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« Les dividendes sont une moquerie » : à Kigali, Brice Clotaire Oligui Nguema a annoncé le tournant industriel du Gabon

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Libreville, le 21 Mai 2026. Au Rwanda, devant un parterre d’investisseurs et de décideurs économiques réunis à Kigali, le président de la République gabonaise, chef de l’État et chef du gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, a livré l’un de ses discours les plus offensifs sur l’avenir du secteur minier gabonais. Dénonçant un modèle extractif où « les dividendes sont une moquerie », le chef de l’État a défendu une nouvelle doctrine économique fondée sur la transformation locale du manganèse, l’industrialisation et la souveraineté économique. À travers cette sortie remarquée, Libreville affiche désormais sa volonté de reprendre le contrôle de la valeur générée par ses ressources naturelles et d’imposer un nouveau rapport de force aux multinationales minières.

Kigali, théâtre d’un discours de rupture économique

C’est loin de Libreville, dans la capitale rwandaise, que Brice Clotaire Oligui Nguema a choisi de porter ce message fort devant des décideurs économiques africains et internationaux.

Face à un auditoire composé d’hommes d’affaires, d’investisseurs et d’acteurs du secteur économique, le chef de l’État gabonais a dénoncé avec une rare franchise le modèle historique d’exploitation des ressources naturelles africaines, particulièrement celui du manganèse gabonais.

« Cela fait 60 ans que nous produisons le manganèse. Jamais on ne l’a transformé chez nous », a-t-il déclaré, résumant en une phrase le sentiment de frustration qui traverse aujourd’hui une partie des dirigeants africains face aux modèles extractifs hérités des décennies passées.

Dans son intervention, le président gabonais a directement remis en cause le fonctionnement des partenariats miniers traditionnels, estimant que le Gabon ne bénéficie pas suffisamment des richesses tirées de son sous-sol.

« Les dividendes sont une moquerie »

Le passage le plus marquant de son allocution reste sans doute sa critique frontale des dividendes versés à l’État par certaines entreprises minières.

« Les dividendes sont une moquerie », a lancé Brice Clotaire Oligui Nguema devant l’assistance, dénonçant un système dans lequel les États producteurs restent souvent éloignés des véritables mécanismes de création de valeur.

Le président gabonais a regretté le manque de transparence entourant les revenus tirés de l’exploitation minière.

« On vous donne un chèque en fin d’année, mais vous ne savez pas ce qui a été vendu, ni à quelle valeur », a-t-il affirmé, tout en soulignant que le Gabon ne dispose pas toujours d’une présence décisionnelle suffisante au sein des structures stratégiques des sociétés exploitantes.

Au-delà de la formule choc, cette déclaration traduit une volonté politique claire : remettre en question les rapports économiques jugés déséquilibrés entre États africains et multinationales extractives.

Le manganèse au cœur de la nouvelle doctrine gabonaise

Le Gabon figure parmi les principaux producteurs mondiaux de manganèse, minerai essentiel à l’industrie sidérurgique et de plus en plus stratégique dans les chaînes de production liées aux batteries et à la transition énergétique.

Pour Libreville, continuer à exporter cette ressource à l’état brut revient à abandonner une partie essentielle de la richesse nationale.

Le président gabonais veut désormais faire de la transformation locale une condition centrale de la politique minière nationale.

« Nous partons vers la transformation. Et pour nous, c’est sans recul », a-t-il insisté devant les investisseurs présents à Kigali.

Cette stratégie vise plusieurs objectifs :

créer davantage d’emplois industriels au Gabon ;

développer une chaîne de valeur locale ;

accroître les recettes fiscales ;

renforcer les capacités industrielles nationales ;

et réduire la dépendance du pays aux simples revenus d’exportation.

Une échéance fixée à 2029

Le chef de l’État gabonais a également adressé un avertissement clair aux opérateurs miniers déjà implantés dans le pays.

Selon lui, une échéance a été fixée pour engager concrètement la transformation locale du manganèse. Faute de résultats d’ici 2029, d’autres investisseurs pourraient être sollicités.

« Si elle n’arrive pas à transformer en 2029, il y a d’autres ici présents qui peuvent venir transformer », a-t-il déclaré, dans une phrase qui a particulièrement retenu l’attention du public.

Ce message traduit un changement de paradigme profond : l’accès aux ressources gabonaises pourrait désormais être davantage conditionné à des engagements industriels concrets plutôt qu’à une simple logique d’extraction.

Entre ambition souverainiste et défis industriels

La vision portée par Brice Clotaire Oligui Nguema s’inscrit dans une dynamique plus large observée dans plusieurs pays africains, où les questions de souveraineté économique et de transformation locale des matières premières prennent une importance croissante.

Mais cette ambition implique aussi des défis considérables.

Transformer localement le manganèse nécessite des investissements lourds dans :

l’énergie ;

les infrastructures logistiques ;

les capacités industrielles ;

la formation technique ;

et l’environnement des affaires.

Le Gabon devra également rassurer les investisseurs sur la stabilité réglementaire et la rentabilité des projets industriels à long terme.

À Kigali, devant un parterre d’hommes d’affaires internationaux, des potentiels partenaires, Brice Clotaire Oligui Nguema n’a pas simplement défendu une réforme minière. Il a exposé une vision économique et politique : celle d’un Gabon qui refuse désormais d’être cantonné au rôle de fournisseur de matières premières.

Reste maintenant à savoir si cette volonté politique pourra se traduire, dans les prochaines années, par une véritable transformation industrielle capable de redéfinir la place du Gabon dans l’économie africaine et mondiale.

« Nous n’avons jamais quitté l’UPR » : Léopold Aimé Évah et Vincent de Paul Mouidi rétablissent les faits après une publication controversée

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Une polémique déclenchée par une publication locale

Par la rédaction de Globe infos.

La controverse est née d’un article publié par le média en ligne La Plume de l’Info.com, qui affirmait que d’anciens cadres de l’Union pour la République auraient pris part à une rencontre politique organisée à Lambaréné sous la bannière de l’Union démocratique des républicains.

Cette publication, rapidement relayée et commentée, a laissé entendre un possible repositionnement politique de plusieurs élus. Dans un contexte gabonais où les alliances sont scrutées avec attention, l’information a immédiatement alimenté spéculations et interprétations.

C’est précisément cette narration que les principaux concernés ont tenu à corriger.

Une sortie médiatique pour démentir une « lecture erronée »

Face à la montée des commentaires, les honorables députés Léopold Aimé Évah et Vincent de Paul Mouidi ont publié, le 16 mai 2026, une mise au point formelle.

