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	<title>Economie Archives - Globe Infos</title>
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	<description>INFORMER SANS DÉFORMER</description>
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	<title>Economie Archives - Globe Infos</title>
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		<title>Kribi : KOGT prévoit un terminal agro-logistique de 50 milliards FCFA</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2026 19:06:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec 102 000 tonnes de capacité céréalière et un investissement prévisionnel de 50 milliards de FCFA, le futur terminal agro-logistique de Kribi vise une mise en service en 2029. Le financement reste un enjeu majeur. Par Thomas René pour Globe Infos « le monde décrypté depuis le Gabon » Le Port autonome de Kribi et KOGT ont [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Avec 102 000 tonnes de capacité céréalière et un investissement prévisionnel de 50 milliards de FCFA, le futur terminal agro-logistique de Kribi vise une mise en service en 2029. Le financement reste un enjeu majeur.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><strong>Par Thomas René pour Globe Infos « le monde décrypté depuis le Gabon » <img class="alignnone size-medium wp-image-23211"  alt="" width="199" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261009-203826-199x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261009-203826-199x300.jpg 199w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261009-203826-681x1024.jpg 681w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261009-203826-768x1156.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261009-203826-1021x1536.jpg 1021w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261009-203826-279x420.jpg 279w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261009-203826-696x1047.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261009-203826-1068x1607.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261009-203826-600x903.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261009-203826.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 199px) 100vw, 199px" /></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Port autonome de Kribi et KOGT ont signé un mémorandum d’entente pour une plateforme intégrée de stockage et de logistique. Avec 102 000 tonnes de capacité céréalière annoncée, le projet ambitionne de renforcer l’offre portuaire camerounaise d&rsquo;ici trois ans.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le port de Kribi veut compléter ses quais par des infrastructures capables de stocker, de traiter et d’acheminer davantage de marchandises. Ce 09 octobre 2026, le Port autonome de Kribi (PAK) et Kribi Oil and Grain Terminal (KOGT S.A.) ont signé un mémorandum d’entente pour développer une plateforme agro-logistique dont l’investissement prévisionnel est estimé à 50 milliards de FCFA.</p>
<p style="text-align: justify;">Implanté sur 9,20 hectares dans le complexe industrialo-portuaire de Kribi, le projet réunit des entreprises camerounaises, suisses et turques au sein de KOGT S.A. Il prévoit un terminal céréalier, des entrepôts et plusieurs équipements destinés à soutenir les opérations de manutention et de transport.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ambition est de renforcer les capacités logistiques du port et de mieux organiser la circulation des produits agro-industriels. Mais l’enjeu ne se limite pas à construire de nouvelles installations : il faudra aussi sécuriser le financement, attirer des clients et garantir la compétitivité des services proposés.</p>
<h2 style="text-align: justify;">17 silos et 102 000 tonnes de capacité céréalière</h2>
<p style="text-align: justify;">Le cœur du projet sera un terminal céréalier de 2,50 hectares comprenant 17 silos de 6 000 tonnes chacun, soit une capacité totale annoncée de 102 000 tonnes. L’installation intégrera un laboratoire de contrôle qualité et une tour de manutention.</p>
<p style="text-align: justify;">Deux blocs d’entrepôts occuperont 3,20 hectares. Ils comprendront quatre espaces de 5 000 m² chacun, pour une capacité de stockage estimée entre 30 000 et 40 000 palettes.</p>
<p style="text-align: justify;">Le programme prévoit également un parking pour poids lourds et un espace de vie sur deux hectares, une station-service logistique d’un hectare ainsi qu’un entrepôt d’exploitation de 0,50 hectare. La station doit notamment proposer du gasoil, de l’essence et de l’AdBlue, avec des services d’atelier, de lavage et de restauration. L’entrepôt d’exploitation sera consacré à la maintenance, au stockage des pièces détachées et au contrôle.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ensemble couvre les 9,20 hectares annoncés pour la plateforme.</p>
<p style="text-align: justify;">L’accès aux infrastructures maritimes de Kribi constitue un autre atout du projet. Selon la fiche technique communiquée, les quais présentent un tirant d’eau de 16 à 18 mètres et peuvent accueillir des navires allant jusqu’à 50 000 tonnes.</p>
<p style="text-align: justify;">En rapprochant les opérations de débarquement, de contrôle, de stockage et d’expédition, KOGT entend proposer une chaîne logistique intégrée. Pour les opérateurs, l’intérêt potentiel réside dans une meilleure organisation des flux et une gestion plus souple des stocks.</p>
<p style="text-align: justify;">La capacité annoncée ne préjuge toutefois pas du niveau d’activité futur. La performance commerciale du terminal dépendra des volumes effectivement traités, des contrats conclus, de la fréquence des rotations et des tarifs pratiqués.<img class="alignnone size-medium wp-image-23212"  alt="" width="202" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261009-203808-202x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261009-203808-202x300.jpg 202w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261009-203808-690x1024.jpg 690w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261009-203808-768x1139.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261009-203808-1036x1536.jpg 1036w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261009-203808-283x420.jpg 283w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261009-203808-696x1032.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261009-203808-1068x1584.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261009-203808-600x890.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261009-203808.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 202px) 100vw, 202px" /></p>
<h2 style="text-align: justify;">Kribi veut transformer son avantage maritime en compétitivité logistique</h2>
<p style="text-align: justify;">Opérationnel depuis le 2 mars 2018, le Port autonome de Kribi occupe une place croissante dans le dispositif portuaire camerounais. Son positionnement en eau profonde lui permet d’accueillir des navires de fort tonnage et de soutenir le développement des échanges maritimes du pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais la performance d’un port ne se mesure pas uniquement à la profondeur de ses quais ou au volume de marchandises qui y transitent. Elle dépend aussi de la rapidité de manutention, de la disponibilité des espaces de stockage, de la fluidité du transport terrestre et du coût global supporté par les clients.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est sur ce terrain que le projet KOGT entend se positionner. Le terminal céréalier et les entrepôts doivent compléter l’offre existante en apportant des capacités spécialisées dans la réception et la conservation des marchandises.</p>
<p style="text-align: justify;">Le défi sera de convertir ces équipements en services compétitifs. Un importateur choisit une plateforme en fonction de l’ensemble de ses coûts : passage portuaire, manutention, entreposage et transport jusqu’à sa destination finale. La proximité des infrastructures maritimes constitue donc un avantage, mais elle ne suffit pas à garantir la rentabilité d’un investissement.</p>
<p style="text-align: justify;">L’évolution de Kribi s’inscrit par ailleurs dans un mouvement de diversification des activités logistiques. Le développement de plateformes spécialisées répond à des besoins différents selon les marchandises, les opérateurs et les destinations. KOGT devra ainsi démontrer sa capacité à capter une clientèle régulière dans le segment des céréales et des produits agro-industriels.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Un investissement de 50 milliards FCFA, dont 40 milliards à mobiliser</h2>
<p style="text-align: justify;">Le financement représente l’un des principaux enjeux du projet. Sur les 50 milliards de FCFA annoncés, les promoteurs prévoient d’apporter 20 % de fonds propres, soit 10 milliards de FCFA. Les 40 milliards restants doivent être mobilisés auprès de partenaires financiers.</p>
<p style="text-align: justify;">BGFIBank Cameroun est le partenaire bancaire exclusif pour la structuration financière et la coordination des financements. Son rôle est central dans la préparation du montage, mais cette désignation ne signifie pas que la totalité des fonds nécessaires est déjà disponible.</p>
<p style="text-align: justify;">Le calendrier communiqué prévoit 24 mois pour la mise en place du financement, des travaux envisagés à partir de 2027 et une mise en service prévue en 2029.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces échéances appellent une précision. Si le délai de 24 mois commence à courir à compter de la signature du mémorandum, le 9 octobre 2026, son terme se situerait autour d’octobre 2028. Le démarrage des travaux en 2027 supposerait donc que les ressources nécessaires aux premières phases puissent être mobilisées avant la clôture de l’ensemble du financement, ou que le calendrier repose sur un autre mécanisme.</p>
<p style="text-align: justify;">Les modalités précises de cette articulation ne sont pas détaillées dans la fiche technique. Elles devront être clarifiées pour apprécier la faisabilité du calendrier annoncé.</p>
<p style="text-align: justify;">Le projet bénéficie d’une autorisation d’occupation temporaire de 20 ans, renouvelable, accordée par le Port autonome de Kribi. Cette durée constitue un paramètre important pour l’exploitation de la plateforme et l’amortissement des investissements. Elle ne dispense toutefois pas les promoteurs de réunir les financements, de finaliser les procédures requises et de franchir les étapes techniques préalables au chantier.<img class="alignnone size-medium wp-image-23204"  alt="" width="300" height="222" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_COM_202610091859186321-300x222.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_COM_202610091859186321-300x222.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_COM_202610091859186321-80x60.jpg 80w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_COM_202610091859186321-485x360.jpg 485w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_COM_202610091859186321.jpg 504w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<h2 style="text-align: justify;">Les précédents de Kribi rappellent l’importance de l’exécution</h2>
<p style="text-align: justify;">Le projet KOGT s’inscrit dans une dynamique plus large de développement industriel et logistique autour du port. En février 2023, le PAK avait annoncé un mémorandum relatif à une zone industrielle intégrée de 1 500 hectares, estimée à environ 838 millions d’euros dans les informations alors communiquées.</p>
<p style="text-align: justify;">En décembre 2025, le PAK, la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP) et le consortium PARLYM/NEGRI ont également signé un protocole d’accord relatif au développement d’un terminal d’hydrocarbures. La phase préparatoire prévoyait notamment un délai de 12 mois pour consolider le concept technique avant les décisions d’investissement.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces précédents ne permettent pas, à eux seuls, de conclure à l’échec ou à l’abandon des projets concernés. Ils rappellent néanmoins une réalité essentielle : un mémorandum ouvre une étape de coopération ou de préparation, tandis que la réalisation dépend des études, du financement, des autorisations et de l’engagement effectif des travaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour KOGT, les indicateurs à suivre sont désormais identifiables : confirmation des ressources financières, calendrier de construction, réalisation des équipements et préparation de l’exploitation commerciale. C’est à travers ces étapes que l’on pourra mesurer le passage de l’annonce à la réalisation.<img class="alignnone size-medium wp-image-23204"  alt="" width="300" height="222" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_COM_202610091859186321-300x222.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_COM_202610091859186321-300x222.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_COM_202610091859186321-80x60.jpg 80w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_COM_202610091859186321-485x360.jpg 485w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_COM_202610091859186321.jpg 504w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<h2 style="text-align: justify;">Emplois et sécurité alimentaire : des retombées à mesurer</h2>
<p style="text-align: justify;">Les projections associées au projet font état de 600 à 800 emplois pendant la construction et de près de 200 emplois directs en phase d’exploitation. Des activités connexes dans le transport, la manutention, la maintenance et les services pourraient également générer des emplois indirects.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces estimations constituent une perspective pour l’économie locale. Leur portée dépendra des recrutements effectivement réalisés, des compétences mobilisées et de la participation des entreprises camerounaises aux travaux et aux prestations.</p>
