1066 taxis, une vision, un homme : Oligui Nguema fait de la jeunesse gabonaise le moteur d’une révolution silencieuse

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PAR Thomas René pour Globe infos 

Ce n’est pas une simple distribution de véhicules. En remettant lui-même les clés à un chauffeur, le Président Brice Clotaire Oligui Nguema a posé un acte hautement symbolique : celui d’un chef d’État qui regarde ses concitoyens dans les yeux et leur dit vous avez une mission.

Un geste sobre, un contrat moral fort

Au Camp Capitaine Ntchoréré de Baraka, ce mardi 10 juin 2026, la cérémonie aurait pu rester protocolaire. Elle ne l’est pas. Le Président Oligui Nguema remet lui-même les clés à un bénéficiaire. Geste sobre, message clair. Il appelle ensuite les 200 nouveaux chauffeurs à la vigilance et au respect de leurs engagements. Mieux encore, il leur rappelle l’ambition centrale du programme : résoudre durablement le problème du transport urbain et le nationaliser progressivement.

Ce n’est donc pas un cadeau. C’est une responsabilité assumée.

1 066 taxis distribués : un bilan qui parle

Depuis son lancement le 9 octobre 2024, Taxi Gab avance méthodiquement. D’abord, une première phase livre 417 véhicules. Ensuite, une deuxième vague en ajoute 399. Puis la Première Dame Zita Oligui Nguema offre 50 unités lors de l’édition spéciale Octobre Rose. Ainsi, avec ces 200 nouveaux taxis, le programme franchit le cap symbolique des 1 066 véhicules distribués. Libreville, Port-Gentil, Oyem et Franceville en bénéficient déjà. Le déploiement s’étend désormais vers toutes les capitales provinciales.

Taxi Gab entre dans l’ère numérique

Au-delà des dotations, le programme innove. Taxi Gab crée sa propre plateforme digitale : Taxi Gab Communication. Celle-ci propose des solutions publicitaires embarquées aux entreprises et aux institutions. Par conséquent, chaque taxi devient un espace connecté et un vecteur économique autonome. Cette mutation technologique renforce la viabilité du modèle sur le long terme.

Une promesse tenue, une jeunesse reconnaissante

Ce qui frappe, au-delà des chiffres, c’est la sincérité des réactions. Les bénéficiaires ont simplement dit merci. Merci à un chef d’État qui, dès sa prise de pouvoir, avait fait de la jeunesse gabonaise une priorité et qui, aujourd’hui, joint l’utile à l’agréable en honorant sa parole. Cette cohérence entre le discours et l’acte est rare. Elle mérite d’être nommée.

Un chantier de souveraineté nationale

En fixant la nationalisation comme horizon, Oligui Nguema donne au programme une portée qui dépasse largement l’aide sociale. Il s’agit, en effet, de reprendre en main un secteur longtemps livré à l’informel. Toutefois, la vraie mesure du succès ne se comptera pas en clés remises. Elle se mesurera en chauffeurs qui tiennent leur engagement dans un an, dans cinq ans, dans dix ans.

La révolution silencieuse, elle, est déjà en marche.

Thomas René Globe Infos

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