Ils y contestent catégoriquement les informations relayées par le média. Selon eux, l’article incriminé repose sur une interprétation « inexacte » de leur présence à Lambaréné.

Surtout, ils réaffirment sans ambiguïté leur appartenance à l’Union pour la République, qu’ils disent n’avoir jamais quittée.

Une précision politique sur leur présence à Lambaréné

Les deux élus apportent une explication détaillée. Leur participation à l’événement ne s’inscrivait pas dans une démarche de ralliement.

Au contraire, ils indiquent avoir été présents en qualité d’invités d’honneur d’une formation politique partenaire, à savoir l’Union démocratique des républicains.

Par conséquent, ils rejettent toute assimilation à un changement d’appartenance politique. Leur présence relève, selon eux, d’un cadre protocolaire et non d’un repositionnement partisan.

Les symboles politiques au cœur de l’interprétation

La polémique a été amplifiée par la diffusion d’images montrant certains responsables arborant des symboles de l’UPR lors de cette rencontre.

Pour une partie de l’opinion, ces éléments ont alimenté l’hypothèse d’une transition politique en cours. Les intéressés, eux, y voient au contraire une preuve de continuité.

Porter les couleurs du parti, expliquent-ils, revenait précisément à affirmer leur fidélité à l’Union pour la République, et non à la remettre en cause.

Une clarification dans un climat politique sous tension

Au-delà du simple démenti, cette sortie intervient dans un climat politique marqué par des recompositions internes et des alliances mouvantes.

Les députés de la troisième force politique nationale en terme d’élus locaux en profitent également pour préciser qu’ils ne partagent plus d’engagement politique avec le Dr Gervais Oniane, une indication qui met en lumière des lignes de fracture internes.

Dans ce contexte, chaque déplacement public devient un signal interprété, parfois amplifié au-delà de sa portée initiale.

Une bataille de perception autant que d’information

En dénonçant une « spéculation journalistique », les élus cherchent avant tout à reprendre le contrôle du récit.

Car dans l’écosystème politique gabonais, l’image précède souvent la déclaration. Et une simple présence peut suffire à déclencher une lecture politique globale.

Cette affaire illustre ainsi la fragilité de la frontière entre information, interprétation et communication politique.

En réaffirmant leur fidélité à l’Union pour la République, Léopold Aimé Évah et Vincent de Paul Mouidi entendent clore une polémique née d’une publication jugée approximative.

Mais l’épisode révèle surtout une réalité plus large : dans un paysage politique en recomposition, chaque geste public devient immédiatement un marqueur politique interprété.

[GABON]Affaire Ewandji : le dossier foncier qui ravive les craintes d’une justice à deux vitesses

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Une affaire foncière qui met à l’épreuve la crédibilité de la justice gabonaise

PAR Thomas René pour Globe infos.

À Bongoville, dans le sud-est du Gabon, un litige foncier oppose aujourd’hui Marie Clara Ewandji à Jeff Thierry Bongo Ondimba. Mais derrière ce conflit autour d’un terrain se profile une interrogation plus profonde : le système judiciaire gabonais garantit-il réellement l’égalité devant la loi ? Entre titre foncier contesté, pratiques procédurales controversées et soupçons de traitement différencié, l’affaire Ewandji s’impose progressivement comme un test grandeur nature pour la crédibilité institutionnelle de la 5ᵉ République.

Un titre foncier devenu le cœur d’un affrontement juridique sensible

Dans les couloirs judiciaires de Libreville comme dans les discussions locales à Bongoville, le dossier Ewandji cristallise désormais bien plus qu’un simple contentieux immobilier. Il touche à un pilier fondamental de tout État moderne : la sécurité juridique de la propriété.

Selon plusieurs documents consultés dans le cadre de cette affaire, Marie Clara Ewandji disposerait d’un titre foncier délivré officiellement en février 2023 sous le numéro 28497. Ce document, considéré dans le droit gabonais comme l’acte de propriété de référence, aurait été obtenu à l’issue des procédures administratives requises.

Face à elle, Jeff Thierry Bongo Ondimba revendiquerait toutefois des droits antérieurs sur le terrain litigieux, en s’appuyant sur une attribution verbale remontant à 2005. Une position qui introduit un choc classique mais explosif dans plusieurs systèmes fonciers africains : la confrontation entre légitimité coutumière, accords informels et droit moderne codifié.

Dans de nombreux pays du continent, ce type de conflit nourrit régulièrement des tensions sociales et judiciaires. Mais au Gabon, l’affaire prend une dimension particulière en raison du profil des protagonistes et du contexte politique actuel.

Car au-delà du fond du dossier, une question inquiète de plus en plus certains observateurs : un titre foncier peut-il être fragilisé sans procédure claire d’annulation préalable ?

Bongoville : quand le litige privé devient affaire publique

Au fil des mois, l’affaire aurait quitté le simple terrain juridique pour s’installer dans un registre plus symbolique. Plusieurs épisodes rapportés par l’entourage de Marie Clara Ewandji auraient contribué à alimenter cette perception.

Parmi eux figure notamment l’installation présumée d’une barrière métallique sur le site litigieux avant qu’une décision judiciaire définitive ne soit rendue. Pour certains proches du dossier, cette initiative relèverait d’une stratégie de fait accompli destinée à exercer une pression psychologique sur l’acquéreuse.L’opposition effectuée en 2024 après l’obtention du titre foncier en 2023

Ce type de pratiques, lorsqu’il intervient dans des conflits fonciers sensibles, contribue souvent à détériorer le climat de confiance autour des procédures judiciaires. Dans les milieux spécialisés, plusieurs juristes rappellent qu’un différend immobilier doit normalement rester strictement encadré par des décisions de justice exécutoires et des procédures clairement établies.

Autre élément qui intrigue : le rôle relativement discret de Dame Andjoua Martine, présentée comme venderesse initiale du terrain. Selon plusieurs sources proches du dossier, cette dernière aurait pourtant perçu les fonds liés à la transaction.

Cette situation soulève des interrogations dans certains cercles juridiques. Pourquoi l’attention médiatique et procédurale semble-t-elle se concentrer principalement sur l’acquéreuse alors que d’autres parties apparaissent directement impliquées dans l’opération initiale ?

Sans apporter de réponse définitive, cette asymétrie nourrit un malaise grandissant autour de la cohérence globale du traitement du dossier.

Des pratiques procédurales qui alimentent les interrogations

Le volet le plus sensible concerne désormais le fonctionnement même de la procédure engagée devant le Tribunal administratif.

Selon les éléments avancés par la défense de Marie Clara Ewandji, plusieurs actes de procédure auraient été marqués par des méthodes jugées inhabituelles dans un dossier foncier d’une telle portée.

