Politique : Les vraies (fausses) raisons de la fermeture du Consulat américain de Libreville
Par Thierry Mocktar
Donald Trump aurait-il voulu faire pression sur le président gabonais avec la fermeture du Consulat américain de Libreville ?
Un refus qui aurait provoqué l’irritation de Washington
Selon certaines sources concordantes, le refus catégorique du président Brice Clotaire Oligui Nguéma pourrait expliquer cette décision.
Le chef de l’État gabonais aurait refusé d’accueillir au Gabon des immigrants expulsés des États-Unis par l’administration de Donald Trump. Ce refus constituerait, selon ces sources, l’un des principaux éléments ayant conduit à la fermeture du Consulat américain.
Donald Trump aurait toutefois avancé une raison de convenance pour justifier cette mesure.
En défendant la souveraineté du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguéma aurait donc opposé un « niet » catégorique à Washington. Le président américain aurait ensuite réagi par la fermeture du Consulat américain de Libreville.
Une réaction à laquelle Libreville ne se serait pas attendu
Cette décision pourrait traduire une réaction de frustration. Donald Trump ne se serait peut-être pas attendu à une telle position de la part d’un État africain.
Élu le 12 avril 2025 avec une large majorité des suffrages, Brice Clotaire Oligui Nguéma aurait placé la restauration de la dignité des Gabonais au cœur de son septennat.
Avec l’ouverture du chapitre de la Ve République, le président gabonais entendrait ainsi réaffirmer la souveraineté du pays. Son refus présumé pourrait donc s’inscrire dans cette logique politique.
Le Gabon voudrait-il faire respecter sa voix ?
Avec l’avènement de la nouvelle République, le Gabon afficherait une volonté de consolider sa stabilité politique, économique et sociale.
Dans la sous-région d’Afrique centrale, le pays chercherait également à renforcer son image de destination de confiance.
Le refus présumé d’accueillir des personnes expulsées des États-Unis pourrait alors traduire une volonté de faire respecter le Gabon dans le concert des nations.
Cette position pourrait surtout illustrer la volonté de Libreville de défendre ses intérêts face aux grandes puissances.
Reste une question essentielle : les raisons officiellement avancées par Washington suffiraient-elles à expliquer cette fermeture ? Ou cette décision cacherait-elle un désaccord diplomatique plus profond entre Libreville et Washington ?
Pour l’heure, ces éléments devraient être considérés avec prudence, dans l’attente d’éventuelles clarifications officielles des deux parties.
Thierry Mocktar
