets structurants.</p>
<p style="text-align: justify;">Hôpital général, hôpital psychiatrique, centre de réinsertion professionnelle, Lycée d’Excellence du Prytanée Militaire, Université polytechnique, logements, immeubles, centre commercial, infrastructures hôtelières, caserne des sapeurs-pompiers, brigade de police : le périmètre est large.</p>
<p style="text-align: justify;">À cela s&rsquo;ajoutent les infrastructures destinées à améliorer la mobilité, notamment le futur péage et le projet de voie de contournement reliant Port-Gentil, l’aéroport, le bord de mer et Ntchengué.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui mérite attention dans cette démarche n’est pas seulement la quantité de sites visités. C’est la logique affichée : constater l’état d’avancement, interroger les techniciens et, lorsque cela apparaît nécessaire, demander des ajustements.</p>
<p style="text-align: justify;">Autrement dit, l’infrastructure n’est pas considérée uniquement comme un ouvrage à livrer. Elle doit aussi répondre à un usage.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette exigence est importante dans un pays où l’enjeu n’est plus seulement de lancer des projets, mais de s’assurer qu’ils deviennent effectivement des équipements fonctionnels, entretenables et utiles aux populations.</p>
<p style="text-align: justify;">La Présidence a d’ailleurs placé cette logique au cœur de la séquence port-gentillaise : qualité des ouvrages, respect des orientations et livraison dans des conditions permettant leur pleine utilisation.<img class="alignnone size-medium wp-image-23093"  alt="" width="300" height="197" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609230702300841-300x197.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609230702300841-300x197.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609230702300841.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<h2 style="text-align: justify;">Une justice qui descend aussi de son piédestal institutionnel</h2>
<p style="text-align: justify;">Le lendemain, Port-Gentil accueille une autre première : une session délocalisée du Conseil supérieur de la magistrature.</p>
<p style="text-align: justify;">L’image est forte.</p>
<p style="text-align: justify;">La capitale économique ne devient pas seulement le décor d’une tournée consacrée aux routes, aux bâtiments ou aux équipements. Elle accueille également une institution centrale dans la gouvernance du corps judiciaire.</p>
<p style="text-align: justify;">La session du 16 septembre a notamment porté sur la carrière des magistrats, les nominations et les affectations. Mais le message institutionnel dépasse ces questions administratives.</p>
<p style="text-align: justify;">Le chef de l’État y a réaffirmé l’importance d’une justice équitable, accessible, impartiale et respectueuse des droits des citoyens. La Présidence inscrit cette orientation dans le pilier consacré à la justice dans le projet de transformation du Gabon.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a là une articulation intéressante : <strong>transformer un pays ne consiste pas uniquement à construire davantage ; il faut également renforcer les institutions chargées de garantir les règles du jeu</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les citoyens comme pour les investisseurs, la qualité d’une justice se mesure finalement moins aux discours qu’à sa capacité à traiter les affaires dans des délais raisonnables, à garantir l’accès au droit et à produire des décisions dans un cadre professionnel et prévisible.</p>
<p style="text-align: justify;">La véritable évaluation de cette ambition se fera donc dans la durée, devant les juridictions et auprès des justiciables.</p>
<h2 style="text-align: justify;">De la ferraille à l’acier : produire plutôt qu’importer</h2>
<p style="text-align: justify;">Le 17 septembre apporte une autre image particulièrement symbolique.</p>
<p style="text-align: justify;">À Port-Gentil, les Aciéries du Gabon lancent leur première production, portée par FOBERD.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette fois, le sujet n’est plus seulement celui d’un chantier. Il s’agit d’une activité industrielle qui transforme localement des rebuts ferreux en produits sidérurgiques, notamment des barres d’acier destinées au secteur de la construction.</p>
<p style="text-align: justify;">Le détail n’est pas anodin.</p>
<p style="text-align: justify;">Des ferrailles collectées et triées aux opérations de transformation, puis au transport, à la maintenance, au stockage et à la distribution, une industrie crée rarement de la valeur autour de son seul portail d’entrée. Elle entraîne avec elle une chaîne de métiers et de services.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est précisément ce que les autorités mettent en avant.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Conseil des ministres du 18 septembre évoque, pour cette unité, <strong>200 emplois directs et 300 emplois indirects attendus</strong>. Il présente également l’investissement comme un signal adressé aux investisseurs et comme une illustration des possibilités de partenariats Sud-Sud.</p>
<p style="text-align: justify;">La question fondamentale sera désormais celle de la montée en puissance.</p>
<p style="text-align: justify;">Une usine ne transforme durablement une économie que si elle produit de manière compétitive, sécurise ses approvisionnements, développe des compétences locales, respecte ses engagements environnementaux et trouve durablement ses marchés.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le changement de nature est déjà intéressant : la ferraille devient matière première, la matière première devient produit industriel et le produit industriel peut devenir un maillon supplémentaire de la construction nationale.<img class="alignnone size-medium wp-image-23094"  alt="" width="300" height="187" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609230702306484-300x187.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609230702306484-300x187.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609230702306484.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<h2 style="text-align: justify;">Port-Gentil ne demande pas seulement des bâtiments</h2>