Des convocations auraient notamment été transmises par simples SMS. Une pratique qui, sans être nécessairement illégale dans certains contextes administratifs modernes, surprend néanmoins plusieurs spécialistes du droit interrogés officieusement sur le sujet.

Dans un contentieux impliquant un titre foncier, la rigueur procédurale constitue généralement un impératif absolu. Chaque notification, chaque échange et chaque pièce transmise doivent pouvoir être tracés avec précision afin de préserver l’intégrité du processus judiciaire.Or, d’autres contradictions procédurales auraient également émergé. Le tribunal aurait indiqué ne pas avoir reçu certains courriels transmis par le conseil de Marie Clara Ewandji. Pourtant, des éléments issus de ces échanges auraient ensuite été évoqués dans le cadre de la procédure.

Cette apparente incohérence fragilise la perception d’impartialité entourant le dossier. Elle alimente également les critiques de certains observateurs qui dénoncent un fonctionnement parfois marqué par l’improvisation ou des insuffisances techniques persistantes.

Dans un État de droit, rappellent plusieurs magistrats et avocats, la crédibilité de la justice repose autant sur la qualité des décisions rendues que sur la transparence du chemin procédural ayant conduit à ces décisions.

Le spectre d’une justice à deux vitesses

L’affaire Ewandji intervient dans un moment politiquement sensible pour le Gabon.

Depuis la transition ouverte après les événements d’août 2023 et l’installation de la 5ᵉ République, les autorités affichent une ambition claire : restaurer la confiance dans les institutions publiques et réhabiliter l’image de l’État de droit.

Dans ce contexte, chaque affaire judiciaire à forte portée symbolique devient un test politique.

Le dossier de Bongoville ravive ainsi un débat ancien mais particulièrement sensible dans plusieurs sociétés africaines : celui de la justice à deux vitesses. L’idée selon laquelle certains réseaux d’influence, certains noms ou certaines positions sociales bénéficieraient d’un traitement différencié demeure l’un des principaux facteurs de défiance citoyenne envers les institutions judiciaires.

Pour plusieurs analystes, le danger ne réside pas uniquement dans la réalité objective d’éventuelles inégalités, mais aussi dans leur perception publique.

Car lorsqu’une partie de l’opinion estime que les règles ne s’appliquent pas de manière uniforme, c’est l’autorité morale même de la justice qui s’érode progressivement.

Sans préjuger du fond de l’affaire ni de l’issue judiciaire à venir, le dossier Ewandji expose précisément cette fragilité institutionnelle. Les critiques formulées autour des méthodes procédurales et du traitement global du contentieux alimentent une interrogation plus large sur l’égalité réelle devant la loi au Gabon.

La sécurité foncière, un enjeu économique majeur pour le Gabon

Au-delà du débat judiciaire, cette affaire pourrait également produire des répercussions économiques indirectes.

Dans la plupart des économies émergentes, la sécurité foncière constitue l’un des principaux indicateurs observés par les investisseurs. La capacité d’un État à garantir la stabilité des titres de propriété influence directement la confiance économique, l’investissement immobilier et le climat des affaires.

Au Gabon, où les autorités cherchent à attirer davantage de capitaux dans des secteurs stratégiques : infrastructures, mines, agriculture ou immobilier, la question de la prévisibilité juridique devient centrale.

Un environnement dans lequel les titres fonciers apparaissent vulnérables ou exposés à des contestations opaques peut rapidement générer des inquiétudes chez les investisseurs nationaux comme étrangers.

Plusieurs économistes africains soulignent régulièrement que la consolidation de l’État de droit demeure l’un des leviers essentiels de transformation économique durable sur le continent. La sécurité juridique n’est plus uniquement une question judiciaire ; elle est devenue un enjeu de compétitivité internationale.

Dans ce cadre, l’évolution du dossier Ewandji sera probablement observée bien au-delà des frontières de Bongoville.

Une affaire devenue baromètre institutionnel

Ce qui n’était au départ qu’un différend foncier local tend désormais à prendre une dimension nationale.

Pour les défenseurs d’une réforme profonde de la justice gabonaise, l’affaire Ewandji pourrait devenir un révélateur des progrès, ou des limites de la refondation institutionnelle engagée sous la 5ᵉ République.

Le traitement réservé à ce dossier dira beaucoup de la capacité des institutions à garantir simultanément impartialité, cohérence procédurale et protection effective des droits de propriété.

Car dans toute démocratie moderne, la confiance des citoyens comme des investisseurs repose sur une conviction simple : la loi doit s’appliquer de manière égale, indépendamment des rapports de force, des réseaux ou des statuts sociaux.

À Bongoville, cette promesse républicaine semble aujourd’hui mise à l’épreuve. Et au-delà du verdict final, c’est peut-être la crédibilité même de la justice gabonaise qui se joue désormais dans le dossier Ewandji.

Olam Palm Gabon célèbre ses salariés : 969 médailles du travail remises à travers le pays

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Olam Palm Gabon et Olam Rubber Gabon célèbre ses collaborateurs : plus de 900 médailles du travail remises à travers ses 7 sites au Gabon

Par la rédaction 

Libreville le 19 mai 2026. À l’occasion de la Fête du Travail, Olam Palm Gabon et Olam Rubber Gabon ont déployé, durant tout le mois de mai, une vaste campagne de reconnaissance destinée à leurs collaborateurs. De Mouila à Awala, en passant par Moutassou, Ferra ou encore Batouri, 969 médailles du travail ont été remises sur les différents sites du groupe. Une initiative qui dépasse le simple cérémonial et met en lumière un enjeu central pour les grandes entreprises opérant au Gabon : la valorisation du capital humain comme moteur de performance et de stabilité sociale.

Dans les plantations, les bases-vie et les unités de production d’Olam Palm Gabon et d’Olam Rubber Gabon, le mois de mai aura pris une tonalité particulière cette année. À travers plusieurs cérémonies organisées sur sept sites à travers le pays, le groupe agro-industriel a choisi de placer ses employés au centre de la célébration de la Fête du Travail 2026.

Au total, 969 collaborateurs ont reçu des médailles du travail récompensant plusieurs années d’engagement au sein de l’entreprise. Derrière ce chiffre, l’entreprise entend envoyer un signal fort : dans un contexte où les questions d’emploi, de fidélisation des talents et de performance sociale deviennent stratégiques, la reconnaissance du travail s’impose désormais comme un levier de management à part entière.