<p style="text-align: justify;">La plateforme pourrait aussi contribuer à améliorer les conditions de stockage et la circulation des céréales. Des infrastructures adaptées peuvent faciliter la conservation des marchandises et la gestion des approvisionnements. Elles ne garantissent cependant pas, à elles seules, une baisse des prix ou un meilleur accès des ménages aux denrées.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces effets dépendront également du coût des importations, des tarifs portuaires, du transport intérieur, des marges commerciales et du pouvoir d’achat. La contribution du terminal à la sécurité alimentaire devra donc être appréciée à partir de ses résultats réels et de son intégration dans les circuits de distribution.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le Gabon et les autres marchés d’Afrique centrale, le développement de Kribi mérite également attention. Une offre logistique plus complète pourrait renforcer l’attractivité du port auprès de certains opérateurs régionaux. Mais les choix de transport dépendront du coût total, des itinéraires, des délais et des destinations desservies. Il serait prématuré d’en déduire un transfert automatique du trafic au détriment des autres ports de la région.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Du mémorandum à l’activité : le véritable test</h2>
<p style="text-align: justify;">Avec KOGT, Kribi affiche une ambition supplémentaire : renforcer ses capacités de stockage et développer une offre intégrée pour les produits céréaliers et agro-industriels. Les caractéristiques techniques annoncées donnent une première mesure de l’investissement, mais la portée économique du projet dépendra de sa réalisation et de sa performance commerciale.</p>
<p style="text-align: justify;">Les prochaines étapes devront apporter des réponses concrètes : les 40 milliards de FCFA complémentaires seront-ils mobilisés dans les délais ? Les travaux pourront-ils commencer en 2027 ? Les installations entreront-elles en service en 2029 ? Et les opérateurs trouveront-ils dans cette plateforme une solution compétitive pour leurs approvisionnements ?</p>
<p style="text-align: justify;">Les réponses se liront dans les actes, puis dans les résultats : chantier engagé, équipements livrés, volumes traités, emplois créés et coûts logistiques maîtrisés.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>À Kribi, l’ambition est désormais formulée. Le prochain défi est de la traduire en infrastructure opérationnelle et en gains économiques mesurables.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Thomas René pour Globe Infos « </strong><em><strong><span style="color: #ff0000;">Le monde décrypté depuis le Gabon » </span></strong></em></p>
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		<title>Gabon : exonérations douanières, le mystère des 209 milliards de FCFA qui déclenche l’audit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Sep 2026 21:23:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Libreville, le 27 septembre 2026. 209,22 milliards de FCFA de manque à gagner au premier semestre 2026. Par STR pour Globe Infos Le montant des exonérations et abattements douaniers accordés au Gabon interpelle les pouvoirs publics. Depuis le 9 septembre, le gouvernement a suspendu l’octroi de nouveaux avantages et lancé un audit couvrant la période [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Libreville, le 27 septembre 2026. 209,22 milliards de FCFA de manque à gagner au premier semestre 2026.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par STR pour Globe Infos<img class="alignnone size-medium wp-image-23116"  alt="" width="300" height="175" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260927-221353-300x175.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260927-221353-300x175.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260927-221353-1024x597.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260927-221353-768x448.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260927-221353-720x420.jpg 720w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260927-221353-696x406.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260927-221353-1068x623.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260927-221353-600x350.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260927-221353.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong> Le montant des exonérations et abattements douaniers accordés au Gabon interpelle les pouvoirs publics. Depuis le 9 septembre, le gouvernement a suspendu l’octroi de nouveaux avantages et lancé un audit couvrant la période 2023-2026. Une question se retrouve désormais au centre du dossier : <strong>qui a bénéficié de ces régimes, pour quels montants et dans quelles conditions ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le chiffre impose d’abord de mesurer l’enjeu. En six mois, l’État estime à 209,22 milliards de FCFA les recettes non perçues au titre des exonérations et autres abattements douaniers. Une somme considérable pour les finances publiques, alors que le Gabon cherche à renforcer ses recettes et à mieux maîtriser ses dépenses.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ce montant, aussi spectaculaire soit-il, ne permet pas encore de tirer toutes les conclusions.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Des exonérations qui répondent à des objectifs économiques</h2>
<p style="text-align: justify;">Le recours aux régimes douaniers dérogatoires ne constitue pas une nouveauté au Gabon. Les pouvoirs publics les utilisent notamment pour accompagner certaines politiques économiques et sociales.</p>
<p style="text-align: justify;">La lutte contre la vie chère a ainsi conduit l’État à accorder des avantages sur certains produits de première nécessité. L’objectif consiste à réduire leur coût à l’importation et, en principe, à favoriser une baisse ou une limitation des prix sur le marché intérieur.</p>
<p style="text-align: justify;">Les grands projets d’infrastructures peuvent également bénéficier de dispositifs spécifiques. Une entreprise engagée dans un chantier peut, sous certaines conditions, importer des équipements, des machines ou des engins avec des allègements douaniers.</p>
<p style="text-align: justify;">Le mécanisme repose donc sur un arbitrage : <strong>l’État renonce à une recette immédiate en échange d’un bénéfice économique ou social attendu.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La question posée par les 209,22 milliards est différente. Elle concerne désormais la maîtrise du dispositif et son efficacité réelle.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Que recouvrent les 209,22 milliards de FCFA ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Le montant global ne suffit pas à comprendre la situation.</p>
<p style="text-align: justify;">L’audit annoncé par le gouvernement devra notamment identifier les bénéficiaires, les secteurs concernés, les marchandises importées et les régimes juridiques utilisés. Il devra aussi distinguer les avantages accordés aux grands projets, ceux liés aux produits de première nécessité et les autres dispositifs préférentiels.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette ventilation sera déterminante.</p>
<p style="text-align: justify;">Le contexte de 2026 mérite également d’être pris en compte. La multiplication des chantiers et des projets d’infrastructures peut entraîner davantage d’importations de matériels et, mécaniquement, accroître le volume des exonérations.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon une source proche du ministère de l’Économie, cette dynamique peut expliquer une partie de la progression observée. Elle ne permettrait toutefois pas, à elle seule, d’expliquer l’écart relevé entre les exercices précédents et le premier semestre 2026.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est précisément ce différentiel que l’audit devra documenter.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans ventilation détaillée, le chiffre alerte. Il ne permet cependant pas encore de distinguer le coût normal des politiques publiques d’éventuelles irrégularités.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Qui décide et qui contrôle ?</h2>
<p style="text-align: justify;">L’autre enjeu concerne la chaîne de décision.</p>
<p style="text-align: justify;">L’attribution des avantages fiscaux et douaniers obéit à des règles qui varient selon les régimes concernés. Plusieurs niveaux de responsabilité peuvent donc intervenir dans le processus, notamment au sein du ministère de l’Économie et de l’administration des Douanes.</p>
<p style="text-align: justify;">La période 2023-2026 conduira ainsi les auditeurs à examiner les décisions prises sous plusieurs responsables successifs.</p>
<p style="text-align: justify;">Les conventions, autorisations, déclarations d’importation, montants exonérés et contrôles effectués devront être confrontés.</p>
<p style="text-align: justify;">Une série de questions s’impose : <strong>qui a demandé l’avantage ? Qui l’a instruit ? Qui l’a autorisé ? Pour quelle durée ? Et quels contrôles ont suivi ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cette méthode permettrait d’éviter de rechercher trop rapidement un responsable unique. Une éventuelle irrégularité peut intervenir à plusieurs étapes : lors de la demande, de l’autorisation, du dédouanement ou encore du contrôle de l’utilisation des marchandises.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le véritable risque : un avantage utilisé hors de son objet</h2>
<p style="text-align: justify;">Le principe d’une exonération n’est donc pas nécessairement contestable. Le problème apparaît lorsque l’avantage accordé ne correspond plus à sa finalité.</p>
<p style="text-align: justify;">Un régime destiné aux équipements d’un chantier doit pouvoir être rapproché des besoins réels de ce projet. De même, un dispositif conçu pour les produits de première nécessité doit concerner les marchandises effectivement éligibles.</p>
<p style="text-align: justify;">L’audit devra donc confronter les conventions aux opérations douanières. Les volumes importés, la nature des marchandises, les montants exonérés et les conditions d’utilisation devront être vérifiés.</p>
<p style="text-align: justify;">Certaines pratiques de contournement peuvent être envisagées : marchandises ne correspondant pas à l’objet d’une convention, avantages prolongés au-delà de leur durée ou produits bénéficiant indûment d’un régime préférentiel.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais à ce stade, ces hypothèses restent des pistes de contrôle. <strong>Elles ne peuvent devenir des faits qu’après vérification.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify;">Après la suspension, le temps de la transparence</h2>
<p style="text-align: justify;">En suspendant l’octroi de nouveaux avantages depuis le 9 septembre et en lançant un audit sur 2023-2026, le gouvernement ouvre une nouvelle séquence : celle de l’évaluation du coût réel des régimes dérogatoires.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l&rsquo;opinion publique l’enjeu dépasse le seul montant de 209,22 milliards de FCFA. Celui-ci ouvre la voie à une panoplie de questions :</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; dans cet exercice qui a droit à la décision ?</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; le ministre n&rsquo;est là que depuis janvier 2026 et le DG de la douane depuis 3 ans ou presque qui des deux peut mieux éclairer les lanternes ?</p>
<p style="text-align: justify;">À la question de savoir où est réellement passé ce reliquat que s&rsquo;est-il passé ces trois dernières années ?</p>
<p style="text-align: justify;">« Des deux personnalités et au regard de la période ciblée, le DG serait la personne idéale si l&rsquo;on veut mieux comprendre. » Confie une source</p>
<p style="text-align: justify;">Car, il s’agit de savoir <strong>à quoi l’État a renoncé, au bénéfice de quels opérateurs, sur quelle base juridique et avec quelles contreparties économiques ou sociales</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">L’audit devra donc aller au-delà de la confirmation du chiffre. Il devra établir le nombre de bénéficiaires, retracer les décisions, identifier les conventions concernées et évaluer les contrôles exercés.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est à cette condition que les 209,22 milliards cesseront d’être un simple montant comptable pour devenir un véritable outil de lecture de la politique douanière gabonaise.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Lauritou pour Globe Infos</strong><br />
