Par la rédaction de Globe infos.
Libreville, le 17 Mars 2026. Après trois semaines de travaux, le Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel a clôturé, le 17 mars 2026, sa première session ordinaire. Dans un contexte marqué par des enjeux sécuritaires et économiques, l’institution présidée par Guy Bertrand Mapangou affiche une ambition claire : renforcer son influence sur les politiques publiques, tout en répondant aux attentes des citoyens.
Une session marquée par l’engagement institutionnel
Dès l’ouverture, le ton était donné. En effet, le CESEC a réuni conseillers, experts et partenaires autour de débats structurés. Par ailleurs, la présence de hautes autorités de l’État a renforcé la portée symbolique de cette session.
Dans son discours de clôture, Guy Bertrand Mapangou a salué la qualité des échanges. Il a également insisté sur le sens du devoir et la responsabilité collective. Ainsi, l’institution confirme son rôle de cadre de concertation stratégique.
Crimes rituels : une réponse ferme et coordonnée
Avant tout, la question des crimes rituels a occupé une place centrale. Ces actes, qui choquent l’opinion, ont suscité une réaction forte du CESEC. De ce fait, le Conseil a formulé plusieurs recommandations concrètes.
D’une part, il propose de renforcer le cadre juridique et judiciaire. D’autre part, il préconise la création d’une cellule nationale spécialisée. En outre, l’amélioration des moyens d’enquête apparaît essentielle.
Cependant, la répression seule ne suffit pas. C’est pourquoi le CESEC mise aussi sur la prévention. Notamment, il encourage l’implication des collectivités locales et des leaders communautaires. De plus, des programmes éducatifs sont envisagés pour promouvoir le respect de la vie humaine.
L’Iboga : un levier stratégique à structurer
Parallèlement, l’Iboga s’impose comme un sujet majeur. Cette plante, à la fois culturelle et scientifique, représente un atout pour le Gabon. Toutefois, son exploitation reste encore peu structurée.
Ainsi, le CESEC recommande de protéger cette ressource contre les circuits illégaux. En même temps, il appelle à la création d’une filière nationale. Celle-ci intégrerait la recherche, la transformation et la valorisation économique.
En outre, plusieurs pistes sont avancées. Parmi elles : la création d’un institut de recherche dédié et le développement de partenariats internationaux. À terme, l’objectif est clair. Il s’agit de faire de l’Iboga un pilier de l’économie verte.
Réformes internes : vers plus de crédibilité
En parallèle des travaux thématiques, le CESEC poursuit sa modernisation. D’abord, un nouveau règlement intérieur a été adopté. Ensuite, un séminaire de renforcement des capacités a été organisé.
Grâce à ces initiatives, l’institution entend améliorer son fonctionnement. De surcroît, elle souhaite renforcer sa crédibilité. Dans un contexte exigeant, cette évolution apparaît nécessaire.
Une dynamique tournée vers l’avenir
En conclusion, le président du CESEC a réaffirmé son engagement. Il a assuré que l’institution restera mobilisée aux côtés des pouvoirs publics. Par conséquent, les recommandations seront transmises aux autorités compétentes.
Enfin, le CESEC donne rendez-vous en septembre 2026 pour sa prochaine session. D’ici là, l’enjeu sera de traduire ces orientations en actions concrètes.