Une reconnaissance institutionnelle du parcours des employés

Des distinctions en argent, vermeil et or ont été attribuées à des salariés ayant parfois cumulé plus de dix, vingt voire trente années de service. Pour certains employés, cette reconnaissance officielle représente bien plus qu’une récompense symbolique.

Dans plusieurs sites de production, les cérémonies ont mis en avant des parcours marqués par la discipline, la constance et l’attachement à l’entreprise. Les responsables du groupe ont insisté sur la dimension humaine de cette initiative, rappelant que la croissance industrielle repose avant tout sur l’engagement quotidien des femmes et des hommes présents sur le terrain.

Cette démarche s’inscrit dans une politique plus large de gestion des ressources humaines portée par le groupe. Certifiée « Top Employer », l’entreprise revendique des standards élevés en matière de conditions de travail, de formation et de valorisation des compétences locales.

Avec plus de 10 000 emplois directs et indirects générés au Gabon, Olam Palm Gabon demeure aujourd’hui l’un des principaux employeurs privés du pays dans le secteur agro-industriel.

Le capital humain, nouvel enjeu stratégique des grandes entreprises

Au-delà de la cérémonie, cette campagne de reconnaissance traduit une évolution plus profonde des pratiques managériales dans les grandes entreprises opérant en Afrique centrale. Longtemps centrée sur les seuls indicateurs de production, la performance industrielle tend désormais à intégrer des critères liés au climat social, à la fidélisation des employés et à l’engagement des équipes.

Dans un contexte économique marqué par la pression sur l’emploi et les attentes croissantes des jeunes générations, les entreprises sont de plus en plus attendues sur leur capacité à offrir non seulement un salaire, mais également une perspective de stabilité, de progression et de considération.

Chez Olam, ce discours a été largement relayé durant les différentes cérémonies organisées dans le pays. Les dirigeants ont rappelé que le travail constitue un facteur de dignité sociale et un outil de structuration des communautés locales.

Chaque plantation entretenue, chaque récolte assurée et chaque mission accomplie participeraient ainsi à une dynamique économique plus large : maintien des emplois existants, création d’opportunités pour la jeunesse gabonaise et contribution au développement national.

Une stratégie sociale qui participe à l’ancrage territorial du groupe

Dans les provinces où le groupe est implanté, les activités d’Olam Palm Gabon et d’Olam Rubber Gabon occupent une place structurante dans l’économie locale. Les sites agro-industriels génèrent non seulement des emplois directs, mais également tout un écosystème de sous-traitance, de commerce et de services.

En mettant en avant ses salariés à travers cette campagne nationale, l’entreprise cherche aussi à renforcer son ancrage territorial et son image d’employeur durable dans un secteur souvent confronté à des défis sociaux et environnementaux sensibles.

Cette stratégie de reconnaissance intervient également dans un moment où les entreprises opérant dans les filières agricoles sont de plus en plus observées sur leurs pratiques sociales, leurs engagements envers les travailleurs et leur contribution réelle au développement local.

Valoriser les hommes et les femmes derrière la performance industrielle

À travers ces 969 médailles du travail, le groupe agro-industriel entend finalement rappeler une idée simple mais stratégique : derrière les performances économiques se trouvent avant tout des trajectoires humaines.

Dans les plantations comme dans les unités de transformation, la reconnaissance devient un outil de cohésion interne, mais aussi un facteur de motivation collective. Pour les employés distingués, cette mise à l’honneur vient consacrer des années de présence souvent discrète mais essentielle au fonctionnement quotidien de l’entreprise.

Reste désormais à savoir si cette dynamique de valorisation du capital humain pourra durablement renforcer l’attractivité du secteur agro-industriel au Gabon, à l’heure où les enjeux liés à l’emploi, à la formation et à la compétitivité occupent une place centrale dans les politiques de développement du pays.

Gabon–Arabie saoudite : au ministère des Mines, Sosthène NGUEMA NGUEMA ouvre un nouveau chapitre de coopération stratégique

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PAR la rédaction de Globe infos 

Ce 18 mai 2026, au siège du ministère des Mines à Libreville, Sosthène NGUEMA NGUEMA a reçu l’ambassadeur d’Arabie saoudite au Gabon pour une visite de courtoisie aux accents résolument économiques. Derrière les échanges diplomatiques, une ambition commune se dessine : renforcer la coopération dans les secteurs miniers et accompagner la transformation industrielle du Gabon. Dans un contexte de compétition mondiale autour des ressources stratégiques, cette rencontre confirme l’intérêt croissant des puissances du Golfe pour le potentiel minier gabonais.

Une rencontre diplomatique loin du simple protocole

Dans les couloirs feutrés du ministère des Mines, l’atmosphère était à la fois sobre et chaleureuse. Dès les premières minutes de l’audience, le ton était donné : cordialité, respect mutuel et volonté d’aller plus loin dans la coopération bilatérale.

Face à Sosthène NGUEMA NGUEMA, le diplomate saoudien a salué la qualité des échanges. Il a également insisté sur la nécessité de renforcer les relations entre Libreville et Riyad. Selon lui, cette coopération doit désormais s’inscrire dans la durée.

Cependant, derrière le caractère protocolaire de la rencontre, les enjeux sont bien plus stratégiques. Le Gabon cherche aujourd’hui à attirer de nouveaux partenaires capables d’accompagner sa transformation économique. L’Arabie saoudite, de son côté, multiplie ses investissements sur le continent africain.

Le secteur minier gabonais au centre des ambitions

Depuis plusieurs mois, le Gabon accélère sa politique de valorisation locale des matières premières. Le pays veut désormais dépasser le modèle classique d’exportation brute du manganèse, du fer ou encore de l’or.

Ainsi, les autorités gabonaises misent sur une industrialisation progressive du secteur minier. L’objectif est clair : créer davantage de valeur sur le territoire national, générer des emplois et renforcer la souveraineté économique du pays.

Cette vision est portée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema. Elle est également défendue par le ministère dirigé par Sosthène NGUEMA NGUEMA.

Dans ce contexte, l’intérêt saoudien n’a rien d’anodin. Riyad cherche à sécuriser des partenariats stratégiques dans les secteurs des mines, de l’énergie et des infrastructures. De ce fait, le Gabon apparaît comme un acteur de plus en plus attractif en Afrique centrale.

Une coopération tournée vers des projets concrets

Au cours des échanges, plusieurs questions d’intérêt commun ont été abordées. Les discussions ont notamment porté sur le développement économique, les investissements et les perspectives de partenariat durable.

Par ailleurs, le diplomate saoudien a salué « la vision et l’engagement des autorités gabonaises en faveur d’une coopération constructive fondée sur le dialogue, la confiance et les intérêts partagés ».