<span style="color: #ff0000;"><em>« Le monde décrypté depuis le Gabon » </em></span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>AGANOR : Marina Pemba Mavoungou donne un nouvel élan à la délégation de Port-Gentil</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2026 19:08:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Port-Gentil, la Directrice Générale de l’AGANOR a pris le pouls de sa délégation provinciale, entre modernisation des infrastructures, accompagnement des équipes et renforcement de l’ancrage territorial de l’Agence. Thomas René pour Globe Infos « Le monde décrypté depuis le Gabon » En marge de l’inauguration des Aciéries du Gabon, la Directrice Générale de l’Agence Gabonaise de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>À Port-Gentil, la Directrice Générale de l’AGANOR a pris le pouls de sa délégation provinciale, entre modernisation des infrastructures, accompagnement des équipes et renforcement de l’ancrage territorial de l’Agence.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Thomas René pour Globe Infos <span style="color: #0000ff;"><em>« Le monde décrypté depuis le Gabon » <img class="alignnone size-medium wp-image-23071"  alt="" width="167" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260921-195955-167x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260921-195955-167x300.jpg 167w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260921-195955-572x1024.jpg 572w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260921-195955-768x1376.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260921-195955-857x1536.jpg 857w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260921-195955-234x420.jpg 234w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260921-195955-696x1247.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260921-195955-1068x1914.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260921-195955-600x1075.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260921-195955.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 167px) 100vw, 167px" /></em></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En marge de l’inauguration des Aciéries du Gabon, la Directrice Générale de l’Agence Gabonaise de Normalisation a effectué une visite de terrain dans la capitale économique. Une démarche tournée vers la modernisation des services et le renforcement de la présence de l’AGANOR dans l’Ogooué-Maritime.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À Port-Gentil, l’actualité industrielle du 17 septembre ne s’est pas limitée à l’inauguration des Aciéries du Gabon par le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema. En marge de cette cérémonie, l’Agence Gabonaise de Normalisation (AGANOR) a également choisi le terrain pour prendre le pouls de ses services dans la province de l’Ogooué-Maritime.</p>
<p style="text-align: justify;">La Directrice Générale de l’AGANOR, <strong>Marina Pemba Mavoungou</strong>, s’est ainsi rendue dans les locaux de la Délégation Provinciale de l’Ogooué-Maritime. Une visite de travail menée aux côtés du Directeur Administratif et Financier, <strong>Bertrand Boumi</strong>, et du Chef de Service Systèmes d’Information et de Communication, <strong>Pierre-Brice Okane Obame</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur place, la délégation de la direction générale a été accueillie par le Directeur Provincial, <strong>Arnaud Romick Ndzeng Emane</strong>, avant une visite consacrée à l’évolution des infrastructures et au fonctionnement quotidien de la représentation provinciale.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Des infrastructures en pleine modernisation</h3>
<p style="text-align: justify;">Premier point d’attention : le nouveau bâtiment de la délégation. La visite a permis de constater l’amélioration des conditions d’accueil réservées aux usagers, mais également de l’environnement de travail des agents.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette évolution s’inscrit dans une démarche plus large de modernisation des services de l’AGANOR à l’intérieur du pays. Plusieurs chantiers sont actuellement engagés sur le site, parmi lesquels le déploiement du réseau Internet, l’installation de panneaux d’affichage ainsi que la mise en place d’une nouvelle signalétique.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de l’aspect matériel, ces aménagements traduisent la volonté de rapprocher davantage les services de l’Agence des acteurs économiques et des usagers auxquels ils sont destinés.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Huit collaborateurs au cœur du dispositif</h3>
<p style="text-align: justify;">La visite de Marina Pemba Mavoungou a également été l’occasion de s’intéresser au fonctionnement opérationnel de la délégation.</p>
<p style="text-align: justify;">Les échanges ont notamment porté sur le travail quotidien assuré par les <strong>huit collaborateurs</strong> de la structure provinciale, leur organisation, leurs conditions de travail ainsi que les différentes missions qui leur sont confiées.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette séquence de terrain a permis à la Direction Générale de prendre directement connaissance des réalités auxquelles sont confrontées les équipes de Port-Gentil. Une démarche qui permet également de faire remonter les besoins du terrain et d’identifier les améliorations susceptibles de renforcer l’efficacité du service.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’issue de la visite, la Directrice Générale s’est déclarée satisfaite de la dynamique engagée au sein de la délégation provinciale. Elle a notamment salué l’implication, le dévouement et le professionnalisme des équipes.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Port-Gentil, un maillon de l’ancrage territorial de l’AGANOR</h3>
<p style="text-align: justify;">Derrière cette visite se dessine un enjeu plus large pour l’Agence Gabonaise de Normalisation : consolider sa présence au plus près des territoires et accompagner, depuis ses représentations provinciales, la transformation de l’économie gabonaise.</p>
<p style="text-align: justify;">À Port-Gentil, ville historiquement tournée vers l’industrie et les activités économiques, cette présence prend une résonance particulière au moment où le Gabon entend renforcer ses capacités de transformation locale.</p>
<p style="text-align: justify;">L’inauguration des Aciéries du Gabon constitue, à cet égard, un symbole de cette nouvelle séquence industrielle. Mais derrière les grandes cérémonies et les infrastructures nouvelles se joue également un travail plus discret : celui des administrations et organismes publics chargés d’accompagner, d’encadrer et de normaliser l’activité économique.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est dans cet espace que s’inscrit la démarche de Marina Pemba Mavoungou. En se rendant directement auprès des équipes de l’Ogooué-Maritime, la Directrice Générale entend maintenir le lien entre la stratégie définie au niveau central et les réalités observées dans les provinces.</p>
<p style="text-align: justify;">À Port-Gentil, la visite aura donc permis de faire le point sur les infrastructures, les outils de travail et les équipes. Mais elle rappelle surtout qu’une administration moderne ne se mesure pas uniquement à ses décisions prises à Libreville : elle se construit aussi dans ses délégations, au contact quotidien des usagers et des acteurs économiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l’AGANOR, la modernisation de la délégation de l’Ogooué-Maritime apparaît ainsi comme l’un des maillons d’une ambition plus vaste : <strong>faire de la normalisation un véritable outil d’accompagnement de la transformation économique et industrielle du Gabon.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Thomas René pour Globe Infos <span style="color: #ff0000;"><em>« le monde décrypté depuis le Gabon » </em></span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Gabon : dette, FMI, arriérés… les nouveaux marqueurs d’une crédibilité financière en construction</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Sep 2026 19:45:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>ANALYSE &#124; Par Thomas René pour Globe Infos Le monde décrypté depuis le Gabon À la barre du Gabon, le président Brice Clotaire Oligui Nguema entend maintenir le cap sur la discipline financière et la restauration de la confiance. La décrue de l’encours dû au FMI, l’apurement des arriérés et l’audit des passifs de l’État [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>ANALYSE | Par Thomas René pour Globe Infos</strong><br />
<strong><em>Le monde décrypté depuis le Gabon</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>À la barre du Gabon, le président Brice Clotaire Oligui Nguema entend maintenir le cap sur la discipline financière et la restauration de la confiance. La décrue de l’encours dû au FMI, l’apurement des arriérés et l’audit des passifs de l’État constituent autant de signaux encourageants. Reste désormais à transformer cette embellie en trajectoire durable, dans un contexte où la maîtrise de la dette publique demeure un enjeu central.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La dette envers le FMI poursuit sa décrue</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les chiffres dessinent une trajectoire nette. Au 31 août 2026, l’encours dû par le Gabon au Fonds monétaire international atteignait <strong>319,05 millions de droits de tirage spéciaux (DTS)</strong>, soit environ <strong>247 milliards de francs CFA</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis fin mars, Libreville a réduit cet encours de <strong>38,01 millions de DTS</strong>. Cette baisse représente environ <strong>29,4 milliards de francs CFA</strong>. En cinq mois, le recul atteint ainsi près de <strong>10,6 %</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">La tendance apparaît encore plus nettement sur plusieurs années. Fin 2023, le Gabon devait <strong>670,28 millions de DTS</strong> au FMI. L’encours est descendu à <strong>499,77 millions fin 2024</strong>, puis à <strong>369,76 millions fin 2025</strong>, avant d’atteindre 319,05 millions fin août 2026.</p>
<p style="text-align: justify;">En moins de trois ans, Libreville a donc réduit de plus de moitié son encours envers le Fonds.</p>
<p style="text-align: justify;">Les remboursements expliquent cette évolution. Ils traduisent surtout le respect des échéances liées aux engagements antérieurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un environnement financier où la confiance des créanciers compte autant que les indicateurs budgétaires, cette régularité constitue un signal positif.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les autorités gabonaises, l’effort mérite donc d’être salué. Il ne règle pas toute la question de la dette publique. Il apporte toutefois une base crédible à la reconstruction de la confiance.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un signal favorable dans les discussions avec le FMI</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cette décrue intervient à un moment stratégique pour Libreville.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Gabon cherche à négocier un <strong>nouveau programme financier avec le FMI</strong>. La réduction de l’encours intervient donc alors que les autorités souhaitent établir une nouvelle relation contractuelle avec l’institution.</p>
<p style="text-align: justify;">Le respect des échéances constitue un atout dans ce dialogue. Il montre que le Gabon continue de tenir ses engagements financiers antérieurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais cette performance ne garantit pas la conclusion d’un nouvel accord.</p>
<p style="text-align: justify;">Le FMI examinera aussi la trajectoire budgétaire, le niveau global de la dette, les arriérés, les recettes publiques, les dépenses et les réformes structurelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Le raisonnement doit donc rester simple : <strong>rembourser le passé renforce la crédibilité ; maîtriser les engagements futurs permettra de la préserver.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dette publique : ne pas confondre décrue du FMI et désendettement global</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est ici qu’une distinction s’impose.</p>
<p style="text-align: justify;">La dette envers le FMI représente une partie seulement de l’endettement public gabonais. Sa diminution constitue un indicateur favorable. Elle ne signifie pas automatiquement que la dette publique globale diminue au même rythme.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Gabon continue de mobiliser des ressources sur le marché régional. Il cherche également des financements extérieurs pour soutenir ses besoins de trésorerie et ses investissements.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut donc regarder l’ensemble de l’équation : <strong>dette publique totale, service de la dette, nouveaux emprunts, arriérés et besoins de refinancement</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette lecture ne retire rien aux efforts consentis pour rembourser le FMI.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle évite simplement de tirer une conclusion trop large à partir d’un seul indicateur.</p>
<p style="text-align: justify;">La véritable question devient alors celle de la soutenabilité de la trajectoire globale.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La signature gabonaise montre des signes encourageants</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un autre indicateur mérite l’attention.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon <em>L’Union</em>, le spread des obligations gabonaises serait passé de <strong>854 à 771 points de base</strong>. Cette évolution suggère une amélioration de la perception du risque attaché à la signature souveraine du Gabon.</p>
<p style="text-align: justify;">Il serait toutefois imprudent d’attribuer ce mouvement aux seuls remboursements envers le FMI.</p>
<p style="text-align: justify;">Les investisseurs évaluent plusieurs paramètres : perspectives économiques, politique budgétaire, dette publique, besoins de refinancement et environnement financier international.</p>
<p style="text-align: justify;">Le signal reste néanmoins intéressant.</p>
