Des dossiers jugés recevables, un délai accordé aux retardataires : le dialogue engagé entre le gouvernement et les chômeurs gabonais avance vers des solutions concrètes.
Par Thierry Mocktar
Désignée comme facilitateur du gouvernement à la suite du mouvement d’humeur lancé il y a quelques jours par le Mouvement national des chômeurs gabonais (MNCG), la ministre d’État Camélia Ntoutoume Leclercq a rencontré, ce 14 septembre, les représentants du collectif. Une rencontre consacrée à l’examen de leurs préoccupations et au suivi des démarches déjà engagées auprès des autorités.
Face aux inquiétudes exprimées par les représentants du MNCG, le membre du gouvernement a notamment tenu à rassurer ses interlocuteurs sur la recevabilité des dossiers déjà transmis au ministère de la Fonction publique.
« Les dossiers que nous avons envoyés sont recevables (…). Nous allons poursuivre le travail déjà engagé avec le ministère de la Fonction publique et travailler également en concertation avec le ministère du Budget », a indiqué Camélia Ntoutoume Leclercq.
Cette précision constitue l’un des principaux points ressortis de cette rencontre. Elle vise notamment à rassurer les demandeurs dont les dossiers sont déjà engagés dans le processus administratif.
Par ailleurs, un délai de deux semaines a été accordé aux retardataires dont les dossiers ont été rejetés. Ce délai doit leur permettre de se conformer aux exigences requises et de procéder, le cas échéant, aux régularisations nécessaires afin de permettre la poursuite de l’examen de leurs situations.
Le dialogue comme voie de sortie
À travers cette rencontre, le gouvernement entend ainsi maintenir le dialogue avec les représentants du Mouvement national des chômeurs gabonais. La facilitation confiée à Camélia Ntoutoume Leclercq apparaît, dans ce contexte, comme un cadre destiné à rapprocher les différentes parties et à favoriser le suivi concret des engagements pris.
Le MNCG a, de son côté, saisi cette occasion pour saluer les efforts engagés par le gouvernement. Les représentants du mouvement ont également pris acte des engagements formulés au cours de cette rencontre pour faire avancer la concrétisation de ce dossier.
Au-delà des revendications exprimées ces derniers jours, le dialogue engagé autour du dossier des chômeurs gabonais semble donc ouvrir une nouvelle étape, davantage orientée vers le traitement administratif des dossiers et la recherche de solutions concrètes.
Thierry Mocktar