Ces déclarations traduisent une volonté commune de bâtir une relation économique plus solide. À terme, cette dynamique pourrait déboucher sur des projets structurants dans les domaines miniers ou industriels.

D’ailleurs, plusieurs observateurs estiment que le Gabon cherche désormais à diversifier ses partenaires internationaux. Cette stratégie permettrait au pays de réduire sa dépendance vis-à-vis de ses partenaires historiques tout en renforçant son attractivité économique.

Libreville veut changer de dimension

À travers cette audience du 18 mai 2026, le Gabon envoie aussi un signal politique. Le pays veut devenir un acteur industriel capable de transformer ses propres ressources.

Cette ambition repose sur une idée simple : les richesses minières doivent profiter davantage à l’économie nationale. Pour Libreville, il ne s’agit plus seulement d’exploiter les ressources naturelles. Il faut désormais construire une véritable chaîne de valeur locale.

En recevant l’ambassadeur d’Arabie saoudite, Sosthène NGUEMA NGUEMA confirme ainsi la montée en puissance d’une diplomatie économique orientée vers l’investissement, l’industrialisation et les partenariats stratégiques.

Plus qu’une simple visite de courtoisie, cette rencontre illustre le repositionnement progressif du Gabon sur la scène économique africaine. Reste maintenant à savoir si cette dynamique diplomatique se traduira rapidement par des investissements concrets capables d’accélérer la transformation industrielle du pays.

[Cameroun]le réveil du bassin du Logone Birni « SNH » : Décryptage d’un tournant stratégique pour Yaoundé

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Par la rédaction de Globe infos 

Après douze ans d’un gel forcé par l’insécurité, la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) annonce la relance imminente du bloc pétrolier de Zanamakari. Entre ambitions de souveraineté énergétique, projections financières massives et équations géopolitiques complexes, cette décision redessine en profondeur l’avenir économique du Cameroun.

Un retour historique après une décennie de gel

C’est un signal fort pour l’industrie extractive d’Afrique centrale. En effet, le bloc pétrolier de Zanamakari s’apprête enfin à sortir de sa léthargie. À cet égard, la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) a officiellement acté la mise en place d’un comité spécial. Cette instance aura pour mission principale de lever la clause de force majeure. Pour mémoire, cette mesure d’urgence gelait toute activité dans l’Extrême-Nord du pays depuis plus d’une décennie.

Souvenons-nous qu’en 2014, le démarrage prometteur des opérations avait été stoppé net. L’essor fulgurant de la menace terroriste liée à Boko Haram avait alors contraint les autorités camerounaises à suspendre le projet. Par conséquent, le site de Zina Makari était devenu le symbole d’un potentiel énergétique étouffé par l’instabilité régionale. Cependant, le contexte sécuritaire affiche aujourd’hui une évolution favorable. C’est pourquoi Yaoundé affiche désormais sa ferme volonté de relancer ce projet hautement stratégique.

Des projections de production particulièrement ambitieuses

Sur le plan technique, le bassin de Logone Birni s’étend sur une superficie remarquable de près de 27 000 km². Actuellement, une portion majeure de cette zone demeure exploitée par l’entreprise chinoise Yan. Il convient de rappeler que les premiers forages, réalisés avec succès en 2011, avaient révélé un pétrole léger de haute qualité ainsi que des réservoirs géologiques très prometteurs.

Désormais, les nouvelles prévisions de production s’avèrent massives. Les analystes tablent ainsi sur un volume initial de 208,1 millions de barils pour l’année 2026. De surcroît, cette dynamique devrait s’accélérer pour atteindre 221,1 millions de barils dès 2027. Grâce à ces performances, l’Extrême-Nord va radicalement transformer la physionomie de la carte énergétique nationale.

Le triple impératif de la relance économique

Pour le gouvernement camerounais, cette reprise répond précisément à trois urgences macroéconomiques. Premièrement, il devient impératif de renouveler des réserves pétrolières nationales vieillissantes.

 Deuxièmement, cette relance constitue un levier idéal pour attirer de nouveaux investissements directs étrangers. Enfin, ce projet permettra de renforcer durablement la souveraineté énergétique du pays.

Néanmoins, l’impact financier direct reste l’argument massue de cette opération. L’injection de ces millions de barils sur le marché mondial va générer des recettes fiscales substantielles pour le trésor public. Par ailleurs, les autorités espèrent une relance dynamique de l’emploi local. Les secteurs de la logistique et de la sous-traitance industrielle de la région Nord devraient ainsi bénéficier d’un second souffle économique attendu depuis longtemps.

 Un basculement géopolitique à haut risque

Au-delà des simples considérations comptables, ce dossier comporte des variables géopolitiques majeures. Situé aux frontières immédiates du Tchad et du Nigeria, le bassin s’inscrit dans un espace historiquement exposé aux crises sécuritaires. De plus, la présence centrale d’un opérateur chinois accentue la dimension internationale de l’exploitation.

C’est pourquoi Zina Makari devient une véritable arène où s’entremêlent l’énergie, la sécurité et l’influence des grandes puissances. Ce qui devait initialement débuter en 2014 va donc se concrétiser d’ici 2026. Par ce biais, l’Extrême-Nord camerounais opérera une transition spectaculaire, passant du statut de zone vulnérable à celui de territoire hautement stratégique.

En conclusion, le Cameroun se trouve face à son destin industriel. Reste à savoir si Yaoundé saura transformer ce formidable potentiel en un véritable levier de puissance régionale. Face aux incertitudes, le monde économique garde les y

eux rivés sur le Logone Birni.

Gabon : la convention minière de Milingui ouvre la nouvelle ère industrielle voulue par Brice Clotaire Oligui Nguema

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Au ministère des Mines, une signature à forte portée stratégique

Par la rédaction de Globe infos

Vendredi 15 mai, dans la salle de réunion du 9e étage du ministère des Mines à Libreville, le gouvernement gabonais a franchi une étape majeure dans la transformation de son secteur extractif en procédant à la signature de la convention minière du projet de fer de Milingui avec Havila Mining Gabon. Portée par le ministre des Mines, Sosthène Nguema Nguema, cette avancée stratégique concrétise la vision du président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema de faire du secteur minier un levier central d’industrialisation, de souveraineté économique et de création d’emplois. Après près de neuf années d’exploration, le projet entre désormais dans sa phase opérationnelle avec, en ligne de mire, l’exploitation de 35 millions de tonnes de minerai à haute teneur (DSO) et l’ambition de repositionner durablement le Gabon parmi les futurs acteurs majeurs du fer en Afrique centrale.