<p style="text-align: justify;">Il montre que la perception du risque gabonais peut évoluer lorsque les marchés disposent de davantage de visibilité sur les finances publiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Libreville, le défi consiste désormais à transformer cette amélioration en tendance durable.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Audit de la dette : la transparence comme levier de confiance</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’audit des passifs exigibles de l’État constitue, dans cette perspective, un chantier déterminant.</p>
<p style="text-align: justify;">L’exercice vise notamment à clarifier les engagements accumulés au cours de la période 2016-2023 et à mieux identifier les différentes catégories de passifs publics.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette opération peut révéler des engagements supplémentaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela ne doit pas nécessairement être considéré comme une mauvaise nouvelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Une dette correctement identifiée permet une meilleure programmation financière. Elle donne aussi aux créanciers et aux investisseurs une vision plus précise de la situation du pays.</p>
<p style="text-align: justify;">L’audit peut donc devenir un instrument de restauration de la confiance.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais sa valeur dépendra de ses résultats.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Publier les conclusions, expliquer les écarts et corriger les anomalies éventuelles donneraient à cet exercice une portée bien supérieure à un simple état des lieux comptable.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les arriérés, un enjeu pour l’économie réelle</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La gestion des arriérés constitue un autre marqueur important.</p>
<p style="text-align: justify;">Le règlement annoncé de plusieurs dizaines de milliards de francs CFA envers des fournisseurs et des secteurs prioritaires peut contribuer à rétablir la confiance entre l’État et les entreprises.</p>
<p style="text-align: justify;">L’enjeu dépasse les comptes publics.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu’un fournisseur attend longtemps le paiement d’une prestation réalisée pour l’administration, la dette de l’État devient une contrainte pour l’économie réelle. Elle fragilise la trésorerie des entreprises et réduit leur capacité d’investissement.</p>
<p style="text-align: justify;">L’apurement des arriérés peut donc produire un effet économique concret.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais une exigence demeure : <strong>régler les anciennes dettes sans en accumuler de nouvelles</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour y parvenir, l’État devra mieux programmer ses dépenses, contrôler ses engagements et renforcer le suivi de sa trésorerie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Marché régional et eurobond : la question du coût</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le Gabon dispose de plusieurs instruments pour couvrir ses besoins de financement.</p>
<p style="text-align: justify;">Le marché régional de la CEMAC permet notamment au Trésor de mobiliser des ressources grâce aux émissions de titres publics.</p>
<p style="text-align: justify;">En juillet 2026, le Gabon a également levé <strong>920 millions de dollars sur le marché international</strong> à travers un eurobond.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette opération confirme la capacité du pays à accéder aux financements internationaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais l’accès au crédit ne constitue pas une fin en soi.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut également examiner le coût de l’emprunt, sa maturité et son impact sur le profil global de la dette.</p>
<p style="text-align: justify;">Un État crédible ne se définit pas seulement par sa capacité à emprunter. Il se définit aussi par sa capacité à emprunter dans des conditions soutenables et à respecter ensuite ses obligations.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Budget 2026 : le prochain test de cohérence</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La trajectoire budgétaire constituera donc un rendez-vous majeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Le budget révisé de 2026 suscite des interrogations sur sa compatibilité avec les discussions engagées avec le FMI. Certaines analyses estiment que certains choix budgétaires pourraient compliquer la conclusion d’un nouvel accord.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette réserve ne remet pas en cause les efforts déjà accomplis.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle rappelle plutôt la difficulté de l’équation gabonaise.</p>
<p style="text-align: justify;">Le pays doit financer ses infrastructures, améliorer les services publics, soutenir l’activité économique et, dans le même temps, préserver la soutenabilité de ses finances.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces objectifs peuvent se concilier.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils exigent cependant une programmation rigoureuse et une hiérarchisation claire des priorités.</p>
<p style="text-align: justify;">Le véritable enjeu consiste à faire de la discipline financière <strong>le cadre qui permet de financer durablement les investissements</strong>, et non un obstacle à leur réalisation.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les efforts des autorités méritent d’être poursuivis</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le Gabon ne part pas de zéro.</p>
<p style="text-align: justify;">La baisse de l’encours envers le FMI, le respect des échéances, l’audit des passifs et l’apurement progressif des arriérés constituent des signaux encourageants.</p>
<p style="text-align: justify;">La recherche d’un nouveau programme avec le FMI témoigne également de la volonté de Libreville de renforcer son cadre de gestion financière.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces efforts méritent d’être encouragés.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais leur valeur dépendra de leur continuité.</p>
<p style="text-align: justify;">Les autorités peuvent désormais consolider cette dynamique en renforçant la publication des données sur la dette, en poursuivant l’identification des passifs publics et en améliorant la prévisibilité budgétaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Elles devront surtout éviter la reconstitution de nouveaux arriérés.</p>
<p style="text-align: justify;">La crédibilité financière se construit rarement par une mesure spectaculaire. Elle naît plutôt de la répétition de décisions cohérentes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>De la discipline de remboursement à la confiance durable</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La baisse de l’encours dû au FMI constitue une bonne nouvelle pour les finances publiques gabonaises.</p>
<p style="text-align: justify;">En moins de trois ans, l’encours est passé de <strong>670,28 millions de DTS à 319,05 millions</strong>. Cette évolution témoigne d’un effort significatif pour respecter les engagements du pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais elle ne constitue pas encore l’aboutissement du redressement financier.</p>
<p style="text-align: justify;">Le véritable défi se situe désormais à une échelle plus large : <strong>maîtriser la dette publique globale, réduire les arriérés, améliorer la transparence des comptes et financer les investissements sans recréer de nouvelles tensions de trésorerie.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À la barre du Gabon, le président <strong>Brice Clotaire Oligui Nguema</strong> dispose ainsi d’un chantier décisif : transformer les premiers signaux favorables en une trajectoire financière durable.</p>
<p style="text-align: justify;">Les efforts engagés donnent des raisons d’espérer.</p>
<p style="text-align: justify;">La prudence impose toutefois de regarder au-delà des seuls chiffres du FMI.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Gabon rembourse. Il clarifie. Il cherche à mieux maîtriser ses engagements. La prochaine étape consistera à faire de cette discipline une pratique durable de la gestion publique.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est à cette condition que la décrue de la dette envers le FMI pourra devenir plus qu’un indicateur financier : <strong>le marqueur d’une crédibilité souveraine progressivement retrouvée.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>Thomas René pour Globe Infos « </strong><em>le monde décrypté depuis le Gabon » </em></span></p>
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		<item>
		<title>Ogooué-Ivindo : quand l’auto-entrepreneuriat prend racine à Makokou</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Sep 2026 15:13:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>ÉCONOMIE &#124; Par la rédaction de Globe Infos « Le monde décrypté depuis le Gabon »  À Makokou, l’entrepreneuriat ne se résume plus à une promesse. En quelques semaines, 126 candidats ont rejoint le dispositif, 116 ont été formés au Business Model Canvas et 18 porteurs de projets ont finalement franchi toutes les étapes de sélection. À [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>ÉCONOMIE | Par la rédaction de Globe Infos</strong><br />
<strong>« Le monde décrypté depuis le Gabon » </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>À Makokou, l’entrepreneuriat ne se résume plus à une promesse. En quelques semaines, 126 candidats ont rejoint le dispositif, 116 ont été formés au Business Model Canvas et 18 porteurs de projets ont finalement franchi toutes les étapes de sélection. À la clé : un fonds d’amorçage de 1,5 million de FCFA par bénéficiaire, remis le 30 août 2026 par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.<img class="alignnone size-medium wp-image-22906"  alt="" width="300" height="192" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609051609408682-300x192.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609051609408682-300x192.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609051609408682.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Derrière ces chiffres, une mécanique se dessine : celle d’un programme national qui   transforme l’envie d’entreprendre en activités économiques concrètes dans les provinces.</p>
<p style="text-align: justify;">De Libreville à Makokou, le pari du terrain</p>
<p style="text-align: justify;">Le 13 juillet 2026, à Libreville, le Directeur général du Pôle national de promotion de l’emploi (PNPE), Pascal Franck Nze Ndong Nze, lançait officiellement le projet Auto-Entrepreneur 241 CBON, pour « C’est Bien une Opportunité Nationale ».</p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif affiché est de soutenir l’initiative privée et de favoriser l’émergence de micro entreprises capables de créer leur propre activité et, à terme, de contribuer à l’emploi local.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais un programme national ne prend véritablement son sens qu’au contact des réalités provinciales.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est précisément ce qui s’est joué dans l’Ogooué-Ivindo.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette province du Nord-Est du Gabon, le dispositif a d’abord dû relever un défi très concret : mobiliser suffisamment de candidats.</p>
<p style="text-align: justify;">126 candidats mobilisés en moins de 24 heures</p>
<p style="text-align: justify;">Le 12 août, les équipes du PNPE ont intensifié la sensibilisation à Makokou.</p>
<p style="text-align: justify;">Au cours du premier mois de collecte, le niveau d’inscription était resté inférieur aux attentes. Les équipes ont donc changé d’approche en privilégiant l’information de proximité, avec l’appui des services de la mairie de Makokou.</p>
<p style="text-align: justify;">Le résultat est immédiat.</p>
<p style="text-align: justify;">En moins de 24 heures, 126 nouveaux candidats rejoignent le dispositif.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce chiffre constitue le premier enseignement de l’expérience dans l’Ogooué-Ivindo : lorsqu’une information économique descend réellement au niveau des territoires, la demande peut rapidement émerger.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais s’inscrire ne suffisait pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Encore fallait-il transformer une idée d’activité en véritable projet entrepreneurial.<img class="alignnone size-medium wp-image-22906"  alt="" width="300" height="192" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609051609408682-300x192.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609051609408682-300x192.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609051609408682.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Du projet individuel au modèle économique</p>
<p style="text-align: justify;">Les candidats ont alors été confrontés à une étape plus exigeante : la structuration de leur projet.</p>
<p style="text-align: justify;">Au total, 116 candidats ont été formés autour du Business Model Canvas (BMC), un outil destiné à aider les porteurs de projets à clarifier leur clientèle, leur proposition de valeur, leurs ressources, leurs activités et leurs sources de revenus.</p>
<p style="text-align: justify;">L’exercice change la nature de la démarche.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne s’agit plus seulement de présenter une idée. Il fallait démontrer qu’elle peut fonctionner.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette étape prépare les candidats au passage devant un jury chargé d’évaluer les différents projets.</p>