<p style="text-align: justify;">La semaine port-gentillaise révèle surtout que les attentes de la ville dépassent largement la question des infrastructures.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 18 septembre, lors du Conseil des ministres tenu dans la capitale économique, le gouvernement a dressé un état des lieux beaucoup moins institutionnel : chômage des jeunes, recul de l’attractivité de Port-Gentil, difficultés de certaines entreprises, entretien urbain, accès à l’eau et à l’électricité, environnement des affaires.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est probablement là que se situe le véritable enjeu de la séquence.</p>
<p style="text-align: justify;">Construire un hôpital ne suffit pas si son fonctionnement reste fragile. Construire une université ne suffit pas si elle ne débouche pas sur des compétences employables. Construire une route ne suffit pas si son entretien n’est pas assuré. Installer une usine ne suffit pas si elle ne crée pas progressivement une véritable chaîne de valeur.</p>
<p style="text-align: justify;">L’État semble donc chercher à passer d&rsquo;une logique de projets isolés à une logique d’écosystème.</p>
<p style="text-align: justify;">Les annonces du Conseil des ministres vont dans ce sens : réhabilitation des voiries, modernisation urbaine, renforcement de l’eau et de l’électricité, marchés, infrastructures sanitaires, logements, réhabilitation de la Foire, construction de l’Université Pierre-Louis Agondjo Okawé.</p>
<p style="text-align: justify;">Le concours global annoncé pour ces projets doit atteindre <strong>30 milliards de francs CFA</strong>, tandis que leur mise en œuvre pourrait, selon la Présidence, générer environ <strong>7 000 emplois directs et indirects</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces chiffres devront évidemment être confrontés à l’exécution réelle des projets. C’est là que commence le travail le plus difficile.</p>
<h2 style="text-align: justify;">L’énergie, nerf de la relance</h2>
<p style="text-align: justify;">Un autre dossier vient compléter ce tableau : celui de l’électricité.</p>
<p style="text-align: justify;">La modernisation de la centrale thermique de la SEEG à Port-Gentil fait partie des infrastructures suivies directement par le chef de l’État. Le projet vise à renforcer progressivement les capacités de production et à améliorer la régularité de l’alimentation électrique.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce dossier peut sembler technique. Il est pourtant au cœur de tout le reste.</p>
<p style="text-align: justify;">Pas d’industrie durable sans énergie fiable. Pas de services publics performants sans électricité. Pas d’activité commerciale stable sans alimentation régulière. Pas même de transformation numérique crédible sans infrastructures énergétiques solides.</p>
<p style="text-align: justify;">L’électricité est souvent invisible lorsqu’elle fonctionne et immédiatement centrale lorsqu’elle manque.</p>
<p style="text-align: justify;">À Port-Gentil, elle constitue donc l’un des tests les plus concrets de la transformation annoncée.<img class="alignnone size-medium wp-image-23095"  alt="" width="300" height="199" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609230702302512-300x199.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609230702302512-300x199.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609230702302512.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<h2 style="text-align: justify;">Le changement se mesurera après les caméras</h2>
<p style="text-align: justify;">C’est finalement la principale leçon de cette semaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Le président de la République a voulu montrer des chantiers. Il a réuni les institutions. Il a accompagné une mise en production industrielle. Il a rencontré les forces vives de l’Ogooué-Maritime. Il a entendu les préoccupations de la jeunesse, des populations autochtones et des représentants locaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais une tournée présidentielle, aussi dense soit-elle, ne constitue jamais à elle seule un bilan.</p>
<p style="text-align: justify;">Le véritable bilan viendra après.</p>
<p style="text-align: justify;">Il se mesurera lorsque les infrastructures seront livrées. Lorsque les équipements fonctionneront. Lorsque les emplois annoncés existeront réellement. Lorsque les entreprises retrouveront des perspectives. Lorsque les jeunes formés accéderont au marché du travail. Lorsque l’usine produira durablement. Lorsque l’électricité sera plus régulière. Lorsque le justiciable constatera, au quotidien, que la justice lui est effectivement plus accessible.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est précisément pourquoi la séquence de Port-Gentil mérite d’être regardée moins comme une collection de communiqués que comme <strong>un contrat d’exécution</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le discours politique fixe une ambition. Les visites de terrain permettent de vérifier les réalités. Les décisions administratives organisent l’action. Les investissements donnent aux projets leurs moyens. Mais, au bout de la chaîne, un seul juge demeure véritablement souverain : le résultat.</p>
<p style="text-align: justify;">Port-Gentil a donc été, durant cette semaine de septembre, bien davantage qu’une étape présidentielle.</p>
<p style="text-align: justify;">La ville est devenue un laboratoire à ciel ouvert d’une question qui dépasse ses frontières : <strong>comment transformer les ambitions publiques en réalisations visibles, utiles et durables ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’acier qui sort désormais de l’usine, les infrastructures inspectées, la justice réunie hors de Libreville, les projets énergétiques, les annonces économiques et le dialogue avec les populations appartiennent à des univers différents.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ils convergent vers une même exigence : que l’État ne soit pas seulement présent dans les textes et les discours, mais qu’il puisse être reconnu dans les services, les équipements, les emplois et les opportunités qu’il contribue à faire naître.</p>
<p style="text-align: justify;">À Port-Gentil, la promesse est désormais posée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Reste le plus important : la transformer en résultats.</strong></p>
<p><strong>Thomas René pour Globe Infos<span style="color: #ff0000;"><em> « le monde décrypté depuis le Gabon » </em></span></strong></p>
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