En effet, la cérémonie, organisée en présence de plusieurs membres du gouvernement, marque un tournant décisif pour le secteur extractif national. Au-delà d’un simple acte administratif, cette signature traduit surtout la volonté des plus hautes autorités gabonaises de faire du secteur minier un pilier stratégique de la diversification économique et de la souveraineté industrielle du pays.

« Un vendredi particulier pour le secteur minier gabonais »

Prenant la parole devant la presse, le ministre des Mines, Sosthène Nguema Nguema, a insisté sur la portée historique de cette signature.

« C’est un vendredi assez particulier, non seulement pour le secteur minier gabonais, mais également pour l’événement que nous avons eu aujourd’hui, celui de procéder à la signature de la première convention de fer qui va entrer en exploitation », a déclaré le membre du gouvernement.

Le ministre a rappelé que cette convention concerne le projet d’exploitation du gisement de fer de Milingui par Havila Mining Gabon. Selon lui, cette avancée est l’aboutissement d’un long processus technique et administratif conduit en étroite collaboration avec les autorités gabonaises.

Pendant près de neuf années, l’entreprise a mené des travaux d’exploration et de recherche afin de circonscrire le potentiel minier du site. Une phase décisive avant le passage à l’exploitation industrielle.

« Le ministère a accompagné cet opérateur pendant pratiquement neuf ans pour aboutir à ce projet », a précisé Sosthène Nguema Nguema.

Après l’octroi du permis d’exploitation et la signature du décret instituant officiellement le projet de Milingui, la convention minière constituait donc l’ultime étape juridique avant le démarrage opérationnel des activités.

Havila Mining annonce un gisement estimé à 500 millions de tonnes

De son côté, le directeur général de Havila Mining Gabon, le Dr Kamga Gabriel, a présenté les grandes lignes techniques du projet ainsi que les ambitions industrielles de l’entreprise.

Selon lui, les campagnes d’exploration menées durant près d’une décennie ont permis d’estimer le potentiel du gisement à environ 500 millions de tonnes de fer.

« Nous avons passé presque neuf ans dans les études et les travaux d’exploration pour développer la mine de Milingui. Cela n’a pas été très facile », a-t-il expliqué.

Le responsable de Havila Mining Gabon a également indiqué qu’une première phase d’exploitation concernera environ 35 millions de tonnes de minerai à haute teneur, connu dans l’industrie minière sous l’appellation DSO (Direct Shipping Ore).

Cette catégorie de minerai présente l’avantage de pouvoir être exportée et commercialisée avec peu de transformation préalable, ce qui permet généralement une mise en exploitation plus rapide.

Par ailleurs, l’entreprise prévoit d’inaugurer son usine d’exploitation dès le mois de novembre prochain, conformément au calendrier présenté aux autorités gabonaises.

Plus de 1 500 emplois annoncés dans la première phase

Au-delà des enjeux industriels, le projet Milingui cristallise également de fortes attentes sur le plan social et économique.

Interrogé sur la question de l’employabilité des Gabonais, le directeur général de Havila Mining Gabon a annoncé la création progressive de plusieurs centaines d’emplois directs et indirects.

Dans une première phase, le projet devrait générer environ 530 emplois directs ainsi que près de 1 000 emplois indirects.

Ensuite, après deux à trois années d’exploitation, les effectifs pourraient atteindre près de 830 emplois directs et environ 2 000 emplois indirects.

Ces annonces interviennent alors que les autorités gabonaises multiplient les appels en faveur d’un contenu local plus renforcé dans les grands projets miniers et industriels.

L’objectif affiché par Libreville consiste désormais à faire émerger une véritable expertise nationale capable d’accompagner durablement l’industrialisation du secteur extractif.

Le fer, nouveau levier de la stratégie économique gabonaise

À travers le projet Milingui, le Gabon confirme sa volonté de repositionner le secteur minier comme un moteur central de croissance économique.

Longtemps dominé par l’exploitation du manganèse, le paysage extractif gabonais connaît aujourd’hui une phase de diversification stratégique portée par le développement du fer.

Les autorités gabonaises souhaitent désormais transformer localement une partie plus importante des ressources minières, renforcer la création de valeur sur le territoire national et réduire progressivement la dépendance aux exportations brutes.

Cette orientation s’inscrit dans une vision plus globale de souveraineté minière défendue par les plus hautes autorités du pays.

À travers cette politique, Libreville ambitionne de bâtir une industrie minière plus intégrée, créatrice d’emplois, d’infrastructures et de revenus durables pour l’économie nationale.

Milingui ouvre une nouvelle séquence pour le secteur extractif

Avec la signature officielle de cette convention minière, le projet Milingui entre désormais dans sa phase opérationnelle.

Pour le gouvernement comme pour l’opérateur, cette avancée symbolise l’ouverture d’une nouvelle séquence pour l’industrie extractive gabonaise.

Dans les mois à venir, les regards resteront tournés vers le démarrage effectif des activités, la concrétisation des engagements industriels ainsi que les retombées économiques promises pour les populations.

Car au-delà des annonces et des projections, le véritable défi sera désormais de transformer le potentiel minier du Gabon en richesse durable, en emplois qualifiés et en levier concret de développement national.

Dans un contexte international marqué par une forte demande en minerais stratégiques, Libreville entend désormais accélérer la mise en valeur de son potentiel ferrifère tout en renforçant les retombées économiques locales.

Gabon : de Kigali à Libreville, Brice Clotaire Oligui Nguema orchestre une offensive diplomatique, économique et culturelle

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De Kigali à Libreville, une séquence présidentielle sous le signe du repositionnement du Gabon

Par Thomas René pour Globe infos 

Un marathon diplomatique à Kigali, une offensive économique devant les géants du business, et un retour aux sources coloré à Libreville. Ce vendredi 15 mai 2026, le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a dicté un tempo d’enfer. Entre la séduction des investisseurs au Africa CEO Forum et le lancement historique du « pagne obligatoire » dans l’administration, récit d’une journée charnière où le Gabon a affirmé sa souveraineté économique et culturelle.

De Kigali à Libreville, une séquence présidentielle sous le signe du repositionnement du Gabon

Après plusieurs jours d’une tournée diplomatique africaine dense, le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a conclu ce 15 mai 2026 une journée à forte portée politique, économique et symbolique.
Entre plaidoyer économique au Rwanda et cérémonie républicaine à Libreville, le chef de l’État a multiplié les séquences destinées à conforter la nouvelle trajectoire diplomatique et stratégique du Gabon.