<p style="text-align: justify;">Le dispositif suit ainsi une progression précise :</p>
<p style="text-align: justify;">126 candidats sensibilisés → 116 candidats formés → sélection par un jury → 18 lauréats → formation renforcée → financement de 1,5 million de FCFA chacun.</p>
<p style="text-align: justify;">Une sélection qui permet de mesurer le niveau d’exigence du programme.<img class="alignnone size-medium wp-image-22907"  alt="" width="300" height="155" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609051609407911-300x155.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609051609407911-300x155.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609051609407911.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Dix-huit projets retenus</p>
<p style="text-align: justify;">La sélection s’est appuyée sur un jury réunissant plusieurs acteurs institutionnels et économiques locaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Y figuraient notamment un représentant du gouverneur de la province, le maire du 1er arrondissement de Makokou, le directeur provincial de l’Agriculture, un représentant de la Direction provinciale du ministère des PME-PMI ainsi que le chef d’agence de l’établissement d’épargne et de développement concerné.</p>
<p style="text-align: justify;">Les projets ont été examinés selon leur viabilité, leur pertinence économique et leur capacité à produire un impact au sein des communautés.</p>
<p style="text-align: justify;">Au terme de cette sélection, 18 porteurs de projets ont été retenus.<img class="alignnone size-medium wp-image-22908"  alt="" width="300" height="186" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609051609409343-300x186.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609051609409343-300x186.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_COM_202609051609409343.jpg 540w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Mais la sélection n&rsquo;a pas constitué le dernier filtre.</p>
<p style="text-align: justify;">Les lauréats ont ensuite bénéficié d&rsquo;une formation renforcée consacrée à la création et à la gestion des micro entreprises, avec l&rsquo;appui de la méthodologie TRIE-CREE-GERME du Bureau international du Travail (BIT).</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;enjeu est essentiel : donner aux bénéficiaires non seulement des moyens financiers, mais également des outils de gestion.</p>
<p style="text-align: justify;">Car un financement peut lancer une activité. Il ne garantit pas, à lui seul, sa pérennité.</p>
<p style="text-align: justify;">1,5 million de FCFA pour passer de l’idée à l’activité</p>
<p style="text-align: justify;">Une nouvelle mission s&rsquo;est rendue à Makokou le 25 août 2026, conduite par le Directeur général du PNPE et l&rsquo;Administrateur directeur général d&rsquo;EDG.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette étape devait permettre de finaliser le processus d&rsquo;octroi des subventions.</p>
<p style="text-align: justify;">Le principe retenu est celui d&rsquo;un financement non remboursable de 1,5 million de FCFA par bénéficiaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les 18 lauréats, l&rsquo;enveloppe représente donc 27 millions de FCFA.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce montant constitue le premier capital de leurs futures activités.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques jours plus tard, le 30 août, la séquence prend une dimension présidentielle.</p>
<p style="text-align: justify;">En marge des célébrations de la troisième édition de la Fête de la Libération, les 18 bénéficiaires reçoivent leurs chèques d&rsquo;amorçage des mains du chef de l&rsquo;État, Brice Clotaire Oligui Nguema.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ces jeunes entrepreneurs, le symbole est fort.</p>
<p style="text-align: justify;">Le financement quitte le cadre administratif pour devenir un engagement concret.</p>
<p style="text-align: justify;">Le véritable test commence maintenant</p>
<p style="text-align: justify;">La remise des chèques ne constitue pourtant pas l&rsquo;aboutissement du programme.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle marque plutôt le début de l&rsquo;étape la plus difficile : faire vivre les entreprises.</p>
<p style="text-align: justify;">Les 18 bénéficiaires doivent désormais transformer leur formation et leur financement en activités réelles, génératrices de revenus et, potentiellement, d&#8217;emplois.</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est ici que se jouera la véritable réussite du dispositif.</p>
<p style="text-align: justify;">Car le succès d&rsquo;Auto-Entrepreneur 241 CBON ne pourra pas être mesuré uniquement au nombre de chèques distribués. Il devra aussi se vérifier dans la durée : entreprises effectivement créées, activités maintenues, chiffre d&rsquo;affaires généré, emplois éventuellement créés et capacité des bénéficiaires à franchir le cap des premières années.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;expérience de Makokou offre ainsi un premier laboratoire grandeur nature.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle montre qu&rsquo;un dispositif national peut rapidement trouver un écho lorsqu&rsquo;il descend au plus près des populations. Elle rappelle aussi qu&rsquo;entre la remise d&rsquo;un financement et la création d&rsquo;une entreprise durable, il existe tout un parcours.</p>
<p style="text-align: justify;">À Makokou, 18 projets viennent de franchir la première ligne.</p>
<p style="text-align: justify;">Le prochain rendez-vous sera celui des résultats.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="color: #ff0000;"><strong>Thomas René pour Globe Infos</strong></span></em></p>
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		<item>
		<title>Économie-Gabon : à Owendo, OCT accélère la modernisation du terminal à conteneurs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2026 08:23:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par Thomas René pour Globe infos  Portuaire. À Owendo, la bataille de la compétitivité passe désormais aussi par les quais. Owendo Container Terminal (OCT) a présenté, le 6 août, ses nouveaux équipements et les avancées de son programme de modernisation. Une montée en puissance qui vise à renforcer la productivité du terminal, fluidifier la chaîne [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Par Thomas René pour Globe infos </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Portuaire. À Owendo, la bataille de la compétitivité passe désormais aussi par les quais. Owendo Container Terminal (OCT) a présenté, le 6 août, ses nouveaux équipements et les avancées de son programme de modernisation. Une montée en puissance qui vise à renforcer la productivité du terminal, fluidifier la chaîne logistique et accompagner l’évolution des échanges commerciaux du Gabon.<img class="alignnone size-medium wp-image-22701"  alt="" width="300" height="171" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Owendo-Container-Terminal-300x171.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Owendo-Container-Terminal-300x171.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Owendo-Container-Terminal-768x439.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Owendo-Container-Terminal-736x420.jpg 736w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Owendo-Container-Terminal-696x397.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Owendo-Container-Terminal-600x343.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Owendo-Container-Terminal.jpg 993w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;">À première vue, ce ne sont que des machines supplémentaires sur un terminal portuaire. Mais derrière les grues, les engins de manutention et les équipements récemment réceptionnés se joue une question plus stratégique : la capacité du Gabon à disposer d&rsquo;une chaîne logistique suffisamment performante pour soutenir son activité économique.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est tout l’enjeu de la modernisation engagée par Owendo Container Terminal (OCT), concessionnaire du terminal à conteneurs du Port d’Owendo. Le 6 août 2026, l’opérateur a organisé une visite institutionnelle destinée à présenter ses nouveaux équipements et à faire le point sur les transformations engagées au sein du terminal.</p>
<p style="text-align: justify;">La rencontre a réuni les principaux acteurs de la communauté portuaire gabonaise : l’Autorité portuaire, les administrations partenaires, les professionnels du transport et de la logistique ainsi que les représentants des usagers du terminal.</p>
<p style="text-align: justify;">Des équipements pour gagner en productivité</p>
<p style="text-align: justify;">La nouvelle génération d’équipements présentée à Owendo s’inscrit dans un programme d’investissement destiné à renforcer les capacités opérationnelles du terminal.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour OCT, l’objectif est double : absorber la progression des échanges tout en améliorant la qualité et la régularité des opérations. Dans un secteur où quelques heures peuvent peser sur le coût d’une chaîne d’approvisionnement, la performance d’un terminal ne relève plus seulement de la puissance de ses infrastructures. Elle se mesure aussi à la rapidité des opérations, à la sécurité des manutentions et à la capacité à limiter les temps d’attente.</p>
<p style="text-align: justify;">« Ces investissements traduisent notre volonté d’anticiper les besoins croissants du marché, d’améliorer continuellement la qualité de service offerte à nos clients et de contribuer activement à la compétitivité de la chaîne logistique gabonaise », explique Sandrine Wamy, directrice générale d’Owendo Container Terminal.</p>
<p style="text-align: justify;">La dirigeante inscrit cette modernisation dans une ambition plus large : faire du terminal un maillon capable d’accompagner la transformation de l’économie gabonaise.</p>
<p style="text-align: justify;">« Au-delà du renforcement de nos capacités opérationnelles, ils reflètent notre ambition de doter le Gabon d’infrastructures portuaires de pointe », ajoute-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">La technologie ne suffit pas : le pari sur les compétences gabonaises</p>
<p style="text-align: justify;">L’autre enseignement de cette modernisation est moins visible que les équipements exposés aux visiteurs. OCT entend également investir dans les femmes et les hommes appelés à les utiliser.</p>
<p style="text-align: justify;">L’entreprise a ainsi présenté, parallèlement à ses nouvelles infrastructures, les actions engagées en matière de recrutement, de formation et d’alternance. L’objectif est de faire évoluer les compétences locales au même rythme que les technologies déployées sur le terminal.</p>
<p style="text-align: justify;">Car un équipement de dernière génération n’a de valeur que s’il est correctement exploité. Dans un environnement portuaire de plus en plus automatisé et soumis à des standards internationaux élevés, la qualification des équipes devient un facteur de compétitivité à part entière.</p>
<p style="text-align: justify;">« Nous sommes également convaincus que la performance d’un terminal repose autant sur ses équipements que sur les femmes et les hommes qui les exploitent », souligne Sandrine Wamy.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette approche donne à l’investissement une dimension sociale qui dépasse la seule modernisation des installations. Pour OCT, la montée en puissance du terminal doit également s’accompagner d’un développement des compétences et d’une progression de l’emploi local.</p>
<p style="text-align: justify;">Owendo, un maillon stratégique pour l’économie gabonaise</p>
<p style="text-align: justify;">La modernisation du terminal intervient alors que le Port d’Owendo occupe une place centrale dans les échanges commerciaux du pays. L’enjeu dépasse donc les limites du terminal : la performance des infrastructures portuaires conditionne en partie celle de l’ensemble de la chaîne logistique, depuis l’arrivée des marchandises jusqu’à leur acheminement vers les entreprises et les consommateurs.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est dans cette perspective que l’Office des Ports et Rades du Gabon (Oprag) accompagne la dynamique de modernisation du secteur.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Martin Boguikouma, directeur général de l’Oprag, « la modernisation continue des infrastructures et des équipements du terminal constitue un levier essentiel pour répondre aux exigences croissantes du commerce international ».</p>
<p style="text-align: justify;">Selon lui, ces investissements doivent également renforcer l’attractivité de la place portuaire gabonaise et contribuer à la dynamique de développement économique du pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Le message est clair : dans la compétition régionale pour attirer les flux commerciaux et logistiques, la qualité des infrastructures portuaires devient un argument économique à part entière.</p>
<p style="text-align: justify;">Une ambition qui dépasse les quais d’Owendo</p>
<p style="text-align: justify;">La visite s’est achevée par une immersion sur le terrain. Accompagnés de représentants de l’Autorité portuaire, les invités ont découvert les installations, les nouveaux équipements et les transformations engagées par OCT.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette séquence a permis de donner une traduction concrète aux annonces faites autour du programme d’investissement : derrière les objectifs de productivité et les standards internationaux évoqués, c’est l’organisation quotidienne du terminal qui évolue.</p>
