photo de famille des participants
Libreville Gabon 07 Mai 2026. Thomas René pour La Rédaction de Globe infos
C’est un tournant historique pour la presse togolaise. Réunis à Kara, plus de cent journalistes ont été formés aux enjeux de l’Assurance Maladie Universelle (AMU). Entre protection sociale et mission d’information, la corporation se prépare à devenir le fer de lance d’une réforme qui change des vies
Kara, ville de tradition, est devenue le cœur battant de la protection sociale au Togo. Sous le haut parrainage du Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé, les sept principales organisations de presse du pays ont scellé une alliance stratégique. L’enjeu est clair : intégrer enfin les professionnels des médias dans le filet de sécurité de l’Assurance Maladie Universelle (AMU). Cela concerne tout particulièrement les travailleurs du secteur privé.
Une mobilisation sans précédent pour la dignité
De Lomé à Cinkassé, ils ont répondu à l’appel. Plus de 100 journalistes ont ainsi investi la salle de formation. Pendant cette journée intense, les débats ont fusionné technique et humanité. En effet, la précarité sanitaire a trop longtemps frappé la profession. De ce fait, cette extension de l’AMU n’est pas seulement une procédure administrative. C’est avant tout un acte de dignité.
Par ailleurs, les modules de formation ont permis de lever les voiles sur les mécanismes d’adhésion. La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et l’Institut National d’Assurance Maladie (INAM) ont détaillé les conditions d’accès aux soins. Désormais, le journaliste ne sera plus ce spectateur vulnérable. Il devient un acteur protégé.
« Nous exprimons notre gratitude au Président du Conseil pour son écoute attentive. Cette rencontre constitue une réponse concrète aux situations douloureuses vécues par nos confrères. » a déclaré Germain Pouli, Président du CONAPP.
Des journalistes transformés en ambassadeurs
Cependant, l’initiative dépasse le cadre strictement corporatiste. Si les journalistes deviennent bénéficiaires, ils endossent également une responsabilité citoyenne. Les autorités locales ont d’ailleurs salué cette double casquette. En effet, le succès de l’AMU repose sur la compréhension des populations.
Par conséquent, les médias doivent traduire cette réforme complexe en un langage accessible. En utilisant des mots simples, les journalistes faciliteront l’adhésion massive des Togolais. Ainsi, la presse devient le pont indispensable entre l’État et le citoyen. Cette collaboration durable marque donc le début d’une nouvelle ère de communication sociale.
Vers une généralisation sur tout le territoire
Enfin, l’étape de Kara n’est qu’un commencement. Les organisations de presse voient déjà plus loin. Une seconde cohorte de formation est d’ores et déjà annoncée à Lomé dans les prochains jours. L’objectif final reste ambitieux : couvrir chaque région et chaque sensibilité médiatique.
En somme, le Togo renforce son contrat social par le biais de ses vecteurs d’information. Grâce à ce partenariat avec le Ministère de la Communication, la réforme de l’AMU s’assure une résonance nationale. La voix des journalistes sera plus forte pour accompagner le développement du pays.