D’abord à Kigali, dans le cadre de l’édition 2026 de Africa CEO Forum 2026, le président gabonais s’est adressé aux investisseurs internationaux. Ensuite, quelques heures plus tard, il a regagné Libreville où il a présidé la cérémonie solennelle de descente des couleurs au Pavillon d’Honneur de l’aéroport international Léon-Mba.

À travers ces deux temps forts, l’exécutif gabonais a voulu projeter une image cohérente : celle d’un État engagé dans la transformation économique, mais également attaché à la valorisation de son identité culturelle.

À Kigali, le Gabon déroule son offensive économique

Face à un parterre de dirigeants d’entreprises, de bailleurs et de décideurs africains réunis à Kigali, Brice Clotaire Oligui Nguema a défendu la stratégie économique du Gabon lors de la session spéciale intitulée « Invest in Gabon ».

Le chef de l’État a présenté les réformes engagées depuis plusieurs mois pour améliorer l’attractivité du pays. Il a notamment insisté sur la révision des codes minier, forestier et pétrolier. Par ailleurs, il a mis en avant la modernisation du dispositif fiscal et douanier.

Dans le même esprit, la digitalisation progressive de l’administration a été présentée comme un levier majeur de compétitivité. Désormais, selon les autorités gabonaises, la création d’entreprise peut être effectuée en ligne en moins de 48 heures.

Le président gabonais a également réaffirmé sa volonté d’accélérer la transformation locale des matières premières. Cette orientation constitue l’un des piliers du Programme national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030.

Ainsi, Libreville entend réduire sa dépendance aux exportations brutes et favoriser l’émergence d’une économie davantage industrialisée.

Le projet Belinga au cœur du discours présidentiel

Au cours de son intervention, le président de la République a particulièrement insisté sur le projet d’exploitation du gisement de fer de Belinga, considéré comme l’un des projets structurants les plus ambitieux du Gabon.

Le chantier prévoit notamment la construction d’une ligne ferroviaire d’environ 450 kilomètres, d’un port en eau profonde ainsi que de barrages hydroélectriques destinés à accompagner la transformation du minerai sur le territoire national.

À Kigali, ce dossier a été présenté comme un futur moteur de croissance régionale. Le Gabon cherche désormais à attirer des partenaires capables de financer et d’accompagner cette infrastructure stratégique.

Au-delà du secteur minier, plusieurs domaines prioritaires ont été ouverts aux investisseurs internationaux. Il s’agit notamment de l’énergie, des infrastructures, du logement social, de l’agriculture, de l’eau et de l’assainissement, mais aussi des infrastructures sanitaires et scolaires.

Cette offensive économique traduit une volonté claire : repositionner le Gabon comme une plateforme d’investissement crédible en Afrique centrale.

Retour à Libreville dans une ambiance de solennité républicaine

Quelques heures après cette séquence économique à Kigali, Brice Clotaire Oligui Nguema a regagné Libreville à l’issue de sa tournée diplomatique qui l’a conduit en Angola, à Djibouti, au Kenya, en Ouganda et au Rwanda.

À son arrivée, le chef de l’État a présidé la cérémonie solennelle de descente des couleurs au Pavillon d’Honneur de l’aéroport international Léon-Mba.
Autour de lui se trouvaient les présidents d’institutions, plusieurs membres du gouvernement ainsi que de nombreuses autorités administratives et militaires.

L’atmosphère était marquée par une forte symbolique nationale. En effet, cette cérémonie intervenait au moment de l’entrée en vigueur du port obligatoire du pagne dans l’administration publique chaque vendredi, conformément au décret présidentiel du 6 mai 2026 relatif à la promotion de la tenue africaine.

Dans les rangs des officiels comme parmi les agents présents, les tissus aux couleurs africaines donnaient à la cérémonie une tonalité inhabituelle, mêlant protocole républicain et affirmation culturelle.

Le pagne comme instrument de souveraineté culturelle

Prenant la parole au cours de cette cérémonie, le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, Paul Ulrich Kessany, a défendu la portée symbolique de cette mesure gouvernementale.

Selon lui, cette initiative vise à valoriser le patrimoine culturel national, mais également à renforcer le sentiment d’appartenance collective.
Le ministre a aussi insisté sur la nécessité de promouvoir une identité gabonaise assumée à travers les codes vestimentaires africains.

Par ailleurs, il a évoqué l’idée d’une relance industrielle inspirée de l’ancienne SOTEGA. Cette perspective pourrait permettre, selon lui, de soutenir la souveraineté culturelle tout en stimulant l’économie nationale.

À terme, les autorités espèrent également que cette dynamique favorisera la création d’emplois, notamment pour les jeunes.

Une même ligne politique entre diplomatie et identité nationale

Cette journée du 15 mai 2026 aura finalement condensé les principaux axes de la stratégie portée par Brice Clotaire Oligui Nguema : renforcer l’influence diplomatique du Gabon, attirer les capitaux étrangers et consolider l’identité nationale.

D’un côté, Kigali a servi de vitrine économique pour convaincre investisseurs et partenaires internationaux. De l’autre, Libreville a offert une scène plus symbolique, centrée sur la cohésion nationale et la valorisation culturelle.

Entre diplomatie économique et affirmation identitaire, le pouvoir gabonais tente désormais de construire un récit politique articulé autour de la souveraineté, du développement et du rayonnement continental du pays.

Législatives au Cap-Vert : L’eau, ce crucial défi qui s’invite dans les urnes

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Libreville, le 15 Mai 2026. À l’approche du scrutin législatif, l’archipel fait face à son éternel défi : la pénurie hydrique. Entre forages coûteux et dessalement obligatoire, la gestion de l’or bleu s’impose comme le véritable arbitre de l’élection.

Par la rédaction de Globe Infos

C’est un archipel volcanique posé sur l’océan Atlantique, mais l’eau y est un luxe. Le Cap-Vert s’apprête à élire ses nouveaux députés ce week-end.

Pourtant, dans les discussions, un sujet éclipse souvent les débats politiques traditionnels. Il s’agit de l’accès à l’eau courante. Classé parmi les pays les plus secs de la planète, l’État insulaire subit de plein fouet le changement climatique. En conséquence, la pression monte sur la classe politique. Les promesses électorales devront se traduire par des infrastructures concrètes.

L’île de Santiago face à l’urgence agricole

Sur l’île de Santiago, la situation devient intenable pour le monde rural. Cette plus grande île du pays abrite la majeure partie de la production agricole locale. Cependant, la terre y est assoiffée. Pour survivre, les agriculteurs locaux n’ont plus le choix. Ils doivent investir massivement dans des technologies coûteuses.