<p style="text-align: justify;">OCT revendique désormais une ambition régionale : consolider sa position d’acteur de référence du secteur portuaire en Afrique centrale tout en participant au développement de la chaîne logistique gabonaise.</p>
<p style="text-align: justify;">L’entreprise indique employer plus de 300 Gabonais et s’appuyer sur une politique de sous-traitance générant près d’un millier d’emplois indirects. Elle affirme également mener chaque année des actions en faveur des populations locales, notamment dans les domaines de l’éducation et de l’environnement, en partenariat avec des organisations non gouvernementales.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des machines récemment installées, l’enjeu de cette nouvelle phase est donc plus large. Il s’agit pour OCT de faire du terminal d’Owendo non seulement une infrastructure capable de traiter davantage de flux, mais aussi un outil au service de la compétitivité de l’économie gabonaise.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un pays qui cherche à renforcer ses infrastructures et à mieux valoriser sa position dans les échanges régionaux, la performance du port n’est plus une question strictement technique. Elle devient un enjeu de souveraineté économique, d’attractivité et de création de valeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Source : Service communication AGL-OCT.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Gabon-France : ce que change la visite d&#8217;État de Brice Clotaire Oligui Nguema à Paris</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 12:32:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une relation historique entre souveraineté, investissements et nouveaux équilibres Globe Infos / Tribune/ « le monde décrypté depuis le Gabon »  Du 20 au 23 juillet 2026 dernier, Brice Clotaire Oligui Nguema a effectué une visite d&#8217;État en France. Au-delà des symboles diplomatiques, ce déplacement a produit plusieurs annonces majeures : transformation locale du manganèse, financement du [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Une relation historique entre souveraineté, investissements et nouveaux équilibres<img class="alignnone size-medium wp-image-22655"  alt="" width="300" height="197" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260806-132439-300x197.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260806-132439-300x197.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260806-132439-1024x673.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260806-132439-768x505.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260806-132439-639x420.jpg 639w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260806-132439-696x458.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260806-132439-1068x702.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260806-132439-600x394.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260806-132439.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Globe Infos / Tribune/ « </strong><span style="color: #00ff00;">le monde décrypté depuis le Gabon » </span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Du 20 au 23 juillet 2026 dernier, Brice Clotaire Oligui Nguema a effectué une visite d&rsquo;État en France. Au-delà des symboles diplomatiques, ce déplacement a produit plusieurs annonces majeures : transformation locale du manganèse, financement du Transgabonais, coopération énergétique, gestion de l&rsquo;eau et évolution du partenariat militaire.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mais derrière les accords signés, une question centrale apparaît : le Gabon et la France sont-ils en train d&rsquo;écrire une nouvelle page de leur relation ?</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant longtemps, les rencontres entre Libreville et Paris ont été associées aux images protocolaires et aux déclarations d&rsquo;amitié. Cette fois, le contenu économique occupe une place centrale.</p>
<p style="text-align: justify;">Les deux pays avancent désormais des projets chiffrés, des échéances précises et des secteurs prioritaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Libreville, l&rsquo;objectif est clair : maintenir un partenariat historique tout en renforçant sa capacité à défendre ses propres intérêts économiques et stratégiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Le manganèse, le symbole d&rsquo;une nouvelle ambition industrielle</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Le dossier minier est au cœur de cette nouvelle séquence franco-gabonaise.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Gabon possède l&rsquo;une des plus importantes réserves mondiales de manganèse. Pourtant, pendant des décennies, le pays a principalement exporté cette ressource sous forme brute ou peu transformée.<img class="alignnone size-medium wp-image-22656"  alt="" width="300" height="200" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260806-WA0108-300x200.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260806-WA0108-300x200.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260806-WA0108-1024x683.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260806-WA0108-768x512.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260806-WA0108-630x420.jpg 630w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260806-WA0108-696x464.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260806-WA0108-1068x713.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260806-WA0108-600x400.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260806-WA0108.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Le changement de cap annoncé repose sur une idée simple : produire davantage de valeur sur le territoire national.</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;accord conclu avec Eramet et Comilog prévoit une augmentation des capacités de transformation locale du manganèse. L&rsquo;objectif affiché atteint jusqu&rsquo;à 700 000 tonnes transformées chaque année à l&rsquo;horizon 2031.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;échéance de 2029 constitue un autre repère majeur. À partir de cette date, Libreville souhaite réduire progressivement l&rsquo;exportation du minerai brut afin de favoriser une transformation plus importante au Gabon.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette stratégie rejoint une conviction largement partagée par de nombreux économistes africains : les pays producteurs doivent davantage transformer leurs ressources pour créer des emplois et renforcer leurs recettes.</p>
<p style="text-align: justify;">À Moanda, dans le Haut-Ogooué, la modernisation du complexe métallurgique représente donc un enjeu économique majeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle pourrait permettre au Gabon de franchir une nouvelle étape : passer d&rsquo;un modèle principalement exportateur à une économie davantage industrielle.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, l&rsquo;ambition devra désormais se mesurer aux réalités du terrain.</p>
<p style="text-align: justify;">Le respect du calendrier, la disponibilité des infrastructures énergétiques, la formation des compétences locales et la capacité à attirer durablement les investissements seront déterminants.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Le Transgabonais, une infrastructure stratégique pour l&rsquo;économie nationale</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Autre annonce majeure de la visite : le financement de 312 millions d&rsquo;euros destiné à poursuivre la modernisation du Transgabonais.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette ligne ferroviaire constitue une infrastructure essentielle pour le pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle relie Libreville aux zones minières de l&rsquo;intérieur du Gabon. Elle assure le transport du manganèse, des marchandises et des voyageurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Sa performance influence directement la compétitivité économique nationale.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec l&rsquo;appui de Proparco et de la Société financière internationale (SFI), cette nouvelle phase de modernisation doit améliorer la fiabilité du réseau.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;objectif est double : renforcer le transport des exportations et améliorer les conditions de circulation pour les usagers.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un pays qui veut accélérer son industrialisation, le chemin de fer devient un levier stratégique.</p>
<p style="text-align: justify;">Une infrastructure plus efficace peut réduire les coûts logistiques, attirer de nouveaux investisseurs et accompagner la diversification économique.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais là encore, l&rsquo;enjeu sera la traduction concrète des engagements.</p>
<p style="text-align: justify;">Les entreprises comme les citoyens attendent désormais des résultats visibles.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Camp de Gaulle : un geste symbolique sur le chemin de la souveraineté</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">La rétrocession annoncée du titre foncier du Camp de Gaulle constitue l&rsquo;un des gestes les plus symboliques de cette visite.</p>
<p style="text-align: justify;">Situé à Libreville, ce site a longtemps incarné la présence militaire française au Gabon.</p>
<p style="text-align: justify;">Sa restitution marque une évolution importante dans la relation de défense entre les deux pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Le modèle de coopération militaire évolue progressivement. La logique d&rsquo;une présence territoriale permanente laisse davantage place à la formation, au renforcement des capacités et aux partenariats opérationnels.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette évolution correspond à une tendance observée dans plusieurs pays africains : redéfinir les accords de défense afin qu&rsquo;ils répondent davantage aux priorités nationales.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Libreville, cette décision représente un acte de souveraineté.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Paris, elle traduit l&rsquo;adaptation d&rsquo;une politique africaine confrontée à de nouveaux équilibres géopolitiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Énergie, eau : une coopération tournée vers les besoins du quotidien</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">La visite présidentielle ne s&rsquo;est pas limitée aux secteurs miniers et sécuritaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Les accords annoncés avec EDF dans le domaine hydroélectrique et avec Suez pour la gestion de l&rsquo;eau montrent une volonté d&rsquo;élargir la coopération à des secteurs directement liés au développement.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;accès à une énergie fiable constitue une condition essentielle pour toute politique d&rsquo;industrialisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans électricité suffisante, les ambitions minières, industrielles et entrepreneuriales restent difficiles à concrétiser.</p>
<p style="text-align: justify;">La question de l&rsquo;eau répond également à un enjeu social majeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un contexte de croissance urbaine, l&rsquo;amélioration des services essentiels devient une priorité pour les populations.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette évolution montre que la coopération entre Libreville et Paris cherche désormais à dépasser le cadre diplomatique traditionnel pour toucher davantage les réalités économiques et sociales.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le défi majeur : passer des annonces aux résultats</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>La véritable nouveauté de cette visite réside peut-être dans la méthode.</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Les autorités gabonaises mettent désormais en avant des objectifs mesurables : montants d&rsquo;investissements, calendriers, capacités de production.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette approche traduit une attente forte : être jugé sur les résultats.</p>
<p style="text-align: justify;">Car en politique internationale, les signatures ne constituent jamais une fin en soi.</p>
<p style="text-align: justify;">Elles représentent seulement le début d&rsquo;un processus.</p>
<p style="text-align: justify;">Les prochaines années permettront d&rsquo;évaluer la réalité de cette nouvelle dynamique.</p>
<p style="text-align: justify;">Les observateurs regarderont notamment l&rsquo;avancement de la transformation du manganèse à Moanda, la modernisation effective du Transgabonais et l&rsquo;impact économique réel des investissements annoncés.</p>
