1500 emplois et un destin national : Comment le projet Baniaka va transformer l’économie gabonaise
À l’issue d’une audience stratégique avec le ministre des Mines, les dirigeants du groupe Reminac ont confirmé le lancement de la production du gisement de fer de Baniaka pour la fin de l’année. Entre garanties logistiques sur le Transgabonais et promesses sociales fortes, ce projet s’impose comme un levier majeur de la diversification économique du pays.
Par la Rédaction de Globe infos
Le secteur extractif gabonais est en pleine effervescence. Ce mercredi, une délégation de haut vol conduite par Greg Guilleman, Président Directeur Général du groupe, et Thierry Makando, Directeur des Relations Gouvernementales et Directeur Pays de Reminac, a été reçue par le ministre des Mines. L’objectif : sceller les derniers détails avant l’entrée en production imminente de la mine de fer de Baniaka, située dans le sud-est du Gabon.
Le verrou logistique levé par l’État
Longtemps suspendu à la question complexe de l’évacuation du minerai, le projet semble avoir trouvé son second souffle. Le point de friction majeur résidait dans la capacité du Chemin de Fer Transgabonais (Setrag) à absorber les flux de minerai de fer vers le port minéralier d’Owendo.
« Nous partons satisfaits. L’État nous a garanti les capacités d’évacuation nécessaires vers le port d’Owendo », a confié Thierry Makando au sortir de l’audience. Ce soutien institutionnel est crucial : le fer, contrairement au manganèse déjà bien implanté, nécessite des volumes de transport massifs pour garantir la rentabilité des opérations. En prenant « à bras-le-corps » cette problématique infrastructurelle, le gouvernement gabonais réaffirme sa volonté de transformer le potentiel géologique du pays en réalité industrielle.
Une stratégie sociale : 1 500 emplois à la clé
Au-delà des enjeux techniques, le projet Baniaka se veut un modèle d’intégration locale. Dans une démarche proactive, Reminac a déjà entamé une mutation profonde de sa structure sociale. Finis les intermédiaires : l’entreprise a procédé à l’internalisation systématique de ses anciens sous-traitants.
« Il n’y a plus un seul sous-traitant en termes de main-d’œuvre au niveau de Reminac. Tout le monde est désormais personnel interne », souligne Thierry Makando. Cette politique d’emploi direct vise à répondre aux instructions des plus hautes autorités de la Transition pour favoriser l’employabilité des nationaux.
Les projections sont ambitieuses :
750 emplois directs créés dès le lancement de la production ;
750 emplois indirects générés par l’activité satellite ;
Soit un total de 1 500 postes pour dynamiser le bassin économique de la région.
Un rendez-vous fixé pour la fin d’année
Si les voyants sont désormais au vert, l’épreuve de vérité reste le terrain. Une visite ministérielle est prévue dans les prochaines semaines sur le site de Baniaka pour « toucher du doigt » l’avancement des infrastructures et de l’usine de traitement.
Pour le Gabon, ce projet représente bien plus qu’une simple mine. C’est le symbole d’une accélération de la stratégie de diversification économique. Alors que les cours mondiaux du fer restent scrutés de près, Libreville mise sur ses partenariats public-privé pour s’imposer comme un acteur minier de premier plan sur le continent.
Rendez-vous est pris pour la fin de l’année 2026 : le premier convoi de fer de Baniaka marquera, sans nul doute, un tournant historique pour l’industrie gabonaise.