D’une part, les forages traditionnels s’enfoncent de plus en plus profondément dans le sol. D’autre part, ces infrastructures privées exigent des capitaux que la majorité des paysans ne possèdent pas. C’est pourquoi le recours au dessalement de l’eau de mer s’accélère.

Néanmoins, ce procédé technique consomme énormément d’énergie. Par conséquent, les coûts de production explosent, ce qui fragilise la souveraineté alimentaire du pays.

Le scandale invisible des robinets vides

Au-delà des champs, la crise hydrique frappe directement le quotidien des ménages. Les chiffres officiels révèlent une réalité sociale brutale. Actuellement, 30 % des Cap-Verdiens n’ont toujours pas accès à l’eau courante à domicile. Cette précarité technique touche principalement les zones périurbaines et les communautés isolées.

Le chiffre clé : 30 % de la population capverdienne dépend encore des fontaines publiques ou des camions-citernes pour s’approvisionner au quotidien.

Ainsi, la corvée d’eau structure encore la journée de milliers de familles. Cette situation accentue les inégalités socio-économiques entre les îles. De plus, la modernisation du réseau stagne malgré les efforts des gouvernements successifs. Pour les électeurs, le raccordement au réseau domestique constitue désormais le principal critère d’évaluation des programmes politiques.

Quel modèle de souveraineté hydrique pour Praia ?

Face à cette urgence, le futur gouvernement devra opérer des choix stratégiques majeurs. La transition vers un modèle hydraulique durable exige des investissements colossaux. Jusqu’à présent, l’aide internationale finançait une grande partie des projets. Désormais, le Cap-Vert doit inventer son propre modèle de résilience.

Le développement des énergies renouvelables apparaît comme la solution idéale. En effet, coupler les usines de dessalement au solaire ou à l’éolien réduirait drastiquement les coûts. De toute évidence, le parti qui remportera les élections héritera d’un dossier brûlant. La stabilité sociale de cette démocratie exemplaire en Afrique de l’Ouest dépendra de sa capacité à désaltérer sa population.

À l’approche des élections législatives au Cap-Vert, la crise de l’eau s’impose au cœur des débats. Analyse des défis liés au dessalement, à l’agriculture sur l’île de Santiago et à l’accès au réseau pour 30 % de la population.

Gabon–Eramet : Libreville accélère sa doctrine de souveraineté minière

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Pour la rédaction de Globe infos Thomas René

À Africa Forward, Oligui Nguema fixe le cap d’un nouveau modèle extractif fondé sur la transformation locale et la montée en puissance industrielle du Gabon

À travers les salons feutrés du sommet Africa Forward, la rencontre avait tout d’un échange diplomatique classique. Pourtant, derrière les images protocolaires entre le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, et la directrice générale du groupe Eramet, Christel Bories, se dessinait une orientation économique bien plus profonde : celle d’un Gabon déterminé à reprendre progressivement la maîtrise stratégique de ses ressources minières.

Dans le discours des autorités gabonaises, le mot revient désormais avec insistance : souveraineté. Souveraineté industrielle, souveraineté économique, mais surtout souveraineté minière. Un concept devenu central dans la vision portée par Libreville depuis plusieurs mois.

Le manganèse au cœur du repositionnement gabonais

Premier producteur mondial de manganèse à haute teneur, le Gabon entend désormais dépasser le simple rôle de fournisseur de matières premières. À Libreville, l’idée fait son chemin : exporter du minerai brut ne suffit plus à soutenir les ambitions économiques du pays.

Le chef de l’État gabonais souhaite ainsi orienter progressivement le secteur vers davantage de transformation locale. En filigrane, une conviction : la richesse minière nationale doit produire plus de valeur sur le territoire gabonais, créer des emplois qualifiés et soutenir l’émergence d’un véritable tissu industriel.

Lors de cette audience stratégique, Brice Clotaire Oligui Nguema a réaffirmé cette doctrine devant les dirigeants d’Eramet, acteur historique de l’exploitation du manganèse au Gabon. Le groupe français est appelé à accompagner cette évolution progressive du modèle minier gabonais.

Une nouvelle relation entre l’État et les groupes extractifs

Dans les cercles économiques gabonais, beaucoup voient dans cette séquence un changement de ton significatif. Le pouvoir ne parle plus uniquement d’exploitation minière. Il évoque désormais chaîne de valeur, industrialisation locale et gouvernance stratégique des ressources.

Le message adressé aux partenaires étrangers est donc précis : le Gabon veut construire une relation davantage orientée vers la transformation et l’investissement industriel de long terme.

Pour autant, la rencontre entre Libreville et Eramet ne s’est pas traduite par la signature d’un accord formel. Elle a surtout permis d’approfondir une vision commune autour des perspectives d’évolution du secteur minier gabonais.

Les discussions ont notamment porté sur le développement d’un écosystème industriel local, la montée en compétence des ressources humaines nationales ainsi que la modernisation du Transgabonais, infrastructure clé pour le transport des minerais.

Le Transgabonais, colonne vertébrale du projet industriel

Derrière les enjeux miniers, c’est aussi la question des infrastructures qui se joue. Long de plus de 600 kilomètres, le Transgabonais reste l’artère logistique majeure du pays. Chaque année, des millions de tonnes de manganèse y transitent entre les sites d’extraction et le port d’Owendo.

Pour Libreville, la modernisation de cette ligne ferroviaire devient indispensable si le pays veut accompagner sa montée en puissance industrielle. Là encore, l’État souhaite inscrire les opérateurs miniers dans une logique de partenariat structurel plutôt que dans une simple relation d’exploitation.

Cette approche s’inscrit dans une tendance plus large observée sur le continent africain. Du Sénégal à la Guinée, plusieurs États cherchent aujourd’hui à mieux valoriser leurs ressources naturelles afin d’accroître les retombées locales.

Libreville veut transformer son sous-sol en puissance économique

Au-delà du manganèse, le Gabon tente désormais de redéfinir sa place dans les équilibres économiques africains. Le pays veut attirer des investissements industriels capables de transformer localement ses matières premières et de réduire sa dépendance aux exportations brutes.

Cette ambition suppose cependant des investissements lourds, une stabilité réglementaire et des infrastructures adaptées. Elle exige aussi un dialogue constant entre l’État et les grands groupes internationaux présents dans le secteur extractif.

À travers cette rencontre avec Christel Bories, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a surtout voulu afficher une direction politique claire : celle d’un Gabon qui entend désormais faire de ses ressources minières un levier direct de transformation économique nationale.

À Libreville, le cap est désormais assumé. Celui d’un pays qui ne veut plus seulement extraire ses richesses, mais construire autour d’elles une véritable puissance industrielle.