<p style="text-align: justify;">Le succès de cette coopération dépendra donc moins des discours que de la capacité des deux partenaires à respecter leurs engagements.<img class="alignnone size-medium wp-image-22657"  alt="" width="200" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260806-WA0116-200x300.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260806-WA0116-200x300.jpg 200w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260806-WA0116-683x1024.jpg 683w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260806-WA0116-768x1151.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260806-WA0116-280x420.jpg 280w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260806-WA0116-696x1043.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260806-WA0116-600x899.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260806-WA0116.jpg 854w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Gabon-France : une relation historique appelée à se réinventer</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">La visite d&rsquo;État de Brice Clotaire Oligui Nguema à Paris ouvre une nouvelle séquence dans les relations entre le Gabon et la France.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle ne marque pas une rupture avec l&rsquo;histoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle traduit plutôt une volonté de construire une relation différente : moins centrée sur les symboles, davantage tournée vers les intérêts économiques, l&rsquo;industrialisation et la souveraineté.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Gabon cherche aujourd&rsquo;hui à valoriser davantage ses ressources et à renforcer son autonomie stratégique.</p>
<p style="text-align: justify;">La France, de son côté, adapte son partenariat avec un continent africain qui réclame de nouvelles formes de coopération.</p>
<p style="text-align: justify;">Le véritable tournant ne sera donc pas celui des accords signés à Paris.</p>
<p style="text-align: justify;">Il sera celui des résultats obtenus au Gabon.</p>
<p style="text-align: justify;">Car une relation internationale ne se mesure pas uniquement aux engagements annoncés.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle se mesure à ce qu&rsquo;elle change concrètement dans la vie des citoyens.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Globe Infos  » Le monde décrypté à partir du Gabon »</em></strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Entrepreneuriat : SOBRAGA, BCEG et PNPE lancent « Épicerie 241 » font émerger une nouvelle génération de commerçants</title>
		<link>https://leglobeinfo.com/entrepreneuriat-sobraga-bceg-et-pnpe-investissent-100-millions-de-fcfa-pour-creer-une-nouvelle-generation-de-commercants/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 23:13:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par Thomas René pour Globe infos  Libreville, 4 août 2026. Le chômage des jeunes demeure l&#8217;un des principaux défis économiques du Gabon. Face à cette réalité, les pouvoirs publics multiplient les initiatives pour favoriser l&#8217;auto-emploi. L&#8217;objectif est clair : offrir de nouvelles perspectives professionnelles à une jeunesse que la fonction publique ne peut plus absorber [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Par Thomas René pour Globe infos </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Libreville, 4 août 2026. Le chômage des jeunes demeure l&rsquo;un des principaux défis économiques du Gabon. Face à cette réalité, les pouvoirs publics multiplient les initiatives pour favoriser l&rsquo;auto-emploi. L&rsquo;objectif est clair : offrir de nouvelles perspectives professionnelles à une jeunesse que la fonction publique ne peut plus absorber à elle seule.<img class="alignnone size-medium wp-image-22624"  alt="" width="300" height="253" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260805-000722-300x253.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260805-000722-300x253.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260805-000722-1024x863.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260805-000722-768x647.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260805-000722-498x420.jpg 498w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260805-000722-696x586.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260805-000722-1068x900.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260805-000722-600x506.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260805-000722.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est dans ce contexte que la Société des Boissons Rafraîchissantes du Gabon (SOBRAGA), la Banque pour le Commerce et l&rsquo;Entrepreneuriat du Gabon (BCEG) et le Programme national de promotion de l&#8217;emploi (PNPE) ont signé, mardi à Libreville, une convention tripartite. Ce partenariat donne naissance au programme « Épicerie 241 ». La première phase permettra à dix jeunes Gabonais de créer leur propre commerce grâce à un accompagnement complet.</p>
<p style="text-align: justify;">Une réponse concrète au chômage des jeunes</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà d&rsquo;une simple signature, les trois partenaires affichent une ambition commune. Ils veulent démontrer que l&rsquo;entrepreneuriat peut devenir une véritable réponse au chômage.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, les autorités gabonaises encouragent désormais la création d&rsquo;activités génératrices de revenus. Cette stratégie complète les dispositifs classiques d&rsquo;accès à l&#8217;emploi. Elle vise également à renforcer le tissu économique local.</p>
<p style="text-align: justify;">Un partenariat fondé sur des compétences complémentaires</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque partenaire apporte son expertise.</p>
<p style="text-align: justify;">La SOBRAGA met à disposition son expérience du commerce de proximité. La BCEG facilite l&rsquo;accès aux mécanismes de financement. De son côté, le PNPE assure la formation des bénéficiaires ainsi que leur accompagnement technique.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, le programme ne se limite pas à une aide financière. Il repose sur un accompagnement progressif destiné à sécuriser les premières années d&rsquo;activité des jeunes entrepreneurs.</p>
<p style="text-align: justify;">La SOBRAGA mise sur la transmission du savoir-faire</p>
<p style="text-align: justify;">Prenant la parole, le Directeur général de la SOBRAGA, Xavier Jaffret, a rappelé que « Épicerie 241 » est le résultat de plusieurs mois de préparation.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon lui, l&rsquo;entreprise souhaite partager son savoir-faire avec une nouvelle génération d&rsquo;entrepreneurs. L&rsquo;objectif est de leur donner toutes les chances de réussir durablement.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, le lancement du programme coïncide avec le soixantième anniversaire de la SOBRAGA au Gabon. Pour l&rsquo;entreprise, cet anniversaire constitue l&rsquo;occasion de renforcer son engagement sociétal en faveur de la jeunesse.</p>
<p style="text-align: justify;">Un investissement de 100 millions de FCFA</p>
<p style="text-align: justify;">Cette première phase bénéficie d&rsquo;une enveloppe globale de 100 millions de francs CFA.</p>
<p style="text-align: justify;">Contrairement à une idée souvent répandue, cette somme ne correspond pas uniquement à un financement accordé aux bénéficiaires. Elle couvre l&rsquo;ensemble du dispositif. Elle finance notamment la formation, la mise en activité des jeunes entrepreneurs ainsi que leur accompagnement après l&rsquo;ouverture de leurs commerces.<img class="alignnone size-medium wp-image-22627"  alt="" width="300" height="138" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260805-000610-300x138.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260805-000610-300x138.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260805-000610-1024x473.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260805-000610-768x354.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260805-000610-910x420.jpg 910w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260805-000610-696x321.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260805-000610-1068x493.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260805-000610-600x277.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260805-000610.jpg 1077w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Une sélection réalisée à partir des profils enregistrés au PNPE</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Tous les demandeurs d&#8217;emploi souhaitant bénéficier des dispositifs du PNPE sont d&rsquo;abord enregistrés dans les bases de données de l&rsquo;établissement.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, les bénéficiaires sont retenus en fonction des profils recherchés pour chaque projet. « Épicerie 241 » ne déroge pas à cette règle.</p>
<p style="text-align: justify;">Les dix entrepreneurs retenus constituent donc la première cohorte du programme. Cette promotion rassemble cinq femmes et cinq hommes âgés de 25 à 45 ans. Toutefois, elle n&rsquo;a pas vocation à être la seule. D&rsquo;autres vagues de bénéficiaires seront progressivement sélectionnées selon les besoins et les profils identifiés.</p>
<p style="text-align: justify;">Un accompagnement jusqu&rsquo;à l&rsquo;autonomie</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le Directeur général du PNPE, Pascal Franck Nzé, le succès d&rsquo;un projet ne dépend pas uniquement du financement.</p>
<p style="text-align: justify;">Les bénéficiaires seront suivis durant les différentes étapes de leur développement. Ils recevront des conseils techniques et un accompagnement personnalisé. Ce suivi se poursuivra jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;ils soient capables de gérer leur activité en toute autonomie.</p>
<p style="text-align: justify;">Autrement dit, l&rsquo;objectif est de leur permettre de « voler de leurs propres ailes » tout en consolidant durablement leurs entreprises.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;entrepreneuriat comme alternative à la fonction publique</p>
<p style="text-align: justify;">Le Directeur général du PNPE a également replacé cette initiative dans une perspective plus large.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon lui, la fonction publique ne peut plus accueillir tous les demandeurs d&#8217;emploi. Dès lors, l&rsquo;entrepreneuriat apparaît comme une solution crédible pour favoriser l&rsquo;insertion professionnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">De plus, chaque entreprise créée peut générer de nouveaux emplois. L&rsquo;impact attendu dépasse donc largement les seuls bénéficiaires de cette première cohorte.</p>
<p style="text-align: justify;">Les bénéficiaires affichent leurs ambitions</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les jeunes entrepreneurs, cette initiative représente une véritable opportunité.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;une des bénéficiaires espère atteindre rapidement son autonomie financière. À terme, elle ambitionne même d&rsquo;ouvrir plusieurs commerces afin de créer de nouveaux emplois.</p>
<p style="text-align: justify;">Un autre participant estime que ce programme envoie un signal positif à la jeunesse gabonaise. Selon lui, il est désormais possible de construire son avenir en développant sa propre entreprise.<img class="alignnone size-medium wp-image-22625"  alt="" width="300" height="193" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260805-000638-300x193.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260805-000638-300x193.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260805-000638-1024x658.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260805-000638-768x493.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260805-000638-654x420.jpg 654w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260805-000638-696x447.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260805-000638-1068x686.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260805-000638-600x385.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260805-000638.jpg 1079w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Un appel lancé aux entreprises gabonaises</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Au terme de la cérémonie, Pascal Franck Nzé a invité les entreprises publiques, parapubliques et privées à rejoindre cette dynamique.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon lui, la lutte contre le chômage nécessite une mobilisation collective. L&rsquo;État ne peut agir seul. C&rsquo;est pourquoi il encourage les entreprises à développer davantage d&rsquo;initiatives de responsabilité sociétale en partenariat avec le PNPE.</p>
<p style="text-align: justify;">La SOBRAGA est ainsi présentée comme un exemple susceptible d&rsquo;inspirer d&rsquo;autres acteurs économiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Une première étape avant un déploiement plus large</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Cette première cohorte constitue avant tout une phase pilote.</p>
<p style="text-align: justify;">Si les résultats sont concluants, le dispositif sera progressivement élargi. D&rsquo;autres demandeurs d&#8217;emploi enregistrés au PNPE pourront alors intégrer les prochaines vagues de sélection selon les profils recherchés.</p>
<p style="text-align: justify;">Au final, « Épicerie 241 » dépasse largement le cadre de dix ouvertures de commerces. Le programme ambitionne de démontrer qu&rsquo;en associant formation, financement, accompagnement et engagement du secteur privé, l&rsquo;entrepreneuriat peut devenir un levier durable de création de richesses, d&#8217;emplois et de croissance inclusive au Gabon.</p>
<p style="text-align: justify;">Thomas René SHE</p>
<p style="text-align: justify;">Globe Infos  » Le monde décrypté à partir du Gabon »</p>
