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Gabon : Évaluation officielle de trois projets miniers stratégiques dans la Nyanga

Par la rédaction de Globe infos 

Libreville, le 06 juillet 2026. Une délégation du ministère des Mines et des Ressources géologiques conduite par le Ministre Sosthene NGUEMA NGUEMA, entame, ce lundi 6 juillet 2026, une mission d’inspection de quatre jours dans la province de la Nyanga, au sud-ouest du Gabon. Ce déplacement, prévu jusqu’au 08 juillet, vise à examiner l’état d’avancement des projets de potasse de la Banio, de fer de Milingui et de marbre de Dousseoussou. Pour Libreville, l’enjeu consiste à concilier l’attraction d’investissements étrangers et le respect des normes environnementales. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification économique, commune à plusieurs États d’Afrique centrale.

Un suivi de terrain après les discussions de Toronto

Selon une note de présentation officielle du ministère, cette mission répond à une invitation de la société porteuse du projet de potasse de la Banio. Les premiers échanges s’étaient déroulés lors d’un séjour du ministre des Mines à Toronto, au Canada, place forte de la finance minière mondiale. À cette occasion, les responsables du projet ont exprimé leur volonté de présenter l’avancement des travaux. Par ailleurs, les autorités gabonaises ont choisi d’élargir cette inspection aux sites de Milingui et de Dousseoussou pour obtenir une vision régionale intégrée.

La gouvernance et la conformité environnementale en question

D’après le document du cabinet ministériel, la mission doit « évaluer la conformité des projets aux exigences réglementaires en vigueur, en particulier en matière environnementale et sociale ». La zone de la lagune Banio présente en effet une biodiversité sensible. Le ministère affirme vouloir jouer le rôle de « garant de l’équilibre entre développement économique et préservation environnementale ». Cependant, la note officielle ne précise pas si des audits indépendants ou des organisations de la société civile participeront à ces évaluations.

« Cette mission contribuera à renforcer la capacité du Ministère à assurer un suivi efficace du projet et à éclairer la prise de décision des autorités », indique le document officiel de la tutelle.

Une dynamique de diversification commune à la sous-région

Ces projets s’inscrivent dans une tendance lourde en Afrique centrale. À l’instar du Cameroun ou de la République du Congo, le Gabon cherche à réduire sa dépendance historique aux hydrocarbures.
Toutefois, le développement d’infrastructures lourdes, nécessaires au transport du fer ou de la potasse, représente un défi financier majeur. À ce stade, le gouvernement qualifie ces projets de « structurants », mais les retombées économiques locales réelles restent soumises à la concrétisation des investissements annoncés par les partenaires privés.

Les prochaines étapes à surveiller

À l’issue de ce déplacement, la délégation ministérielle doit élaborer un compte rendu assorti de recommandations stratégiques. Les observateurs du secteur suivront de près la publication de ces conclusions, notamment sur les mesures correctives éventuellement exigées des opérateurs. En effet, la viabilité à long terme de ces gisements dépendra autant de la clarté du cadre de collaboration avec l’État que de la conjoncture des cours mondiaux des matières premières.

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