[Gabon] À Mitzic, le gouvernement scelle le pacte de la 5ème République : vérité rien que la vérité aux populations

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Libreville, le 13 Avril 2026. Entre audit des chantiers en arrêt et négociations sociales, Sosthène Nguema Nguema et ses collègues en mission de clarification à Mitzic la troisième étape de leur périple. Face aux populations du Woleu-Ntem, l’exécutif a justifié la pause technique imposée par la transition vers la 5 ème République, tout en appelant au civisme des enseignants.

Par la rédaction de Globe infos

En effet, c’est au cours de leur déplacement dans le Woleu-Ntem que Sosthène Nguema Nguema et plusieurs membres du gouvernement originaires de la province ont rencontré les populations de Mitzic. Entre bilan de la transition et promesses de la Cinquième République, l’exécutif tente de rassurer sur la reprise des travaux et la fin des mouvements sociaux.

Le soleil de Mitzic a été le témoin d’un échange singulier ce 12 avril. Dans cette localité du nord du Gabon, l’heure n’était pas aux discours feutrés des ministères. Sosthène Nguema Nguema, accompagné d’une délégation de ministres originaires de la province, a choisi de s’exprimer « à cœur ouvert ». En langue vernaculaire par moments, pour mieux toucher l’âme de ses interlocuteurs, il a porté un message de pédagogie et de vérité.« Sosthène Nguema Nguema et ses collègues du gouvernement lors de l’échange avec les populations de Mitzic, ce 12 avril 2026. Un dialogue direct pour lever les doutes sur l’avenir des projets locaux. »

L’audit des chantiers : la fin de la « République des maquettes »

Depuis plusieurs mois, un constat amer dominait les discussions locales : l’arrêt quasi total des grands travaux. Pourtant lancés en fanfare sous l’ère du CTRI, de nombreux chantiers semblent aujourd’hui à l’abandon. Face à cette inquiétude, le message du gouvernement est limpide. Ce ralentissement n’est pas un renoncement, mais une nécessité administrative et technique.

« «Nous ne voulons plus d’une République des maquettes» », a martelé l’émissaire du chef de l’État. Selon lui, le passage de la Transition à la Cinquième République impose un inventaire rigoureux. Il s’agit de vérifier l’état réel des réalisations, de contrôler les paiements effectués et d’identifier les responsabilités. En somme, une « passation de dossiers » titanesque qui justifie la pause observée depuis près d’un an. Actuellement, des experts de la Présidence sillonnent d’ailleurs l’Ogooué-Ivindo pour valider ces audits de terrain.

Éducation : un appel à la conscience collective des enseignants

Outre les infrastructures, le climat social a largement occupé les débats. La grève des enseignants, qui a récemment paralysé le secteur éducatif, reste un sujet sensible. Le gouvernement a tenu à rappeler les liens profonds qui unissent le président Brice Clotaire Oligui Nguema au corps enseignant.
Toutefois, la patience est de mise.

L’exécutif appelle à une  » «prise de conscience collective» ». Bien que les revendications soient jugées légitimes, le ministre a souligné les efforts déjà consentis :
* L’attribution massive de nouveaux postes budgétaires.
* La construction accélérée de nouveaux établissements scolaires.
* Le refus de pratiquer des coupes salariales pour privilégier la négociation.

« On ne peut pas régler en un an des problèmes accumulés pendant 56 ans », a rappelé Sosthène Nguema Nguema. Pour le gouvernement, l’objectif est désormais de stabiliser le calendrier scolaire afin de permettre au projet de société présidentiel de se déployer sans entraves.

Le symbole du 12 avril : un nouveau départ pour le Woleu-Ntem

Le choix de cette date pour s’adresser aux populations ne doit rien au hasard. Chargée de symbolisme historique pour le pays, la journée du 12 avril marque désormais le premier anniversaire de l’élection de la Cinquième République. Pour les habitants de Mitzic, ce déplacement ministériel agit comme un serment de fidélité.

En en définitive, la délégation a réitéré qu’aucun projet ne sera abandonné dans le Woleu-Ntem. La phase de « checking » touchant à sa fin, les populations devraient voir les engins de chantier reprendre du service prochainement. Le gouvernement repart de Mitzic avec un espoir : celui d’avoir instauré un climat de confiance mutuelle, indispensable pour mener à bien les réformes structurelles de l’après-transition.

Thomas René pour Globe infos

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