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		<title>Gabon/Fer de Milingui : le pari industriel qui doit réveiller la Nyanga</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 07:53:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par la rédaction de Globe infos. Libreville, le 13 juillet 2026. Le gisement de fer de Milingui, connu depuis les années 1950, entre enfin dans une phase concrète d&#8217;exploitation. Porté par la société Havillah Mining, le projet promet plusieurs centaines d&#8217;emplois et un nouveau souffle économique pour toute la province. TCHIBANGA, 10 juillet 2026. La [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Par la rédaction de Globe infos.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Libreville, le 13 juillet 2026. Le gisement de fer de Milingui, connu depuis les années 1950, entre enfin dans une phase concrète d&rsquo;exploitation. Porté par la société Havillah Mining, le projet promet plusieurs centaines d&#8217;emplois et un nouveau souffle économique pour toute la province.<img class="alignnone size-medium wp-image-22473"  alt="" width="300" height="144" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260713-084243-1-300x144.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260713-084243-1-300x144.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260713-084243-1-1024x493.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260713-084243-1-768x370.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260713-084243-1-872x420.jpg 872w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260713-084243-1-696x335.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260713-084243-1-1068x514.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260713-084243-1-600x289.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260713-084243-1.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;">TCHIBANGA, 10 juillet 2026. La poussière rouge des pistes de la Nyanga cache depuis des décennies l&rsquo;une des promesses minières les plus attendues du Gabon. À une soixantaine de kilomètres de Tchibanga, le gisement de fer de Milingui s&rsquo;apprête à changer d&rsquo;échelle. Pour les habitants et les autorités locales, ce projet incarne l&rsquo;espoir d&rsquo;une province enfin arrimée au développement national.</p>
<p style="text-align: justify;">Une priorité affirmée dès la Transition</p>
<p style="text-align: justify;">Le dossier ne date pas d&rsquo;hier dans l&rsquo;agenda présidentiel. Dès les premiers jours de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema avait évoqué Milingui lors de sa tournée républicaine dans la Nyanga. Il y avait déjà souligné l&rsquo;importance stratégique du gisement pour la région. Depuis son élection à la magistrature suprême, le chef de l&rsquo;État répète sa volonté de faire aboutir ce projet. Il souhaite le faire passer du stade des intentions à celui de la réalisation concrète.</p>
<p style="text-align: justify;">Le ministre des Mines sur le terrain</p>
<p style="text-align: justify;">Cette ambition présidentielle se traduit désormais par des actes. Le ministre des Mines et des Ressources géologiques, Sosthène Nguema Nguema, s&rsquo;est récemment rendu sur le site. Il souhaitait constater l&rsquo;état de la voie d&rsquo;accès menant au gisement. Il était accompagné des responsables de Havillah Mining, société titulaire de la convention d&rsquo;exploitation signée le 15 mai 2026. Ensemble, ils ont visité les espaces destinés à la base-vie, à la station de lavage et à la station-service. Le futur emplacement de l&rsquo;usine de traitement figurait également au programme de la visite.</p>
<p style="text-align: justify;">Un gisement connu depuis 1950, resté en sommeil</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;histoire de Milingui ne commence pourtant pas en 2026. Les premières campagnes de prospection d&rsquo;envergure remontent à 1950, peu après la découverte du site. Une première tentative d&rsquo;exploitation avait même été lancée en 1958. Elle n&rsquo;avait cependant pas connu de suite véritable. Selon les services spécialisés en recherche minière, le gisement recèlerait près de 500 millions de tonnes de réserves. Ce volume en ferait l&rsquo;un des gisements de fer les plus importants du pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Novembre 2026, date clé pour le démarrage</p>
<p style="text-align: justify;">Havillah Mining ne compte pas s&rsquo;arrêter aux études préliminaires. L&rsquo;entreprise prévoit une extraction prioritaire de 35 millions de tonnes de minerai à haute teneur dès la phase de démarrage. Selon Gabriel Kamga, président du conseil d&rsquo;administration de la société, le lancement effectif des opérations est programmé pour novembre 2026. Cette échéance rapprochée traduit la volonté des porteurs du projet d&rsquo;aller vite.</p>
<p style="text-align: justify;">Des retombées attendues bien au-delà de la mine</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des tonnages extraits, c&rsquo;est tout le tissu économique local qui est visé. Le projet ambitionne de créer plusieurs centaines d&#8217;emplois directs et indirects. Il devrait également stimuler l&rsquo;activité des localités environnantes et de l&rsquo;ensemble de la province. Pour la Nyanga, longtemps restée en marge des grands chantiers nationaux, Milingui pourrait ainsi marquer un tournant. Reste désormais à transformer cette promesse minière en développement durable pour les populations locales.</p>
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		<title>Port de Kribi : le géant silencieux qui redessine le commerce en Afrique centrale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jun 2026 18:26:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[INTERNATIONAL]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment le Port Autonome de Kribi (PAK) est devenu en 2026 le premier port à conteneurs du Cameroun, entre bilans record, ambitions industrielles et défis logistiques régionaux. Par la rédaction Globe Infos Dans les salons feutrés de Yaoundé, la discrétion porte parfois le message le plus retentissant. Ce 24 juin 2026, l&#8217;Assemblée générale ordinaire du [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Comment le Port Autonome de Kribi (PAK) est devenu en 2026 le premier port à conteneurs du Cameroun, entre bilans record, ambitions industrielles et défis logistiques régionaux.<img class="alignnone size-medium wp-image-22326"  alt="" width="300" height="140" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2026062518543363810-300x140.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2026062518543363810-300x140.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2026062518543363810.jpg 538w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par la rédaction Globe Infos</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans les salons feutrés de Yaoundé, la discrétion porte parfois le message le plus retentissant. Ce 24 juin 2026, l&rsquo;Assemblée générale ordinaire du Port Autonome de Kribi a validé les comptes de l&rsquo;exercice 2025. Derrière la sécheresse des chiffres, une réalité s&rsquo;impose. Le PAK est devenu le premier port à conteneurs du Cameroun.</p>
<p style="text-align: justify;">Inauguré en 2018 pour désengorger le port de Douala, ce mastodonte portuaire n&rsquo;en est plus aux promesses. Il livre des résultats. Enquête sur un hub camerounais en pleine métamorphose, entre ambitions industrielles et défis de taille.</p>
<p style="text-align: justify;">Les chiffres clés du Port Autonome de Kribi en 2025</p>
<p style="text-align: justify;">La communication publique africaine abuse parfois des superlatifs. Pas à Kribi. Ici, le management préfère laisser parler les chiffres validés en Assemblée générale.<br />
Le chiffre d&rsquo;affaires du PAK atteint 38,9 milliards de FCFA en 2025. Le résultat net s&rsquo;élève à 4 milliards de FCFA. Le total du bilan dépasse les 194 milliards de FCFA.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus significatif encore pour les caisses de l&rsquo;État : le port a injecté près de 350 milliards de FCFA de droits de douane en 2025. Une bouffée d&rsquo;oxygène pour le Trésor public camerounais. La preuve aussi qu&rsquo;une infrastructure publique, adossée à des partenariats solides avec CMA CGM et Bolloré/Africa Global Logistics, peut tenir la cadence des standards internationaux.</p>
<p style="text-align: justify;">À la tribune, l&rsquo;émotion perçait sous la rigueur comptable. Gilbert Didier Edoa, président du conseil d&rsquo;administration du PAK, a tenu à saluer le travail collectif :<br />
« C&rsquo;est le lieu pour moi de saluer l&rsquo;ensemble des personnes qui œuvrent directement ou indirectement pour la bonne marche de cet édifice nouveau qui fait, en si peu de temps, rayonner notre pays le Cameroun sur la scène internationale. »</p>
<p style="text-align: justify;">Un expert en logistique maritime basé à Douala, qui suit le dossier depuis ses débuts, résume l&rsquo;enjeu sous couvert d&rsquo;anonymat :<br />
« Kribi est en train de réussir son pari. Passer du statut de port de substitution à celui de hub de transbordement incontournable. Mais le plus dur commence maintenant. Il faut tenir la cadence face à Abidjan, Lomé et Pointe-Noire. »</p>
<p style="text-align: justify;">Kribi et l&rsquo;offensive multimodale vers l&rsquo;arrière-pays</p>
<p style="text-align: justify;">Un port ne vaut que par les routes qui en partent. Kribi le sait depuis toujours. Avec ses 16 mètres de tirant d&rsquo;eau, le port en eau profonde peut accueillir les navires de nouvelle génération. Mais sans connexion fluide vers l&rsquo;hinterland, cet atout reste lettre morte.<br />
2026 marque le tournant. Les travaux routiers reliant Kribi aux régions Sud et Est viennent de démarrer. Le chantier durera quarante mois. Son ambition est double : désenclaver les bassins agricoles et forestiers du pays, et planter un jalon logistique vers le nord du Congo et du Gabon.</p>
<p style="text-align: justify;">Le serpent de mer ferroviaire, lui aussi, prend enfin forme. Le projet de voie ferrée Édéa-Kribi-Campo doit sortir le PAK de son isolement routier. L&rsquo;objectif : ancrer définitivement le port dans la multimodalité, pour transformer ce hub conteneurs en véritable porte d&rsquo;entrée régionale.</p>
<p style="text-align: justify;">KPIZ : la matrice industrielle du Cameroun de demain</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;ambition dépasse largement la manutention de conteneurs. À la périphérie des terminaux, la zone industrielle KPIZ (Kribi Port Industrial Zone) sort de terre. Le modèle s&rsquo;inspire des grandes zones économiques spéciales, celles qui ont fait la réussite de Tanger Med ou de Singapour.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;objectif des autorités est clair. Rompre avec l&rsquo;économie de rente. Imposer la transformation locale des matières premières avant toute exportation. Plusieurs projets industriels lourds avancent simultanément :<br />
Projet / Infrastructure Partenaires clés et Objectifs stratégiques<img class="alignnone size-medium wp-image-22329"  alt="" width="300" height="151" / loading="lazy" decoding="async" src="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/06/Screenshot_20260625-193126-300x151.jpg" srcset="https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/06/Screenshot_20260625-193126-300x151.jpg 300w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/06/Screenshot_20260625-193126-1024x515.jpg 1024w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/06/Screenshot_20260625-193126-768x386.jpg 768w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/06/Screenshot_20260625-193126-835x420.jpg 835w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/06/Screenshot_20260625-193126-696x350.jpg 696w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/06/Screenshot_20260625-193126-1068x537.jpg 1068w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/06/Screenshot_20260625-193126-600x302.jpg 600w, https://leglobeinfo.com/wp-content/uploads/2026/06/Screenshot_20260625-193126.jpg 1079w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Cette volonté de reprendre la main sur l&rsquo;exploitation des ressources naturelles n&rsquo;est pas isolée à l&rsquo;échelle régionale. Au Gabon voisin, les autorités ont récemment suspendu l&rsquo;ensemble des permis d&rsquo;orpaillage à petite échelle à Libreville, dans une démarche similaire de reprise de contrôle sur le secteur extractif. Un signal qui confirme une tendance de fond en Afrique centrale : la fin progressive de l&rsquo;économie de rente non régulée.</p>
<p style="text-align: justify;">Les défis du port de Kribi face à sa croissance</p>
<p style="text-align: justify;">Les feux sont au vert. Mais le journalisme d&rsquo;investigation impose de regarder aussi les zones d&rsquo;ombre.<br />
Le basculement des flux de Douala vers Kribi crée des frictions. La place portuaire de Douala, poumon économique historique du pays, doit désormais se réinventer. Elle a perdu son leadership sur le conteneur.</p>
<p style="text-align: justify;">Les bailleurs de fonds, eux, surveillent un autre indicateur. Les délais. Quarante mois pour les routes et les rails, c&rsquo;est un pari osé dans une région habituée aux glissements de calendrier.</p>
<p style="text-align: justify;">Reste enfin l&rsquo;enjeu social. Intégrer les communautés locales de la cité balnéaire de Kribi au cœur de ce pôle industriel. Éviter à tout prix le syndrome de l&rsquo;enclave économique, coupée de sa population.</p>
<p style="text-align: justify;">Kribi, nouveau centre de gravité du commerce régional</p>
<p style="text-align: justify;">Face à l&rsquo;océan Atlantique, Kribi n&rsquo;est plus un projet sur le papier. C&rsquo;est un centre de gravité qui se déplace, redéfinissant les corridors commerciaux de toute l&rsquo;Afrique centrale. Au PAK, le silence managérial fut longtemps une stratégie. Désormais, ce sont les chiffres et les hommes derrière eux qui portent la parole.</p>
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