[Gabon] Numerik’Avenir : quand Zita Oligui Nguema décide que la fracture numérique s’arrête ici
Libreville, le 11 juin 2026
Elle aurait pu se contenter des discours. Zita Oligui Nguema a choisi les actes. Première dame du Gabon, fondatrice du CCPE’ZON et porte-étendard du programme Numerik’Avenir, elle co-signe avec Vaalco Energy l’une des initiatives de formation professionnelle les plus structurées que le pays ait connues ces dernières années. La cible ? Toute la jeunesse gabonaise étudiants de l’Université Omar Bongo, mais aussi jeunes sans emploi, décrocheurs, autodidactes tous conviés, tous bienvenus. L’objectif est clair : 2 000 jeunes formés, certifiés et employables d’ici décembre 2026, gratuitement, sans condition de diplôme.
Un chiffre qui dérange : près de 80 % des étudiants de l’UOB ne savent pas utiliser un ordinateur
Avant de lancer Numerik’Avenir, le CCPE’ZON a mené l’enquête. Les résultats sont sans appel : huit étudiants sur dix de l’Université Omar Bongo ne maîtrisent pas les outils informatiques de base. Pas Excel. Pas Word. Pas PowerPoint. Des outils pourtant devenus aussi indispensables dans le monde professionnel qu’un stylo l’était hier.
Ce chiffre n’est pas une statistique abstraite. C’est un diagnostic. Et c’est précisément sur cette base que le programme a été conçu non pas comme une initiative philanthropique de circonstance, mais comme une réponse structurée à une réalité documentée. Réduire cette fracture, transformer ce handicap en compétence : voilà la mission que s’est fixée Numerik’Avenir.
Un programme pensé pour durer, pas pour briller
Numerik’Avenir n’est pas un événement de communication. C’est une architecture. Portée par le Centre de Compétences Professionnelles et Entrepreneuriales Zita Oligui Nguema le CCPE’ZON et soutenue financièrement par Vaalco Gabon dans le cadre de sa politique de Responsabilité Sociétale des Entreprises, la formation s’étend sur six mois, structurée en 80 cohortes successives de 25 participants chacune.
La première cohorte a démarré le 8 juin. La dernière s’achèvera en décembre. Entre les deux : des centaines de jeunes qui apprennent, progressent et obtiennent une certification reconnue. Les inscriptions restent ouvertes en continu sur ccpezone.zira24.com. Chaque vague se remplit selon les candidatures, sans qu’aucun retard de calendrier ne ferme la porte à un participant motivé.
Word, Excel, PowerPoint : trois outils contre la fracture numérique
Ne sous-estimons pas l’enjeu. Pour des milliers de jeunes Gabonais, maîtriser le Pack Office en contexte professionnel reste une frontière invisible mais décisive. Rédiger un rapport structuré, construire un tableau de bord, défendre un projet devant un recruteur : ces gestes quotidiens du monde du travail s’apprennent. Et avec Numerik’Avenir, ils s’apprennent gratuitement, rigoureusement, avec une certification à la clé.
Le dispositif pédagogique est pensé dans le détail. Pré-tests à l’entrée, modules pratiques progressifs, post-tests de validation : chaque participant entre avec son niveau réel et en ressort avec une compétence mesurable. L’attestation délivrée à l’issue des dix jours intensifs n’est pas un bout de papier, mais un passeport professionnel reconnu.
Zita Oligui Nguema : une vision, une urgence, une conviction
« Les jeunes Gabonais doivent, comme à travers le monde, être outillés et compétitifs. Le monde est en pleine mutation — toutes les questions liées à la connectivité sont importantes et cruciales. »
Ces mots sont de Zita Oligui Nguema. Ils résument mieux que n’importe quelle note de cadrage la philosophie qui anime Numerik’Avenir. La Première Dame ne parle pas de formation bureautique. Elle parle de souveraineté numérique, de compétitivité nationale, de jeunesse connectée au monde réel.
Derrière le CCPE’ZON qui porte son nom se cache une ambition politique assumée : refuser que la fracture numérique devienne une fracture de destin pour une génération entière. À travers la Fondation Ma Bannière, Zita Oligui Nguema traduit cette conviction en programme, en cohortes, en certifications. Pas en promesses.
Vaalco Energy : quand le secteur pétrolier investit dans le capital humain
Derrière les chiffres, des milliers de destins individuels. Chaque cohorte qui démarre, c’est 25 jeunes de plus qui franchissent la frontière entre l’exclusion numérique et l’employabilité.
Le groupe pétrolier américain Vaalco Gabon n’arrive pas ici en observateur. Il co-construit. En finançant Numerik’Avenir sur six mois dans le cadre de sa politique RSE, il transforme une obligation réglementaire en investissement humain réel. Exit la responsabilité sociale de façade : ici, on mesure l’impact en nombre de jeunes certifiés, en CV enrichis, en portes ouvertes.
Ce partenariat entre le CCPE’ZON et Vaalco Energy dessine un modèle que le Gabon devrait répliquer bien au-delà du Pack Office : celui d’une entreprise privée qui considère la formation de la jeunesse non comme un coût, mais comme un levier de développement national.
Une base de données de talents : l’ambition cachée du programme
Numerik’Avenir réserve une dernière surprise, souvent passée sous silence. À l’issue du programme, une base de données des jeunes talents certifiés sera constituée et mise à disposition des entreprises partenaires. La logique est simple et puissante : un recruteur qui cherche un collaborateur maîtrisant Excel n’a plus besoin de trier des centaines de CV au hasard. Il consulte le vivier. Il contacte directement.
Pour le jeune certifié, cela change tout. Il ne reçoit pas seulement une attestation, il entre dans un réseau de visibilité professionnelle. C’est là que Numerik’Avenir bascule de la formation classique vers quelque chose de plus ambitieux : un pont structuré entre la jeunesse gabonaise et le marché du travail, deux mondes trop souvent séparés par un fossé que ni les uns ni les autres ne savent franchir seuls.
Le Gabon forme. Le Gabon avance.
2 000 jeunes certifiés d’ici décembre 2026 : ce n’est pas un slogan. C’est un contrat moral. Celui que Zita Oligui Nguema, Vaalco Energy et l’Université Omar Bongo ont passé ensemble avec la jeunesse gabonaise : toute la jeunesse gabonaise. Dans un monde en pleine mutation numérique, où la connectivité redessine les hiérarchies économiques entre nations, former un jeune aux outils du travail moderne n’est plus un geste charitable.
C’est un acte de souveraineté.
La première cohorte est déjà en salle. Les 1 975 places restantes n’attendent que des candidats.
Inscriptions gratuites et ouvertes à tous : ccpezone.zira24.com
Thomas René pour Globe Infos
